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Une censure épiscopale du Christ

Comme chacun sait la traduction française de la Bible utilisée dans la « forme ordinaire » de la liturgie latine est sous copyright. C’est comme si saint Matthieu ou saint Luc avaient fait le tour des premières communautés chrétiennes pour leur faire payer des droits chaque fois que leur évangile était recopié. On ne m’a pas encore expliqué en quoi ce n’est pas de la simonie.

Non seulement l’épiscopat français a mis la parole de Dieu sous copyright, mais il a falsifié la parole de Dieu qu’il vend comme « liturgique ».

Ainsi, ce dimanche, dans l’évangile sous copyright de la « forme ordinaire », on fait dire à Jésus « sans me préférer », quand il a dit « et ne hait pas ». Tous les textes et toutes leurs traductions avaient toujours respecté, jusqu’ici, la parole du Seigneur. Il n’y a aucune ambiguïté sur le mot, et il n’y a qu’une traduction possible.

Mais nos prudes évêques étaient effrayés d’avoir à dire « si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses fils… »

Et au lieu d’expliquer ce que cela veut dire, ils censurent la parole de Dieu, ils censurent le Verbe. Et ils en sont tellement fiers qu’ils protègent leur forfait par un copyright.

Commentaires

  • Cette distinction entre "forme ordinaire" et "forme extraordinaire" de l'unique messe, me paraît irrecevable.

    Elle n'a aucun fondement dans la tradition, et d'autre part, il faudrait croire que pendant plusieurs siècle les paroisses ont célébré la messe selon une forme "extraordinaire", qui leur sera interdite le 14 septembre.

    J'aime bien Benoît XVI, profond penseur, mais dans cette affaire je ne le suis pas.

    Je me permets de parler comme cela du pape, puisque lui-même avoue dans la fameux motu proprio Summorum Pontificum, que le rite de saint Pie V n'a jamais été aboli, contrairement à ce qu'avaient voulu nous faire croire Paul VI et Jean-Paul II.

  • "l’épiscopat français a mis la parole de Dieu sous copyright"

    De toute facon, on s'en contrebalance car pas un catholique serieux n'ecoute nos emmitres hexagonaux (Sans generaliser d'ailleurs, car beaucoup d'eveques souffrent de cet etat de fait). Vous rappelez-vous le Catechisme de Benoit XVI en version francaise qui coutait deux fois moins cher dans la version imprimee au Benin ? L'importateur avait eu un proces...

    Et comme les Saintes Evangiles sont disponibles sur internet, ca n'a pas beaucoup d'importance.

  • et après ça on s'étonnera que les églises se vident!!

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