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  • Sensibilisation

    J’apprends qu’il y a à Londres dans les « centres communautaires » des cours de « sensibilisation au couteau ». Sic : « knife awareness » : pour prendre conscience des dangers du couteau…

    En ce moment se tient le procès d’un jeune de 17 ans (dont il est interdit de donner le nom) qui a tué un autre jeune, Hakim Sillah, de deux coups de couteau… pendant l’un de ces cours.

    C’est une « cruelle ironie », dit le procureur.

    Ce qui n’est pas vraiment ironique est qu’il y a eu à Londres l’an dernier 14.800 agressions au couteau, faisant 90 morts. (Plus de 70% des agresseurs sont noirs ou indo-pakistanais, et comme chacun sait c’est la faute de la pauvreté.)

  • Grand gagnant

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    Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki est arrivé en vainqueur au Parlement de Varsovie : son pays est le premier bénéficiaire du fonds de cohésion, et la condition d’état de droit est passée à la trappe. « La meilleure preuve de notre victoire, ce sont les quelques citations de la presse internationale », a-t-il dit en brandissant notamment l’article d’Euractiv dont je parlais hier.

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  • Le virus François a encore frappé

    Un chef d’œuvre du délire écolo-vaticanesque, publié par la très nouvelle Académie pontificale pour la vie qui, comme on le sait, n’a plus rien à voir avec ce que voulait Jean-Paul II. Le document est intitulé « Humanitas communitas à l’ère de la pandémie : méditations intempestives sur la renaissance de la vie ». Bien sûr, « intempestives » veut dire qu’on garantit des réflexions 100% politiquement et pontificalement correctes. Voici un extrait gratiné qui dispense de lire le reste :

    L’épidémie de Covid-19 a beaucoup à voir avec notre déprédation de la terre et le pillage de sa valeur intrinsèque. C’est un symptôme du malaise de notre terre et de notre incapacité à nous en soucier ; plus encore, un signe de notre propre malaise spirituel (Laudato Si’, n° 119). Serons-nous capables de remédier à la fracture qui nous a séparés de notre monde naturel, en transformant trop souvent nos subjectivités affirmées en une menace pour la création, une menace les uns pour les autres ?

    Considérons la chaîne des liens qui relient les phénomènes suivants : la déforestation croissante qui pousse les animaux sauvages à proximité de l’habitat humain. Les virus hébergés par les animaux sont donc transmis aux humains, en exacerbant ainsi la réalité des zoonoses, un phénomène bien connu des scientifiques comme vecteur de nombreuses maladies. La demande exagérée de viande dans les pays les plus développés du monde donne lieu à d’énormes complexes industriels d’élevage et d’exploitation animale. Il est facile de voir comment ces interactions pourraient en fin de compte provoquer la propagation d’un virus à travers le transport international, la mobilité de masse des personnes, les voyages d’affaires, le tourisme, etc…

    Le phénomène du Covid-19 n’est pas seulement le résultat d’événements naturels. Ce qui se passe dans la nature est déjà le résultat d’une intermédiation complexe avec le monde humain de choix économiques et de modèles de développement, eux-mêmes « infectés » par un « virus » différent de notre propre création : il est le résultat, plus que la cause, de la cupidité financière, de l’auto-indulgence des styles de vie définis par l’indulgence et l’excès de la consommation. Nous avons construit pour nous-mêmes un éthos de prévarication et de mépris pour ce qui nous est donné, dans la promesse élémentaire de la création. C’est pourquoi nous sommes appelés à reconsidérer notre relation avec l’habitat naturel. Reconnaître que nous habitons sur cette terre en tant que gardiens et non pas en tant que maîtres et seigneurs.

    On remarque l'absurde expression "l’auto-indulgence des styles de vie définis par l’indulgence". Le texte italien dit en réalité: "l'indulgence envers des styles de vie définis par la consommation et l'excès". Une fois corrigé, le texte dit donc:

    « Le phénomène du Covid-19 (...) est le résultat (...) de la cupidité financière, de l’indulgence envers des styles de vie définis par la consommation et l’excès. »

    Il fallait oser. Ils ont osé...

     

  • Saint Apollinaire

    L’antienne de communion de la messe de saint Apollinaire était dans les plus anciens livres celle des messes des papes saint Marcel et saint Etienne. Elle est d’une longueur inhabituelle, et d’un développement mélodique qui outrepasse le cadre habituel de l’antienne de communion. Et elle est d’un très beau 7e mode.

    Dómine, quinque talénta tradidísti mihi, ecce, ália quinque superlucrátus sum. Euge, serve bone et fidélis, quia in pauca fuísti fidélis, supra multa te constítuam, intra in gáudium Dómini tui.

    Seigneur, vous m’avez remis cinq talents ; voici que j’en ai gagné cinq autres. C’est bien, bon et fidèle serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

    Par le Chœur grégorien de Louvain (1986) :


    podcast

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  • Recul sur l’état de droit

    Le site Euractiv nous apprend que le pacte de relance laborieusement conclu à Bruxelles « recule sur l’Etat de droit ».

    Diable. On en tremble. Comment est-ce possible ? De quoi s’agit-il ?

    C’est qu’il avait été décidé depuis des mois que désormais les aides de l’UE seraient soumises à conditions : que les Etats membres qui en sont bénéficiaires soient très obéissants à toutes les objurgations de Bruxelles concernant leurs activités législatives. Pour faire bref, la Pologne et la Hongrie devaient être exclues des aides, à moins de passer sous les fourches caudines.

    Or cela était en effet inscrit noir sur blanc (pas dans ces termes, naturellement, mais de façon très claire) dans le projet d’accord de relance.

    Et, patatras, dans le texte final, il n’en reste rien. Parce que, selon des sources diplomatiques, le Premier ministre letton Arturs Krisjanis Karins a fait adopter « par acclamation » une proposition en ce sens appuyée par le groupe de Visegrad, mais aussi par l’Allemagne, la France, et les « radins ».

    On peut se demander pourquoi le très europhile Letton (américain jusqu’en 1996), ainsi que Macron et Merkel ont pris cette décision. Sans doute est-ce dans le but de ne pas mettre d’huile sur le feu dans les circonstances actuelles et de maintenir une cohésion européenne « historiquement » renforcée par l’accord…

    En tout cas Viktor Orbán s’est ouvertement réjoui de la chose, lors d’une conférence de presse commune avec… le Premier ministre polonais :

    « Toutes les tentatives visant à lier les fonds européens aux critères de l’État de droit ont été déjouées. Nous avons non seulement réussi à obtenir un bon paquet d’argent, mais nous avons défendu la fierté de notre nation et clairement indiqué qu’il n’est pas acceptable que quiconque, en particulier ceux qui ont hérité de l’État de droit, nous critique, nous les combattants de la liberté. »

  • Italexit

    Le sénateur italien Gianluigi Paragone, qui fut élu sous l’étiquette Mouvement 5 Etoiles, annonce que le nouveau mouvement dont il a annoncé la création le mois dernier s’appellera Italexit. Décision prise après une rencontre avec Nigel Farage.

    (Gianluigi Paragone fut directeur du quotidien de la Ligue du Nord, puis directeur adjoint du quotidien Libero, puis animateur d’émissions politiques à la RAI et à LA7.)

  • Abolition de la filiation

    L’Etat de Rhode-Island a adopté une nouvelle loi sur la filiation, qui édicte que la filiation légale s’établit par « naissance, adoption, reconnaissance, jugement, génétique, reproduction assistée, maternité de substitution, filiation de fait et présomptions ».

  • Voleurs

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    Le coordonnateur des activités du gouvernement israélien dans les « Territoires » a fait savoir lundi qu’avait été retrouvé en Cisjordanie un baptistère byzantin du Ve siècle qui avait été volé sur le site archéologique de Tel Tekoa. « C’est un moment important et formidable, a-t-il dit. Nous avons réussi à retrouver ce vestige archéologique unique après des années de recherches. »

    En réalité, ce baptistère se trouvait depuis 2002 devant la maison du maire de Tuqu’, près de Bethléem. Auparavant il était sur le site d’une église byzantine disparue, dans les ruines de l’ancienne ville de Tuqu’. Il avait été volé en 2000, retrouvé en 2002, et placé près de la maison du maire en attendant la construction d’un musée dédié à l’ancienne Tuqu’ (Khirbet Teku'a).

    Les soldats israéliens sont arrivés avec un gros camion lundi matin avant le lever du soleil pour voler le baptistère. La scène a été filmée par un Palestinien.

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    En outre les Israéliens laissent entendre qu’ils étaient à l’origine de la découverte du baptistère (l’un des trois de ce type, l’un des deux autres étant à Bethléem), alors qu’il avait été décrit par Victor Guérin dès 1863.

    L’ONG Emek Shaveh, spécialisée dans les questions de politique archéologique, a protesté contre ce nouveau vol : « Israël continue d'utiliser sa position d'administrateur des sites archéologiques en Cisjordanie comme un moyen d’accroître son contrôle sur les terres de Cisjordanie », ce qui aggrave « la politique de dépossession des Palestiniens de leurs terres et de leurs biens culturels ». « Bien que la prise de contrôle des terres par l'archéologie ne soit pas la principale méthode pour réaliser le contrôle israélien du territoire, elle est importante en raison de ses aspects symboliques et de son impact sur la conscience publique. »

  • Syro-Malabar romains

    Le diocèse de Rome confie à l’Eglise syro-malabare la basilique Sainte Anastasie sur le Palatin. Le cardinal George Alencherry, chef de cette Eglise (archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly) en avait fait la demande au pape l’an dernier lors de la visite ad limina des évêques syro-malabars.

    Les fidèles de cette Eglise du Kerala seraient environ 7.000 dans la région de Rome.

  • "Théologiens kémalistes"

    Dans notre époque fertile en oxymores, en voici un aussi nouveau qu’inattendu : les « théologiens kémalistes ». Ils sont au moins trois à se revendiquer comme tels, et à signer un texte, dans le quotidien turc de gauche BirGün, contre le retour à l’islam de Sainte-Sophie.

    Ils s’appellent Nazif Ay, Mehmet Ali Öz et Yusuf Dülger. Ils écrivent que « Sainte-Sophie ne peut pas être utilisée comme un instrument politique » et que l’ouvrir au culte d’une seule religion « est une grave et irréparable erreur ». « En faire de nouveau une moquée en ignorant les valeurs universelles est une décision qui détruit le message de réconciliation et de justice de l’Islam, dont le sens dans le dictionnaire est “paix”. » Ils soulignent que « ce temple fut construit par un peuple religieux Chrétien Orthodoxe » et que vouloir en « faire la propriété de l’islam offensera les non-musulmans et nourrira l’islamophobie et la haine de l’islam ».

    Où l’on voit que ces « théologiens kémalistes » sont les mêmes que nos laïcards islamophiles…