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  • Vol d'une « œuvre d'art »

    C'était une croix en bois, de 2 mètres de haut et 2,50 mètres de large, sur laquelle reposait un linceul rose fixé par des barbelés ainsi qu'un écriteau, comme un titulus au centre de la croix. Sur l'écriteau était inscrite une citation du dramaturge Bernard-Marie Koltès, mort du sida en 1989 : "Tu serais content ici, les Brésiliennes sont sacrément entreprenantes, quel cauchemar ! Heureusement qu'elles ont des frères ! Que Dieu me pardonne !"

    Cette « installation » avait été demandée à l'« artiste » Mathieu Cailotto, étudiant aux Beaux-arts de Metz, par le lobby Couleurs gaies, qui l'avait exposée devant ses locaux, en plein centre de Metz. Et voilà qu'elle a subitement disparu.
    « Elle est restée plus d'un mois visible. On estime que l'objectif de l'œuvre a été atteint », dit le président de Couleurs gaies.

    L'objectif, c'est-à-dire la provocation anti-chrétienne à gros sabots.

    L'« artiste » avait proposé son projet aux organisateurs de l'hommage à Koltès. Cela devait être exposé sur le parvis de l'église Sainte-Thérèse... Mais les organisateurs n'avaient retenu que la fin de la citation : « Que Dieu me pardonne », que Mathieu Cailotto avait réalisée en barbelés roses (sans croix)...

  • Une revendication d’identité nationale

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La contribution, d'un enthousiasme débridé, qu'apportent ces jours-ci des milliers de jeunes au débat sur l'identité nationale, dans les rues de nombreuses villes de France, mérite d'être prise en considération.

    Ces jeunes gens revendiquent avec fougue leur identité nationale. Les pouvoirs publics doivent satisfaire cette revendication, en leur permettant d'abandonner l'identité française qui leur a été imposée contre leur gré et en les aidant à s'installer dans le pays qui correspond à leur drapeau.

  • Van Rompuy et la Turquie

    Les dirigeants des 27 se réunissent ce soir pour « élire » le président du Conseil européen.

    Le Belge (ou faut-il dire le Flamand) Herman Van Rompuy reste le favori : il est soutenu par la France et l'Allemagne.

    Puisqu'il en faut un, pourquoi pas lui ?

    Ses opposants ont déjà ressorti ses déclarations d'un ombrageux nationalisme flamand, qui ne cadrent pas avec le « vivre ensemble » belge, encore moins européen.

    Et ils viennent de ressortir des propos qu'il avait tenus au Parlement belge en décembre 2004 :

    « La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et ne fera jamais partie de l'Europe... Un élargissement de l'UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l'entrée d'un grand pays islamique comme la Turquie. »

  • Geert Wilders à Prague

    Geert Wilders a été invité à faire une conférence et à présenter son film Fitna au Sénat tchèque fin novembre.
    C'est Jiri Oberfalzer, le sénateur qui a mené le combat contre le traité de Lisbonne, qui a invité le président du Parti pour la liberté.

    Il a expliqué qu'il a pris cette décision après la mésaventure arrivée à Geert Wilders quand il avait été invité par un lord et qu'il avait été refoulé du territoire britannique, avant qu'un tribunal de Londres condamne l'attitude des autorités.

    « Cet événement a révélé une profonde crise quant à la liberté d'expression dans la civilisation occidentale », dit Jiri Oberfalzer.

    Naturellement, le président du Sénat a déclaré que cet hémicycle n'est pas le lieu opportun pour la présentation des idées de Wilders...

  • Suisse : le président intervient

    Le président de la Confédération suisse est élu pour un an. Il a des fonctions essentiellement représentatives : il fait un discours le 1er janvier et le jour de la fête nationale, et il inaugure les chrysanthèmes. Il n'intervient quasiment jamais dans la vie politique du pays. Or voici qu'il a délivré un message vidéo, pour inciter les Suisses à rejeter le référendum contre la construction de minarets. A croire que le référendum met la patrie en danger...

    « Les musulmans doivent pouvoir pratiquer leur religion et disposer de minarets en Suisse également », dit-il, car « la tolérance religieuse a une longue tradition» dans le pays. Il oublie seulement que l'initiative ne se fonde pas sur un fait religieux mais sur un fait politique. Sur le fait de l'intolérance politique de l'islam.

    Il ajoute que l'appel du muezzin ne retentira pas dans la Confédération, quelle que soit l'issue de l'initiative populaire. Car les dispositions relatives aux nuisances sonores permettent d'interdire tout ce qui pourrait générer du bruit.

    Mais, monsieur le président, si on n'interdit pas les cloches des églises, comment interdirait-on les appels de muezzin ?

  • Bayrou le catholique…

    François Bayrou, président du MoDem, sur la chaîne Public Sénat :

    "Les sociétés évoluent et les gens aussi" comme "mon regard sur la reconnaissance du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi. Je trouve qu'il faut avoir une approche positive de ce point de vue là".
    "Je suis favorable à l'idée de l'égalité des droits entre couples constitués devant la loi": "Je suis favorable à l'égalité des droits fiscaux, sociaux et en matière de succession. Je trouverais tout à fait normal et possible que l'on ait une signature en mairie."

    Concernant l'adoption, "je n'ai jamais compris la discrimination qui est exercée par quelques-uns sur ce droit-là". "En France, les célibataires ont le droit d'adopter. Si les célibataires ont le droit d'adopter, je ne reconnais pas aux pouvoirs publics la faculté d'aller scruter dans leur vie personnelle (...). La vie intime de quelqu'un ne regarde pas l'Etat, donc je suis contre cette discrimination." "Lorsque deux personnes vivant en couple élèvent un enfant ensemble, il faut que soit reconnu un lien entre ces deux personnes et l'enfant."

  • La messe de saint Pie V, pour une maturation de la conscience liturgique

    Deux extraits d'une interview de Mgr Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, dans l'Homme nouveau. Ils permettent de comprendre en profondeur l'intention de Benoît XVI quant au rôle de la messe de saint Pie V dans ce qu'il appelait, avant d'être pape, la réforme de la réforme.

    Nous sommes tous appelés à recevoir la forma mentis sur laquelle est fondé le motu proprio : étant toujours prioritaire la continuité de l'histoire de foi de l'Église (lex credendi et lex orandi). Le renouveau du concile Vatican II est à comprendre en continuité avec la grande tradition doctrinale de l'Église. Dans l'histoire de la liturgie, il y a croissance et développement intérieurs, mais il faut repousser toute rupture ou discontinuité avec le passé. Le patrimoine et le trésor spirituel de la richesse liturgique inclus dans la forme antique du missel romain, rendus visibles de façon spéciale dans l'usage antique du rite, ne doivent pas rester en marge de la vie ecclésiale, mais doivent être justement promus et appréciés dans les diocèses et les diverses réalités ecclésiales.

    (...)

    Je pense qu'au point où on en est arrivé, il est essentiel d'agir dans la ligne qu'indiquait le Saint-Père dans la Lettre de présentation du motu proprio sur l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970, à savoir que « les deux formes de l'usage du rite romain peuvent s'enrichir mutuellement » et que « ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l'improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l'Église, et de leur donner leur juste place ». C'est ainsi que s'est exprimé le Saint-Père. Promouvoir cette ligne signifie alors contribuer effectivement à cette maturation dans la vie et dans la conscience liturgique qui pourrait porter, dans un avenir pas trop lointain, à une « réforme de la réforme ». Ce qui est essentiel aujourd'hui pour récupérer le sens profond de la liturgie catholique, dans les deux usages du missel romain, c'est le caractère sacré de l'action liturgique, le caractère central du prêtre comme médiateur entre Dieu et le peuple chrétien, le caractère sacrificiel de la sainte messe, comme dimension primordiale de laquelle dérive la dimension de communion.

  • L’art et la foi

    Voici la fin de la catéchèse de Benoît XVI, hier, sur les cathédrales, en prélude à sa rencontre avec les artistes.

    Chers frères et sœurs, j'ai plaisir à souligner à présent deux éléments de l'art roman et gothique également utiles pour nous. Le premier : les chefs-d'œuvre artistiques nés en Europe dans les siècles passés sont incompréhensibles si l'on ne tient pas compte de l'âme religieuse qui les a inspirés. Un artiste, qui a toujours témoigné de la rencontre entre esthétique et foi, Marc Chagall, a écrit que « pendant des siècles les peintres ont trempé leur pinceau dans cet alphabet coloré qu'était la Bible ». Quand la foi, de manière particulière célébrée dans la liturgie, rencontre l'art, il se crée une harmonie profonde, car toutes les deux peuvent et veulent parler de Dieu, en rendant visible l'Invisible. Je voudrais partager cela lors de la rencontre avec les artistes du 21 novembre, en leur renouvelant cette proposition d'amitié entre la spiritualité chrétienne et l'art, souhaitée par mes vénérés prédécesseurs, en particulier par les serviteurs de Dieu Paul VI et Jean-Paul II. Le deuxième élément : la force du style roman et la splendeur des cathédrales gothiques nous rappellent que la via pulchritudinis, la voie de la beauté, est un parcours privilégié et fascinant pour s'approcher du Mystère de Dieu. Qu'est la beauté, que les écrivains, les poètes, les musiciens, les artistes contemplent et traduisent dans leur langage, sinon le reflet de la splendeur du Verbe éternel fait chair ? Saint Augustin affirme : « Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l'air diffus et léger. Interroge la beauté du ciel, interroge l'ordre des étoiles, interroge le soleil, qui avec sa splendeur éclaire le jour ; interroge la lune, qui avec sa clarté modère les ténèbres de la nuit. Interroge les bêtes sauvages qui nagent dans l'eau, qui marchent sur la terre, qui volent dans l'air : des âmes qui se cachent, des corps qui se montrent ; visible celui qui se fait guider, invisible celui qui guide. Interroge-les ! Tous répondront : Regarde-nous : nous sommes beaux ! Leur beauté les fait connaître. Cette beauté changeante... qui l'a créée, sinon la Beauté immuable ? »

    Chers frères et sœurs, que le Seigneur nous aide à redécouvrir la voie de la beauté comme l'un des itinéraires, peut-être le plus attirant et fascinant, pour parvenir à rencontrer et à aimer Dieu.

  • Daoudal Hebdo N° 58

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    Daoudal Hebdo N° 58

    Dans ce numéro

    Page 2
    L'éducation selon Ségolène

    Page 3
    La propagande islamique au cinéma

    Pages 4-5
    On vous demande de participer à la définition de l'initiative citoyenne...

    Pages 6-7
    Plaidoyer pour la vie, contre la décroissance

    Page 8
    L'entrée de Marie au Temple
    Dimanche prochain...
  • Sainte Elisabeth de Hongrie

    Aussi gracieusement simple en ses vertus qu'affable pour tous, elle s'étonnait de l'attitude sombre et morose que plusieurs affectaient dans leurs prières ou leurs austérités : « Ils ont l'air de vouloir épouvanter le Bon Dieu, disait-elle, tandis qu'il aime celui qui donne joyeusement. »

    Le temps, hélas ! vint vite pour elle de donner sans compter. Ce fut d'abord le départ en croisade du duc Louis, son époux, dont il sembla qu'elle ne se pourrait jamais séparer; puis la scène déchirante où lui fut annoncée sa mort, au moment où pour la quatrième fois elle venait d'être mère ; enfin l'acte d'odieuse félonie par lequel Henri Raspon, l'indigne frère du landgrave, trouvant l'occasion bonne pour s'emparer des états du défunt, chassa ses enfants et sa veuve, avec défense à qui que ce fût de les recevoir. Dans ce pays où toute misère avait éprouvé ses bontés, Elisabeth dut mendier, en butte à mille rebuts, le pain des pauvres enfants, réduits comme elle à se contenter pour gîte d'une étable à pourceaux.

    L'heure des réparations devait sonner avec le retour des chevaliers partis en la compagnie du duc Louis. Mais Elisabeth, devenue l'amante passionnée de la sainte pauvreté, resta parmi les pauvres. Première professe du Tiers-Ordre séraphique, le manteau que saint François lui avait envoyé comme à sa très chère fille demeura son unique trésor. Bientôt les sentiers du renoncement absolu l'eurent conduite au terme. Celle que, vingt ans auparavant, on apportait dans un berceau d'argent à son fiancé vêtue de soie et d'or, s'envolait à Dieu d'une masure de terre glaise, n'ayant pour vêtement qu'une robe rapiécetée ; les ménestrels dont les assauts de gai savoir avaient rendu fameuse l'année de sa naissance n'étaient plus là,mais on entendit les Anges qui chantaient, montant vers les cieux : Regnum mundi contempsi, propter amorem Domini mei Jesu Christi, quem vidi, quem amavi, in quem credidi,quem dilexi (J'ai méprisé les trônes du monde en considération du Seigneur Jésus-Christ, l'attrait de mes yeux et de mon cœur, qui eut ma foi et mon  amour).

    Quatre ans après, Elisabeth, déclarée Sainte par le Vicaire de Jésus-Christ, voyait tous les peuples du Saint-Empire, empereur en tête, affluer à Marbourg où elle reposait au milieu de ces pauvres dont elle avait ambitionné la vie. Son corps sacré fut remis à la garde des chevaliers Teutoniques, qui reconnurent l'honneur en faisant de Marbourg un chef-lieu de l'Ordre, et en élevant à la Sainte la première église ogivale que l'Allemagne ait possédée. De nombreux miracles y attirèrent longtemps l'univers chrétien.

    Et maintenant, bien que toujours debout, toujours belle en son deuil, Sainte-Elisabeth de Marbourg ne connaît plus que de nom celle qui fut sa gloire. A la Wartbourg embaumée des grâces de la chère Sainte, où s'écoula au milieu des plus suaves épisodes sa vie d'enfant et d'épouse, le grand souvenir qu'on montre au voyageur est la chaire d'un moine en rupture de ban, et la tache d'encre dont, en un jour de démence ou d'ivresse, il salit les murs, comme il devait de sa plume tenter de tout profaner et souiller dans l'Eglise de Dieu.

    (L'Année liturgique)