Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

coptes - Page 7

  • De jeunes coptes torturés par la police

    Près de 100 jeunes coptes ont été arrêtés à Nag Hammdi après la fusillade qui a coûté la vie à six coptes après la messe de Noël le 6 janvier dernier, et les manifestations qui s'en sont suivies.

    Les arrestations se sont multipliées après que l'évêque de Nag Hammadi, Cyrille, eut critiqué le rôle des forces de l'ordre dans le massacre et les affrontements qui ont suivi entre les coptes en colère et les forces de l'ordre.

    Les jeunes gens arrêtés ont été torturés puis relâchés après plusieurs jours sans charges retenues contre eux, sauf pour 15 d'entre eux qui sont accusés "d'émeute et de résistance aux autorités" et ont été envoyés dans des camps de détention.

    Naguib Gobrael, président de l'Union égyptienne des droits de  l'homme, a déclaré le 17 février que « tous ceux qui ont été détenus ont été soumis à la torture dans les parties intimes, ce qui pourrait leur faire perdre leur virilité ». Sur plusieurs d'entre eux a dû été posé un cathéter urinaire.

    Les avocats appelés du Caire par l'évêché ont fait appel de l'incarcération des 15, mettant en évidence que ces jeunes avaient été arrêtés au hasard et qu'il n'y avait aucune preuve qu'ils aient participé aux incidents.

    Le 20 février, l'appel a été rejeté. Les avocats et les organisations de défense des droits de l'homme ont décidé de faire une manifestation ce 24 février au Caire devant la Cour suprême.

    (Pour en savoir plus - nombreux témoignages, notamment - voir AINA.)

  • Typique

    Propos du président égyptien Hosni Moubarak, 10 jours après la fusillade de Noël où 6 coptes ont été tués :

    "Nous sommes un seul peuple. Nous ne sommes pas des fanatiques car nous sommes tous les enfants de cette terre et il n'y a pas de différences entre musulmans, chrétiens et juifs égyptiens."

    Il n'y a pas de différences... Sauf que la Constitution édicte que la loi est fondée sur la charia. Sauf que les coptes ne peuvent pas accéder à la plupart des hautes fonctions de l'Etat. Sauf que les coptes ne peuvent pas construire d'églises. Sauf qu'un copte a le droit de devenir musulman mais qu'un musulman n'a pas le droit de se convertir au christianisme...

    Le président Moubarak a ajouté qu'il refusait "toute querelle confessionnelle et tout fanatisme, d'autant plus que certains à l'étranger tentent d'approfondir le fossé entre musulmans et chrétiens". Les « certains à l'étranger », ce sont des gouvernements occidentaux, et les coptes de la diaspora. Bref, ce sont les chrétiens qui sont coupables d'approfondir le fossé. Quand ils sont massacrés, ils doivent se taire.

  • Une discrimination qui ne choque personne

    Plusieurs quotidiens égyptiens rapportaient hier les propos de l'entraîneur de l'équipe nationale de football, Hassan Shehata : « Nous ne sélectionnerons jamais un joueur manquant de piété quel que soit son potentiel. Je m'efforce toujours de m'assurer que ceux qui portent le maillot égyptien sont en bons termes avec Dieu. »

    Il s'agit naturellement de piété musulmane. Un copte ne peut donc pas faire partie de l'équipe nationale égyptienne, quel que soit son potentiel. Alors que « copte » veut dire « égyptien ».

    (Bivouac-ID)

  • Des coptes arrêtés parce qu’ils n’observent pas le ramadan…

    En Egypte, 150 personnes ont été arrêtées pour avoir rompu en public le jeûne du ramadan. Le fait a été dénoncé auprès de l'agence espagnole « Efe » par le directeur d'un mouvement libéral chrétien, un copte, Samwel Alashay.

    C'est la première fois qu'une telle campagne d'arrestations a lieu en Egypte, a-t-il souligné, et elle a touché la minorité chrétienne.

    Or, M. Alashay rappelle que les lois égyptiennes garantissent une « totale liberté » sur ce point.

    Certains ont été libérés moyennant une caution de 500 lires égyptiennes, soit 100 dollars. Le mouvement de M. Alashay a adressé une lettre au ministère égyptien de l'Intérieur pour demander qu'on interroge les officiers de police responsables de ces arrestations. Il y voit un « grave signal donné aux musulmans en général et concrètement pour les chrétiens ».

    Il y voit aussi une réponse à la grève des chrétiens décidée pour le 11 septembre, pour réclamer une loi qui facilite la construction d'églises en Egypte : ils sont invités à rester chez eux et à se vêtir de noir. 30.000 personnes auraient confirmé leur adhésion sur Facebook.

    L'Eglise copte a cependant pris ses distances vis-à-vis de cette grève, estimant que « les grèves ne servent à rien ». Selon son principe habituel : pas de vagues, pour ne pas provoquer de répression. La dhimmitude n'est pas un vain mot.

    (via Zenit)

  • Une première copte

    L'Eglise copte d'Egypte a pour la première fois émis un "certificat de conversion" à la demande d'un chrétien né musulman, a indiqué samedi à l'AFP l'avocat de ce converti.

    Un tribunal avait demandé à Maher el-Gohari, qui tente de faire reconnaître officiellement sa conversion et d'inscrire la mention chrétien à la place de musulman sur sa carte d'identité, de fournir ce certificat. "Il l'a remis (au tribunal) aujourd'hui" samedi, a affirmé son avocat, Nabil Guebraïl. "C'est la première fois que l'Eglise émet ce genre de certificat", a-t-il ajouté.

    L'Eglise copte n'a pas souhaité réagir.

    C'est la seconde fois seulement qu'une telle requête est présentée en Egypte, où la conversion de l'islam au christianisme, sans être interdite, est quasi impossible alors que l'inverse se fait sans encombres.

    L'an dernier, un tribunal avait débouté un musulman converti au christianisme, Mohammed Higazi, qui voulait faire figurer sa nouvelle religion sur sa carte d'identité.

  • La « justice » égyptienne et les coptes

    Deux Coptes innocents, faussement accusés de meurtre sur la personne de l’un des Arabo-musulmans qui avaient attaqué le monastère « Abu Fana » en mai dernier, ont été injustement envoyés dans un camp de détention après avoir déjà connu la prison et la torture. Bien qu’ayant été libérés sous caution dans l’attente de leur procès la semaine dernière, les deux hommes n’ont pas été pour autant relâchés de prison.

    Leur avocat, M. Zakary Kamal, adresse un SOS urgent à toutes les organisations de défense des droits de l’homme pour sauver ces deux innocents. Il craint pour leurs vies dans le camp de détention de ‘New Valley’ à la frontière du Soudan.

    Les familles des deux hommes ont organisé un sit-in au diocèse copte de Mallawi en Haute-Egypte.

    Selon l’avocat, la police a déjà fait subir aux deux hommes des chocs électriques 8 heures par jour sur une période de trois jours, afin de les contraindre à faire un faux témoignage contre les moines du monastère « Abou Fana ». La police voulait leur faire dire que les moines étaient en possession d’armes dont ils se seraient servis au cours des attaques du mois de mai. Malgré la torture ininterrompue, les deux hommes ont refusé de témoigner de façon mensongère contre des moines innocents.

    Lire la suite

  • Les coptes de Tayyiba attaqués et pillés

    A Tayyiba, ville située a 220 km au sud du Caire, peuplée de 35.000 chrétiens et de 10.000 musulmans, un jeune copte de 14 ans n’est pas descendu de son âne alors que passait un convoi funéraire musulman. Les musulmans ont frappé le garçon, et après l’enterrement ont lancé une attaque contre les commerces coptes. La police est intervenue, et a arrêté… 50 coptes et 10 musulmans. « Pour apaiser les musulmans », comme d’habitude. (Les coptes ont ensuite été relâchés.)

    Après la levée du couvre-feu, les coptes ont découvert que leurs magasins avaient été pillés, vraisemblablement par les inspecteurs du gouvernement chargés de contrôler la qualité des marchandises…

    C’était le 4 novembre. Depuis lors, la police est en nombre dans le village, et harcèle les coptes par des intimidations, des « amendes » et carrément du racket. L’équivalent de 50.000 dollars aurait été ainsi extorqué aux coptes par la police.