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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1087

  • Ego te tuli

    ℟. Ego te tuli de domo patris tui, dicit Dominus, et posui te pascere gregem populi mei: * Et fui tecum in omnibus ubicumque ambulasti, firmans regnum tuum in aeternum.
    ℣. Fecique tibi nomen grande, iuxta nomen magnorum qui sunt in terra: et requiem dedi tibi ab omnibus inimicis tuis.
    ℟. Et fui tecum in omnibus ubicumque ambulasti, firmans regnum tuum in aeternum.

    C’est moi qui t’ai enlevé à la maison de ton père, dit le Seigneur, et je t’ai fait paître le troupeau de mon peuple, et j’ai été avec toi en tout ce par quoi tu es passé, affermissant ton règne pour l’éternité. Et je t’ai fait un nom grandiose, en comparaison du nom des grands qui sont sur la terre : et je t’ai donné le repos, à l’abri de tous tes ennemis.

    Ce répons des matines reprend ou résume des expressions du message que le Seigneur fait connaître à David par l’intermédiaire de Nathan, dans le chapitre 7 du second livre de Samuel. Le répons supprime ce qui fait l’objet historique du message : c’est Salomon qui construira le Temple. Il ne garde que des éléments messianiques, une partie de ceux-là même qu’on retrouve dans le psaume 88.

  • En Louisiane

    Le 31 mai dernier, le gouverneur de Louisiane John Bel Edwards a signé une loi interdisant l’avortement par démembrement du fœtus.

    C’est la dernière en date des lois qui peu à peu restreignent l’avortement dans cet Etat comme dans plusieurs autres.

    On notera que si la proposition de loi émanait d’un député républicain, le gouverneur est démocrate.

    Le 2 juin, le Sénat de Louisiane a voté une nouvelle loi, interdisant l’avortement de fœtus porteurs d’une anomalie génétique. Le sénateur républicain Dan Claitor qui vote habituellement les lois pro-vie a déclaré qu’il ne pouvait pas voter celle-là, qui est clairement anticonstitutionnelle et sera donc contestée devant les tribunaux. « Toutes les lois que nous votons peuvent être contestées devant les tribunaux. Mais cette loi-là protège la vie des enfants à naître », a répliqué la sénatrice Regina Barrow, qui est… démocrate.

    Il ne reste plus que quatre avortoirs en Louisiane. C’est quand même quatre fois plus que dans le Missouri et le Mississippi…

  • Au Bangladesh

    Sunil Gomes, 71 ans, marchand de fruits et légumes, a été assassiné hier dans son échoppe par des inconnus alors qu’il revenait de la messe. Cela s’est passé à Bompara, dans le district de Natore, « division » et diocèse de Rajshahi.

    Son frère Proshanto Gomes est prêtre dans le diocèse de Dinajpur. Il souligne que Sunil était respecté dans le village et qu’il n’avait pas d’ennemis.

    Le meurtre a été revendiqué par l'Etat islamique.

  • C’est le ramadan !

    Nul ne peut échapper à la principale nouvelle : aujourd’hui, c’est le premier jour du ramadan.

    A noter, deux premières municipales qui sont les deux premiers grains de sable dans l’harmonie de la célébration du vivre ensemble en bonne dhimmitude.

    La première et la plus commentée, celle de Lorette (la bien nommée), dans la Loire. Les panneaux lumineux municipaux diffusent deux messages : « Avis : le ramadan doit se vivre sans bruit » et : « Avis : la République se vit à visage découvert ». « Les deux messages ont déclenché un tollé sur la toile, mais aussi l’indignation de la communauté musulmane », dit Le Progrès (le progrès de l’islam, bien sûr).

    La seconde est le communiqué du maire d’Argenteuil soulignant que l’ostension de la Sainte Tunique a été pour les catholiques une fête qui s’est déroulée dans la plus complète sérénité et que le ramadan devrait se dérouler de même, sans les débordements de l’an passé, notamment en matière de bruits nocturnes. Et d’en appeler au respect et à la tolérance… envers les non-musulmans.

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  • Saint Norbert

    Après que Norbert eut fait quelque séjour à Floreffe pour en régler la fondation, et contenter la piété d'Ermensende, il en partit pour se rendre à Prémontré avant les Fêtes de Noël. Il avait déterminé ce temps-là pour la profession de ses Religieux.

    Jusqu'alors ils avoient vécu sans aucun engagement. L'exemple de leur chef était la régie de leur conduite, et l'abrégé de leur discipline était de faire ce qu'ils voyaient faire à leur Maître. Ils conspiraient tous ensemble à mener une vie apostolique, mais ils n'y étaient liés par aucune obligation permanente. La charité, qui est le fondement de tous les ordres religieux, faisait le lien de leur société et de son gouvernement. Norbert voulut perpétuer dans son Ordre l'esprit qu'il avait communiqué a ses enfants, et pour le rendre héréditaire, il jugea qu'il était important de les fixer par la Profession au genre de vie qu'ils observeraient à l'avenir.

    Il ouvrit sur cela sa pensée à ses disciples, il leur proposa l'exemple des Apôtres, les Constitutions des Saints Pères, et leur dit que la Religion serait toujours sujette aux variations, et peut-être en danger de se détruire , si elle n'était appuyée sur des règles qui assurassent sa stabilité par une police uniforme et constante; Que fur cette affaire capitale il avait déjà pris conseil des prélats et des abbés, que les uns lui avaient voulu persuader de suivre la profession érémitique, les autres d'embrasser la vie monastique, et de s'unir a l'Ordre de Cîteaux qui commençait de produire ses premières fleurs; mais que n'ayant pas encore consulté le Ciel sur le parti qu'il devait prendre, il les conjurait de joindre leurs vœux aux siens, pour ne rien hasarder sur le choix d'un état qui devait être l’ouvrage du Saint Esprit; Que s'il suivait son inclination, il préférerait la vie apostolique mais qu'il n'y avait point d'autre inclination à suivre que celle que Dieu autoriserait par son approbation ; Qu'ainsi ils devaient tous s'adresser à Dieu avec indifférence, et dans une disposition entière de se conformer à sa volonté, dès qu'il la leur aurait manifestée.

    Ils s'appliquèrent pendant plusieurs jours à de ferventes prières, ils redoublèrent leurs mortifications, pour implorer les lumières du Saint-Esprit. Norbert qui était à leur tête, les animait par ses exemples, et enfin Dieu exauçant les vœux de ses fidèles serviteurs, ils se trouvèrent tous d'accord sur le choix de la vie canonique. S. Augustin que Norbert vit en esprit dans l’ardeur de ses oraisons fortifia leur choix. Alors le Saint ne douta plus que désormais il devait s'attacher à la règle de ce Saint Docteur. Tous s'y soumirent d'autant plus volontiers, que de quarante Religieux qui étaient à Prémontré, il n'y en avait pas un qui dans le siècle n'eût fait profession de la vie canonique.

    Sur ce principe il commença le plan de son Ordre. Il donna pour fin à ses enfants de vaquer avec la grâce de Dieu au salut et à la perfection de leurs âmes. Il joignit à cette fin l'emploi de la prédication, et le soin de sanctifier le prochain, persuadé que rien ne contribue davantage à notre sanctification que de nous dévouer nous-mêmes au salut des âmes, et que rien ne nous rend plus propres à sauver les âmes que de nous sanctifier nous-mêmes. Il rassembla dans son institut le silence et les austérités de la vie monastique avec les fonctions de la vie cléricale. Il prit de la première l'oraison, la retraite, l'abstinence de chair, le chant de l’office divin. Il tira de la seconde tout ce qui peut aider au salut et à la perfection du prochain, les prédications, les missions parmi les infidèles et les hérétiques, l’administration des curés, l'étude de l'Ecriture Sainte et de la théologie sans laquelle on ne peut s'acquitter du ministère de l'Evangile. Sur ce projet il dressa le formulaire de leur profession, qu'ils firent tous avec lui le jour de Noël de l’année 1121.

    Extrait de La vie de saint Norbert par le P. Louis-Charles Hugo, 1704.

     

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  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Introït de la messe

    Réspice in me et miserére mei, Dómine : quóniam únicus et pauper sum ego : vide humilitátem meam et labórem meum : et dimítte ómnia peccáta mea, Deus meus.
    Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam.
    Gloria Patri…

    Jetez un regard sur moi et ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je suis seul et pauvre, voyez mon humiliation et mon labeur et pardonnez-moi tous mes péchés.
    Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme, ô mon Dieu, en vous je me confie, je ne serai pas confondu.

    Et le voici dans sa version ambrosienne, par le chœur de la cathédrale de Milan.
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    A comparer avec la version grégorienne:

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  • Saint François Caracciolo

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    Supplément aux Vies des Pères, Martyrs et autres principaux saints, de l'abbé Godescard, chanoine de St-Honoré, par Mgr Doney, Evêque de Montauban, 1845

  • Le Sacré Cœur

    Ces impénétrables richesses de ta gloire, Seigneur, restaient cachées au-dedans de toi, dans le ciel de ton secret, jusqu'au moment où la lance du soldat ouvrit le flanc de ton Fils, notre Seigneur et Rédempteur, sur la croix : les sacrements de notre rédemption s'épanchèrent alors si bien que désormais nous ne mettons pas dans son flanc le doigt ou la main comme Thomas, mais par la porte ouverte nous entrons tout entiers jusqu'à ton cœur, Jésus, siège certain de miséricorde, jusqu'à ton âme sainte, pleine de toute la plénitude de Dieu, pleine de grâce et de vérité, de salut pour nous et de consolation.

    Ouvre, Seigneur, la porte au flanc de ton arche, afin que puissent entrer tous ceux que tu veux sauver à la face de ce déluge qui inonde tout sur terre ; ouvre-nous le flanc de ton corps, afin que puissent entrer ceux qui désirent voir les secrets du Fils, et qu'ils puissent recevoir les sacrements qui coulent de lui en abondance, et le prix de leur rédemption. Ouvre la porte de ton ciel, afin qu'ils puissent voir les biens du Seigneur sur la terre des vivants, tes rachetés qui peinent encore sur la terre des mourants : qu'ils puissent voir et convoiter, qu'ils puissent brûler et courir, ceux pour qui tu t'es fait la voie par laquelle on va là-haut, la vérité à laquelle on va, la vie pour laquelle on va: la voie, exemple d'humilité; la vérité, exemple de pureté; la vie, qui est vie éternelle.

    Guillaume de Saint-Thierry, Oraisons méditatives, 6, 20-21

  • Bruxelles donne son “avis”

    La Commission européenne a émis hier un « avis », dans le cadre de sa procédure concernant « l’état de droit en Pologne ».

    J’ai perdu mon temps à lire le bavardage bruxellois, car il n’y a strictement rien de nouveau. La dictature européenne répète (pour sa plus grande honte) qu’elle reproche au gouvernement polonais et au Parlement polonais d’avoir adopté des lois en respectant les règles de la démocratie et selon le programme proposé aux citoyens.

    En bref les Polonais n’auraient pas le droit de modifier selon les règles de la majorité qualifiée le fonctionnement du Tribunal Constitutionnel, ils n’auraient pas le droit non plus de s’opposer à la magouille du gouvernement précédent concernant la nomination in extremis de juges constitutionnels qui pourraient mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle majorité. Et en outre, comme ils sont soupçonnés d’attentats permanents contre l’état de droit, ils sont censés présenter à Bruxelles toutes les lois qu’ils adoptent, or ils ne le font pas… Surtout la loi sur les médias, qu’ils ne communiquent pas malgré les multiples demandes. (Ben oui, la connexion informatique avec la Pologne est impossible depuis Bruxelles, on ne peut pas accéder au site du gouvernement et du Parlement polonais, et quand bien même on le pourrait, ces sournois-là mettent tout en polonais…)

    Donc voici un « avis ». Qui fait toujours partie de la première étape de la procédure de condamnation à mort selon l’article 7 (dont on nous répète une fois de plus qu’elle est utilisée pour la première fois : il faut vraiment être très très méchant, c’est donc la preuve que les Polonais sont très très méchants).

    Si les Polonais continuent de faire la mauvaise tête, on devra passer à la deuxième étape, qui sera une « recommandation » de la Commission. Avant de passer à la troisième étape, celle de l’article 7 proprement dit, où les Etats membres de l’UE « constatent » l’existence d’une « violation grave et persistante de l’état de droit » et où l’on prend des sanctions contre l’Etat voyou…

    Interrogé sur l’affaire, le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski a déclaré qu’il n’avait pas lu l’avis : « Il est arrivé hier, je l’ai transmis au Premier ministre et au Président. J’aurai peut-être l’occasion de le lire dans les prochains jours. »

    Le Premier ministre Beata Szydlo a envoyé hier soir un courriel aux militants du PiS, où il n’y avait aucune allusion à cet avis : c’était pour se féliciter de l’accord sur le salaire minimum.

    La porte-parole du groupe parlementaire PiS s’est contentée de réaffirmer que la ligne du parti est que la Commission européenne n’a pas d’autorité pour se mêler des affaires souveraines de la Pologne.

    Si les Polonais sont si tranquilles, c’est qu’ils savent parfaitement que les menaces de la Commission ne sont que des gesticulations à destination des puissances politico-médiatiques dominantes. Pour prendre une décision selon l’article 7, il faut l’unanimité des autres Etats membres. Or Viktor Orban a dit très clairement que la Hongrie ne voterait pas contre la Pologne…

  • Du nouveau dans le diocèse de Quimper

    La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bordeaux annonce que l’abbé Eric Courtois est nommé dans le diocèse de Quimper, où le nouvel évêque Mgr Dognin (qui vient également de Bordeaux) confie à la Fraternité « la création d’un apostolat prometteur ».

    Bienvenue à l’abbé Courtois dans le désert (liturgique) bas-breton, et bravo et merci à Mgr Dognin.

    (Selon Riposte Catholique l'abbé Courtois doit « prendre en charge une nouvelle communauté attachée à la forme extraordinaire à Quimper » tout en résidant près de Morlaix... à l'autre bout du diocèse.)