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  • Geert Wilders n’ira pas à Prague…

    Le sénateur Jiri Oberfalzer avait invité Geert Wilders à présenter son film Fitna au Sénat tchèque. La commission des médias du Sénat avait donné son accord. Mais le président du Sénat, Premysl Sobota, a exigé que la commission annule sa décision.

    « Le Sénat n'est pas le lieu approprié pour répandre les idées controversées de Wilders, a déclaré Sobota. Certains ont oublié que la démocratie et les paroles ont des limites. »

    La direction de l'ODS, le parti de Sobota... et d'Oberfalzer, avait condamné cette invitation.

    Petr Mach, président du Parti des citoyens libres (scission récente de l'ODS, par des amis de Vaclav Klaus) a déclaré que Geert Wilders était un homme politique important, qu'il était très proche de son parti sur le plan fiscal et social, et il a ajouté : « Heureusement, l'immigration musulmane n'est pas un problème en République tchèque, mais nous craignons que le traité de Lisbonne aboutisse à exporter la politique européenne d'immigration en République tchèque. »

     

    Addendum.

    Jiri Oberfalzer maintient son invitation, et trouvera un autre endroit.

  • A la tête de l’UE…

    On glose sur la nomination de Herman Van Rompuy au poste de président du Conseil européen et de Catherine Ashton au poste de haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Le premier est à peine connu en Belgique, où il est Premier ministre, la seconde est inconnue partout, même au Royaume-Uni.

    Mais l'objectif était qu'il y ait un « président de l'Europe » et un « ministre des Affaires étrangères de l'Europe », pour installer l'idée d'un super-Etat européen. La personnalité des titulaires n'a aucune importance. Dans les pays communistes, ce n'est pas le président qui décide des orientations, c'est le secrétariat du comité central. Ce que l'on appelle dans l'UE la Commission européenne.

    (Les nominations devaient être « équilibrées » selon les normes politiciennes et politiquement correctes : on a donc choisi un homme de droite d'un petit pays et une femme de gauche d'un grand pays...)

  • Un « président de l’UE » ? Un « ministre des Affaires étrangères » ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L'étape du traité de Lisbonne dans la construction d'un super-Etat européen est déjà dépassée, avant même que ce traité entre en vigueur.

    Il paraît que nous avons désormais un « président de l'Union européenne », voire même un « président de l'Europe ». Mais le traité de Lisbonne instituait un « président du Conseil européen », chargé de présider les réunions des dirigeants des pays membres et non de « présider l'Europe ».

    Il paraît que nous avons maintenant un « ministre des Affaires étrangères » de l'Union européenne. Même M. Barroso l'appelle ainsi. Mais le traité de Lisbonne instituait un « haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». C'est dans le projet de Constitution européenne qu'il était  appelé « ministre des Affaires étrangères ». L'abandon de ce titre était l'un des changements cosmétiques destinés à gommer les aspects de la Constitution européenne qui relevaient trop manifestement d'un super-Etat européen.

    Mais le maquillage n'aura même pas tenu jusqu'à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

  • L'euthanasie à l'Assemblée nationale

    Une proposition de loi sur l'euthanasie, quoique rejetée en commission, a réussi à venir en discussion à l'Assemblée nationale grâce aux « niches parlementaires ».

    On a un aperçu du niveau d'obscurcissement de la conscience avec cette intervention telle que la relate l'AFP :

    Il faut "aider à mourir comme en d'autres circonstances on peut aider à naître", a indiqué la socialiste Marie-Odile Bouillé, sage-femme de profession. Elle s'est dit "frappée que les arguments avancés contre l'aide à mourir ressemblent à ceux avancés", il y a plus de 30 ans, "contre le droit à l'avortement".

    Le débat a tourné court quand le gouvernement et le groupe UMP ont décidé de reporter le vote du texte : les députés socialistes ont alors quitté l'hémicycle.

  • Sans Jésus-Christ, l'homme est incapable de se comprendre et de comprendre le monde

    Benoît XVI a reçu hier les universités pontificales de Rome et la Fédération internationale des universités catholiques.

    Il a souligné que c'est le 30e anniversaire de la Constitution apostolique de Jean-Paul II "Sapientia Christiana", plus que jamais d'actualité dans une société "où le savoir est de plus en plus spécialisé et fragmenté, et pour cela extrêmement conditionné par le relativisme. C'est pourquoi il faut ouvrir la société à la sagesse qui vient de l'Evangile. Sans Jésus-Christ, l'homme est incapable de se comprendre et de comprendre le monde. Jésus-Christ seul en montre la dignité, la vocation et le destin, seul en ouvre le cœur à l'espérance". Enseignants et étudiants, a-t-il poursuivi, "ne peuvent perdre de vue que leur fin est d'être instruments d'évangélisation. En outre, l'étude des sciences religieuses ne doit pas être privée de la prière et de la contemplation, du contact avec Dieu, d'autant que la réflexion sur les mystères divins constitue un vaste domaine d'expérience intellectuelle".

    S'adressant plus particulièrement à l'assemblée de la FIUC, le Saint-Père a rappelé le soixantième anniversaire de ses statuts canoniques, encourageant ses participants à raviver leur volonté de servir l'Eglise et saluant le thème choisi (Sciat ut Serviat, savoir pour servir) qui constitue un programme d'avenir :

    "Dans une culture qui manque de sagesse et de réflexion, d'une pensée capable de synthèse et d'orientation, les universités catholiques doivent rester fidèles à leur identité et faire de l'inspiration chrétienne leur fer de lance. Elles sont appelées à développer un nouvel humanisme, un savoir qui soit sagesse et foi, qui soit en mesure de guider l'homme à la lumière des grands principes et de sa finalité".

  • Saint Félix de Valois

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    La plus imposante statue du Pont Charles, à Prague, représente saint Félix de Valois (avec à la main des fers ouverts) et saint Jean de Matha (en contrebas, donnant de l'argent au prisonnier qu'ils ont libéré), fondateurs de l'ordre de la rédemption des captifs (Trinitaires). En dessous de saint Félix, on voit le cerf qui était apparu à saint Félix, avec la croix d'or entre ses bois. En dessous, un Turc garde avec son chien une prison où sont enfermés des chrétiens. Le personnage tout en haut est saint Ivan, et personne ne sait ce qu'il fait là...

    (Sur saint Félix, voir mes notes de 2006, 2007, 2008.)