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  • Et les Kurdes…

    Les Kurdes syriens du Parti kurde d’Union démocratique (Pyd) avaient demandé à participer à la conférence Genève II. Ils ont été éconduits. Alors ils viennent de former un gouvernement autonome, composé de 20 ministres, dont trois chrétiens (Economie, Programmation des organismes municipaux, Droits fondamentaux). Présidé par Akram Hissou, s’est établi à Qamishli et exercera son autorité dans une zone comprenant également Hassaké (ville peuplée de Kurdes et de quelque 25.000 chrétiens assyro-chaldéens, arméniens, syriaques, siège d’un archevêché syro-catholique).

    Pendant ce temps, les Kurdes d’Irak sont la cause d’une grosse colère du gouvernement irakien. Cela fait un an que le ton monte : depuis que les Kurdes ont commencé à exporter du pétrole en Turquie via un nouvel oléoduc qui échappe au contrôle de Bagdad. Le manque à gagner, dans le budget fédéral, est devenu tel (18 milliards de dollars) qu’il menace l’Irak de faillite. Le ministre irakien du Pétrole menace de poursuivre la Turquie et les compagnies pétrolières pour « contrebande », soulignant que c’est une atteinte à l’indépendance et à l’unité (sic) de l’Irak.

  • Encore deux arbres martyrs du laïcisme

    Deux «arbres de la laïcité» ont été sciés lundi dans l'Essonne, à Boussy-Saint-Antoine et à Epinay-sous-Sénart.

    Selon Le Parisien, le geste a été revendiqué par une organisation intitulée « Combattre la Franc-Maçonnerie », qui souligne que ces plantations sont généralement organisées par le Grand Orient de France, ce qui montre « la mainmise de clans maçonniques » faisant une « utilisation trompeuse d’une laïcité dévoyée ».

  • La manifestation du 8 février

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    La préfecture de police refuse que l’AGRIF organise place Vendôme ou place de l’Opéra son rassemblement visant à demander l’interdiction de « l’organisation raciste et terroriste des Femen ».

    La manifestation aura lieu sur le terre-plein n° 3 (angle Assemblée nationale) de la place des Invalides.

  • Une petit coup de pouce au suicide de l’Europe

    Le Sénat italien a approuvé en première lecture un projet de loi visant à abolir le délit d'immigration clandestine.

    Le ministre de l’Immigration a qualifié le vote de « progrès qui nous rapproche de l'Europe ».

    Sic.

    C’est que le ministre italien de l’Immigration est Cécile Kyenge et qu’elle est congolaise…

  • L’Académie de médecine contre l’euthanasie

    Dans le cadre de l’affaire Vincent Lambert, l’Académie de médecine « réitère sa position sur la fin de vie ». Extrait :

    « Il n’est pas dans  la mission du médecin de provoquer délibérément la mort. Aucun médecin ne saurait consentir à donner la mort. Aucun médecin ne saurait se voir imposer par la loi de transgresser cet interdit fondateur. »

    Pourtant l’Académie de médecine ne désavoue pas les médecins avorteurs. Il serait souhaitable qu’elle précise à quel stade de la grossesse apparaît la vie.

  • Le droit à l’avortement et l’interdiction d’y être opposé

    L’Assemblée nationale (à savoir une centaine de députés, quand même) a voté sans surprise à une très large majorité la suppression de la notion de « détresse » de la femme qui veut avorter. Il s’agit désormais seulement de la femme qui « souhaite » tuer son bébé.

    Quelque 19 députés (18 UMP et Jacques Bompard) avaient proposé un amendement disant qu’en conséquence l’avortement n’est plus remboursé.

    Ils étaient donc 19 à avoir signé ce texte. Ils ont été… 7 à le voter. Voici les noms des 7 derniers députés qui défendent encore la vie en France : Jacques Bompard, Nicolas Dhuicq, Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson, Claudine Schmid.

    Au moment du vote sur cet amendement, il y avait 14 députés UMP en séance (sic), dont les 6 qui l’ont voté (six autres ont voté contre, deux se sont abstenus).

    Les députés ont également voté l’aggravation du délit d’entrave à IVG. Désormais est puni de deux ans de prison et 30.000 € d’amende non seulement « le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher » un avortement, mais aussi le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher « de s’informer » sur l’avortement. Ce qui permet de poursuivre notamment les sites internet de défense de la vie s’ils ne mettent pas sur le même plan le « choix » de l’avortement et le choix de la vie.

  • Portrait du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

    « C’est un Allemand, il faut le dire. C’est avant tout un professeur de théologie allemand, et il ne pense qu’en termes de blanc et noir… Mais le monde n’est pas comme ça, mon frère. Tu dois être un peu plus flexible quand tu entends d’autres sons de cloche, ainsi tu ne dois pas juste écouter et dire : “la frontière est ici”… Pour l’heure, il n’écoute que son groupe de conseillers… »

    Ces propos, qui visent Mgr Gerhard Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, sont du cardinal Oscar Andrez Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa et coordinateur (ou président, selon les sources) du groupe de huit cardinaux nommés par François pour élaborer la réforme de la curie.

    (On trouvera une traduction de toute l'interview du cardinal Maradiaga - "nous sommes au début d'une ère nouvelle dans l'Eglise", "plus de pastorale que de doctrine", "les défis pastoraux exigent des réponses adéquates à l'époque", etc. - chez Benoît et moi.)

  • « Le pape aux réfugiés : partagez votre foi avec les musulmans, Dieu est un »

    Tel est le titre de plusieurs médias italiens sur la visite de François à une paroisse romaine qui accueille de nombreux « réfugiés » (ou immigrés clandestins, c’est affaire d’appréciation…).

    Il leur a dit :

    « C'est important que vous fassiez des réunions. Ceux qui sont chrétiens avec la Bible, ceux qui sont musulmans avec le Coran, avec la foi que vous avez reçue de vos pères, qui vous aidera toujours à aller de l'avant. Partagez aussi votre propre foi, parce que Dieu est un seul : le même. Certains vont parler d’une manière, d’autres d’une autre… mais allez de l’avant. Partagez. »

    Euh… Il faut partager quoi ? Que Dieu est impénétrable et incommunicable ? Que Jésus n’est qu’un homme ? Qu’il n’est pas mort sur la Croix et qu’il n’est pas ressuscité ? Que parler de Trinité est un blasphème et qu’on doit tuer (sourate 9, 5 par exemple) ceux qui y croient ? Que la participation au jihad est une obligation pour tout vrai croyant ? Et quoi d’autre, s’il vous plaît, très Saint-Père ?

    Mais surtout, il n'y a pas d'un côté des chrétiens avec la Bible, et de l'autre côté des musulmans avec le Coran. Le christianisme n'est pas une religion du livre, mais du Verbe fait chair, deuxième Personne de la Sainte Trinité faite homme pour donner à l'homme un destin divin dans la divine Trinité. Il n'y a aucune symétrie possible, aucun échange, aucun partage.

    (Merci une fois de plus à Benoît et moi.)

  • Saints Vincent et Anastase

    Comme pour Fabien et Sébastien, les fêtes de ces deux martyrs ont fini par fusionner, bien qu’il n’y ait pas de rapport entre le diacre de Saragosse († 304) et le moine persan († 628).

    J’ai évoqué plusieurs fois saint Vincent (notamment ici, ou par un sermon de saint Augustin). Voici ce que le bienheureux cardinal Schuster dit de la dévotion romaine à saint Anastase.

    Le culte de saint Anastase, moine persan martyrisé à Césarée de Palestine sous Chosroës vers 626, s’implanta à Rome quelque temps plus tard, c’est-à-dire lorsqu’on y apporta son chef, qui fut déposé dans le monastère ad aquas salvias érigé par Narsès pour les moines de Cilicie. Le grand nombre de prodiges qui s’ensuivirent rapidement lui valurent la renommée de thaumaturge, en sorte que la liste des évangiles de Würzbourg assigne à sa messe le passage de saint Marc (V, 21-34) où Jésus opère la résurrection de la fille de Jaïre et la guérison de l’hémorroïsse.

    La grande popularité de cette dévotion envers saint Anastase à Rome est attestée par les nombreuses basiliques qui lui étaient dédiées, à l’Arenula, à la Marmorata, dans le quartier de pinea, et à Trevi. Les miracles qui s’opéraient durant le haut moyen âge par l’image du saint, ont fait que celle-ci, presque jusqu’à nos temps, était reproduite jusque dans les Sante Croci, ou alphabets à l’usage des enfants.