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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2829

  • En Absurdie

    L’Assemblée nationale examine de nouveau, jeudi, la proposition de loi socialiste visant à réprimer la négation du génocide arménien.

    La loi française reconnaissant le génocide arménien était déjà une absurdité. Ce n’est pas à la loi de faire l’histoire, même pour reconnaître des évidences. On croyait pourtant que les choses avaient évolué depuis la polémique sur le rôle positif de la colonisation, et les appels de très nombreux historiens à abroger toutes les lois de ce genre, y compris, donc, la loi Gayssot.

    Mais les socialistes à front de taureau (ce n’est pas gentil pour les taureaux) continuent comme si de rien n’était, et de nombreux parlementaires de la majorité avec eux.

    Voici donc qu’ils veulent faire voter une loi Gayssot bis, réservée à la répression de toute contestation du génocide arménien. On pourra ensuite multiplier les lois, ad libitum, interdisant de dire ce ceci ou cela sur un sujet historique. Le totalitarisme est, par définition, sans limite. Il ne semble pas, cependant, que soit en préparation une loi reconnaissant le génocide vendéen, ni une loi interdisant de contester le génocide vendéen.

    Afin d’ajouter l’absurdité à l’absurdité, Patrick Devedjian, qui est favorable à la loi, a déposé un amendement stipulant que l’interdiction ne s’applique pas aux recherches scolaires, universitaires ou scientifiques. Amendement co-signé par d’autres amateurs d’absurde nommés Eric Raoult, Nicolas Dupont-Aignan, Guy Teissier, Philippe Pemezec.

    Ainsi donc, si la loi, ainsi rendue raisonnable (sic, l’expression est de Devedjian), est adoptée, un « chercheur » pourra librement nier le génocide arménien, mais le quidam (le journaliste, le blogueur, etc.) qui osera dire la même chose (voire simplement citer le chercheur) sera traîné en justice et sévèrement puni.

    Comme si cela ne suffisait pas, on voit aussi que cette affaire provoque une grave crise avec la Turquie. Et que ce sont, pour beaucoup, des gens qui sont favorables à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne qui créent cette crise.

    Vive le Père Ubu.

  • Alliot-Marie ?

    Derrière les grandes protestations d’unité, se profile dans la majorité, de façon de plus en précise, une autre candidature à la présidentielle : celle de Michèle Alliot-Marie. Elle insiste lourdement sur le fait que dans la tradition gaulliste la présidentielle est la rencontre « entre un homme – ou une femme – et le peuple français », en dehors des appareils, et qu’elle prendra sa décision en janvier. Villepin, qui laisse toujours planer le doute sur l’absence d’ambition présidentielle qu’il affiche, souligne lui aussi que la présidentielle est une rencontre entre une personnalité et le peuple, et dans la foulée il ne tarit pas d’éloges sur Michèle Alliot-Marie. Aujourd’hui, dans Le Figaro, madame le ministre de la Défense nous apprend que « de nombreux militants » lui demandent d’être candidate et disent qu’elle est « la seule à pouvoir battre Ségolène Royal ». Le sérieux de l’affaire se voit dans les réactions de plus en plus irritées des sarkozystes, la dernière en date étant celle de Christian Estrosi : « Elle joue les tireurs embusqués en s’interrogeant à voix haute tous les jours sur sa candidature. Les militaires ont horreur des tireurs embusqués… Ceux qui ne peuvent pas nous faire gagner ne doivent pas nous faire perdre… »

  • Lapidation

    Quatre garçons de 15 et 16 ans ont jeté des pierres sur une adolescente de 14 ans parce qu’elle mangeait un sandwich dans la cour de récréation, alors qu’on est en plein ramadan. La jeune fille a dû se réfugier à l’infirmerie. On ne l’apprend qu’aujourd’hui, mais cela s’est passé jeudi dernier. Au collège Jean Mermoz, à Lyon.

  • Le petit Cachan de Saint-Ouen

    Quatre familles « sans logement » campent depuis jeudi soir devant la mairie de Saint-Ouen. A l’exception d’une femme qui a le statut de réfugiée politique, ces quatre familles étrangères sont en situation irrégulière. La préfecture, au lieu d’organiser leur rapatriement, leur a proposé un hébergement à Vaujours. C’est dans le même département, mais trop loin de Saint-Ouen, disent les familles, qui ont donc refusé. L’information est donnée par le DAL, bien sûr, qui cornaque l’opération, et réclame une « table ronde avec la mairie, la préfecture, le propriétaire de leur ancien immeuble et les représentants des familles ». En attendant que ces étrangers qui n’ont aucun titre à résider en France se voient offrir des logements à leur convenance, l’Etat s’est déjà engagé à examiner de nouveau leurs dossiers, et la mairie à demander que ces familles soient régularisées, selon les propos du maire, la communiste Jacqueline Rouillon.

  • Le Pen et les élections en Belgique

    Le Pen et les élections en Belgique

    Le Vlaams Belang a progressé de cinq points en Flandre, aux élections municipales belges. Dans plusieurs communes il est arrivé en tête. A Anvers, il a de nouveau progressé, obtenant plus de 33 % des voix, mais le parti socialiste du maire de la ville a progressé de 20 points, à plus de 35 %, au détriment du parti libéral-démocrate du Premier ministre Verhofstadt, qui s’effondre partout.

    Même dans les municipalités où il est en tête, le Vlaams Belang ne prendra pas les commandes, car on lui oppose une « grande coalition », comme c’était déjà le cas à Anvers. Une coalition du système, gauche-droite unie, version flamande de l’UMPS et du Front républicain. C’est le fameux « cordon sanitaire » qui interdit toute alliance avec le Vlaams Belang. Il n’y a donc plus que deux partis politiques en Flandre, le Vlaams Belang qui défend les valeurs nationales, et la « grande coalition » cosmopolite. Ce qui se résume dans les deux slogans de campagne à Anvers : « La ville est à tout le monde » (sic), et « Notre peuple d’abord ».

    Interrogé par l’AFP, Jean-Marie Le Pen s’est félicité du résultat de ces municipales, en Flandre mais aussi en Wallonie où le plus modeste Front national belge a enregistré une « poussée » malgré le « discrédit » porté sur son président (lourdement condamné, notamment à dix ans d’inéligibilité, pour « racisme »), en bénéficiant du « reflet » du Front national français.

    Ces élections, commente Jean-Marie Le Pen, « me paraissent marquer un renouveau, assez général en Europe, des idées nationales ». Le résultat « recoupe toute une série de scrutins « en Grande-Bretagne, dans les pays du nord de l’Europe et en Autriche ». C’est un phénomène qui témoigne de « l’inquiétude de plus en plus grande des populations face aux phénomènes liés à l’immigration massive en provenance du tiers monde ».

  • Saint Borgia

    Oui il y a un saint Borgia : saint François de Borgia. Le célèbre pape Alexandre VI était son arrière-grand-père. Sa mère était la fille de l’archevêque de Saragosse, lui-même bâtard du roi Ferdinand… le Catholique.

    François est un beau et brillant chevalier. A la cour de Charles Quint, il devient grand écuyer de l’impératrice, grand veneur de l’empereur, marquis de Lombay, vice-roi de Catalogne, et à la mort de son père duc de Gandie. Mais à la différence d’un certain nombre de personnages de son arbre généalogique, il est vraiment chrétien. Deux ans après la mort de sa femme, il décide, à 36 ans, de devenir jésuite. Il deviendra le deuxième successeur de saint Ignace, et il est considéré comme le « second fondateur de l’ordre », auquel il donne sa physionomie spirituelle définitive.

    Mort en 1572, il a été canonisé dès 1671.

  • Le Pen à Palavas

    Jean-Marie Le Pen présidait hier un banquet patriotique à Palavas-les-Flots. Parmi ses déclarations, relevons celle-ci : « On dit que je suis obsédé par l’immigration. C’est vrai, je suis obsédé par l’immigration comme le pêcheur à pied qui, dans la baie du Mont-Saint-Michel, s’aperçoit que l’eau lui est montée jusqu’au ventre, puis lui arrive jusqu’au cou. Oui, c’est vrai, je suis obsédé par la marée montante, celui qui ne l’est pas et ne prendra pas les mesures nécessaires pour en sortir, il mourra. »

  • Le Pen en Corse

    Jean-Marie Le Pen était samedi en Corse, à Calenzana. Il a exalté la Corse et sa « résistance farouche et instinctive à l’idéologie dominante » et son multiculturalisme, évoquant notamment les attentats anti-maghrébins dont les auteurs passent en ce moment en justice : « On a assimilé les plasticages de Clandestini Corsi à du racisme, là où il n’y avait qu’une réaction de désespoir, le désespoir de jeunes gens qui refusent de voir leur culture disparaître. » Une sanction trop lourde, a-t-il ajouté, permettrait à l’Etat de faire un exemple « pour culpabiliser le peuple corse, pour détruire en lui tout instinct de survie, pour lui faire accepter la société multiculturelle ». Le Front national « ne justifie pas les réactions de xénophobie », mais les jeunes de Clandestini Corsi « n’ont tué personne, que je sache ». « La justice doit donc dans cette affaire juger autant les jeunes que les manques, les carences et les échecs de la politique d’immigration suivie depuis 30 ans. » Par ailleurs, Jean-Marie Le Pen s’est prononcé pour le rétablissement de l’exonération des droits de succession et de la zone franche, qui ont été supprimés par diktat de l’Union européenne.

  • Les propositions de Begag

    Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances, « propose » d’attendre après les élections présidentielle et législatives pour parler des régularisations d’immigrés en situation irrégulière, parce que « c’est un sujet passionnel, crispant ». Il propose également de « laisser de côté » jusque-là la question de l’islam. Car ces deux thèmes « font peur aux gens ». On aimerait que M. Begag précise quels sont les thèmes dont on peut parler, si ceux qui sont les plus importants dans le domaine de la nation et de l’identité ne doivent pas être abordés. Qu’il nous dise aussi à quoi peut bien servir une élection présidentielle dans de telles conditions.  Et à quoi peut servir la politique si l’on exclut de son champ d’action les questions qui font peur aux gens.

  • La charge de Villepin contre Sarkozy

    Au Grand Jury RTL LCI Le Monde, Dominique de Villepin s’est livré à une charge sévère contre Nicolas Sarkozy, qui avait osé critiquer, aux Etats-Unis, la politique étrangère française, et souhaité, en référence au moment du déclenchement de la guerre en Irak, qu’elle soit « sans arrogance ». Réplique de Villepin : « On peut tout dire de la diplomatie française dans cette période, sauf de l’arrogance. » Avec la menace française de veto, « nous avons pris une décision historique, et je crois que c’était une sage décision ». « L’expérience dans ces domaines est irremplaçable. Je me définis par rapport à l’expérience qui est la mienne et par rapport à mes convictions gaullistes. Il faut être vigilant tant qu’on n’a pas connu de fonction dans ces domaines, il faut être attentif à bien réfléchir, à bien observer pour ne pas défaire ce que nous avons mis longtemps à construire. » Et après avoir souligné la difficulté de concilier la dénonciation des régimes dangereux et la nécessité du dialogue : « Tout l’exercice est d’application, c’est bien un domaine où je me garderais de donner des leçons. » Enfin, il a également défendu la notion de « domaine réservé » du président de la République en matière de diplomatie et de défense, alors que Sarkozy venait de déclarer qu’il fallait y mettre fin.