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  • Puisque c’est satanique, ce n’est pas contre la religion...

    Les profanations de tombes chrétiennes à La Rochelle n’ont pas le même impact que les profanations de tombes musulmanes près d’Arras. Pourquoi ? La réponse est donnée par le directeur départemental de la sécurité publique de Charente-Maritime, Philippe Cussac. Après avoir souligné que les dessins autour de « Léviathan » et « Lucifer » étaient des pentacles, il ajoute :

    « A Arras, c'est clairement orienté sur la religion, ici on est plutôt sur du satanique. »

    Quand c’est antimusulman, c’est une atteinte à la religion. Quant c’est satanique, ce n’est pas antireligieux...

    C’est Satan qui rigole...

  • Plus de 100.000 Autrichiens demandent un référendum

    Les organisateurs de l’initiative populaire « Sauvons l’Autriche » indiquent avoir recueilli 103.313 signatures pour réclamer un référendum sur le traité de Lisbonne.

    La pétition devait être remise cet après-midi à la présidente du Parlement. Une nouvelle manifestation devait être organisée dans la soirée devant le siège du gouvernement.

    Au-delà de 100.000 signatures, le Parlement est tenu d’examiner la demande (mais pas de l’accepter...).

    Le Parlement autrichien doit ratifier le traité mercredi.

  • Ils disent non à l’euthanasie

    Sept associations de professionnels confrontés aux problèmes de la fin de la vie publient dans La Croix une tribune pour dire non à l’euthanasie :

    « Nous réaffirmons avec force que, quels que soient les choix que notre société pourrait faire dans le futur, donner la mort ne relève en aucune façon de la compétence du médecin et que nous, professionnels de santé, n’assumerons pas ce rôle. Cela entrerait en conflit de valeurs avec la mission fondamentale des soignants médicaux comme non médicaux, qui est bien de toujours soigner et prendre soin de l’autre et ce jusqu’au bout de sa vie. »

    Les signataires sont la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, la Société française d’étude et de traitement de la douleur, la Société française de gériatrie et de gérontologie, la Société française d’anesthésie-réanimation, la Société française d’hématologie, le Groupe de réflexion sur l’accompagnement et les soins de support pour les patients en hématologie et en oncologie et l'Association nationale des médecins généralistes exerçant à l’hôpital local.

    Hier, La croix publiait une interview de Jean Léonetti, chargé d’une « mission » d’évaluation de la loi qui porte son nom. Il reconnaît qu’il va travailler sur « une exception d'euthanasie »...

  • La famille homo...

    Les homosexuels disposent désormais d’un « carré » dans le cimetière de Copenhague. L’espace est décoré par un triangle de graviers avec, au milieu, une grosse pierre sur laquelle va être déposé un drapeau arc-en-ciel.

    « Notre but est que les homosexuels et les lesbiennes puissent être enterrés les uns à côté des autres. Nous ne souhaitons pas nous isoler mais nous ressentons aussi le besoin d’être ensemble. Nous considérons cela comme une tombe familiale qui sera entretenue par notre famille », a déclaré Ivan Larsen, l’un des quatre fondateurs du lobby qui a obtenu cet espace.

  • La flamme olympique

    Ce que l’on peut retenir de l’ubuesque impromptu de la flamme olympique, hier à Paris, c’est que les communistes chinois faisaient la loi dans la capitale française. Avec la police française à leurs ordres, qui s’est montrée moins efficace que la police chinoise. Comme en Chine, les drapeaux tibétains étaient interdits et ont été confisqués. Même la banderole de la Licra a été arrachée. Elle disait : « Les droits de l’homme ne se négocient pas, ils se respectent ! ». Propos intolérables quand les Chinois contrôlent la rue. Avec des drapeaux rouges.

    Mais ce qui est ubuesque aussi est de voir tous ces manifestants se réveiller tout-à-coup, de façon si résolue, pour le Tibet. Il n’est question que du Tibet. Parce qu’il y a eu une répression de plus au Tibet. Comme si le Tibet ne souffrait pas du joug chinois depuis 60 ans. Comme si le Tibet était le seul problème. Comme si les victimes du régime chinois n’étaient pas aussi et d’abord tout le peuple chinois, passé de la dictature socialiste-communiste à la dictature capitaliste-communiste, qui a ajouté aux maux du communisme maoïste les maux du libéralisme sans frein, avec des centaines de milliers de paysans prolétaires devenus ouvriers pour construire les mégalopoles, exploités à mort, dépourvus de tous droits sociaux (ils ne peuvent rien revendiquer puisque « leur » parti est au pouvoir), et même étrangers dans leur propre pays, puisque leurs « passeports » leur interdit d’entrer dans les villes...

    Il est scandaleux d’oublier les conditions faites à ces ouvriers, comme les conditions faites aux paysans, comme les persécutions antireligieuses, comme l’absence totale de liberté politique, et de ne réagir qu’à une répression anti-tibétaine.

    C’est au moment où il a été décidé que les JO auraient lieu à Pékin qu’il fallait se mobiliser.

    Début novembre, Bernard Antony avait lancé une pétition de contestation des Jeux Olympiques à Pékin. A l’époque, c’est tombé dans le vide. Il n’y avait alors personne pour reprendre cette idée, pour la reprendre à son compte, pour la phagocyter, pour dire qu’il ne fallait pas laisser à Chrétienté-Solidarité l’exclusivité d’une telle campagne, que c’était à la gauche bien pensante de le faire, etc. Rien. Alors, tout le monde trouvait normal que les JO se déroulent au pays du Laogaï.

    Il est bien temps de gémir aujourd’hui, et de faire semblant de s’agiter.

  • Bayrou et ses sénateurs... UDF

    Le sénateur et ancien ministre Jean Arthuis quitte le MoDem et veut « faire revivre l’UDF ». Le député européen Thierry Cornillet avait lancé la semaine dernière une pétition pour un « congrès de renaissance de l’UDF », réclamant une réunion du comité directeur de l’UDF (qui avait été désigné lors de la création du MoDem pour veiller sur les « intérêts juridiques, matériels et moraux » de l’UDF pendant une période transitoire de trois ans). Jean Arthuis réclamait la réunion de ce comité depuis les municipales. François Bayrou a décidé qu’elle aurait lieu le 16 avril, tout en prévenant qu’il n’y aurait pas de retour en arrière et qu’il ne « cédera rien ».

    Le groupe centriste du Sénat a gardé le nom UDF. 10 de ses membres siègent au bureau exécutif du MoDem, et 5 sont au Nouveau Centre...

    En toile de fond de cette agitation, les prochaines élections sénatoriales et les recompositions qui pourraient en résulter. Le MoDem, qui n’a que 3 députés, reçoit 1 million d’euros de subventions grâce à ses 18 sénateurs (Arthuis compris, pour cette année...).

  • Bruno Gollnisch fait condamner Alain Morvan

    L’ancien recteur de l’Académie de Lyon, Alain Morvan, a été condamné pour « injure non publique » envers Bruno Gollnisch, à qui il devra verser 400 euros de dommages et intérêts.

    Lors d’une réunion du conseil académique de l’Education nationale, le 17 novembre 2004, Alain Morvan avait stigmatisé « un universitaire dont je ne citerai pas le nom, non par crainte de quelque réaction que ce soit, mais tout simplement par souci d’hygiène ».

  • Pas de publicité après 20 h. Peut-être.

    Nicolas Sarkozy avait annoncé de but en blanc, comme il aime faire, qu’il allait supprimer la publicité sur les chaînes de télévision publique.

    Hier, à Cannes, Christine Albanel a déclaré, lors d’un point de presse au MIPTV : « J’ai le sentiment que l’on s’oriente plutôt vers une suppression de la publicité lors de la séquence soirée, à savoir pas de publicité après 20 h. »

  • Gandrange

    L’affaire de Gandrange est une des multiples illustrations de la « méthode Sarkozy ». Une méthode vieille comme le monde politicien, mais qui prend un relief particulier avec celui qui fut le successeur de Charles Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine. « Merci à Charles Pasqua parce qu’il a été pour nous une référence », disait Sarkozy à l’époque. L’actuel président de la République a notamment fait sien le célèbre aphorisme de son parrain politique : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » Aphorisme que Jacques Chirac a lui aussi utilisé à l’occasion, et qui vient en réalité du politicien radical Henri Queuille, multi-ministre entre 1920 et 1954.

    Le 4 février dernier, Nicolas Sarkozy se rendait à Gandrange. Face à la décision d’Arcelor-Mittal de supprimer le site de l’aciérie, il dénonçait les menées du « capitalisme financier » et assurait que l’Etat était « prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires » pour que le site perdure. Il se livrait même à une esquisse de plan de reprise, assurant que la question de la fermeture de l’aciérie « ne se pose pas ».

    Le 4 avril, Arcelor-Mittal confirmait son plan de restructuration, passant par la fermeture de l’aciérie électrique et de l’installation de laminage, avec à la clef la suppression de 575 emplois. Lundi, Arcelor-Mittal a annoncé la création, sur le site, d’un centre de services pour divers projets. Il y aurait 124 créations de postes. Dont 20 repris de l’aciérie...

    « Conformément aux engagements qu’il avait pris à Gandrange en février dernier, le président de la République a tenu parole », a osé dire le secrétaire d’Etat à l’Industrie Luc Chatel.

    Or l’aciérie va bel et bien fermer. Nicolas Sarkozy n’a donc pas du tout tenu parole. L’astuce, misérable, est de dire que les engagements sont respectés parce qu’« aucun personnel ne sera laissé sur le carreau ». En effet, Mittal s’engage à reclasser les salariés à Florange et dans une usine du Luxembourg...

    Mais on est très loin de l’engagement initial, et c’est là une nouvelle promesse, qui comme la précédente n’engage que ceux qui les reçoivent...

  • Deus, qui in Filii tui humilitate

    Deus, qui in Filii tui humilitate jacentem mundum erexisti, fidelibus tuis perpetuam concede lætitiam, ut quos perpetuæ mortis  eripuisti casibus, gaudiis facias perfrui sempiternis. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum…

    O Dieu, qui par l’abaissement de ton Fils a relevé le monde qui gisait, accorde à tes fidèles la joie perpétuelle, afin que, ceux que tu as arrachés à la peine de la mort perpétuelle, tu les fasses jouir des joies éternelles.

    (Collecte du 2e dimanche après Pâques et de toute cette semaine.)