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  • L'euthanasie de nouveau votée au Luxembourg

    Les députés luxembourgeois se sont à nouveau prononcés aujourd'hui en faveur de la légalisation de l'euthanasie, à l'issue d'un débat de plus de cinq heures. 31 voix pour, 26 contre (dont 23 du parti chrétien-social du Premier ministre Jean-Claude Juncker qui fait modifier la Constitution pour que la loi passe…) et trois abstentions.

    Le texte a été modifié en tenant compte des avis du Conseil d’Etat. A l'origine, il était prévu que le recours à l'euthanasie soit réservé aux personnes souffrant d'une maladie "grave et incurable". Pour des raisons juridiques, il a finalement été décidé de reprendre la formulation de la législation équivalente en Belgique, qui parle de situation médicale "sans issue". En outre, la nouvelle mouture interdit le droit à l'euthanasie aux mineurs, alors que la version précédente l'autorisait à partir de l'âge de 16 ans, avec le consentement des parents.

    De ce fait, il s'agissait de nouveau d'un vote en première lecture. Il devrait donc y avoir un vote en seconde lecture dans trois mois, sauf si le Conseil d’Etat dit qu’il n’y a pas besoin de seconde lecture.

    La Chambre des députés demande une validation immédiate, en arguant de la première première lecture de février...

    Mais de toute façon (si le grand-duc maintient son opposition), la loi ne peut pas être promulguée avant que la révision de la Constitution passe en seconde lecture : ce ne sera pas avant le 12 mars… Or le grand-duc est tenu de promulguer les lois dans les trois mois... Donc avant le 18 mars s'il n'y a pas de seconde lecture...

    Addendum. Dès le 19 décembre, le Conseil d'Etat a exempté le texte d'une seconde lecture.

  • La mosquée de Créteil

    La grande mosquée de Créteil, dédiée aux compagnons du Prophète (« Sahaba »), ouverte le 3 décembre, a été officiellement inaugurée aujourd’hui, en présence du rabbin, de l’évêque, du préfet, et du maire Laurent Cathala auquel le président de l'Union des associations musulmanes de Créteil, Karim Benaïssa, a rendu « hommage » pour son soutien.

    Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a salué une mosquée « exemplaire » pour la France, où vivra, a-t-il dit, un « islam tolérant, d'ouverture et de fraternité »…

    (Ceci est, il faut toujours le rappeler, un parfait oxymore. L’islam est la religion du Coran, et le Coran ne permet ni tolérance, ni ouverture, ni fraternité. Pour être précis, il est question une fois de fraternité dans le Coran : exclusivement entre musulmans…)

  • Coïncidence…

    Le pape Benoît XVI recevait aujourd’hui le nouvel ambassadeur du Grand Duché du Luxembourg, venu lui présenter ses lettres de créance.

    Il lui a dit :

    « Je voudrais saisir l'occasion de notre rencontre pour exprimer ma très vive préoccupation au sujet du texte de loi sur l'euthanasie et le suicide assisté, actuellement en débat au Parlement. Il a souligné que le texte de loi « légitime concrètement la possibilité de mettre fin à la vie » et a relevé que ce projet s'accompagne « d'une manière contradictoire, d'un autre projet qui contient d'heureuses dispositions législatives pour développer les soins palliatifs ».

    Il a ajouté :

    « Les responsables politiques, dont le grave devoir est de servir le bien de l'homme, tout comme les médecins et les familles, doivent se rappeler que “la décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite” » (Evangelium vitae).

    Les députés luxembourgeois doivent théoriquement adopter ce jeudi en deuxième lecture le projet de loi légalisant l'euthanasie.

    Addendum

    Voici l'intégralité du passage de l'allocution sur l'euthanasie.

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  • Brard condamné

    Jean-Pierre Brard a été condamné à 1.500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir refusé, au nom de la défense de la laïcité, de laisser s'exprimer en 2006 une élue portant une croix. Et il devra lui verser 5.000 euros de dommages et intérêts.

    Il a été reconnu coupable de « refus du bénéfice d'un droit par chargé de mission de service public à raison de la religion », discrimination réprimée par l'article 432-7 du code pénal. Le tribunal considère que l’ancien maire de Montreuil a fait « une confusion entre le principe de neutralité exigé dans les services publics et la non-neutralité d'un conseil municipal où tout le monde doit pouvoir s'exprimer ».

  • La présidence tchèque de l’UE

    Le vice-Premier ministre tchèque pour les Affaires européennes, Alexandr Vondra, s'est entretenu hier à Paris avec le nouveau secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Bruno Le Maire. Il a présenté les priorités de son pays dans le cadre de la présidence de l’Union européenne.

    La République tchèque sera résolument tournée vers l'Est avec pour objectif « d'accorder davantage d'attention aux pays voisins » de l'Union européenne. « Le printemps 2008 avait été celui de la Méditerranée, le printemps 2009 sera celui de l'Est », a-t-il dit. Un sommet réunissant les 27 et des pays du Caucase aura lieu à Prague au printemps.

    L'approfondissement des relations avec les pays de l'Est, notamment ceux du Caucase, doit permettre à l'UE d'« améliorer sa sécurité énergétique ».

    L'amélioration des relations avec Moscou sera au cœur de la politique tchèque. Car « la réaction disproportionnée de la Russie lors de la crise géorgienne souligne la nécessité de mieux comprendre la Russie et ses intérêts. »
    Il a appelé à accélérer l'adhésion des pays des Balkans : Croatie, Serbie, Bosnie et Monténégro, et à « un dialogue intensif » avec la Turquie. (S’il y a un point commun entre Klaus et les autres c’est que, hélas, ils sont tous pour l’adhésion de la Turquie.)

    Concernant la polémique née du refus de Vaclav Klaus de faire flotter le drapeau européen sur le Château de Prague, il a déclaré : « Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a eu, il y a et il y aura un drapeau européen dans le bureau du Premier ministre, comme dans le mien. Pour ce qui est du siège de la présidence, ce n'est pas de mon ressort. Mais dites-vous que le succès de notre présidence ne se mesurera pas au nombre de drapeaux européens. »

    A ceux qui accusent la République tchèque de traîner les pieds pour la ratification du traité de Lisbonne, il a répondu : « Vous ne pouvez pas nous dire quand nous devons le faire. Cela s’appelle la démocratie. »

  • L’UE et l’Union soviétique

    Au cours du débat sur la présidence française de l’UE, au Parlement européen, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’en est pris lui aussi, comme Nicolas Sarkozy, au président tchèque Vaclav Klaus sur l’affaire des drapeaux. Il a déclaré :

    « Si quelqu’un compare l’Union européenne à l’Union soviétique, il démontre qu’il ne comprend pas ce qu’était l’Union soviétique, ce qu’est l’Union européenne et ce qu’est la démocratie. »

    Il répondait à ce propos du "disident" Vaclav Klaus :

    « Ce que fait le président Sarkozy n’est pas digne de sa fonction. Nous avons longtemps vécu dans un pays où il était obligatoire de hisser certains drapeaux. Nous sommes donc très sensibles à cette question. »

  • Euro tchèque

    Sur recommandation du gouverneur de la Banque centrale tchèque, le gouvernement a décidé de ne pas fixer de date pour l’adoption de l’euro. De ce fait, en 2009, la République tchèque n’œuvrera pas pour intégrer le mécanisme de taux de change européen MCE II.

    On remarquera que tous les nouveaux adhérents de l’UE sont censés faire partie du MCE II, ce mécanisme ayant été mis en place précisément pour ces pays, dans l’attente de leur adhésion à la monnaie unique. (Le MCE II a remplacé le très provisoire MCE mis en place pour la transition à l’euro ; il remplaçait lui-même le Système monétaire européen d’harmonisation monétaire avant l’euro.)

    La République tchèque n’est pourtant pas seule dans ce cas : la Bulgarie, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie ne font toujours pas partie du MCE II.

    Plus fort encore, la Suède, qui s’est engagée en 1992 (traité de Maastricht) à adopter l’euro, n’a toujours pas adhéré au MCE II…

    Quant au Royaume-Uni, il a obtenu une dérogation lui permettant de rester hors du MCE II (tandis que le Danemark, qui s’est également exempté de participation à la politique monétaire commune, en fait partie…).

  • Pour la vie et la famille

    Plus de 40 représentants de mouvements pour la vie et la famille d'Allemagne, de France, Grande-Bretagne, Espagne, Slovaquie, Italie, Croatie, Belgique, Suisse, Autriche, Roumanie et Pologne, se sont rassemblés à Strasbourg mardi dernier pour présenter une pétition qui est, selon Carlo Casini, président du Mouvement italien pour la vie (MpV), « un appel du peuple de la vie aux institutions européennes ».

    « Les signataires de la pétition demandent que le droit d'être une personne dès sa conception jusqu'à sa mort naturelle, la défense de la famille naturelle et la liberté d'éducation, soient les principes de base de la Constitution (?) européenne ».

    « Les peuples européens, a-t-il ajouté, doivent faire entendre leurs voix, rendre évidentes les racines chrétiennes de la civilisation européenne, en manifestant et défendant la dignité de la personne ».

    Rappelant que dans quelques mois auront lieu les élections pour le parlement européen, il a souligné : « Nous ne devrions pas seulement discuter de marché et de concurrence, mais être capables de mettre à l'ordre du jour la question de la vie, de la famille et de l'âme de l'Europe. »

    La pétition, jugée « extrêmement louable » par Benoît XVI en mai dernier, a été soutenue et encouragée par Anna Zaborska, la présidente de la commission des droits de la femme au Parlement européen.

    A propos d’Anna Zaborska, courageuse militante chrétienne pro-vie et pro-famille (au poste où elle est…), il me semble que ceci est passé plutôt inaperçu :

    « Anna Záborská appelle à la célébration de la famille comme principal promoteur et garant de l'universalité des droits de l'Homme »

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  • L’Italie contre l’euthanasie par omission

    Le ministre italien de la Santé, M. Maurizio Sacconi, déclare contre la loi, "contra legem", et ceci dans « toutes les structures du Service de santé national italien, aussi bien publiques que privées, conventionnées ou accréditées », l'interruption « de l'hydratation et de l'alimentation pour les personnes qui se trouvent en état végétatif persistant ».

    Par conséquent, dans le cas d'Eluana Englaro, dans le coma depuis 17 ans, toute structure qui offrirait d'interrompre l'hydratation ou l'alimentation qui maintiennent la jeune femme en vie, violerait la loi.

    Cela coupe l'herbe sous le pied à une décision de la Cour de Cassation du 13 novembre dernier autorisant de fait la suspension de l'hydratation et de l'alimentation. Cela dit, aucune clinique n'avait voulu accueillir Eluana Englaro en vue de suspendre ces deux fonctions vitales.

    Rappelons qu’en France, selon la loi Léonetti, l'hydratation et l'alimentation sont considérés comme des soins, qui peuvent donc arrêtés si l’on considère qu’il n’y a plus d’espoir de guérison. Ce qui fait de cette loi une loi d’euthanasie par omission, comme dit Jeanne Smits.

  • Le pape en Terre sainte

    Le pape Benoît XVI effectuera une visite en Terre sainte en mai prochain, selon le maire de Bethléem, Victor Batarseh.

    Le maire a expliqué qu'un responsable du Bureau du protocole du Saint-Siège, Paolo Corvini, l'en avait informé. Il a précisé que le pape comptait effectuer une visite de quatre jours dans la région, se rendant notamment aussi à Nazareth et à Jérusalem.

    Les responsables israéliens n'ont pas voulu commenter cette information dans l'attente d'une annonce officiel du Vatican.

    La semaine dernière, une délégation du Saint-Siège avait rencontré le président israélien Shimon Peres pour discuter d'une possible visite du souverain pontife. Cette réunion faisait suite à une invitation officielle adressée par le président israélien.