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Sainte Catherine

Le jour de saint Augustin, comme le Seigneur expliquait à celle-ci les paroles : "Non est inventus similis illi : Il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui", et lui montrait les mérites divers de plusieurs saints, elle désira connaître la gloire et les mérites de la vierge Catherine qu'elle avait aimée tout spécialement dès son enfance. Le Seigneur exauça ses vœux et lui montra la bienheureuse vierge sur un trône d'une si grande richesse, que s'il n'y avait pas eu au ciel de plus grande reine, la splendeur de cette sainte eût suffi pour embellir tout le paradis. On voyait près d'elle, mais un peu en dessous, les cinquante philosophes dont elle avait triomphé par une science et une sagesse toutes divines, et qu'elle avait ainsi conduits au ciel. Tous tenaient à la main des sceptres d'or dont ils appuyaient l'extrémité sur les vêtements de cette vierge, comme pour l'orner d'une admirable parure de fleurs. Dans ces fleurs était représenté tout le travail auquel ces philosophes s'étaient adonnés pour acquérir la sagesse. Ils faisaient hommage de leurs labeurs à l'illustre vierge, car, après avoir employé leur sagesse humaine à obtenir une vaine gloire, ils avaient été attirés à la grâce de la foi par les efforts et la sagesse toute divine de la bienheureuse Catherine. On voyait aussi le Seigneur accorder de fréquents baisers à cette illustre vierge, et lui communiquer en même temps par son souffle les délices puisées par sa Divinité dans les cœurs de tous ceux qui avaient célébré sur la terre la fête de la martyre. La couronne placée sur la tête de cette vierge paraissait alors ornée de fleurs nouvelles et variées dont l'éclat rejaillissait sur tous ses dévots clients.

Sainte Gertrude, Le Héraut de l’Amour divin, IV, 57.

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