Aujourd’hui c’était la fête de la mi-carême à l’école de mon petit-fils. Une école catholique. La seule du village. L’école laïque a fermé depuis longtemps, faute de clients. Il y avait là beaucoup de princesses, des vahinés, un policeman, le capitaine Crochet et Zorro, comme il se doit. Mon petit-fils était en lion (le roi du dessin animé Robin des bois). Toute cette troupe a fait le tour du village, braillant à tue-tête, récoltant ici ou là des paquets de bonbons, on a fait des photos devant l’église (l’une des plus belles de Bretagne) avant de se retrouver pour un goûter à la mairie. Le maire, catholique (et… un ami, disons…) vient d’être élu conseiller général (à la surprise elle aussi générale). Hélas il n’était pas là : c’est le jour de l’élection des présidents. Mais pendant que le maire faisait son devoir républicain, la mairie était investie par la mi-carême…
Le blog d'Yves Daoudal - Page 1889
-
Un petit reste (ou zeste) de chrétienté
-
Saint Alphonse de Liguori
Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier, sur Saint Alphonse de Liguori.
Estimé pour sa bonté et pour son zèle pastoral, en 1762 Alphonse fut nommé évêque de Sant'Agata dei Goti, un ministère qu'il quitta en 1775 avec l'autorisation du Pape Pie VI, à la suite des maladies dont il était atteint. Ce même Pape, en 1787, en apprenant la nouvelle de sa mort, qui eut lieu après de grandes souffrances, s'exclama : « C'était un saint ! ». Et il ne se trompait pas : Alphonse fut canonisé en 1839, et en 1871 il fut déclaré Docteur de l'Eglise. Ce titre lui convient pour de nombreuses raisons. Tout d'abord parce qu'il a proposé un riche enseignement de théologie morale, qui exprime de manière adaptée la doctrine catholique, au point qu'il fut proclamé par le Pape Pie XII « Patron de tous les confesseurs et moralistes ». A son époque, s'était diffusée une interprétation très rigoriste de la vie morale également en raison de la mentalité janséniste qui, au lieu d'alimenter la confiance et l'espérance dans la miséricorde de Dieu, fomentait la peur et présentait un visage de Dieu revêche et sévère, bien éloigné de celui que nous a révélé Jésus. Saint Alphonse, en particulier dans son œuvre principale intitulée Théologie morale, propose une synthèse équilibrée et convaincante entre les exigences de la loi de Dieu, gravée dans nos cœurs, pleinement révélée par le Christ et interprétée de manière faisant autorité par l'Eglise, et les dynamismes de la conscience et de la liberté de l'homme, qui précisément dans l'adhésion à la vérité et au bien permettent la maturation et la réalisation de la personne.
Alphonse recommandait aux pasteurs d'âme et aux confesseurs d'être fidèles à la doctrine morale catholique, en assumant, dans le même temps, une attitude charitable, compréhensive, douce, pour que les pénitents puissent se sentir accompagnés, soutenus, encouragés dans leur chemin de foi et de vie chrétienne. Saint Alphonse ne se lassait jamais de répéter que les prêtres sont un signe visible de la miséricorde infinie de Dieu, qui pardonne et illumine l'esprit et le cœur du pécheur afin qu'il se convertisse et change de vie. A notre époque, où l'on voit de clairs signes d'égarement de la conscience morale et - il faut le reconnaître - d'un certain manque d'estime envers le sacrement de la confession, l'enseignement de saint Alphonse est encore de grande actualité.
-
Daoudal Hebdo N° 121

Dans ce numéro
Page 2
ProVie France : l’association de Philippe IsnardPage 3
Il n’y aura plus de miracles à Lourdes !Page 4
Quelques petites choses sur la LibyePage 5
Libye : Al Qaïda dit merci à la FrancePage 6
Les admirables chrétiens du Pakistan
Le Pakistan profil bas à l’ONUPage 7
La Bible en malais séquestrée en MalaisiePage 8
La rose d’or
Dimanche prochain…Daoudal Hebdo, BP 16023, 56160 Guémené-sur-Scorff
abonnement un an 180 € (papier), 100 € (par courriel)
Abonnement 6 mois noir et blanc : 70 €Spécimen gratuit sur simple demande
-
Jeudi de la troisième semaine de Carême
Ce jour marque le milieu de la sainte Quarantaine, et c’est pour cela qu’il est appelé le Jeudi de la mi-Carême. Nous accomplissons en effet aujourd’hui le vingtième jeune sur quarante que nous impose l’Église en ce saint temps. Chez les Grecs, c’est la journée d’hier qui est comptée comme Mésonestime à proprement parler, ou milieu des jeûnes ; au reste, ils donnent ce nom, ainsi que nous l’avons vu, à la semaine tout entière, qui est, dans leur liturgie, la quatrième des sept dont est formé leur Carême. Mais le Mercredi de cette semaine est, chez eux, l’objet d’une fête solennelle, un jour de réjouissance, où l’on ranime son courage pour achever la carrière.
Les nations catholiques de l’Occident, sans considérer le jour où nous sommes parvenus comme une fête, ont toujours eu la coutume de le passer dans une certaine allégresse. La sainte Église Romaine s’est unie à cette pratique ; mais afin de ne pas donner prétexte à une dissipation qui pourrait nuire à l’esprit du jeûne, elle a remis l’expression plus marquée de cette joie innocente au Dimanche suivant, comme nous le verrons ci-après. Toutefois il n’est pas contre l’esprit du Christianisme de fêter aujourd’hui le jour central du Carême, en réunissant, à la manière de nos pères, de plus nombreux convives, et en servant la table avec plus de recherche et d’abondance, pourvu toutefois que l’abstinence et le jeûne soient respectés. Mais, hélas ! Avec le relâchement qui règne aujourd’hui dans notre malheureux pays, combien de gens, qui se disent catholiques, n’ont guère fait autre chose depuis vingt jours que de violer ces lois du jeûne et de l’abstinence, sur la foi de dispenses légitimes ou extorquées ! Quel sens peuvent avoir pour eux les joies naïves que goûtent aujourd’hui, en de lointaines provinces, ces familles de vieux chrétiens qui n’ont point encore laissé périr chez eux les saintes traditions ? Mais ces joies, pour les éprouver, il faut les avoir méritées par quelques privations, par un peu de gêne imposée au corps : et c’est ce que trop de catholiques de nos jours ne savent plus faire. Prions pour eux, afin que Dieu leur donne de comprendre enfin à quoi les oblige la foi qu’ils professent.
Dom Guéranger
-
Conférence de Bernard Antony à Paris
"Le miel et le cyanure. Islamophilie, connivence maçonnique : anciennes et nouvelles formes de la subversion dans l’Eglise"
Jeudi 7 avril 2011 à 19h 30 précises,
au Centre Charlier, 70 Boulevard Saint-Germain 75005 PARIS
(métro Maubert-Mutualité, autobus 24, 47, 63, 86, 87, RER B et C Saint-Michel)
Téléphone : 01 40 51 74 07
La conférence sera suivie d’un buffet
Participation aux frais : 8 €
Étudiants, chômeurs : 4 €
-
Un diplôme de laïcité...
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, déclare sur France Info : « Je pense qu'il nous manque peut-être en France aujourd'hui une formation à la laïcité, un diplôme sur la laïcité et les principes républicains. » Ce qui pourrait concerner « toutes les personnes qui sont en charge des cultes », les directeurs de ressources humaines ou les agents du service public.
Si l’on suit le raisonnement jusqu’au bout, cela veut dire que les prêtres devraient obtenir un diplôme de laïcité pour exercer le culte catholique.
Le pire est que nos évêques y sont d’avance tout disposés, comme en témoigne le dernier texte de la CRCF où « les cultes » rendent hommage à la laïcité comme à une religion supérieure qui leur est commune.
-
Un nouveau méfait de la « CRCF »
La « Conférence des Responsables de Culte en France » (CRCF) a commis un nouveau texte. Cette fois pour rejeter le débat de l’UMP sur la « laïcité ».
Il y est redit que « les cultes » « adhèrent sans réserve » à la laïcité telle que définie par la loi de 1905.
Mais ce qui ressort surtout est que « les cultes » s’inscrivent « dans le cadre » de la laïcité : la laïcité est au-dessus des religions, et celles-ci, sous la laïcité, sont toutes sur le même plan.
Ce qui donne les titres que voici :
Les religions de France contre le débat de l’UMP
Les religions de France s’unissent contre le débat sur l’islam
Les six religions s’opposent ensemble au débat
Les grandes religions désapprouvent le débat sur la laïcité
Etc.
Ainsi, premièrement, l’Eglise catholique disparaît dans un conglomérat de « religions » indistinctes ; deuxièmement (et c’est ce qui est d’abord voulu), l’islam disparaît également du paysage : il n’y a pas de problème de l’islam en France, puisque l’islam est une des religions qui disent toutes la même chose sur la laïcité et le « vivre ensemble » et « adhèrent sans réserve » à la loi de 1905…
-
Et la Côte d’Ivoire ?
Curieusement, personne ne parle de la guerre en Côte d’Ivoire. Sauf le pape :
Depuis longtemps, ma pensée va souvent aux populations de la Côte d’Ivoire, traumatisées par de douloureuses luttes internes et de graves tensions sociales et politiques.
Alors que j’exprime ma proximité à tous ceux qui ont perdu un être cher et souffrent de la violence, je lance un appel pressant afin que soit engagé le plus vite possible un processus de dialogue constructif pour le bien commun. L’opposition dramatique rend plus urgent le rétablissement du respect et de la cohabitation pacifique. Aucun effort ne doit être épargné dans ce sens.
Avec ces sentiments, j’ai décidé d’envoyer dans ce noble Pays, le Cardinal Peter Kodwo Turkson, Président du Conseil pontifical “Justice et Paix”, afin qu’il manifeste ma solidarité et celle de l’Église universelle aux victimes du conflit, et encourage à la réconciliation et à la paix.
-
Mercredi de la troisième semaine de Carême
Le respect et la vénération pour l’autorité paternelle qui est la première de toutes les autorités naturelles, est la condition essentielle et la base de tout ordre social. L’enfant — et, en beaucoup de choses, l’humanité est toujours enfant — avant de comprendre, a besoin de croire à l’autorité de celui qui l’enseigne et qui le dirige. Sans cette docilité, toute éducation est impossible, ainsi que tout progrès. Si la société moderne commence à sentir toute l’horreur de l’état d’anarchie où elle se débat, elle doit toutefois en rechercher l’origine première dans ce renversement des bases de l’ordre social, substituant au Décalogue le code de l’égoïsme et du culte de l’Etat.
(Ce texte a été publié en 1929, l’année où le TRP Alfredo Ildefonso Schuster, abbé de Saint-Paul-hors-les-murs, devenait cardinal-archevêque de Milan.)
-
ProVie France
Le site de l’association ProVie France publie un reportage sur la Marche pour la Vie de Bruxelles, dimanche. Avec notamment Philippe Isnard, qui a fondé cette association :
« L’association “ProVie France” a été créée par le professeur d’Histoire Philippe Isnard, avec quelques amis pro-vie, suite à sa mise à pied de quatre mois pour avoir organisé un débat contradictoire dans le cadre de l’instruction civique, selon les directives de l’Éducation Nationale, mais sans observer la loi du silence imposée par le Planning Familial. »
Pourquoi créer une nouvelle association, alors qu’il en existe déjà qui ont le même objectif ? Réponse :
Effectivement il existe déjà plusieurs associations provie et la nôtre vient s’ajouter aux autres, avec, nous l’espérons, sa spécificité et son utilité, sans quoi nous nous serions abstenus.
En cliquant sur l’onglet “provie” en haut de la page vous auriez déjà quelques indications.
Plus précisément, notre but est de créer des antennes locales dans le maximum d’endroits en France pour faire des actions ponctuelles militantes, plus spécialement en direction des lycées, collèges et universités où sévissent les associations pro-avortement ou le Planning Familial:
Ceci par affichage et tractage, ce qui se fait très peu encore en France. et nous rend très mobiles sans logistique trop lourde.
Pourquoi des opérations militantes telles que les mènent les partis politiques?
Nous considérons qu’au-delà de la dimension surnaturelle de la vie qui n’appartient qu’à Dieu, notre action est aussi politique.
Peu à peu nous entreprendrons aussi de faire de la formation, notamment pour nos cadres, militants, adhérents et sympathisants.
En effet, nous sommes face à un choix de société dont la clef est dans la vie. En laissant développer les vies à naître nous luttons contre la barbarie et pour une civilisation chrétienne.
Le droit à la vie, le respect des tout petits, tout faibles et qui n’ont pas encore vu le jour est à l’opposé des valeurs que nous impose la société de mort dans laquelle nous vivons. Sans la liberté de vivre, notre civilisation est appelée à disparaître. Nous voulons politiser le droit à la vie sous le regard de Dieu.
Notre action est donc politique, tout comme est politique le procès fait à Philippe Isnard.
PS: Précision importante: notre but est d’agir en coopération avec toutes les associations qui défendent le droit à la vie, sans exclusive, et pour autant qu’elles-mêmes sont prêtes à coopérer.