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  • Ubu danois

    Au Danemark, les élections législatives ont reconduit la majorité sortante (et ont renforcé le Parti du peuple danois dans sa troisième position). Le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen reste donc en place. Lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le nouveau programme de son gouvernement, il a souligné qu’il souhaitait l’organisation d’un nouveau référendum sur les dérogations obtenues par le Danemark dans l’Union européenne. En effet, si le Danemark fait partie de l’Union européenne, il s’est exclu de l’essentiel du traité de Maastricht : monnaie unique, citoyenneté européenne, coopération judiciaire, défense commune...

    En juin 1992, les Danois avaient rejeté par référendum le traité de Maastricht. Le gouvernement obtint de ses partenaires que le traité soit, pour le Danemark, vidé de sa substance, et l’année suivante un nouveau référendum se soldait par un oui à ce traité fantôme.

    En 2000, le gouvernement voulut faire entrer le Danemark dans la zone euro. Un référendum fut organisé. Les Danois dirent non.

    Or, que croyez-vous que dise Rasmussen après avoir annoncé un nouveau référendum sur l’euro, la citoyenneté européenne, etc. ?

    Il veut « œuvrer pour une ratification rapide du nouveau traité européen », qui « garantit une Europe plus démocratique et plus efficace », etc.

    Mais là, pas question de référendum. Il va faire ratifier sans référendum un traité qui va encore plus loin que le traité de Maastricht que le Danemark n’applique pas en raison du résultat de deux référendums...

  • Gaudin a remis les clefs...

    Au cours d’une cérémonie « chargée de symbole », comme le dit très bien l’AFP, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a remis à Nordine Cheikh (Nordine est la contraction de Nour ed Dine, lumière de la religion...), président de l’association de la Grande Mosquée, en présence de Dalil Boubakeur et du président du conseil régional du culte musulman, les clefs du bâtiment qui va devenir la Grande Mosquée de la cité de la Bonne Mère.

    « Nous allons métamorphoser le site », promet l’architecte Abdelouahab Khalif (Abdelouahab est « le serviteur de celui qui ne cesse de donner »..., Khalif veut dire, comme on le sait, successeur du prophète). « Nous allons caparaçonner (si l’on en croit l’AFP il aurait dit : carapaçonner...) le bâtiment avec une deuxième peau formée d’un mélange de béton et de verre sérigraphié reprenant des éléments de l’architecture arabo-musulmane ». L’entrée sera pourvue de deux minarets et il y aura une coupole d’une dizaine de mètres de circonférence.

    Reste à trouver les fonds. Le budget est compris entre 8 et 8,6 millions d’euros. Mais l’association n’a manifestement aucune inquiétude de ce côté-là.

  • Mort du plus célèbre chiite français

    Maurice Béjart est mort. Il était chiite depuis 1973. Il avait été initié, racontait-il, par un maître soufi iranien, Nour Ali Elahi.

    Les disciples de Nour Ali Elahi l’appellent « le mystique des mystiques » et « la dernière manifestation de l’essence divine ». Rien que ça. Mort en 1974, Nouri Ali Elahi était magistrat, il termina sa carrière comme président d’une cour d’appel. Il était également musicien. Il disait : « J'ai étudié à fond tous les degrés du chemin spirituel et de la Connaissance mystique. Je n'ai imité personne. Tout est le résultat de mes propres découvertes et de mes propres expériences. »

    Cette seule phrase devrait faire fuir quiconque cherche une voie spirituelle, tant elle est contraire à toute tradition religieuse.

    Béjart en était sans doute un digne disciple, puisqu’il disait : « Rencontrer l’islam ne m’a pas une seconde détourné de mon enfance catholique, ne m’a pas empêché d’être un fervent adepte du bouddhisme et m’a pas fait perdre l’amour d’autres merveilles de l’esprit. Je vois mon cheminement spirituel comme une grande continuité. » Sic.

    On touille tout ce qu’on trouve, et on obtient la lumière (nour, en arabe).

    Ce qui est bizarre est qu’aucun maître spirituel, en aucune religion, n’a jamais tenu un tel discours...

  • Paris : les égouts débordent

    Communiqué de Marine Le Pen

    La mise en examen de l’ancien Président de la République vient clore le sinistre tableau des années Chirac.

    Non content d’avoir ruiné la France, organisé l’immigration-invasion de notre pays et  insulté sa mémoire par une repentance névrotique, Jacques Chirac montre qu’il aura pourri décidément tout ce qu’il touchait.

    On notera d’ailleurs que le frère du président du Conseil Constitutionnel serait un des bénéficiaires de ses largesses potentiellement délictueuses, tout comme le chauffeur d’un dirigeant syndical, ce qui n’est pas sans rappeler l’affaire de corruption présumée des syndicats par le Medef.

    Au-delà de la souillure de la fonction présidentielle, cette affaire est emblématique des détestables pratiques du Système et de l’ampleur de ses inavouables connivences.

    La gravité des chefs d’inculpation et l’inévitable suspicion que suscite cette infamante mise en examen, ruinent son image aussi récente qu’usurpée de prétendu « sage ».

  • Lune de miel

    David Martinon, porte-parole de l’Elysée, s’exprimant hier soir devant le CRIF, a qualifié de « lune de miel » les relations actuelles entre la France et Israël. « Lune de miel est un terme pas trop fort pour qualifier les relations entre la France et Israël. Nous avons le sentiment d’être revenus avant 1987... » Le président Sarkozy est « très fier et très heureux de cela, car cela nous permet d’avoir plus d’influence pour faire bouger les choses ». Et le président considère qu’il faut « parler à Israël en ami et ne pas lui donner des leçons en permanence ».

    Forcément, quand on est l’ami indéfectible des Américains, on est l’ami indéfectible d’Israël.

  • Trop tard ?

    Certains regrettent que la mise en examen de Jacques Chirac arrive bien tard, trop tard. Mais il ne pouvait pas en être autrement, puisque Jacques Chirac avait pris bien soin d’être intouchable pendant tout le temps de ses mandats élyséens.

    C’est ce que souligne malgré lui Roland Dumas, lorsqu’il « regrette » cette mise en examen parce que, dit-il, « l’affaire avait été réglée par les deux décisions du Conseil constitutionnel et de la Cour de cassation ». L’enquête qui visait Jacques Chirac avait en effet été bloquée en 1999 par le Conseil constitutionnel, présidé par... Roland Dumas. On était alors en pleine affaire Dumas (Elf, Deviers-Joncour...). En 2003, Roland Dumas sera miraculeusement relaxé en appel après avoir été lourdement condamné en première instance. On se souviendra aussi que Roland Dumas avait démissionné du Conseil constitutionnel en 2000, alors qu’il n’était que mis en examen. On pourra le rappeler aux chiraquiens qui affirment que la place de Jacques Chirac au Conseil constitutionnel n’est absolument pas remise en cause...

    Jacques Chirac, dit encore Roland Dumas, « venait d’être élu par les Français : ouvrir à ce moment-là un débat qui le mettait en cause sur les dossiers dont vous parlez, quand on ne sait pas ce qu’ils vont devenir, c’était quand même quelque chose qui portait préjudice à la France.  »

    Mais ce qui porte préjudice à la France, c’est que cette affaire (et quelques autres...) ait empoisonné le climat politique pendant si longtemps, et qu’elle continue de l’empoisonner au lieu d’avoir été réglée en son temps. (cf. le communiqué de Jean-Marie Le Pen)

  • National Hebdo N° 1218

    « XIIIe congrès du Front national : ça repart ! »

    Mon édito est consacré au congrès, principalement au discours de Jean-Marie Le Pen.

    Topoline examine qui sont les « grévistes », de la SNCF aux universités (et constate que ce sont parfois les mêmes...).

    Pour Alexandre Martin, ces grèves montrent déjà que l’Elysée a perdu son pari : ce n’est pas du tout le « baroud d’honneur » qu’espérait Xavier Bertrand. C’est précisément le portrait du ministre du Travail que brosse Michel Limier. Il vise Matignon...

    Michel Dantan évoque le diktat américain pour l’indépendance du Kosovo, et ce que cela implique.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier revient sur l’affaire Guy Môquet, en évoquant le souvenir de sa rentrée 1944 au lycée Buffon...

    Béatrice Pereire conte les liaisons intimes et dangereuses entre personnalités politiques et journalistes, de Mitterrand à Sarkozy...

  • Saint Aphraate le Perse

    Le pape Benoît XVI a consacré hier sa catéchèse, dans le cadre de son enseignement sur les pères de l’Eglise, à saint Aphraate, un père syriaque de Mésopotamie. J’avoue que je n’en avais jamais entendu parler. A lire sur Zenit. Voici le paragraphe sur l’humilité :

    Pour Aphraate, la vie chrétienne est centrée sur l'imitation du Christ, sur le fait de prendre son joug et de le suivre sur la voie de l'Evangile. Une de! s vertus qui s'adapte le mieux au disciple du Christ est l'humilité. Celle-ci n'est pas un aspect secondaire dans la vie spirituelle du chrétien : la nature de l'homme est humble, et c'est Dieu qui l'exalte pour sa propre gloire. L'humilité, observe Aphraate, n'est pas une valeur négative : « Si la racine de l'homme est plantée dans la terre, ses fruits croissent devant le Seigneur de la grandeur » (Démonstrations 9, 14). En restant humble, même dans la réalité terrestre dans laquelle il vit, le chrétien peut entrer en relation avec le Seigneur : « L'humble est humble, mais son cœur s'élève à des hauteurs éminentes. Les yeux de son visage observent la terre et les yeux de l'esprit, les hauteurs éminentes » (Démonstrations 9, 2).

  • Sainte Cécile

    Le mercredi 20 octobre 1599, le cardinal [Sfondrate] commanda d'enlever le pavé aux abords de l'autel. On déblaya ensuite la terre qui se trouvait sous les dalles, et on dégarnit les fondations du mur qui fermait l'enceinte souterraine. Ce mur ayant été attaqué lui-même, et une ouverture pratiquée avec beaucoup d'efforts dans son épaisseur, les regards pénétrèrent enfin dans l'espace vide qui s'étendait sous l'autel. Deux sarcophages de marbre blanc, placés côte à côte, à 3 pieds au-dessous du sol, apparurent aux yeux de Sfondrate.

    Transporté d'une sainte joie, le cardinal songe à s'entourer de témoins respectables avant de procéder à l'ouverture des tombeaux. Il mande aussitôt l'évêque d'Isernia, vice-gérant du cardinal-vicaire; Jacques Buzzi, chanoine de la congrégation de Latran, et les Pères Pierre Alagona et Pierre Morra, de la Compagnie de Jésus. Ils arrivèrent bientôt accompagnés de plusieurs personnes de la maison du cardinal.

    Après une nouvelle reconnaissance des lieux, on s'empressa d'ouvrir le premier tombeau, celui qui se trouvait le plus près de l'entrée du souterrain. Les ouvriers ayant enlevé la table de marbre qui le recouvrait, on aperçut dans l'intérieur un coffre en bois de cyprès. Ce cercueil ne présentait aucune trace de serrure, et la planche du dessus n'était point fixée avec des clous. Elle était fort mince et retenue au moyen d'une coulisse, en dedans de laquelle on pouvait la faire aller et venir. Sfondrate et les assistants furent quelque temps incertains sur les moyens qu'il leur fallait prendre pour ouvrir cette arche sacrée, que déjà tant d'indices leur désignaient comme celle-là même où reposait Cécile. Enfin le cardinal découvrit lui-même le moyen à employer, et de ses mains, tremblantes d'émotion, il enleva respectueusement le frêle obstacle qui dérobait la vue du corps de la vierge.

    Le moment fut solennel. Après huit siècles d'obscurité et de silence, Cécile apparaissait encore une fois aux yeux des fidèles du Christ, dans l'ineffable majesté de son martyre. C'était bien encore dans l'intérieur du cercueil l'étoffe précieuse, quoique un peu fanée par le temps, dont Paschal avait fait garnir les parois. Les siècles avaient respecté jusqu'à la gaze de soie que le pontife avait étendue sur les restes glorieux de Cécile, et à travers ce voile transparent, l'or dont étaient ornés les vêtements de la vierge scintillait aux yeux des spectateurs. (…)

    Mais qui n'eût aspiré à contempler de plus près la dépouille mortelle de l'épouse du Christ? Sfondrate leva enfin avec un profond respect le voile qui recouvrait le trésor que les mains d'Urbain et de Paschal avaient successivement confié à la terre, et les assistants eurent sous les yeux Cécile elle-même, dans toute la vérité de son sacrifice.

    Elle était revêtue de sa robe brochée d'or, sur laquelle on distinguait encore les taches glorieuses de son sang virginal; à ses pieds reposaient les linges teints de la pourpre de son martyre. Etendue sur le côté droit, les bras affaissés en avant du corps, elle semblait dormir profondément. Le cou portait encore les cicatrices des plaies dont le glaive du licteur l'avait sillonné; la tête, par une inflexion mystérieuse et touchante, était retournée vers le fond du cercueil. Le corps se trouvait dans une complète intégrité, et la pose générale, conservée par un prodige unique, après tant de siècles, dans toute sa grâce et sa modestie, retraçait avec la plus saisissante vérité Cécile rendant le dernier soupir, étendue sur le pavé de la salle du bain. On se croyait reporté au jour où le saint évêque Urbain avait renfermé dans l'arche de cyprès le corps de Cécile, sans altérer en rien l'attitude que l'épouse du Christ avait choisie pour exhaler son âme dans le sein de son Epoux. On admirait aussi la discrétion de Paschal qui n'avait point troublé le repos de la vierge, et avait su conserver à la postérité un si grand spectacle.

    (Dom Guéranger, Sainte Cécile et la société romaine, ch. 22)

    (L’an dernier j’avais cité le dialogue entre sainte Cécile et le préfet.)