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  • Totalitarisme

    Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, René van der Linden, juge « inacceptable » que la Pologne s’oppose à une journée européenne contre la peine de mort.

    Ainsi il y aurait des décisions que les Etats membres seraient obligés de ratifier...

    Voilà comment le Conseil de l’Europe conçoit l’indépendance des Etats.

    Rappelons que la présidence de l’UE refuse que soit discutée la proposition alternative de la Pologne d’organiser une journée européenne de défense de la vie, englobant l’interdiction de la peine de mort, de l’avortement et de l’euthanasie. C’est ce refus idéologique de toute discussion sur la protection de la vie qui est véritablement inacceptable.

  • L’Irak pas simple

    Le « président irakien » Jalal Talabani a déclaré qu’il ne signerait pas l’ordre d’exécution de Sultan Hashim al-Tai, condamné à mort pour son implication dans les bombardements de villages kurdes à la frontière avec l’Iran, qui ont fait des milliers de morts à la fin de la guerre Iran-Irak.

    « Je connais Sultan Hashim al-Tai, a-t-il déclaré, nous étions en contact sous le régime de Saddam Hussein. Nous l’incitions à l’époque à se révolter contre Saddam. Comment pourrais-je signer aujourd’hui l’ordre d’exécution ? Non, non, non, je ne le peux pas. »

    Sultan Hashim al-Tai est présenté comme l’ancien ministre de la Défense de Saddam Hussein. A l’époque des faits, il était général, et c’est lui qui organisa les bombardements des villages kurdes, opération qui se termina par la prise du QG de Talabani.

    Ensuite, lorsqu’il fut ministre de la Défense , et que Barzani (l’autre chef kurde) avait fait alliance avec Saddam, c’est lui qui fit bombarder les milices de Talabani...

    Pour Talabani, il y aurait donc de quoi le faire condamner mille fois à mort, comme il avait dit à propos de Saddam... avant de refuser également de signer l’ordre d’exécution.

    Mais « nous étions en contact ». Les uns et les autres ont toujours été en « contact », soit pour nouer des alliances contre l’un ou l’autre, soit en se faisant la guerre. Et les victimes civiles n’ont jamais eu plus d’importance pour les uns que pour les autres (Talabani a fait ses études en Chine et en URSS, et lorsqu’il dut s’exiler au Liban et en Syrie, quand Saddam et Barzani avaient conclu un accord sur l’autonomie du Kurdistan, il s’allia avec Georges Habbache du FPLP...) On a même vu, d’un côté Barzani s’allier avec les Turcs contre le PKK, de l’autre côté Talabani s’allier avec les Iraniens contre les séparatistes kurdes d’Iran en échange de bombes pour faire la guerre à Barzani...

    Aujourd’hui Talabani est président d’Irak, Barzani est président du gouvernement autonome du Kurdistan, et tout va bien de ce côté-là, tant qu’il y a les Américains...

    On sera peut-être surpris aussi, qu’après la chute de Saddam Hussein, non seulement Sultan Hashim al-Tai, qui s’était rendu de lui-même, fut libéré, mais que l’administrateur US Paul Bremer proposa de le nommer président de l’Irak en raison de son grand prestige dans l’armée (il avait été un héros de la guerre Iran-Irak et c’est lui qui avait négocié le cessez-le-feu avec les Américains à la fin de la première guerre du Golfe)...

  • Deobandi

    Selon un rapport de police que cite le Times, plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques, et 17 des 26 « séminaires » islamiques sont gérés par le mouvement Deobandi. Selon le Times, le chef de ce mouvement en Grande-Bretagne, Riyadh ul-Haq, a exhorté les musulmans britanniques à ne pas tomber sous « l’influence diabolique » des non-musulmans, à ne pas nouer d’amitié avec eux car cela « tourne en dérision la religion d’Allah », et à « verser le sang » au nom d’Allah.

    On signalera que Deobandi (du nom de la ville indienne de Deoband) est l’un des deux grands courants sunnites nés en Inde au milieu du XIXe siècle. Il a été à l’origine des talibans d’Afghanistan. Il est en pleine expansion : les effectifs de ses madrassas au Pakistan ont doublé cette année. Un de ses hauts-lieux est la sinistrement célèbre Mosquée Rouge d’Islamabad.

    (Contrairement à ce que dit le Times, il ne s’agit pas d’une « secte », au sens où nous entendons ce mot, qui laisse entendre qu’il s’agirait d’un groupe déviant de l’orthodoxie sunnite. Deobandi se réclame de l’école hanafite, qui est l’une des quatre grandes écoles du droit musulman. Comme le dit si bien le Premier ministre turc, « il n’y a pas d’islam modéré ou immodéré (qui serait celui de “sectes“), l’islam est l’islam, c’est tout. » Et ce que dit Riyadh ul-Haq est conforme au Coran...)

  • La rentrée de Jean-Marie Le Pen

    Jean-Marie Le Pen a tenu ce matin sa conférence de presse de rentrée, tout en remarquant qu’on pouvait se demander si cette expression avait encore un sens dans la mesure où Nicolas Sarkozy a tenu les premières pages des journaux tout au long de l’été, et poursuit en permanence une agitation médiatique tous azimuts. Laquelle a « pour but d’endormir l’opinion ». Il le fait, souligne Jean-Marie Le Pen, « en utilisant une technique très élaborée, basée sur la sémiologie, destinée à déclencher des réflexes pavloviens dans l’opinion ».

    Dans nombre de domaines, « il se tourne dans la bonne direction, fait une déclaration tonitruante d’intention, fait un pas en avant... » On croit qu’il prend son élan, mais il fait semblant. Tout est dans l’apparence : c’est toujours l’illusionniste qui est à l’œuvre.

    De ce fait, il n’y a « aucune rupture, aucune vraie réforme ». On constate que le souci de Nicolas Sarkozy est d’éviter le conflit. Mais on ne peut pas toujours éviter les conflits lorsqu’on fait de la politique.

    Il y a un seul domaine « où il avance sabre au clair » et opère un vrai changement... dans la mauvaise direction : la politique étrangère. Il fait subir à la politique étrangère de la France un tournant atlantique, se rapproche des Etats-Unis, attaque l’Iran et la Russie , rompt ainsi avec la ligne traditionnelle de la France au risque de « provoquer des inimitiés inutiles », notamment avec la Russie dont nous sommes solidaires dans l’arc boréal, et change l’image de la France dans le monde arabe, ce qui peut être dangereux.

    Il a une « ligne un peu idéologique, un peu aventuriste », qui tranche avec celle de Jacques Chirac, dont Jean-Marie Le Pen rappelle qu’il était l’ennemi, mais on doit reconnaître qu’au moins il avait su conserver l’indépendance de la politique étrangère de la France.

    En outre, Nicolas Sarkozy veut faire passer la Constitution européenne, sous la forme du « mini-traité », et poursuivre les négociations avec la Turquie , contre l’avis des Français.

    Au vu de la dernière cote de popularité de Sarkozy, en baisse, Jean-Marie Le Pen pense que les Français commencent à comprendre. D’autant que tous les indicateurs économiques sont au rouge vif. « Ceux qui ont prétendu éradiquer le FN vont en être pour leurs frais. » Car il va y avoir « un retour de balancier », et le programme du FN « n’a pas pris une ride ».

    Interrogé sur sa participation à un colloque du mouvement Egalité et Réconciliation d’Alain Soral, Jean-Marie Le Pen a déclaré qu’il répondait aux invitations qui lui sont faites s’il juge utile d’y répondre, et qu’il ne va pas seulement à ce colloque (il doit aussi aller au congrès du parti populiste, notamment, et il a indiqué qu’il serait présent à la manifestation organisée le 22 septembre par le collectif France indépendante contre le « mini-traité »). Car il ne veut rien négliger qui puisse « redonner vigueur à l’opposition nationale », dont le Front national est la première formation.

  • George Bush dans le texte

    George Bush est en Australie, au sommet de l’Apec (forum de l’Asie-Pacifique).

    Dans son discours, il a remercié le Premier ministre australien John Howard d’être « un hôte exquis du sommet de l’OPEP » (avant de se reprendre), puis, en évoquant la visite à Bagdad de John Howard, il a remercié les « troupes autrichiennes »...

  • Missions, commissions, comités...

    Le comité de réflexion sur les institutions va entamer à partir du 11 septembre la « deuxième phase de ses travaux », avec l’audition des principaux responsables politiques, administratifs et judicaires du pays, a indiqué son président Edouard Balladur lors d’une conférence de presse.

    Jusqu’au 26 septembre, les 13 membres recevront notamment Patrick Devedjian, François Hollande, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet.

    Au moins ce comité a un intérêt : celui de montrer que Jean-Marie Le Pen est une personnalité que l’on doit entendre...

  • Du nouveau sur le site du FN

    Une nouvelle rubrique est désormais en ligne sur www.frontnational.com :

    « Près de chez vous ».

    Pour ses premiers numéros, Marie-Thérèse Fesenbeck, secrétaire départementale des Pyrénées Orientales, et Bruno Bilde, conseiller régional de Lorraine, parlent de leur actualité locale.

    A noter d'autre part une interview téléphonique de Bruno Gollnisch, qui parle de sa santé et des municipales. Il n'est pas inutile de l'entendre, afin de constater que la lourde opération qu'il a subie n'a entammé en rien son dynamisme, comme j'avais eu l'occasion de m'en rendre compte moi-même quelques jours avant.

  • Rama Yade se fait tancer... et continue

    Rama Yade a été discrètement convoquée par François Fillon, suite à son ahurissante visite de soutien aux squatteurs d’Aubervilliers. Selon « l’entourage » du Premier ministre cité par l’AFP, Fillon voulait « comprendre les raisons » de ce déplacement, et il a fait savoir à la secrétaire d’Etat « qu’à l’avenir ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues du gouvernement ».

    Ce matin, Rama Yade était sur Europe 1. Elle a expliqué qu’elle « voulait absolument faire passer ce message qui était qu’en matière de logement l’extrême de gauche n’a pas de leçon à nous donner »... « Ce qui s’est passé à Aubervilliers montre que ce camp supposé du bien n’a vraiment aucune leçon à nous donner. Et pour l’avenir c’est un enseignement utile, une clarification nécessaire. Demain, ils ne pourront pas défiler dans les squats en expliquant que nous on est méchant et que eux sont gentils puisqu’ils font la même chose. » (En clair : la municipalité communiste d’Aubervilliers devra se taire parce qu’elle fait la même chose que les municipalités de droite. Autrement dit tout le monde est méchant...)

    Et d’ajouter : « François Fillon a tout à fait compris le fond de ma pensée. Il a surtout expliqué qu’en matière de cohérence gouvernementale il faut en parler entre nous avant. » Sic. Le Premier ministre a donc compris qu’elle avait fait « une clarification nécessaire ». Si les mots ont un sens, cela veut dire que Fillon a jugé que la visite de soutien de Rama Yade aux squatteurs était nécessaire et clarifiait le débat, mais qu’elle aurait dû le prévenir.

     Si François Fillon veut garder le semblant d’autorité qu’il vient de montrer, il lui reste à démentir cette interprétation évidemment mensongère. Ou à nous expliquer comment le Premier ministre considère comme une « clarification nécessaire » le fait pour un ministre de contester une décision de justice et de soutenir des personnes dont le comportement est doublement illégal.

    Quant à ces nouveaux protégés de Rama Yade, ils avaient commencé à reconstituer leur campement dès le départ de la police. Dans la soirée, les policiers sont venus, sous les huées des militants du DAL,  enlever la bâche qui avait été installée, puis ont quitté le quartier. Les squatteurs sont restés.

  • Laetatus sum

    Je me suis réjoui de ce qui m'a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

    Nos pieds se sont arrêtés sur tes parvis, ô Jérusalem.

    Jérusalem, qui est bâtie comme une ville, dont toutes les parties se tiennent ensemble.

    C'est là que montaient les tribus, les tribus du Seigneur, témoignage d’Israël, pour célébrer le Nom du Seigneur.

    Là ont été établis les trônes de la justice, les trônes de la maison de David.

    Demandez ce qui donnera la paix à Jérusalem, et l'abondance pour que ceux qui t'aiment.

    Que la paix soit dans tes forteresses, et l'abondance dans tes tours.

    A cause de mes frères et de mes proches, j'ai demandé pour toi la paix.

    A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, j'ai cherché pour toi le bonheur.

    (Psaume 121, à Tierce, troisième cantique des montées)