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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1632

  • Mgr Müller et la réforme dans l’Eglise

    Extrait d'une interview de Mgr Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans Die Welt:

    « Le mot réforme sonne bien dans l’Église. On ne doit pas en faire des recettes pour freiner le véritable renouveau dans le Christ. Il s’agit de réformer l’Église à la façon de St François qui suivait le Christ de façon radicale, ou comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila, ou encore comme le renouveau liturgique qui a vu le jour après le Concile de Trente avec tous les autres domaines de la vie chrétienne, y compris la piété populaire. Voilà ce qu’on peut appeler une réforme dans l’Église. »

    Vous avez eu peur, hein, quand il a dit « le renouveau liturgique »…

  • Les Pays-Bas et l’UE

    Le Parlement néerlandais débattait hier du discours de David Cameron sur l’Europe.

    On notera déjà le fait.

    On notera ensuite que selon le président du groupe VVD (le parti du Premier ministre), ce discours était « la version longue du chapitre sur l’Europe dans l’accord de coalition » entre les partis au pouvoir.

    On notera enfin que, par ailleurs, le parti chrétien-démocrate a demandé que l’UE ne s’occupe plus des domaines qui relèvent du plan national, comme par exemple les congés de maternité, la politique de l’environnement ou la liberté de la presse.

  • Le mariage des paires en Grande-Bretagne

    Les députés britanniques ont adopté hier, par 400 voix contre 175, le projet de loi autorisant le « mariage » homosexuel.

    La configuration ressemble à ce qui s’était passé pour l’avortement en France : le projet émanait du gouvernement de « droite » et a été adopté grâce aux voix de la gauche. Une majorité de députés conservateurs ont voté contre, ainsi que plusieurs ministres.

    Le chef d’une organisation pro-vie a fait remarquer que ce vote a eu lieu le jour de la fête de sainte Agathe, et que l’évangile de la fête est celui où le Christ explique ce qu’est le mariage.

    Pour plus d’informations voir le blog de Jeanne Smits.

  • Représentation populaire

    Ce n’est pas un tweet d’un député UMP qui a lancé l’affaire des députés socialistes qui jouent au Scrabble pendant les débats à l’Assemblée nationale. C’est le quotidien britannique Daily Mail, qui a publié avant-hier des photos qu’aucun journal français de la grosse presse n’aurait osé publier. On y voit les députés Thomas Thévenoud et Jérôme Guedj disputer une partie de Scrabble sur le joujou qu’ils ont eu à Noël.

    Habituellement, les députés ne sont pas à l’Assemblée nationale. Mais quand ils se croient obligés d’y être, voilà ce qu’ils y font.

    Et qu’on ne compte pas sur leur contrition. Ils en sont fiers. Thomas Thévenoud a déclaré : « Mon copain Jérôme m'a sorti un "branleur" en 8 lettres mais j'ai répondu par un "layette". J'étais en train de gagner de 102 points quand la connexion a rompu. Arriver à faire ça à 3 heures du matin, ça prouve que les cellules grises marchent encore. »

  • Une grosse nouvelle tache sur le jasmin…

    Alors que la violence « politique » ne cesse de monter en Tunisie, Chokri Belaïd, secrétaire général du Mouvement des Patriotes Démocrates (MPD, Al Watad) et à ce titre l’un des chefs du « Front populaire » laïque, a été assassiné ce matin de quatre balles. Hier, il avait violemment critiqué les islamistes d’Ennahda au pouvoir…

  • Ahmadinejad au Caire…

    Pour la première fois depuis la révolution islamique à Téhéran, un président iranien se rend en visite officielle en Egypte, alors même que les deux pays n’ont pas de pleines relations diplomatiques. L’événement est donc d’importance.

    Officiellement, Mahmoud Ahmadinejad est au Caire pour participer à un sommet de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). Mais sa rencontre très médiatisée avec le président égyptien, et sa rencontre, non moins médiatisée, avec le grand imam d’Al Azhar (autre rencontre historique, entre le président du grand Etat chiite et la première autorité sunnite), montrent le but réel de la visite : rétablir des liens aussi étroits que possible entre l’Iran et l’Egypte, afin que l’Iran échappe à son relatif isolement. Ce que rend possible l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte. A ceux qui s’étonneraient de voir des chiites faire la cour à des sunnites, on rappellera que l’Iran soutient le Hamas, qui est 100% sunnite, et que le Hamas, précisément, est une création des Frères musulmans.

    On notera le propos du ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, lors de l’annonce de ce voyage : « Les relations avec l’Egypte s’accroissent régulièrement depuis la révolution populaire dans ce pays, et cela découle de la volonté des deux peuples. »

    Mohammed Morsi et Mahmoud Ahmadinejad s’étaient déjà donné l’accolade, en août dernier, lors d’un sommet des non-alignés à Téhéran :

    pakistan

  • Le coup de poignard de Mgr Paglia (suite)

    1 – L’article de Jeanne Smits citant les enthousiastes félicitations du Grand Orient démocratique italien lors de sa nomination à la tête du conseil pontifical pour la famille.

    2 - Le cardinal Martini avait dit : "Je crois que la famille doit être défendue parce que c'est vraiment ce qui soutient la société de manière stable et permanente, et pour le rôle fondamental qu'elle exerce dans l'éducation des enfants. Toutefois, il n'est pas mauvais qu'à la place de rapports homosexuels occasionnels, deux personnes aient une certaine stabilité et, par conséquent, en ce sens, l'Etat pourrait aussi les favoriser." Et aussi: "Je ne suis pas d'accord avec ceux qui dans l'Eglise ne sont pas d'accord avec les unions civiles." A la mort du cardinal Martini, Mgr Paglia avait déploré la perte d'une "intelligence pastorale extraordinaire".

    3 - Cette réflexion de « Scrutator sapientiae » sur le Forum catholique :

    Je crois que nous sommes à peu près en présence du mode de raisonnement suivant, qui relève du désarmement axiologique asymétrique, face à tout adversaire de la vérité objective et de la liberté responsable :

    " Soyons gentils, soyez gentils, soyez pour le mariage entre personnes de sexe différent, et ne soyez pas pour le mariage entre personnes de même sexe, mais ne soyez pas non plus contre le mariage entre personnes de même sexe, au point ou au risque de donner l'impression que l'Eglise mène une bataille contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe en France et dans d’autres pays, alors que l’Eglise ne mène pas une bataille contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe en France et dans d’autres pays, mais est pour la vérité. "

    Cela nous renvoie aux énormités irénistes des années 1950 à 1980 :

    " Soyons gentils, soyez gentils, soyez pour la véritable liberté et la véritable responsabilité de la personne humaine, et ne soyez pas pour le communisme, mais ne soyez pas non plus contre le communisme, au point ou au risque de donner l'impression que l'Eglise mène une bataille contre l’expansion du communisme en France et dans d’autres pays, alors que l’Eglise ne mène pas une bataille contre l’expansion du communisme en France et dans d’autres pays, mais est pour la vérité. "

    Comparaison n'est pas toujours raison, et mon raisonnement par analogie rétrospective a certainement des limites, mais cette énormité iréniste m'a rappelé tout un climat ecclésial antérieur, un peu "rad soc", volontairement ambivalent ou pusillanime, si j'ose dire.

  • Saint Tite

    Quant à la figure de Tite, dont le nom est d’origine latine, nous savons qu’il était grec de naissance, c’est-à-dire païen [8]. Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l’Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l’Apôtre fait son éloge, le définissant comme son "véritable enfant selon la foi qui nous est commune" [9]. Après le départ deTimothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l’obéissance. Tite ramena la paix entre l’Église de Corinthe et l’Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes : "Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi... En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite : son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous" [10]. Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul - qui le qualifie comme "mon compagnon et mon collaborateur" [11] - pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem [12]. Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d’Évêque de Crète [13], d’où sur l’invitation de Paul, il rejoint l’Apôtre à Nicopolis en Épire [14]. Il se rendit ensuite également en Dalmatie [15]. Nous ne possédons pas d’autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort.

    Benoît XVI

    [8] cf. Gal 2, 3.

    [9] Tt 1, 4.

    [10] 2 Co 7, 6-7.13.

    [11] 2 Co 8, 23.

    [12] cf. 2 Co 8, 6.

    [13] cf. Tt 1, 5.

    [14] cf. Tt 3, 12.

    [15] cf. 2 Tm 4, 10.

  • On ira jusqu’au fond du trou de la décadence

    Le gouvernement a donné son feu vert pour l’ouverture à Paris d’une « salle de shoot ». C’est la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies qui en sera chargée.

    J’avoue ne pas comprendre comment le gouvernement peut légalement ouvrir un local ouvertement destiné à la consommation de drogues illégales, et en plus sous la supervision de l’organisme chargé de lutter contre la drogue…

    Mais assurément on n’en est plus là… Une fois qu’on a légalisé le meurtre des petits enfants et quand on en est à faire croire que des personnes de sexe différent peuvent se marier, il va de soi qu’on peut légalement s’injecter de l’héroïne, là où le gouvernement dit qu’on peut le faire, de façon saine, citoyenne et certainement durable…

  • Réponse à Mgr Paglia

    De la Congrégation pour la doctrine de la foi (cardinal Ratzinger), le 28 mars 2003

    Là où l'État assume une politique de tolérance de fait, n'impliquant pas l'existence d'une loi qui accorde explicitement une reconnaissance légale à ces formes de vie, différents aspects du problème méritent d'être soigneusement discernés. La conscience morale exige d'être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l'approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles. Seront donc utiles des interventions discrètes et prudentes, dont le contenu pourrait, par exemple, être le suivant: clarifier l'usage instrumental ou idéologique que l'on peut faire de cette tolérance; affirmer clairement le caractère immoral de ce type d'union; rappeler à l'État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même. À ceux qui, sur la base de cette tolérance, veulent procéder à la légitimation de droits spécifiques pour les personnes homosexuelles qui cohabitent, il faut rappeler que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation ou sa légalisation.

    Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience.

     

    (…) il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.

     

    L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social.

     

    L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité. L'Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société.