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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1925

  • Première espagnole

    Pour la première fois depuis la promulgation du motu proprio Summorum Pontificum un évêque espagnol a célébré la messe dans la forme extraordinaire du rite romain : Mgr Manuel Ureña Pastor, archevêque de Saragosse, a célébré un Requiem dans l’église d’Epila (la musique était celle du Requiem de Mariano Rodriguez de Ledesma, composé pour les funérailles de la reine en 1820).

  • Saint Timothée

    En général, l’Église célèbre les saints au jour de leur mort. Quand le jour de leur mort est inconnu, elle fixe le jour de leur fête à son gré, souvent en tenant compte du temps liturgique ou des relations avec des fêtes analogues. C’est aujourd’hui le cas. Demain, nous célébrons la fête de la conversion saint Paul. La fête de son disciple chéri, Timothée, en est comme le prélude.

    Timothée est le disciple préféré et le compagnon constant de saint Paul. Il s’était sans doute converti au cours du premier voyage de mission de l’Apôtre. Quand, au cours de son second voyage, saint Paul repassa à Lystre, Timothée s’adjoignit à lui malgré sa grande jeunesse (environ 20 ans). A partir de ce moment, une amitié filiale l’unit à l’Apôtre. Saint Paul l’appelle son cher enfant qui lui est dévoué « comme un fils a son père » (Ph. II, 22). Timothée était affectueux, désintéressé, prudent et zélé, et personne n’avait une pareille communauté de sentiments avec son maître. Il fut, particulièrement pour l’Apôtre devenu vieux, une consolation dans ses souffrances et un soutien dans ses difficultés. Il fut son collaborateur dans toutes les fondations importantes d’Églises et c’est pourquoi l’Apôtre le chargea des missions les plus graves. Il partagea la première captivité de saint Paul. Saint Paul en fit le premier évêque d’Éphèse. Son maître lui-même lui a élevé le plus beau monument dans les deux Épîtres qu’il lui adressa.

    Dom Pius Parsch

  • 3e dimanche après l’Epiphanie

    La messe de ce dimanche est toujours dans la lumière de l’Epiphanie, sous son aspect de l’affirmation de la royauté du Christ et du salut apporté aux nations. « Les nations craignent votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. Parce que le Seigneur a bâti Sion et qu’il sera vu dans sa majesté. Le Seigneur est roi : que la terre tressaille de joie, que toutes les îles se réjouissent » (graduel et alléluia). Et l’évangile raconte la guérison d’un païen, car « beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident » au festin du royaume des cieux ».

    On y trouve une insistance sur la puissance de ce roi, qui, d’un seul mot, guérit à distance. Elle est soulignée par l’offertoire : « La droite du Seigneur a fait éclater sa puissance, la droite du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai point, mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur. »

  • C’est la démocratie égyptienne qui était visée…

    Mais non, ce n’était pas les chrétiens qui étaient visés dans la tuerie de l'église des Saints à Alexandrie : « C'est l'Etat égyptien, avec ses caractéristiques de démocratie et de tolérance (…). Toutes nos démocraties, parce qu'elles sont tolérantes et affirment dans leurs textes et dans les déclarations de leurs gouvernements la liberté de pensée et d'exercice du culte, sont contestées par les terroristes. »

    Déclaration de notre ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie. D’abord c’est un mensonge, ignoble si l’on pense un tant soit peu aux victimes. Ensuite c’est une absurdité. Enfin, on lui rappellera ces propos après la chute du clan Moubarak, quand toute la classe politico-médiatique dénoncera la « dictature » qui régnait en Egypte avant la révolution de… de papyrus, peut-être…

  • Les point sur les i

    « Personne ne peut se prévaloir » d'un droit à un mariage à l'église, a dit Benoît XVI en recevant les magistrats de la Rote : « Le droit de contracter un mariage présuppose qu'on puisse et qu'on ait l'intention de le célébrer vraiment, en conséquence dans la vérité de son essence telle qu'enseignée par l'Eglise. »

    Le mariage à l'église n'« est pas une exigence subjective qui doive être satisfaite par les prêtres à travers une simple reconnaissance formelle, indépendamment du contenu réel de l'union », a-t-il ajouté.

    Il est donc important que les prêtres vérifient les convictions des aspirants au mariage face aux « obligations imprescriptibles pour la validité du sacrement du mariage » : « Un discernement sérieux sur ce sujet pourra éviter que des impulsions émotives ou des raisons superficielles ne conduisent les deux jeunes à assumer une responsabilité qu'ils ne sauront pas honorer par la suite. Le mariage et la famille sont des institutions qui doivent être promues et défendues de toute équivoque possible sur leur vérité parce que toute atteinte qui leur est portée est de fait une blessure qui touche la cohabitation humaine. »

    Il faut « interrompre, dans la mesure du possible, le cercle vicieux entre admission quasi automatique au mariage, sans préparation adéquate et examen sérieux (...), et déclaration judiciaire également facile, mais en sens inverse, de nullité du mariage seulement sur la base d'un constat d'échec ».

  • C’est cela, la différence

    Jean-Marie Le Pen sur Europe 1 :

    "Marine, il est évident, a fait porter son effort dialectique sur la laïcité et sur la République (...). Elle veut que le pays sache que le Front national est un mouvement républicain, ce qui lui est quelques fois à tort contesté par ses adversaires. Mon critère de rassemblement à moi, c'était un critère national. Par conséquent, tous les gens de bonne volonté, patriotes, je souhaitais les rassembler quelles que soient leurs options particularistes. C'est cela, la différence."

    (Précisons: elle veut que le pays sache que le Front national est un mouvement républicain, dans le sens que donnent à ce mot ses adversaires.)

  • Demain, la Marche pour la Vie

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  • Le grand imam d’Al-Azhar et les dhimmis

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    Cette photo représente le grand imam d’Al-Azhar présentant ses condoléances au patriarche copte Chenouda III après la tuerie d’Alexandrie. On y voit non pas une quelconque compassion mais toute l’assurance hautaine du chef musulman droit dans ses bottes, daignant visiter le représentant des dhimmis. Lequel regarde l’imam avec un effroi mêlé de résignation. Cette photo terrifiante, qui dit tout, est publiée par le quotidien suisse Le Temps en illustration d’une grande interview complaisante de l’imam Al-Tayyeb qui y manie tout à tour l’affirmation de l’islam pur et dur, la taqqiya, et le mensonge pur et simple. Titre de l’article, repris d’une réponse de l’imam : « Le musulman est tolérant ou n’est pas. » Sic.

  • Une erreur fatale

    Dans une interview du cardinal Domenico Bartolucci :

    Après le Concile Vatican II, le latin a été mis de côté, et ce fut une erreur fatale. Avec la promulgation du Missel de 1970, les textes millénaires du propre ont été éliminés, et l'espace pour les chants de l’ordinaire très réduit, pour permettre l'introduction des langues vernaculaires. Il me semble évident que, depuis lors, la musique sacrée et les scholae cantorum ont été définitivement mises à l'écart de la liturgie, en dépit des recommandations de la "Constitutio de Sacra Liturgia" de 63 et du motu proprio "Sacram Liturgiam" de 64, dans lequel le Grégorien est qualifié de "chant de la liturgie romaine".

    Sur la participation active :

    Avant ces "aggiornamenti", le peuple chantait à pleine voix pendant les vêpres, le Chemin de Croix, les messes solennelles, les processions. Il chantait en latin, la langue universelle de l'Eglise. Durant les liturgie des défunts, tous entonnaient le Libera me, Domine , In Paradisum , le De Profundis . Tous répondaien au Te Deum , au Veni Creator , au Credo . Aujourd'hui, les chansonnettes se sont multipliées. Il y en a tellement que très peu de gens les connaissent, et que presque personne ne les chante.

  • Jean-Paul II

    Vu par l’abbé Guillaume de Tanoüarn. Bref et intéressant retour sur le pontificat du futur béatifié: Polémiques dans l'Eglise, non - et Jean-Paul II (bis).