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  • Les enfants irakiens

    Un journaliste a demandé, une fois de plus, à un responsable de l’Unicef quelle est la situation des enfants aujourd’hui en Irak par rapport à ce qu’elle était sous Saddam Hussein. Réponse de Dan Toole, vice-directeur exécutif : « Je n’ai aucun doute sur le fait que les conditions aujourd’hui sont bien pires. » Et d’abord pour les millions d’enfants qui ont dû fuir le pays. Sur place, les hommes étant tués, le nombre de foyers tenus par des femmes a augmenté « dramatiquement ». « Beaucoup de ces femmes sont trop effrayées pour amener leurs enfants à l’hôpital ou les envoyer à l’école. » Il a dit aussi : « Je suis préoccupé parce que l’attention sur l’Irak se focalise sur la situation politique et sécuritaire, et non sur la vie quotidienne des Irakiens, avec son lot de privations, de manque de nourriture, de manque de biens médicaux. »

    Rappelons que c’est l’Unicef qui avait estimé que l’embargo américain entre les deux guerres du Golfe avait causé la mort d’1,5 million d’enfants en Irak.

    Et qu’avant ces guerres l’Irak était le pays le plus avancé de la région en matière de soins aux enfants et d’éducation.

    Mais aujourd’hui l’Irak est libéré de Saddam Hussein, et c’est un grand progrès des droits de l’homme.

  • Pour l’application du motu proprio

    Excellente initiative de l’équipe de chrétienté.info : la création d’un site entièrement consacré au motu proprio sur la messe, et à l’application de ce motu proprio. S’en servir sans modération comme aide à constituer des « groupes stables de fidèles ».

  • Le scandale de Brocéliande

    La préfecture d’Ile-et-Vilaine avait osé délivrer un permis de construire pour une gigantesque usine de retraitement des déchets, et un centre d’enfouissement, dans la forêt de Brocéliande, sans enquête publique. L’action des associations a contraint le SMICTOM à voter un nouveau projet, le même, celui qui était déjà autorisé, mais cette fois avec une enquête publique. Celle-ci sera close le 23 juillet.

    On peut envoyer ses « observations » à l’Association Sauvegarde de Brocéliande, rue Val aux fées, 56430 Concoret, qui les transmettra. Contact : 06.71.87.28.62.

    On peut aussi signer la pétition, téléchargeable sur breizh.novopress où l’on peut prendre connaissance de toute cette histoire insensée de projet de décharge et d’usine dans un tel site (outre la destruction du patrimoine, c’est ce qui s’appelle salir la mémoire, au sens... propre).

  • L’avortement au Portugal

    La loi dépénalisant l’avortement est entrée en vigueur hier au Portugal. De nombreux médecins font jouer la clause de conscience, et au moins 7 des 46 hôpitaux sont de ce fait dans l’incapacité de pratiquer le moindre avortement. Notamment celui d'Evora, le seul du dictrict. Aux Açores, un seul des trois hôpitaux est en mesure de pratiquer des avortements. Quant aux cliniques privées, elles ne sont que deux sur tout le territoire à avoir les autorisations nécessaires. A Madère, le gouvernement autonome a décidé de suspendre l'application de la loi en attendant son examen par le Tribunal constitutionnel. L'ordre des médecins continue de considérer l'acte d'avortement comme une « faute déontologique grave », sauf en cas de risque pour la vie de la mère.

  • Les Saoudiens en Irak

    Selon le Los Angeles Times citant un haut gradé américain anonyme et des parlementaires irakiens, la majorité des combattants étrangers en Irak sont saoudiens, et non syriens ou iraniens comme le gouvernement américain le prétend. 45% des combattants étrangers repérés par l’armée américaine seraient saoudiens, 15% syriens ou libanais, 10% d’Afrique du Nord. Ce qui correspond aux chiffres officiels de l’armée selon lesquels près de la moitié des étrangers détenus dans les prisons américaines en Irak sont saoudiens. Le haut gradé anonyme ajoute que 50% des Saoudiens en question viennent en Irak pour commettre des attentats suicide.

    Le Los Angeles Times explique naïvement que l’Arabie saoudite, ce grand et fidèle allié des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme, n’arrive pas à empêcher ses ressortissants de se rendre en Irak...

    Cela confirme en réalité les informations selon lesquelles l’Irak est devenu un champ de bataille entre l’Arabie saoudite wahhabite et l’Iran chiite. (La différence entre les deux étant que l’Arabie saoudite doit envoyer des hommes pour prêter main forte aux insurgés sunnites minoritaires, tandis que l’Iran peut se contenter de fournir des armes aux chiites majoritaires.)

  • Grains de sable

    Le gouvernement néerlandais a décidé de demander l’avis du Conseil d’Etat sur le projet de nouveau traité européen. Si le Conseil d’Etat décide que ce traité est à « caractère constitutionnel », il pourra être soumis à référendum. C’est ce qui s’était passé avec la Constitution européenne, avec le résultat que l’on sait. Or le nouveau traité reprend l’essentiel... constitutionnel de la Constitution européenne.

    Deux sondages successifs montrent qu’une majorité de Danois sont favorables à un référendum sur le nouveau traité européen. Le Premier ministre Rasmussen attend la fin de la conférence intergouvernementale chargée de rédiger le traité pour décider d’un éventuel référendum. Le Danemark avait prévu un référendum sur la Constitution européenne et avait abandonné son projet après les scrutins français et néerlandais. L’article 20 de la Constitution danoise impose un référendum en cas de transfert de souveraineté.

    La Constitution irlandaise prévoit la même chose. A l’issue du sommet de Bruxelles, le Premier ministre irlandais avait donc estimé probable qu’un référendum soit organisé en Irlande, mais il attendait d’avoir l’avis de l’attorney général. Il ajoutait que dans ce cas l’Irlande serait sans doute le seul pays à organiser un référendum. Ce n’est plus du tout évident...

  • Europe, Europe, Europe

    Rachida Dati, recevant à la Chancellerie plusieurs de ses homologues européens, vendredi dernier, a déclaré qu’elle souhaitait « tout particulièrement mettre l’accent sur la formation des magistrats au sein de l’Union », lorsque la France présidera l’UE au second semestre 2008 : « La qualité de notre justice européenne gagnera à l’évidence à disposer d’une formation commune des magistrats puisque nos règles de droit sont appelées à se rapprocher ».

    On voit que Rachida Dati se comporte déjà comme si le nouveau traité européen était ratifié. Pour l’heure la justice européenne est une coopération entre Etats, selon les traités de Maastricht et d’Amsterdam. Et même si le nouveau traité était en application, les règles judiciaires sont tellement différentes d’un pays à l’autre qu’il est totalement illusoire de prétendre mettre en œuvre, en 2008, une formation commune des magistrats.

    Son propos a dû faire sourire ses « homologues ».

    Mais peut-être s’agissait-il d’abord pour Rachida Dati de se persuader qu’elle serait encore place Vendôme en 2008...

  • Les infirmières bulgares

    Ce qui est étonnant, dans l’affaire des infirmières bulgares, c’est de voir à quel point tout le monde joue la comédie, ouvertement, avec une totale impudeur. Il s’agit d’une mise en scène hypocrite, mais d’une hypocrisie affichée, soulignée, de façon à bien montrer qu’on se moque du monde. Comment peut-on, face à une telle farce, demander aux peuples d’avoir confiance dans l’état de droit et dans la recherche de relations internationales justes et saines ?

    Chacun savait, avant le nouveau verdict, que la confirmation de la peine de mort n’était rien d’autre qu’un élément des tractations visant à la libération des infirmières. On aura néanmoins entendu un concert international de condamnation de ce verdict, avec force trémolos et indignations, comme si les infirmières allaient réellement être exécutées.

    Or le compromis financier avait été annoncé officiellement par le gouvernement libyen la veille du verdict. On n’en connaissait pas le détail, mais on savait que c’était fait. « Cet accord ouvre la voie à la possibilité que la peine de mort soit commuée en une peine de prison à vie qu’elles pourront effectuer en Bulgarie », disait benoîtement l’avocat français des infirmières.

    Cela ne vous rappelle rien ? En mai dernier, un accord a été conclu entre Tony Blair et Muammar Kadhafi sur les transferts de prisonniers entre leurs deux pays : en clair, la possibilité pour le Libyen emprisonné en Grande-Bretagne pour sa participation à l’explosion de l’avion à Lockerbie de retourner chez lui.

    En 2004, la Libye avait finalement accepté de verser 10 millions de dollars par victime de l’attentat.

    Kadhafi a d’abord demandé 10 millions de dollars par victime du sang contaminé...

    Finalement il a accepté de réduire ses prétentions à 1 million de dollars par victime. Non pas lui, mais la fondation « humanitaire » de son fils Seif al Islam (le glaive de l’islam)...

    Le 10 juillet, on a appris que George Bush avait écrit une lettre à Muammar Kadhafi pour lui parler des « problèmes en suspens », à savoir les suites des attentats de Lockerbie et de la discothèque de Berlin, et la question des infirmières bulgares...

    Le 11 juillet, George Bush a nommé un ambassadeur à Tripoli, dernière étape de la normalisation des relations diplomatiques rompues en 1980. Ces relations avaient été rétablies en juin 2004, six mois après que Kadhafi eut annoncé qu’il renonçait à ses « armes de destruction massive ». En avril de la même année, la Libye avait menacé de ne verser que la moitié des dédommagements de Lockerbie si les Américains ne mettaient pas fin à leurs sanctions. Le 7 mai, à l’issue de leur premier procès, les infirmières bulgares étaient condamnées à mort. En septembre avait lieu l’accord sur l’indemnisation des victimes de l’attentat contre la discothèque La Belle de Berlin où deux soldats américains avaient été tués et de nombreux autres blessés. En octobre se tenait à Tripoli un sommet sur le Darfour.

    En mars de cette même année 2004, le très humanitaire Seif al Islam avait annoncé que les compagnies pétrolières américaines allaient être autorisées de nouveau à travailler en Libye.

    La Libye a les plus fortes réserves de pétrole et de gaz du continent africain. Au début des années 80 on a découvert que le Darfour contenait de gigantesques gisements de pétrole. Hier s’est ouverte à Tripoli une conférence internationale sur le Darfour. Pour arrêter le génocide, bien sûr.

    On voit que l’affaire des infirmières bulgare, qui est à l’origine une affaire intérieure libyenne entre Kadhafi et son opposition islamiste, est devenue un petit marchandage international dans un contexte de « négociations » politico-financières tous azimuts.

    Quant à la visite de Cécilia Sarkozy, elle n’a pas davantage d’intérêt ou d’impact que celle de Kouchner avec son sac de riz en Somalie. Ce n’est qu’un coup médiatique parmi tant d’autres (hélas, ça marche auprès de l’opinion publique...).

    Au fait, qui va payer la rançon ?

    L’Union européenne, bien sûr. C’est-à-dire les contribuables européens. Mais il ne faut pas le dire. C’est le seul élément qui restera secret dans toute cette affaire...

    Et que les Français ne se plaignent pas. C’est aussi le prix à payer pour que Total puisse opérer tranquillement en Libye. Et au Darfour... Total, vous savez, notre grande compagnie pétrolière, pour le compte de laquelle Bernard Kouchner, en 2003, avait fait un rapport si complaisant, à propos des ses activités en Birmanie, qu’il fit scandale...

  • Au pays des avortements...

    Lettre de lecteur publiée dans le journal canadien La Tribune , reproduite sur le site cyberpress.ca, samedi 14 juillet (via bafweb).

    Au Québec, il y a des gens qui s'achètent une bonne conscience à peu de frais.

    On condamne des commerçants pour avoir vendu des billets de loterie à des gens "ayant l'air d'avoir moins de 25 ans", mais une gamine de 15-16 ans peut se faire avorter sans que ses parents le sachent!

    On se scandalise du sort "affreux" des oies d'élevage et on invite à boycotter le foie gras, mais personne n'est empêché de dormir par les milliers de fœtus qui se font charcuter chaque mois dans les cliniques de planning familial (en clair: dans les avortoirs officiels de la belle province)! Vraiment, les Québécois ont le cœur et les sentiments à la bonne place!

    Je ne peux que citer la phrase de la Sainte Écriture: "Sépulcres blanchis! Hypocrites! Vous filtrez le moucheron et vous avalez le chameau!" En un mot comme en cent: vous attitudes superficielles, applaudies par nos élites frelatées, me dégoûtent.

    François McCauley, Sherbrooke

  • Notre Dame du Mont Carmel

    A la fin du XIIe siècle, des ermites latins se fixent au Mont-Carmel. Ils se reconnaissent dans la figure d´Elie. Sa parole de feu imprègne leur vie et leur prière. “Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens !” Par ces mots, Elie le prophète de feu, entre dans l´histoire.

    Le Carmel a repris à son compte ce cri en y trouvant l´expression de sa propre expérience contemplative et en annonçant ainsi la présence agissante de Dieu. A la suite d´Elie, nous redisons aux hommes que Dieu EST, qu´il est VIVANT. Par notre vie cachée, nous vivons Dieu et nous disons Dieu.

    Le Carmel entre dans l´histoire, non par la parole d´un fondateur, mais par la présence silencieuse d´hommes de prière. Cette vie érémitique est expérimentée longuement avant de se traduire dans une reconnaissance officielle et un appui canonique.
    Aux environs de 1209, l´évêque Albert de Jérusalem rédige une “formule de vie” qui approuve le style de vie des ermites. C´est un texte court et dense connu sous le nom de “Règle du Carmel”. Il vise l´essentiel et se base sur l´Ecriture. Il constitue “l´acte de baptême” de l´Ordre du Carmel.

    A l´origine du Carmel comme Ordre dans l´Eglise se tient Elie le prophète de feu.

    Au long de l´histoire du Carmel, une présence silencieuse qui accompagne : Marie. Depuis son origine, le Carmel est revêtu de la beauté et de la prière de Notre Dame. Carmes et carmélites portent “l´habit de la Vierge” et se laissent revêtir de son regard pour suivre les sentiers escarpés de la recherche de Dieu. Contemplant la Vierge dans l´Evangile, le Carmel a toujours reconnu en elle le modèle de prière et d´écoute, la “pauvre du Seigneur” toute tendue vers l´accueil de la Parole, docile à l´Esprit et associée par son OUI inconditionnel au mystère pascal du Christ.

    Géographiquement, le Carmel traverse les mers pour venir d´Orient en Occident. En effet, peu après la reconnaissance officielle des “frères ermites de Notre-Dame du Mont-Carmel”, la situation politique de la Palestine s´aggrave. Les Sarrasins veulent reconquérir le pays de Jésus et des violentes persécutions obligent les ermites à émigrer en Occident en vue de la survie de l´Ordre. L´implantation dans les villes nécessite une adaptation à tous les niveaux. En quelques années, l´Ordre des ermites devient un Ordre mendiant.

    Le Carmel était entré dans l´histoire depuis plus de deux siècles avant d´accueillir des moniales de façon officielle. Déjà au Moyen-Âge, des recluses et des béguines vivent de l´esprit du Carmel. Jean Soreth, l´animateur du Carmel médiéval, institue officiellement les carmélites, en Hollande d´abord (1452), en France et en Espagne (1478) où le couvent de l´Incarnation à Avila deviendra célèbre par l´entrée, le 2 novembre 1535, d´une jeune fille de la ville qui s´appelle Teresa de Ahumada.

    (Présentation de l’histoire du Carmel sur le site internet du Carmel de Luxembourg)