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Famille - Page 3

  • Démolition

    François a supprimé hier l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, dont le premier président avait été le cardinal Caffara, et l’a remplacé par un « Institut théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille ».

    Le motu proprio qui l’annonce est daté du 8 septembre, deux jours après la mort du cardinal Caffara. La page est donc tournée. Exit l’enseignement de Jean-Paul II, le nouvel institut s’inscrira explicitement dans la foulée d’Amoris laetitia, dans un sens sociologique, écologique, etc. D’où la mention des « sciences » profanes, primordiales pour la nouvelle « pastorale » qui s’adresse à « toutes les familles sans distinction » qui sont tout simplement « la famille ».

    Voir l’article de Jeanne Smits.

  • Genre princesse

    Une mère britannique s’est indignée que Disneyland Paris ait refusé à son fils de 3 ans l’accès à l’activité « princesse d’un jour » (déguisement et maquillage). « Il porte sa robe chérie d’Elsa ["La Reine des neiges"] toute la journée, tous les jours… Il refuse même de l’enlever lorsqu’il doit aller se coucher », dit-elle…

    Disneyland Paris a présenté ses excuses à la mère pour avoir fourni « une information erronée », et un porte-parole a souligné à ITV que c’était un « incident isolé qui ne reflète pas la politique ou les opinions de Disneyland Paris», qui est attaché à la « diversité »…

  • Ménage à un

    Selon l’étude publiée hier par l’INSEE, en 2013 il y avait 28,5 millions de ménages en France, soit 4,2 millions de plus qu’en 1999. Mais ils étaient composés en moyenne de 2,2 personnes, contre 2,4 en 1999.

    Désormais ce sont les ménages d’une personne (sic) qui sont les plus nombreux : 35%. Suivis des ménages de deux personnes (33%) et des ménages de trois personnes ou plus (32%). Les ménages d’au moins cinq personnes étaient 1 sur 16 en 2013, contre 1 sur 5 en 1999 comme les « ménages d’une personne ».

    Les familles monoparentales représentaient en 2013 une famille avec enfant(s) sur cinq, contre une sur dix en 1999.

    C’est une illustration parmi d’autres du suicide français. Et l’on constate aussi que pour donner une image de ce qui se passe on est conduit à torturer la langue française. Un ménage, c’est un couple et ses enfants. Mais cela ne désigne donc plus désormais que 32% de ce que les statistiques appellent « ménages ». Et en 1970 (déjà !) on a inventé la définition du « ménage d’une personne » : « Célibataire, veuf ou veuve occupant à eux seuls un logement ».

    D’autre part, il n’existe pas de « familles monoparentales ». Car aucune femme ne peut faire un enfant toute seule. A plus forte raison aucun homme. Le « monoparent » est une construction idéologique. Comme le ménage à un.

  • Ils n’arrêtent jamais

    La Commission européenne a envoyé une lettre au gouvernement polonais pour exprimer son inquiétude concernant des dispositions concernant l’âge de la retraite, qui doivent entrer en vigueur en octobre.

    Le gouvernement tient ainsi une de ses promesses : revenir sur la législation qui établissait progressivement l’âge de la retraite pour tout le monde à 67 ans, en rétablissant la législation précédente qui établissait l’âge de la retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes.

    Or pour la Commission il y a là une intolérable discrimination, car l’égalité absolue entre les hommes et les femmes est un des piliers sur lesquels est fondée l’Union européenne…

    Le vice-Premier ministre Mateusz Morawiecki a répondu que les femmes doivent avoir le droit de partir à la retraite plus tôt parce qu’elles ont eu davantage d’obligations, notamment en élevant des enfants. Il a déclaré à la télévision catholique Trwam : « Le rôle particulier des femmes doit être reconnu, et, par conséquent, le législateur a prévu la possibilité d’une retraite anticipée. Ce que nous proposons reflète non seulement une attente sociale, mais aussi que les femmes et les hommes ont des rôles différents. » Voilà qui va arranger les choses…

  • "PMA pour toutes"

    Propos de Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre :

    « Sacrifier scientifiquement le père est une forme ultime de violence faite aux enfants. »

    « L’éradication scientifique du père est une utilisation particulièrement perverse de la science. »

  • Ça c’est urgent

    Lundi soir, Angela Merkel a dit que finalement elle était favorable au « mariage gay » (pour s’assurer sa réélection). Ce mercredi, une proposition de loi a été votée en commission, et elle sera inscrite à l’ordre du jour vendredi et immédiatement adoptée par les députés, au dernier jour de la session parlementaire.

    Au moins c’est rapide, la démocratie LGBT.

  • C’est parti…

    Dimanche dernier, en l’église de la paroisse Saint-Roch de Reconquista, en Argentine, l’évêque, Mgr Angel José Macín (nommé en 2013 par François) a célébré une messe pour les divorcés soi-disant remariés. Il y avait là une trentaine de ces « couples ». Pour la cérémonie les rétablissant dans la pleine et entière communion sacramentelle au terme de leurs six mois de chemin de discernement…

    Les « couples » et leurs familles ont donc tous communié, dans une atmosphère festive, au milieu des flashes des photos commémoratives de l’événement.

  • L’ENFANT à naître

    « Oui, monsieur le Procureur, tuer un enfant à naître est un homicide ! Justice pour Julie ! »

    Tel est l’intitulé de la pétition de Cécile Carré, qui relance ainsi, aussi opportunément que tragiquement, le débat sur le statut du fœtus.

    Le 2 juin dernier, à Saint-Quentin, une voiture percute la sienne côté conducteur. Cécile est enceinte de 5 mois. Une échographie montre que l’enfant qu’elle porte est mort, du fait de l’accident.

    Un certificat de décès a été établi au nom de l’enfant Julie, dont le nom figurera sur le livret de famille. Un enfant qui n’existe pas pour la justice, puisque, par une incohérence typique de la culture de mort, la jurisprudence ne reconnaît pas l’homicide sur un fœtus.

    Il y avait eu un cas analogue en 1995, à Metz. Le tribunal avait condamné le chauffard pour homicide involontaire sur un fœtus. La cour d’appel avait infirmé le jugement, et en 2001 la Cour de cassation, dans un arrêt qui désormais allait faire jurisprudence, donnait raison à la cour d’appel, car le fœtus n’est pas une personne humaine. (Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires.)

    Même scénario à Tarbes, en 2014. Comme à Metz, on a parlé de la « mère inconsolable » et de son « enfant mort », et le tribunal a condamné le chauffard pour homicide involontaire. Le prévenu lui-même reconnaissait avoir tué un enfant. Mais le parquet fit appel, et le jugement fut infirmé. Il n’était plus besoin d’aller en cassation.

    Et dans l’affaire de Saint-Quentin, la mère sait d’emblée que le chauffard ne pourra être poursuivi que pour coups et blessures sur elle-même. Mais elle ne l’accepte pas, et elle a lancé une pétition qui a recueilli plus de 7.000 signatures en quatre jours.

  • « Propagande »

    Les (deux) évêques de Malte ont récemment défrayé la chronique en endossant de façon spectaculaire l’interprétation d’Amoris Laetitia qui reconnaît, conformément à ce que veut François, la légitimité de l’adultère permanent si les « époux » sont « en paix avec Dieu »…

    Nouveau scandale maltais : les évêques dénoncent fermement un texte de catholiques qui, à l’approche des élections, demandent de ne pas voter pour ceux qui veulent légaliser les unions entre personnes de même sexe.

    Le texte, signé par une association intitulée « Catholiques maltais unis pour la foi », a été publié par le journal Malta Today. Quoique assurément dépourvu de toute onction ecclésiastique, c’est-à-dire de toute révérence à l’idéologie dominante, il n’est pas excessif et il est en plein accord avec la doctrine catholique d’avant François, notamment celle de saint Jean-Paul II qui est cité.

    Mais tout cela a changé. François avait concocté deux synodes pour que l’Eglise reconnaisse les unions entre personnes de même sexe et le « remariage » des divorcés. Il a réussi, au prix d’incroyables contorsions, à faire passer le deuxième point. Il n’a pas réussi à faire passer le premier, mais dans la pratique on doit faire comme si c’était le cas (et comme François et ses évêques affidés en donnent l’exemple). Donc il est insupportable que des gens qui se disent catholiques demandent de ne pas voter pour des candidats qui veulent légaliser Sodome :

    « L’archidiocèse de Malte déclare de façon catégorique que, tout en respectant le droit à la liberté d’expression de toute personne ou de toute autre entité (sic), il n’est en aucune manière impliqué dans la propagande (sic) des Catholiques Maltais Unis pour la Foi. L’archidiocèse de Malte transmet l’enseignement de l’Eglise sans avoir recours à tout autre nom (sic), et encourage chacun à remplir son devoir le 3 juin de façon responsable, comme souligné par les évêques de Malte et de Gozo dans leur lettre pastorale pour les élections législatives de 2017. »

    Lettre pastorale qui est l’insipide baratin habituel des évêques, où l’on trouve toutefois la demande du respect de la vie de la conception à la mort naturelle, mais aussi et surtout, de façon appuyée, le respect de l’autre…

    Les évêques de Malte sont d’autant plus énervés que ce sont les mêmes catholiques, bien sûr, qui ont contesté haut et fort leur acceptation de l’adultère permanent dans la paix de Dieu…

  • Famille roumaine

    Le 9 mai, les députés roumains ont adopté, par 232 voix contre 22 (sic : vingt-deux) et 13 abstentions, l’amendement constitutionnel stipulant que « la famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ».

    Ce vote fait suite à l’initiative populaire de la Coalition pour la famille qui avait récolté plus de 3 millions de signature alors qu’un demi-million suffisait. Reste à obtenir le vote du Sénat, puis l’approbation par référendum.