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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2067

  • La laïcité et la vraie façon de la vivre

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI à son arrivée au Portugal :

    Une vision sage de la vie et du monde engendre un juste ordonnancement de la société. Placée dans l'histoire, l'Eglise est disposée à collaborer avec celui qui ne marginalise pas ou ne réduit pas au domaine privé la considération essentielle du sens humain de la vie. Il ne s'agit pas d'une opposition éthique entre un système laïc et un système religieux, mais bien d'une question de sens auquel se confie la liberté de chacun, ce qui distingue la valeur attribuée à la problématique du sens et son implication dans la vie publique. Le passage au régime républicain, qui s'est produit voici un siècle au Portugal, a ouvert, dans la distinction entre l'Eglise et l'Etat, un nouvel espace de liberté pour l'Eglise, espace auquel les deux Concordats de 1940 et 2004 ont pu donner forme, dans des cadres culturels et dans des perspectives ecclésiales très marquées par des changements rapides. Les souffrances provoquées par les transformations ont généralement été affrontées avec courage. Vivre dans la pluralité des systèmes de valeurs et de repères moraux requiert d'aller jusqu'au centre du moi personnel et au cœur du christianisme, pour renforcer la qualité du témoignage jusqu'à la sainteté, trouver des sentiers de mission jusqu'à la radicalité du martyre.

  • Saint Philippe et saint Jacques

    Tu as relevé la dignité de ton sacerdoce par le sang de ton martyre, ô saint Apôtre ! Du haut du pinacle du Temple, tu as prêché le Dieu Verbe créateur de toutes choses; précipité de là par les Juifs, tu as mérité d'entrer dans le palais des cieux: Jacques, frère du Seigneur, prie le Christ Dieu, afin que nos âmes soient sauvées.

    Votre Apôtre, Seigneur a eu la tête brisée par le bois : mais maintenant il est sur votre arbre de vie dans le paradis; affranchi du joug des choses terrestres, il goûte avec transport les joies éternelles; par ses prières, accordez votre paix aux Eglises.

    Dans ta sagesse, ô Jacques, tu nous enseignes que tout bienfait excellent et tout don parfait descendent du Père des lumières sur les mortels; prie Dieu, ô Apôtre, en faveur de ceux qui te célèbrent dans leurs cantiques, afin qu'ils entrent en partage de ces célestes faveurs.

    Frère de Jésus-Christ selon la chair, tu as trouvé grâce auprès de lui, ô Apôtre ! Tu as communiqué à tous les grâces de la lumière et de la connaissance divine, et tu as extirpé jusqu'à la racine l'erreur de l'idolâtrie, ô Jacques ! C'est pour cela que les princes des ténèbres et du mensonge te font injustement périr, au moment où tu prêches la divinité du Sauveur.

    Le Fils unique du Père, Dieu et Verbe, qui dans ces derniers temps a daigné vivre au milieu de nous, t'a désigné, ô Jacques, pour le premier pasteur de Jérusalem, pour le dispensateur fidèle des mystères spirituels; c'est pourquoi nous te vénérons tous, ô Apôtre !

    Le chœur des Apôtres t'a élu pour être, comme Pontife, le premier serviteur du Christ dans la sainte Sion, parce que, étant, ô Jacques, son frère selon la chair, tu avais suivi ses pas sur la terre comme un voyageur fidèle.

    Tout resplendissant de l'éclat des feux du divin Esprit, ô Jacques, Frère de Dieu, tu as paru comme le zélateur de la divine bonté; c'est pourquoi, comme autrefois Aaron, tu as reçu du Seigneur, qui par sa miséricorde t'avait admis parmi ses frères les Apôtres, une robe plus sacrée que celle du sacerdoce de la loi; supplie-le de sauver nos âmes, ô glorieux Apôtre.

    (Liturgie byzantine)

  • L’article 122-2

    Comment le Conseil européen a-t-il pu mettre en place un gigantesque plan de secours financier alors que, comme on nous le répétait il n'y a pas si longtemps, le traité européen interdit tout plan de secours financier ?

    On croirait une blague, mais c'est vrai : ils ont pris comme base légale l'article 122-2 du traité de Lisbonne : celui qui permet d'envoyer une aide à un pays victime d'une catastrophe naturelle...

    « Ce qui est vraiment choquant dans cet accord, commente Bruno Waterfield (le chroniqueur européen du Telegraph), est que le fait d'utiliser une clause juridique conçue pour des séismes ou de potentielles circonstances imprévues extrêmes menaçant l'existence d'un Etat membre, et cela pour sauver la peau de la classe politique de l'UE, est profondément malhonnête - mis à part le fait que c'est juridiquement louche. »

    Ce qui est encore plus guignolesque est que cet article 122-2 est celui qui précède immédiatement celui qui stipule :

    "Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres."

  • Elena Kagan

    kagan.png« Une femme de plus à la Cour suprême », titre l'Associated Press.

    On s'en moque complètement, qu'il y ait une femme de plus ou de moins à la Cour suprême des Etats-Unis, et qu'elle ait été la « première femme à devenir doyen de l'école de Droit d'Harvard, puis première avocate de l'administration auprès de la Cour suprême ».

    Ce qui nous intéresse, et qui est de très mauvais augure (mais c'est dans la ligne d'Obama) est qu'Elena Kagan est pour l'avortement, pour le financement public de l'avortement, contre les groupes religieux dans les centres de conseil sur la grossesse, pour les droits des homosexuels, etc.

    La vraie « première » est qu'elle est le premier juge homosexuel à la Cour suprême.

    (Voir son portrait sur Américatho)

  • Laura Chinchilla

    Chinchilla_Adelante.jpgAFP : « Laura Chinchilla est devenue samedi la première femme à exercer la présidence au Costa Rica, où elle a été élue avec une très large majorité le 7 février à la succession d'Oscar Arias. »

    On s'en moque complètement, que ce soit « la première femme ».

    En revanche, ce qui nous intéresse est que cette fervente catholique soit « opposée à l'avortement, à la pilule du lendemain, aux droits des homosexuels et à la laïcisation de l'État », comme le résume Wikipedia.

  • Houria Bouteldja mise en examen pour racisme

    Communiqué de Bernard Antony, président de l'AGRIF

    Sur plainte de l'AGRIF devant le tribunal de Toulouse, Madame Houria Bouteldja, présidente de l'association dénommée « Indigènes de la République », a été mise en examen pour avoir proféré une injure raciale à l'égard des Français. Il s'agissait de l'emploi très méprisant et péjoratif du terme « souchiens ».

    Le juge d'instruction de Toulouse a fait signifier sa mise en examen à Madame Bouteldja par son collègue compétent territorialement, c'est-à-dire celui de son lieu de domicile.

    Elle sera très probablement jugée par le tribunal correctionnel de Toulouse.

    Par ailleurs, la procédure contre le livre « Nique la France » édité par l'association de Madame Bouteldja dans la même veine de haine anti-française est en cours.

    [Rappelons que le propos de Houria Bouteldja était oral, et que « souchien » peut aussi s'écrire « sous-chiens ».]

  • En la fête de saint Pie V à Sainte Marie Majeure

    Lu sur Summorum Pontificum :

    Le 5 mai dernier, en la fête de saint Pie V, une messe selon la forme extraordinaire a été célébrée en l'archibasilique Sainte-Marie Majeure par le R.P. Vincenzo Nuara, O.P., membre de la Commission Ecclesia Dei, assisté comme diacre par le P. Mark Withoos, membre de la Congrégation pour le Culte divin, et comme sous-diacre par don Gonzales Chavez, membre de la Congrégation pour les évêques. Le cérémoniaire était l'abbé Almiro De Andreade, de la Fraternité Saint-Pierre et membre de la Commission Ecclesia Dei. Le service liturgique et le chœur étaient assurés par les Franciscains de l'Immaculée.

  • Lundi des Rogations

    Les Rogations s'étendirent rapidement des Gaules dans toute l'Eglise d'Occident. Elles étaient déjà établies en Espagne au VII° siècle, et elles ne tardèrent pas à s'introduire en Angleterre, et plus tard dans les nouvelles Eglises de la Germanie, à mesure qu'elles étaient fondées. Rome elle môme les adopta à la fin du VIII° siècle, sous le pontificat de saint Léon III. (...) Mais l'Eglise romaine, sans blâmer la dévotion des Eglises des Gaules qui avaient cru devoir introduire dans le Temps pascal trois journées d'observance quadragésimale, n'adopta pas cette rigueur. Il lui répugnait d'attrister par le jeûne la joyeuse quarantaine que Jésus ressuscité accorde encore à ses disciples ; elle s'est donc bornée à prescrire l'abstinence de la viande durant ces trois jours. (...)

    Il faut donc, pour être dans cette véritable mesure dont l'Eglise romaine ne se départ jamais, envisager les Rogations comme une institution sainte qui vient tempérer nos joies pascales et non les anéantir. La couleur violette employée à la Procession et à la Messe de la Station n'a pas pour but de nous indiquer encore la fuite de l'Epoux ; mais elle nous avertit que son départ est proche ; et l'abstinence qui nous est imposée, bien qu'elle ne soit pas accompagnée du jeûne, est déjà comme un témoignage anticipé de nos regrets pour cette chère présence de notre Rédempteur qui va nous être sitôt ravi.

    En écrivant ces lignes destinées à expliquer aux fidèles les motifs d'une institution que l'Eglise a sanctionnée par ses ordonnances, il nous vient en mémoire que, dans ces dernières années, l'abaissement des mœurs chrétiennes est venu à tel point parmi nous, que plusieurs Evêques ont cru devoir solliciter du Siège apostolique la remise de l'abstinence en ces trois jours, après tant de siècles, et dans cette même France qui, par son exemple, avait imposé à toute la chrétienté la solennité des Rogations. C'est donc une expiation de moins, une intercession de moins, un secours de moins, en un siècle déjà si appauvri des moyens par lesquels la vie chrétienne se conserve, par lesquels le ciel est fléchi, les grâces de salut obtenues. Puissent les vrais fidèles en conclure que l'assistance aux Processions de ces trois jours est devenue plus opportune que jamais, et qu'il est urgent de compenser, en s'unissant à la prière liturgique, l'abolition d'une loi salutaire qui datait de si loin, et qui, dans ses exigences, pesait si légèrement sur notre mollesse !

    Dom Guéranger

  • 5e dimanche après Pâques

    L'évangile de ce dimanche est pour la troisième fois consécutive un extrait du chapitre 16 de saint Jean, où Jésus annonce son Ascension et la Pentecôte.

    En fait il récapitule toute sa mission : « Je suis sorti du Père et venu dans le monde. Maintenant je quitte le monde et je vais au Père. »

    Cela passe par la Passion, dont il parle ainsi :

    « L'heure vient où je ne vous parlerai plus en figures, je vous annoncerai le Père clairement. »
    Car lorsque Jésus parle de « son heure », il évoque sa Passion. Et c'est par sa mort et sa résurrection qu'il « parlera » clairement, par des actes qui annoncent directement, « concrètement », l'amour de Dieu, sans passer par le langage.
    Ce sera ensuite la fonction du Saint-Esprit, qui ne « parlera pas de lui-même », et « vous conduira vers la vérité tout entière ». Ce sera la seconde étape de la Révélation, qui, comme la première, se résume ainsi : « Le Père vous aime. »

  • Le révisionnisme qui a pignon sur rue

    La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a décerné le premier prix de la "Bêtise avec un grand C" au député UMP des Alpes Maritimes Lionnel Luca.

    "Ce prix vise à honorer ceux qui, en toute méconnaissance de cause, prendront dorénavant l'initiative de tenter de limiter la liberté d'expression en s'attaquant publiquement à des oeuvres sans les avoir lues ou vues", indique l'organisation dans un communiqué.

    Il a été décerné "à l'unanimité" par le conseil d'administration de la SACD à Lionnel Luca pour avoir, "dans un grand élan de respect et de tolérance", estimé que "Hors-la-loi", qui sera présenté le 21 mai en compétition au 63e Festival de Cannes et "qu'il n'a pas vu, est manichéen et qu'il s'agit d'une falsification historique".

    Mais il n'y a pas besoin d'avoir vu ce film pour savoir qu'il contient de grossières « erreurs » historiques. Lionnel Luca se fondait à bon droit sur un rapport du service historique du ministère de la Défense. La « liberté d'expression », selon la SACD, c'est donc le droit de falsifier l'histoire sans que personne n'ait le droit de réagir.