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Irak - Page 13

  • Benoît XVI : l’« authentique martyre » des chrétiens d’Irak

    Le pape Benoît XVI a reçu successivement aujourd’hui le patriarche de l'Eglise assyrienne d'Orient, le catholicos Mar Dinkha IV, puis des évêques catholiques de différents pays du Proche Orient.

    Devant le premier, le pape a évoqué les souffrances « à la fois matérielles et spirituelles » vécues par les chrétiens d'Orient, « particulièrement en Irak ». Dans ce pays, a-t-il souligné, « les familles et les communautés connaissent une insécurité, des agressions et un sentiment d'abandon croissants », et « beaucoup ne voient pas d'autre solution que de quitter leur pays ». « Ces difficultés sont pour moi une source de grande préoccupation, et je veux exprimer ma solidarité envers les pasteurs et les fidèles des communautés chrétiennes qui restent là-bas, souvent au prix de sacrifices héroïques. »

    Devant les évêques catholiques, Benoît XVI a évoqué la mémoire du prêtre et des trois diacres assassinés le 3 juin en Irak. « L'Eglise entière accompagne avec affection et admiration tous ses fils et ses filles et les soutient en ce moment d'authentique martyre au nom du Christ », a-t-il déclaré. « J'assure encore une fois que la Terre Sainte , l'Irak et le Liban sont présents, avec l'urgence et la constance qu'ils méritent, dans la prière et l'action du Saint Siège et de toute l'Eglise. »

    Le pape s'est adressé « au cœur de ceux qui ont des responsabilités particulières afin qu'ils accomplissent leur grave devoir d'assurer la paix à tous, sans distinction, en la libérant de la maladie mortelle de la discrimination religieuse, culturelle, historique ou géographique ».

  • Deux chrétiens tués à Mossoul parce que chrétiens

    Deux chrétiens ont été tués mardi à Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak, et huit autres ont été enlevés mercredi dans la même région, fait savoir Asianews.

    Les deux chrétiens ont été tués dans le quartier où un prêtre chaldéen et trois diacres avaient été abattus le 3 juin.

    Cinq professeurs et trois étudiants chrétiens qui se trouvaient à bord d'un bus ont par ailleurs été enlevés sur la route reliant Mossoul à Qaraqosh. Le groupe qui comprenait au total 50 personnes revenait de Mossoul où il avait passé des examens universitaires. Le bus a été bloqué par des véhicules et les preneurs d'otages ont lu une liste avec le nom des personnes qui devaient descendre du bus.

    La police irakienne a assisté à l'enlèvement sans intervenir. Et l'armée américaine a autre chose à faire, elle qui ignorait du reste jusqu'à l'existence de chrétiens en Irak quand elle a envahi le pays.

  • Chrétiens d’Irak

    Un prêtre de l’Eglise chaldéenne et trois diacres ont été assassinés, hier dimanche, à Mossoul. Après la messe, les trois hommes sont partis en voiture. A une centaine de mètres de l’église, une autre voiture leur a bloqué le passage, quatre hommes armés en sont sortis et les ont abattus à bout portant. Le prêtre, Raghib Ganni, 31 ans, avait déjà été la cible d’attaques, et l’église avait été bombardée il y a quelques mois.

    Ce quadruple meurtre a été perpétré alors que se tenait à 25 km de là le synode de l’Eglise chaldéenne. Le dernier synode s’était tenu à Rome, mais cette fois les évêques ont décidé de le tenir en Irak : « Malgré le climat d’insécurité qui règne dans le pays, le Patriarche en personne et les évêques ont choisi de tenir leur synode chez eux et non à l’étranger, comme signe important de solidarité à notre peuple, pour leur dire qu’ils sont présents et que leur vie leur tient à cœur », a expliqué le procureur chaldéen près le Saint-Siège, Mgr Philip Najim.

    Dans le même temps, un couvent des sœurs chaldéennes du Sacré Cœur, dans le quartier Dora de Bagdad, a été investi par un groupe de terroristes en l’absence des deux religieuses. Quand elles sont revenues, elles ont trouvé le couvent saccagé et transformé en base d’opérations militaires.

    On lira dans le prochain numéro de Reconquête un article sur la situation tragique des chrétiens d’Irak. Nous avions annoncé avant l’invasion américaine ce qu’elle entraînerait pour les chrétiens d’Irak. Nous avions hélas raison.

  • La mort en Irak

    Au moins 119 soldats américains sont morts en Irak au mois de mai. Comme en avril (104 morts), il faut remonter à  novembre 2004 pour avoir un chiffre de pertes plus élevé. Mais ce mois-là n’était pas comparable, c’était celui de l’assaut sur Falloujah.

    George Bush, qui avait célébré en fanfare la fin de la guerre le 1er mai 2003, dit s’attendre « à d’intenses combats dans les semaines et les mois à venir »...

    L’addition des bilans des ministères irakiens de la Défense , de l’Intérieur et de la Santé fait apparaître d’autre part que le nombre de civils tués dans le pays en mai, près de 2.000, a augmenté de 30 % en un mois.

    Telle est l’efficacité du nouveau « plan de sécurité » mis en œuvre par les Américains.

  • L’Irak de records en records

    Neuf soldats américains ont été tués hier dans un attentat suicide dans la province de Dyala, et vingt autres blessés, dont cinq gravement. Un autre soldat américain a été tué à Moqdadiyah. Ces dix morts portent à 77 le nombre de soldats américains tués en Irak depuis le début du mois.

  • Irak : nouveau record

    50 soldats américains ont été tués en Irak depuis le début de ce mois.

  • A Bagdad...

    Huit personnes, dont au moins deux députés, ont été tuées, et 23 autres blessées, selon l’armée américaine, dans un attentat-suicide à l’intérieur du Parlement irakien, situé au cœur de la « zone verte » ultra-protégée, alors que les Américains ont mis en œuvre un nouveau plan de sécurité massif à Bagdad.

    Pourrait-on savoir pourquoi c’est l’armée américaine qui compte les morts à l’intérieur du Parlement de l’Etat irakien ?

  • « Insupportable et inacceptable »

    « Il est pour nous manifeste que la situation humanitaire se détériore régulièrement et frappe aujourd’hui, d’une façon ou d’une autre, tous les Irakiens, directement ou indirectement », déclare le directeur des activités du Comité international de la Croix-Rouge , Pierre Krähenbühl. La moitié des médecins a fui le pays, et de nombreux blessés ont tendance à ne pas se faire soigner par peur d’être enlevés. « La souffrance que les hommes, les femmes et les enfants d’Irak ressentent actuellement est insupportable et inacceptable. »

    C’est en 1995 que, découvrant l’effroyable situation sanitaire en Irak, due à l’embargo américain, Jany Le Pen décida de fonder SOS Enfants d’Irak. Cet embargo a été la cause de la mort de 1,5 million d’enfants entre 1991 et l’invasion américaine. C’était déjà « insupportable et inacceptable ».

    Cela fait 16 ans que les Américains ont commencé à se rendre coupables de crime contre l’humanité dans ce pays.

    « Protéger la population civile irakienne est une priorité majeure et devrait être la priorité de chacun », dit Krähenbühl. Mais la priorité des Américains était de détruire l’Irak de Saddam Hussein, coupable d’être en 1990 le pays le plus prospère et le plus avancé des pays arabes, notamment en matière d’éducation et de soins médicaux. Le CICR prêche dans le désert.

  • Irak : nouveau record

    Quatre soldats américains ont été tués lundi en Irak. Soit 32 dans les neuf premiers jours d’avril.

  • Irak : l’efficacité du « plan de sécurité »

    Le nombre de tués en Irak a augmenté de 15% en mars, avec plus de 2000 victimes civiles et militaires. Soit 67 par jour en moyenne, contre 64 en février.

    Telle est l’efficacité du « plan de sécurité » mis en œuvre depuis le 14 février pour sécuriser Bagdad, avec force policiers et soldats (irakiens et américains) supplémentaires.

    Pour le présidentiable John McCain, qui n’a cessé de demander l’envoi de troupes supplémentaires, le plan commence à « porter ses fruits »...