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  • On peut relancer la natalité

    On peut relancer la natalité, et comme par hasard c’est la Pologne qui en apporte la preuve.

    Conformément à sa promesse, le gouvernement avait instauré en avril 2016 une prime à la naissance, une allocation mensuelle de 500 złotys (116 euros) à partir du deuxième enfant. Dès 2016 il y a eu 13.000 naissances supplémentaires, et 20.000 en 2017. Et la proportion des premiers enfants est tombée de 50 à 43%.

    Mais la bataille n’est pas encore gagnée : l’indice de fécondité n’est que de 1,45 enfant par femme.

  • A Guernesey

    Les « Etats de délibération » de Guernesey ont rejeté, le 18 mai, par 24 voix contre 14, une « Requête » sur le suicide assisté, autrement dit sur l’euthanasie, que ses promoteurs appellent « mort assistée » (sic : « assisted dying »). La proposition de loi émanait de six députés dont le chef du gouvernement de l’île, Gavin St Pier, en guernesiais le Prumier de Giernesi.

    La « Commission politique et des ressources », qui est en fait le principal organe de gouvernement, avait manifesté son opposition (quoique présidée par Gavin St Pier). Mais les forces de la culture de mort avaient investi massivement, de toutes les façons possibles. Car si le vote avait été positif dans la petite île cela aurait été un spectaculaire précédent pour le reste des îles britanniques.

    Mgr Philip Egan, évêque de Portsmouth dont dépend Guernesey, s’est félicité de ce vote et a « rendu grâce à Dieu qui a répondu à nos prières pendant cette grande neuvaine conduisant à la Pentecôte ».

  • Mercredi des quatre temps de Pentecôte

    Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. Voici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant, qui suis descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde.

    La lecture évangélique est tirée de saint Jean (VI, 44-52) et le Sauveur, après le miracle des pains multipliés, y promet aux habitants de Capharnaüm le Pain eucharistique qui donne la vie à l’âme. L’antithèse établie par Jésus entre les grâces temporelles de l’ancienne Loi et cette nourriture divine converge toute sur le point de vue de leur efficacité. Malgré tant de dons temporels, dit Jésus aux Hébreux, vos pères ont cédé à la violence de la mort. Parjures, sensuels, ils ont tourné le dos à Dieu, et à l’eau de source ils ont préféré des eaux stagnantes. Ils convoitaient matériellement des biens matériels, qui leur échappèrent. Au contraire, la nourriture Eucharistique est toute spirituelle, et veut donc être reçue spirituellement, c’est-à-dire avec esprit de foi. Elle ordonne l’âme non pas aux jouissances de la vie sensuelle et terrestre, puisqu’elle va jusqu’à l’associer au sacrifice de la mort du Christ, mais à la participation de la plénitude de la grâce du Christ.

    (…)

    C’est très opportunément que se présente le contraste entre le jeûne de ce jour et la lecture évangélique où Jésus s’offre à nous comme le Pain de la vie éternelle. En effet, l’homme ne vit pas seulement de pain, mais il a un besoin absolu du Verbe de Dieu, sans qui la vie terrestre est comme un jour sans lumière, une vaine apparence de vie, une désolante image de la mort.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Mardi de Pentecôte

    « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. »

    Cette phrase de l'évangile de ce jour est aussi l'antienne du Benedictus.

    Je Suis. Je Suis la porte. La porte qui ouvre sur le salut, sur la vie éternelle.

    « Entrer et sortir » est un hébraïsme qui veut dire aller et venir en paix, en toute liberté.

    Le psaume 117 disait déjà :

    Ouvrez-moi les portes de la justice, afin que j'entre par elles et que je célèbre le Seigneur. C'est là la porte du Seigneur, les justes entreront par elle.

    Et il y a aussi une allusion à Jacob qui se réveillant du songe de l’échelle dit que ce lieu est « la porte du ciel ».

    Dans l’évangile de saint Mathieu le Christ dit : « Entrez par la porte étroite. Parce qu’elle est large la porte, et spacieuse la voie, qui conduit à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par elle. Comme elle est étroite la porte, et difficile la voie, qui conduit à la vie, et peu nombreux sont ceux qui la trouvent. » Et c’est bien dans le même contexte du « bon pasteur », puisque juste après il ajoute : « Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous couverts de peaux de brebis, et qui au dedans sont des loups ravissants. »

    Le parallèle avec saint Jean montre que la porte étroite c’est le Christ, et l’on remarque qu’il y a ici la porte, la voie, et la vie. Dans saint Jean il dira : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. »

    Il est la voie parce qu’il est la porte de la vie, et il en est ainsi parce qu’il est le seul vrai Pasteur.

  • La situation dans l’Eglise

    François a inventé une fête de Marie Mère de l’Eglise qu’il a fixée au lundi après la Pentecôte. Ce lundi après la Pentecôte, au moment même où j’écris, le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin, garant de la liturgie romaine, célèbre à Chartres la messe… du lundi de Pentecôte.

  • Bravo

    Les deux mouvements qui vont constituer la coalition gouvernementale italienne ont publié un « code éthique ». On y lit notamment que les membres de la franc-maçonnerie ne pourront pas faire partie du gouvernement.

    Le Grand Orient d'Italie est évidemment furieux et se répand en imprécations menaçantes…

  • Sultan Erdogan

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu hier un meeting à Sarajevo. Il a été accueilli par des milliers de personnes qui scandaient « Allah Akbar » et « Sultan Erdogan ». Il était en compagnie du membre Musulman de la présidence bosniaque, Bakir Izetbegovic, qui a appelé les participants à voter pour Erdogan, « un homme que Dieu vous a envoyé ».

    Histoire de rappeler que les Turcs sont aujourd'hui chez eux en Bosnie comme il y a un siècle, et qu’ils continuent d’investir massivement dans les Balkans.

  • Des moines ?

    Un moine bouddhiste du Japon attaque en justice le temple de Mont Koya pour surmenage et salaires impayés. Il enchaînait les heures supplémentaires impayées et n’avait presque jamais de jours de repos, informe Slate d’après un article du Japan Times.

    Voilà une preuve que ces bouddhistes ne sont donc pas des moines, et que le mot est utilisé de façon erronée ou volontairement fausse par tous les médias et même les spécialistes des religions. Par définition un moine n’est pas rémunéré et ne peut donc pas faire d’heures supplémentaires impayées…

  • Le cardinal Hlond

    Le pape a autorisé samedi la promulgation de décrets reconnaissant les « vertus héroïques » de 12 candidats à la béatification.

    Le premier concerne le cardinal Hlond, primat de Pologne réfugié pendant la guerre à Rome auprès de Pie XII, puis à Lourdes, puis à Hautecombe où il fut arrêté par la Gestapo pour ses liens avec le gouvernement polonais en exil. Il fut libéré en Allemagne par les Américains. Puis il fut le grand reconstructeur de l’Eglise en Pologne, face au pouvoir communiste, avec tous les pouvoirs de légat pontifical. Il sacra une dizaine d’évêques (dont Mgr Wyszynski), rouvrit les séminaires, restaura les églises. Le 8 septembre 1946, en plein stalinisme, plus de 700.000 pèlerins étaient à Czestochowa pour participer à la consécration de la Pologne au Cœur immaculé de Marie.

    Un grand serviteur de l’Eglise et un grand Polonais, impeccablement anti-nazi et anticommuniste, dont la figure fut quelque peu éclipsée par celle du « primat du millénaire ».

  • Dommage

    En tête des 14 prélats que le pape créera cardinaux le 29 juin prochain il y a Sa Béatitude Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens.

    Il est vrai que son prédécesseur immédiat fut cardinal (par la grâce de Benoît XVI, hélas), mais ce n’était pas le cas des précédents et ce n’est pas une raison pour persévérer dans l’erreur. Il est ecclésiologiquement aberrant qu’un chef d’Eglise orientale soit cardinal. J’ai beaucoup de respect pour Mgr Sako, qui fut un héroïque archevêque de Kirkouk, mais sa dévotion latine est déconcertante (aussi sur le plan liturgique paraît-il).