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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2753

  • Ouverture du lycée musulman de Lyon

    Le collège-lycée musulman Al Kindi de Décines, près de Lyon, a ouvert partiellement ce matin, pour une vingtaine d’élèves de sixième. Rappelons que c’est sur ordre du Conseil supérieur de l’Education, autrement dit de la plus haute instance de l’Education nationale laïque, que s’ouvre ce lycée musulman dont ne voulait pas le rectorat.

  • Raffarin et les parrainages

    « Sur le fond, je pense qu’il serait profondément regrettable que des candidats qui portent des messages qui ont de l’écho dans le pays ne puissent pas être candidats », a déclaré Jean-Pierre Raffarin, à propos des difficultés de Jean-Marie Le Pen, mais aussi de Dominique Voynet, Olivier Besancenot ou José Bové à réunir les 500 parrainages. Car la présence des « candidats qui ont des résonances dans le pays » est importante pour la démocratie. Interrogé sur le fait de savoir s’il pourrait lui-même apporter son parrainage à l’un de ces candidats, il a répondu qu’il le ferait « si une démarche républicaine était proposée au pays, si les grandes familles politiques se mettaient d’accord pour faire un appel à leurs élus ». Il serait « bienvenu », a-t-il souligné, que « sur ces sujets-là » les partis adoptent « une vision républicaine, avec un peu plus de hauteur ».

  • Le Pen et Airbus

    Interrogé sur Airbus, ce matin sur France Inter, Jean-Marie Le Pen a d’abord constaté que « toutes les occasions sont bonnes pour témoigner de la compassion des candidats, que ce soit un accident de la route, un incendie d’hôpital, une entreprise qui va mal : immédiatement, on voit le ballet des candidats à la présidence de la République se succéder. » Puis il a ajouté : « Tous les problèmes ne sont pas de la compétence des politiques. Laissons les gens d’Airbus essayer de trouver la solution industrielle et commerciale nécessaire... L’Etat a des représentants au conseil d’administration plus compétents que les candidats à la présidence de la République.. . » Cela dit, les difficultés d’Airbus étaient prévisibles : « La production d’Airbus relevait d’un schéma ubuesque : le seul fait qu’il y ait deux co-présidents me paraît déjà une condamnation et une démarche rédhibitoire. »

  • Le Pen et l’immigration

    Lors du premier de ses grands meetings de clôture de campagne, samedi à Marseille, Jean-Marie Le Pen a prononcé un grand discours sur l’immigration, exposant le constat et les solutions concrètes qu’il propose. On en lira avec profit le texte intégral sur le site du Front national. En voici quelques extraits.

    Nous avions depuis trente ans les armes pour faire face à cette menace d’invasion, par le contrôle de nos frontières, par la mise en défense de notre territoire, par le respect strict de la préférence nationale qui n’est pas autre chose, depuis deux siècles, que l’application des principes de l’Etat-Nation. C’est l’inverse qui a été fait par les politiciens successifs, par les gouvernements de droite et de gauche qui ont exercé les responsabilités du pouvoir.
    Six grandes étapes, plus catastrophiques les unes que les autres, balisent 30 années d’erreurs en matière de politique d’immigration.
    1) D’abord, l’institution du regroupement familial en 1974, qui a transformé une immigration temporaire de travail en immigration de peuplement définitive.
    2) Ensuite, la grande régularisation de clandestins effectuée par la gauche en 1981 et 1982, signal dramatique envoyé à tous les damnés de la terre de ce que la France accueillerait toujours tout le monde.
    3) Troisième phase, l’abandon par le RPR et l’UDF de leur programme de lutte contre l’immigration qui leur avait pourtant permis de gagner les élections législatives de 1986.
    4) Quatrième temps fort, l’adoption en 1994, par le gouvernement Balladur, d’une réforme instituant un véritable droit du sol pour accéder à la nationalité française, en rupture absolue avec la tradition de notre pays, dans lequel l’accès à la nationalité est toujours principalement passé par la filiation.
    5) Cinquième étape, au cours des années 90, nous avons abandonné nos contrôles aux frontières, en les supprimant et en déléguant le contrôle de l’accès au Vieux Continent aux institutions européennes. Comme cela était prévisible, l’Europe a été incapable de nous protéger. (...)
    6) Enfin, dernière étape, la marche promise vers une véritable préférence étrangère, baptisée discrimination positive par Nicolas Sarkozy lui-même.
    Il faut d’ailleurs se rendre compte que par une formidable inversion de valeur, les immigrés clandestins bénéficient aujourd’hui de très nombreux droits sociaux, alors même que par leur seule présence sur le sol Français, ils enfreignent les lois relatives à l’entrée et au séjour en France.
    Il y a donc, et c’est mirobolant, un véritable statut juridique du clandestin en France.
    La plupart de ces mécanismes sont financés sur les crédits de l’aide sociale, gérés par les collectivités départementales ou les services de l’Etat, mais le droit à certaines prestations de la Sécurité sociale est également constitué, ce qui ne peut qu’encourager de nouveaux illégaux à tenter leur chance en France.
    Jugez-en par vous-même.
    Dès qu’il arrive, sur le territoire, l’immigré en situation illégale a droit à :
    - L’hébergement d’urgence : ce droit n’est subordonné à aucune condition. Tous types de structures confondues, le dispositif français d’hébergement d’urgence totalise 52.000 places (y compris les nuitées d'hôtels financées par l'Etat pendant la période hivernale, à hauteur de 8.000 places fin 2005).
    - Deuxième droit, le droit à l’aide médicale, la fameuse AME. C’est le droit se faire soigner à l’œil. Au plan strictement financier, le nombre de bénéficiaires de l'AME, qui a fortement progressé depuis la création du dispositif, est proche de 180.000 personnes. Le coût budgétaire du dispositif s'est également fortement alourdi : il n'était que de 200 millions d'euros en 2001 et devrait s'élever à 470 millions d'euros en 2005. Et si les flux ne sont pas taris, ce n’est que le début….
    - Troisième droit, l’Aide Sociale à l’Enfance, qui, là encore, n’est subordonné à aucune condition de régularité du séjour, et comprend des aides financières à domicile, destinées à aider une personne ayant à sa charge un enfant à assurer son entretien, sa sécurité et sa conduite, lorsque ses ressources sont insuffisantes, mais aussi l'intervention à domicile d'un éducateur et l'hébergement, qui peut concerner des mères isolées avec enfant de moins de trois ans, en vue de leur réinsertion sociale et professionnelle, ou des mineurs.
    Les immigrés clandestins ont également le droit d’inscrire leurs enfants à l’école. Et une fois que les enfants sont scolarisés, les parents sont inexpulsables, d’où ce critère de scolarisation des enfants retenus par Sarkozy lors de la régularisation de juillet 2006. C’est extravagant ! Et c’est pourtant vrai ! Comment peut-on croire une seule seconde à la détermination de Sarkozy de lutter contre l’immigration clandestine ?
    - Quatrième droit, un étranger séjournant irrégulièrement sur notre sol et qui travaille au noir a droit aux prestations de la Sécu en matière de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles !

    Comment ne pas être choqués par le fait qu’en France, on ne s’occupe pas d’abord et en priorité des Français d’abord ? Nos compatriotes en effet, ont, dans leur pays, des droits préférentiels issus du labeur de leurs pères et de leurs grands-pères, de la sueur de leurs ancêtres, et à ce titre le dernier des chômeurs français a plus de droits que n’importe quel étranger, qu’il vienne d’Europe ou du reste du monde.

  • La prière est une question de vie ou de mort

    Magnifique Angelus de Benoît XVI, hier, sur la Transfiguration  :

    « Jésus écoute donc la Loi et les Prophètes qui lui parlent de sa mort et de sa résurrection. Dans son dialogue intime avec le Père, Il ne sort pas de l’histoire, il ne fuit pas sa mission pour laquelle il est venu au monde, même s’il sait que pour arriver à la gloire il devra passer par la Croix. Au contraire, le Christ entre plus profondément dans cette mission, en adhérant de tout son être à la volonté du Père, et il nous montre que la vraie prière consiste précisément dans l’union de notre volonté avec celle de Dieu. Par conséquent, pour un chrétien, prier ne signifie pas s’évader de la réalité et des responsabilités qu’elle comporte, mais les assumer à fond, en faisant confiance à l’amour fidèle et inépuisable du Seigneur. C’est pourquoi l’événement de la Transfiguration est, paradoxalement, l’agonie à Gethsémani. Devant l’imminence de la passion, Jésus fera l’expérience de l’angoisse mortelle et il s’abandonnera à la volonté divine : à ce moment-là, sa prière sera un gage de salut pour nous tous. Le Christ en effet suppliera le Père céleste de « le libérer de la mort », et, comme l’écrit l’auteur de la lettre aux Hébreux, « il a été exaucé en raison de sa piété ». La résurrection est la preuve de cet exaucement. Chers frères et sœurs, la prière n’est pas un accessoire, une « option », mais une question de vie ou de mort. Seul en effet celui qui prie, c’est-à-dire celui qui s’abandonne à Dieu avec un amour filial peut entrer dans la vie éternelle, qui est Dieu lui-même. »

    « L’événement de la Transfiguration est l’agonie à Gethsémani. » Cela est souligné dans l’Evangile par le fait que dans les deux cas Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et que dans les deux cas ils sont pris d’un mystérieux sommeil.

  • Qui es-tu ?

    « Vous êtes d’en bas, moi je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde, moi je ne suis pas de ce monde. Je vous ai dit que vous mourrez dans votre péché : si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans votre péché. » Et ils lui disaient : « Qui es-tu ? » Jésus leur dit : « Le Principe, moi qui vous parle. » (…) « Quand vous aurez exalté le Fils de l’Homme, alors vous saurez que Je Suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle comme le Père m’a enseigné. » (Jean, 8, 23-28, d’après la Vulgate)

    « Principium, qui et loquor vobis. » Cette phrase est évidemment à relier aux premiers mots du même évangile : « In Principio erat Verbum. » Ce qui se traduit littéralement : dans le Principe était le Verbe. Le Principe sans principe étant le Père. Le Verbe est Principe vis-à-vis des hommes.

    Contrairement à ce que prétendent les exégètes modernes, le texte grec peut parfaitement se traduire en latin de la façon dont saint Jérôme le fait. C’est injurier, de façon ridicule, saint Jérôme, d’imaginer qu’il n’ait « pas vu » que « ten archen » était un accusatif et non un nominatif, et qu’il ait ainsi commis une faute grossière. La faute est bel et bien de traduire ici, dans ce contexte (« si vous ne croyez pas que Je Suis »), « ten archen » par « depuis le commencement », puisque cela renvoie aux premiers mots de l’évangile, « en arche », qui ne veulent pas dire « au commencement », mais « au principe ». Et d'où fait-on sortir le « depuis » ?

    « In principio », « en arche », sont aussi (et d’abord) les premiers mots de la Genèse. Et l’on ne peut rien comprendre non plus aux trois premiers chapitres de la Genèse (ni du reste à l’Immaculée Conception, annoncée dans la Genèse) si l’on traduit le « in principio » initial par « au commencement ». Le « commencement » de ce monde d’en bas, où l’on meurt dans le péché si l’on ne reconnaît pas la Parole qui dit Je Suis, est déclenché par le péché originel. Et encore n’est-ce que par analogie qu’on peut parler de « commencement ». Il s’agit plutôt d’un surgissement, d’une manifestation.

    Si l’on ne comprend pas cela on ne peut pas répondre à ceux qui disent : l’Eglise a tort d’enseigner que la mort est la conséquence du péché originel, puisqu’il est établi que les animaux mouraient avant l’apparition de l’homme. Dire cela, c’est confondre le plan de l’histoire des hommes (dans le monde du péché, le seul que connaisse la science expérimentale) avec le plan du « principe » et de ce qui « se passait » « au principe » (qui échappe à la science). La mort corporelle ne peut pas davantage exister dans le paradis originel qu’elle ne peut exister dans le Royaume où nous fait entrer le Christ qui par sa mort a vaincu la mort parce qu’il a vaincu le péché. Que la mort corporelle soit une conséquence du péché originel est une vérité de foi (attestée par Dieu lui-même dans la Genèse et sur la Croix et dans toute l’Ecriture et par toute la Tradition), et même une de celles qui, face aux développements de la science, prouvent l’origine divine du christianisme.

  • 2e dimanche de carême

    On l’avait un peu perdu de vue depuis le début du carême, à cause de l’évangile quotidien, mais l’Eglise continue de lire la Genèse. Aujourd’hui, on en est arrivé à l’histoire de Jacob et Esaü : le plat de lentilles contre le droit d’aînesse. Il s’agit d’une prophétie concernant l’Eglise elle-même : une préfiguration de ce que dira plusieurs fois le Christ de diverses façons, à savoir que l’héritage sera enlevé au peuple juif (l’aîné) pour être transféré aux païens. Il l’a même dit une fois en évoquant Jacob : « Quand vous verrez Abraham et Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, mais vous, jetés dehors. »

    L’évangile du jour est celui de la Transfiguration, épisode qui a lieu le septième jour après la  première annonce aux disciples des évènements prochains de sa Passion et de sa Résurrection. Et c’est en quelque sorte la transfiguration du carême lui-même, puisque le Seigneur, qui a jeûné 40 jours dans le désert, se trouve en compagnie de Moïse et d’Elie, qui ont eux aussi jeûné 40 jours, et apportent à la révélation christique le sceau de la Loi et des Prophètes.

  • Les vérités interdites de Raymond Barre

    Une interview de Raymond Barre fait « scandale ». Parce qu’il dit trois vérités interdites.

    1- à propos de Papon : « il a payé surtout à cause de Charonne, entre nous. Le reste c’était un alibi ». « Pensez au nombre de fonctionnaires qui étaient en place qui ont essayé tant bien que mal de limiter ce drame qu’a été la persécution des Juifs et n’oublions pas quand même qu’en France c’est le pays où le nombre de Juifs sauvés a été le plus élevé. Et qu’est-ce qui se passe à la Libération, ce pays ne peut pas s’effondrer, il faut bien que l’administration demeure, sauf ceux qui ont été manifestement des serviteurs de l’ennemi. Je pense à Bousquet et M. Mitterrand n’a pas été d’une sévérité extrême à l’égard de M. Bousquet. Alors a surgi cette affaire et M. Papon est devenu un bouc émissaire. »

    2 – à propos de l’attentat de la rue Copernic : « Là, je tiens à vous dire que sur cette affaire, je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement. »

    3 – à propos de Bruno Gollnisch : « C’était un bon conseiller municipal et que ceux qui ne sont pas satisfaits de cela pensent ce qu’ils veulent. »

    L’« affaire » a été lancée par le CRIF, qu’on remercie d’avoir retranscrit ces propos sur son site, où l’on lira avec intérêt l’ensemble de ce qui est reproché à Raymond Barre.

  • Nouvelle plainte de Le Pen : pour piratage informatique

    On a appris aujourd’hui de source judiciaire que Jean-Marie Le Pen a porté plainte jeudi pour « introduction (dans) son système informatique » au siège du FN à Saint-Cloud. La police judiciaire (SDPJ) a été saisie de l'enquête vendredi.

    Jeudi matin, lors de sa conférence de presse sur les manœuvres tendant à l’empêcher d’obtenir ses 500 parrainages, Jean-Marie Le Pen avait fait allusion à un possible piratage des ordinateurs du Paquebot pour expliquer que les faux journalistes qui font pression sur les maires dans certaines régions aient une liste des maires qui lui ont promis leur signature. Je n’y croyais guère, car ce n’est pas à la portée du premier venu, ni même a priori du staff de Philippe de Villiers. Mais si Le Pen a porté plainte (peu après sa conférence de presse, où il n’en a rien dit) et si la PJ mène une enquête, c’est que l’affaire est sérieuse.

    Reste à souhaiter que les différentes enquêtes sur les manœuvres contre Le Pen aboutissent très rapidement.

  • Samedi des quatre-temps

    L’évangile de ce jour est le même que celui de demain dimanche : la Transfiguration (qui est ici à sa place « chronologique » dans la marche vers Pâques, tandis qu’elle sera solennisée le 6 août). Dans l’antique tradition romaine, il n’y avait qu’une seule célébration, une longue et solennelle vigile dominicale. Il en reste les cinq lectures qui précèdent l’épître.

    A partir de la fin du Ve siècle, la date des ordinations sacerdotales fut fixée en cette vigile des samedis des quatre-temps, nuits de prière et de jeûne rassemblant toute la communauté.

    Ce samedi, l’Institut du Bon Pasteur, fondé par l’abbé Laguérie sous les auspices du pape Benoît XVI le 8 septembre dernier, va procéder à des ordinations sacerdotales dans l’église paroissiale de Courtalain (Eure-et-Loir), où a été ouvert le séminaire de l’Institut. L’évêque qui officiera est Mgr Luigi De Magistris, ancien grand Pénitencier au Vatican. Les deux futurs prêtres, l’abbé Claude Prieur et l’abbé David Belon, ont effectué l’essentiel de leurs études à Ecône, en Suisse, avant de rejoindre l’Institut du Bon Pasteur lors de sa fondation. Par ailleurs, au cours de cette cérémonie, deux séminaristes seront ordonnés diacres.

    L’Institut souligne que « c’est la première fois que des ordinations célébrées selon la liturgie traditionnelle peuvent avoir lieu en France dans une église paroissiale. Signe d’une évolution des mentalités, cet événement marque la progression dans notre pays, de la volonté de réconciliation entre les catholiques, affichée dès le début de son pontificat par le pape Benoît XVI et réaffirmée à Lourdes, en novembre dernier, par le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence épiscopale ».