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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1958

  • Et maintenant la CRCF ?

    Hier après-midi, une dépêche de l’AFP nous apprenait que « les responsables des principaux cultes religieux en France se sont réunis mardi soir pour "favoriser le dialogue" et "contribuer au développement d'un climat de confiance dans notre pays" et se sont promis de se retrouver régulièrement ». Il y avait là les chefs des « cultes » catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman, bouddhiste (mais le mot « culte » n’existe pas dans l’islam). Une première, nous dit-on.

    Pourquoi pas. Même si on peut émettre la plus vive réserve sur le fait qu’ils « adhèrent sans réserve au principe de laïcité qui est un des fondements de notre République » (ce qui d’autre part n’est évidemment pas vrai des musulmans, quelle que soit la laïcité dont on parle).

    Mais selon La Croix, il s’agissait de la première réunion de la Conférence des représentants des cultes en France (CRCF). Et là c’est tout autre chose. Cela veut dire que les représentants de l’Eglise catholique admettent de faire partie d’une structure religieuse à égalité avec d’autres religions.

    Pour cette raison-là, l’Eglise catholique ne fait pas partie du Conseil œcuménique des Eglises, mais en France elle fait partie d’un machin où elle est à égalité avec des religions non chrétiennes, et avec l’islam antichrétien.

    Si ce que dit La Croix est vrai, c’est un énorme scandale. Il va de soi que je ne fais pas partie de cette Eglise schismatique qui renie le Christ.

    Addendum

    Le site de la conférence épiscopale confirme et corrige : « Première rencontre de la Conférence des responsables de culte en France ». Des responsables...

    Y aura-t-il UN évêque pour se désolidariser de cette ignominie ?

  • Sainte Catherine de Sienne

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI :

    Dans une vision qui ne s'effaça plus jamais du cœur et de l'esprit de Catherine, la Vierge la présenta à Jésus, qui lui donna un anneau splendide, en lui disant : « Moi, ton créateur et sauveur, je t'épouse dans la foi, que tu conserveras toujours pure jusqu'à ce que tu célèbres avec moi tes noces éternelles. » Cet anneau ne demeura visible qu'à elle seule. Dans cet épisode extraordinaire, nous percevons le sens vital de la religiosité de Catherine et de toute spiritualité authentique : le christocentrisme. Le Christ est pour elle comme l'époux, avec lequel existe un rapport d'intimité, de communion et de fidélité ; il est le bien-aimé au-delà de tout autre bien.

    Cette union profonde avec le Seigneur est illustrée par un autre épisode de la vie de cette éminente mystique : l'échange du cœur. Selon Raymond de Capoue, qui transmit les confidences reçues de Catherine, le Seigneur Jésus lui apparut tenant dans la main un cœur humain rouge resplendissant, lui ouvrit la poitrine, l'y introduisit et dit : « Ma très chère petite fille, de même qu'un jour j'ai pris le cœur que tu m'offrais, voici à présent que je te donne le mien, et désormais, il prendra la place qu'occupait le tien. » Catherine a vécu véritablement les paroles de saint Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

    Comme la sainte de Sienne, chaque croyant ressent le besoin de se conformer* aux sentiments du Cœur du Christ pour aimer Dieu et son prochain, comme le Christ lui-même aime. Et nous pouvons tous laisser notre cœur se transformer et apprendre à aimer comme le Christ, dans une familiarité avec Lui nourrie par la prière, par la méditation sur la Parole de Dieu et par les Sacrements, en particulier en recevant fréquemment et avec dévotion la sainte communion. Catherine appartient elle aussi à ce groupe de saints eucharistiques, avec lesquels j'ai voulu conclure mon Exhortation apostolique Sacramentum caritatis (cf. n. 94). Chers frères et sœurs, l'Eucharistie est un don d'amour extraordinaire que Dieu nous renouvelle sans cesse pour nourrir notre chemin de foi, renforcer notre espérance, enflammer notre charité, pour nous rendre toujours plus semblables à Lui.

    * Se conformer, pas "s'uniformiser", comme traduit Zenit.

  • Daoudal Hebdo N° 105

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    Daoudal Hebdo N° 105

    Dans ce numéro

     Page 2
    Ce qui se passe à Marseille (et ailleurs)

     Page 3
    Le « paquet Oliver Cromwell » de Bruxelles pour l’Irlande

     Page 4
    Les dépenses bien ciblées de l’UE

     Page 5
    La mosquée de Grigny
    La mosquée d’Ostricourt

     Page 6
    L’arbre inversé et les cinq sens spirituels

     Page 7
    L’épiscopat britannique annonce l’ordinariat pour les anglicans

     Page 8
    Verbum Domini (2)
    Dimanche prochain…

    Daoudal Hebdo, BP 16023, 56160 Guémené-sur-Scorff

    abonnement un an 180 € (papier), 100 € (par courriel)

    Abonnement 6 mois noir et blanc : 70 €

    Spécimen gratuit sur simple demande

  • Sainte Catherine

    Le jour de saint Augustin, comme le Seigneur expliquait à celle-ci les paroles : "Non est inventus similis illi : Il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui", et lui montrait les mérites divers de plusieurs saints, elle désira connaître la gloire et les mérites de la vierge Catherine qu'elle avait aimée tout spécialement dès son enfance. Le Seigneur exauça ses vœux et lui montra la bienheureuse vierge sur un trône d'une si grande richesse, que s'il n'y avait pas eu au ciel de plus grande reine, la splendeur de cette sainte eût suffi pour embellir tout le paradis. On voyait près d'elle, mais un peu en dessous, les cinquante philosophes dont elle avait triomphé par une science et une sagesse toutes divines, et qu'elle avait ainsi conduits au ciel. Tous tenaient à la main des sceptres d'or dont ils appuyaient l'extrémité sur les vêtements de cette vierge, comme pour l'orner d'une admirable parure de fleurs. Dans ces fleurs était représenté tout le travail auquel ces philosophes s'étaient adonnés pour acquérir la sagesse. Ils faisaient hommage de leurs labeurs à l'illustre vierge, car, après avoir employé leur sagesse humaine à obtenir une vaine gloire, ils avaient été attirés à la grâce de la foi par les efforts et la sagesse toute divine de la bienheureuse Catherine. On voyait aussi le Seigneur accorder de fréquents baisers à cette illustre vierge, et lui communiquer en même temps par son souffle les délices puisées par sa Divinité dans les cœurs de tous ceux qui avaient célébré sur la terre la fête de la martyre. La couronne placée sur la tête de cette vierge paraissait alors ornée de fleurs nouvelles et variées dont l'éclat rejaillissait sur tous ses dévots clients.

    Sainte Gertrude, Le Héraut de l’Amour divin, IV, 57.

  • Propagande européenne

    La Commission européenne a lancé un nouveau site internet, spécifiquement dédié aux Britanniques (les plus eurosceptiques de l'UE), destiné à leur montrer tout ce que l’Union européenne fait pour eux…

  • La CEDH constate que la justice française n’est pas indépendante du pouvoir politique

    Une avocate contestait son placement en maison d'arrêt par le procureur adjoint du tribunal de Toulouse, dans une affaire de blanchiment d'argent. L'avocate s'était tournée vers les juges de Strasbourg, estimant qu'à l'issue de sa garde à vue elle n'avait pas été «aussitôt traduite» devant «un juge ou un autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires», car selon elle le procureur ne représentait pas cette autorité.

    La Cour européenne des droits de l'homme lui donne raison, à l’unanimité :

    «Le procureur adjoint de Toulouse, membre du ministère public, ne remplissait pas les garanties d'indépendance pour être qualifié, au sens de cette disposition, de ‘juge ou (...) autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires'», car les membres du parquet «dépendent tous d'un supérieur hiérarchique commun, le garde des Sceaux, ministre de la Justice qui est membre du gouvernement et donc du pouvoir exécutif».

    La France fait appel.

    Dans sa réforme de la justice, Nicolas Sarkozy veut supprimer les juges d'instruction pour confier toutes les enquêtes pénales aux procureurs…

  • Petits arrangements entre amis

    Le CRAN (soi-disant Conseil représentatif des associations noires) s'est désisté de l'action judiciaire qu'il avait engagée contre le directeur de cabinet de Brice Hortefeux pour incitation à la haine raciale en raison de la circulaire sur les évacuations des campements de Roms.

    L’avocat du CRAN, Me Terquem, explique à l'AFP : « Le ministre de l'Intérieur a fait savoir au Cran qu'il s'engageait à ce qu'un Observatoire contre le racisme soit créé. Il est donc apparu utile au Cran d'apaiser ses relations avec le ministère. »

    Et voilà un machin « antiraciste » de plus…

  • Cheval de Troie

    Du 23 au 27 novembre se tient à Vienne le « premier forum arabo-européen des jeunes dirigeants », dont la presse française ne dit pas un mot. Il réunit 40 professionnels des affaires, de la politique, de l’université, des ONG et des médias, sur le thème : « Le leadership responsable – des formes novatrices de coopération interculturelle ».

    Selon la Fondation BMW, il s’agit d’une initiative conjointe de la Fondation et du ministère autrichien des Affaires étrangères, en coopération avec la Ligue arabe.

    La Fondation BMW « oublie » de signaler que c’est aussi en « coopération » avec l’Arabie saoudite, via le « Centre Roi Abdullaziz pour le dialogue national » (on se demande ce que vient faire le dialogue national saoudien à Vienne…), et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, dont l’Arabie saoudite est de très loin le plus gros contributeur. Le quotidien Arab News annonce d'ailleurs le Forum sur ses pages "Arabie saoudite"...

    On n’est plus en 1683…

  • Egypte: un copte tué par la police

    Quelque 150 coptes selon l’AFP, 200 selon Reuters, ont manifesté ce matin dans le quartier de Gizeh au Caire, pour protester contre la décision des autorités d'interrompre la construction d'une église. De violents affrontements avec la police ont fait un mort et 25 blessés. Plusieurs dizaines de coptes ont été arrêtés.

    Il est quasiment impossible de construire une église en Egypte. Premièrement parce qu’il faut l’autorisation du gouverneur de la province*, qui est rarement donnée, deuxièmement parce que dès qu’une demande de permis de construire est déposée, les musulmans se hâtent de construire une mosquée sur un terrain proche, ce qui empêche la délivrance du permis de construire car il est interdit de construire une église à côté d’une mosquée (l’inverse étant en revanche permis, et largement pratiqué). Les coptes construisent donc des églises de façon clandestine, et quand les autorités les découvrent ils font arrêter les travaux. Le jeu, si l’on peut dire, est d’arriver à terminer l’église avant d’être repéré, car alors elle est tolérée par les autorités mises devant le fait accompli.

    * Depuis 2005, et c’est un “progrès”, car, avant, il fallait un décret présidentiel…

  • Saint Jean de la Croix

    La purification qui conduit l'âme à l'union divine peut recevoir la dénomination de nuit pour trois raisons. La première se rapporte au point de départ; car, en renonçant à toutes les choses créées, l'âme a dû tout d'abord priver ses appétits du goût qu'ils y trouvaient. Or ceci est indubitablement une nuit pour tous les sens et tous les instincts de l'homme.

    La seconde raison est la voie même qu'il faut prendre pour atteindre l'état bienheureux de l'union. Cette voie n'est autre que la foi, nuit vraiment obscure pour l'entendement.

    Enfin la troisième raison est le terme où l'âme tend. Terme qui est Dieu, être incompréhensible et infiniment au-dessus de nos facultés, et qu'on peut appeler par là même une nuit obscure pour l'âme durant son pèlerinage ici-bas.

    Ces  trois nuits  à  traverser par l'âme sont figurées au Livre de Tobie par les trois nuits que, sur l'ordre de l'Ange, le jeune Tobie laissa écouler avant de s'unir à son épouse. L'Ange Raphaël lui commanda de brûler pendant la première nuit le foie du poisson, symbole d'un cœur affectionné et attaché aux choses créées. Quiconque désire s'élever à Dieu doit, dès le début, purifier son cœur dans le feu de l'amour divin et y consumer tout ce qui appartient au créé. Cette purification met en fuite le démon , qui auparavant avait puissance sur l'âme pour la faire adhérer aux plaisirs temporels et sensibles.

    L'Ange dit à Tobie que dans la seconde nuit il serait admis en la compagnie des saints Patriarches, qui sont les pères de la foi. De même l'âme, après avoir traversé la première nuit, figurée par la privation de tout ce qui flatte les sens, pénètre sans obstacle dans la seconde. Là, étrangère à tous les objets sensibles, elle demeure dans la solitude et la nudité de la foi, l'ayant choisie pour son unique guide.

    Enfin, pendant la troisième nuit il fut promis à Tobie une abondante bénédiction. Dans le sens qui nous occupe, cette bénédiction est Dieu lui-même qui, à la faveur de la seconde nuit, c'est-à-dire de la foi, se communique à l'âme d'une manière si secrète et si intime, que c'est un autre genre de nuit plus profonde que les précédentes. L'union avec l'Epouse, c'est-à-dire avec la Sagesse de Dieu, se consomme quand la troisième nuit est écoulée, nous voulons dire, lorsque cette communication de Dieu à l'esprit est achevée.

    (La montée du Carmel, I, 2)