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  • La miséricorde profanée

    « La miséricorde est une mystique des yeux ouverts qui met l'accent sur les graves problèmes de l'humanité: la recherche de la paix, de la justice, du dialogue œcuménique et interreligieux. »

    Cardinal Walter Kasper, lors de la dernière réunion du Cénacle des Amis de François, selon Giuseppe Rusconi.

  • Sainte Catherine de Sienne

    Alors cette âme, ivre d’amour, ne pouvait plus se contenir, et elle disait en présence de Dieu : O éternelle Miséricorde, qui couvrez toutes les fautes de vos créatures, je ne m’étonne plus si vous dites à ceux qui sortent du péché mortel et qui retournent à vous : Je ne me rappellerai pas vos offenses. O Miséricorde ineffable, je ne m’étonne plus si vous dites à ceux qui sortent du péché, puisque vous dites de ceux qui vous persécutent : Je veux que vous me priiez pour eux afin de pouvoir leur faire miséricorde.

    O Miséricorde, qui venez du Père, et qui gouvernez par votre puissance l’univers tout entier! O Dieu, c’est votre miséricorde qui nous a créés, qui nous a régénérés dans le sang de votre Fils ; c’est votre miséricorde qui nous conserve ; votre miséricorde a fait lutter votre Fils sur le bois de la croix. Oui, la mort a lutté contre la vie, la vie contre la mort. La vie a vaincu la mort du péché, et la mort du péché a ravi la vie corporelle de l’innocent Agneau. Qui est resté vaincu? la mort. Et quelle en fut la cause? votre miséricorde.

    Votre miséricorde donne la vie ; elle donne la lumière qui fait connaître votre clémence en toute créature, dans les justes et dans les pécheurs. Votre miséricorde brille au plus haut des cieux, dans vos saints ; et si je regarde sur la terre, votre miséricorde y abonde. Votre miséricorde luit même dans les ténèbres de l’enfer, car vous ne donnez pas aux damnés tous les tourments qu’ils méritent.

    Votre miséricorde adoucit votre justice ; par miséricorde, vous nous avez purifiés dans le sang de votre Fils ; par miséricorde, vous avez voulu habiter avec vos créatures à force d’amour. Ce n’était pas assez de vous incarner, vous avez voulu mourir ; ce n’était pas assez de mourir, vous avez voulu descendre aux enfers et délivrer les saints, pour accomplir en eux votre vérité et votre miséricorde. Votre bonté a promis de récompenser ceux qui vous servaient fidèlement, et vous êtes descendu aux limbes pour tirer de peine ceux qui vous avaient servi, et leur rendre le fruit de leurs travaux.

    Votre miséricorde vous a forcé à faire encore davantage pour l’homme : vous vous êtes donné en nourriture, afin que nous ayons un secours dans notre faiblesse, et que, malgré notre oublieuse ignorance, nous ne perdions pas le souvenir de vos bienfaits ; tous les jours vous vous offrez à l’homme dans le Sacrement de l’autel, dans le corps mystique de la sainte Église. Et qui a fait cela ? votre miséricorde. O Miséricorde, le cœur s’enflamme en pensant à vous ; de quelque côté que je me tourne, je ne trouve que miséricorde, O Père éternel, pardonnez à mon ignorance qui ose parler devant vous ; mais l’amour de votre miséricorde me servira d’excuse auprès de votre bonté.

    Dialogues, ch. 30

  • Pause

    Je m’en vais pendant une bonne semaine.

    Je vous laisse sur les dernières nouvelles des martyrs : une vidéo de l’Etat islamique montre l’égorgement d’au moins douze chrétiens éthiopiens, et l’assassinat par balles de 16 autres…

  • Deuxième dimanche après Pâques

    Allelúia, allelúia. Cognovérunt discípuli Dóminum Jesum in fractióne panis. Allelúia. Ego sum pastor bonus : et cognósco oves meas, et cognóscunt me meæ. Allelúia.

    Allelúia, allelúia. Les disciples reconnurent le Seigneur, Jésus à la fraction du pain. Allelúia. Je suis le bon pasteur et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. Alléluia.

    Les deux versets de l’Alléluia ne sont reliés que par le mot connaître (cognoverunt, cognosco : cognoscere). Le Bon Pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent — les disciples d’Emmaüs reconnaissent le Seigneur à la fraction du pain. Cette association d’idées est d’abord difficile à comprendre ; puis nous méditons sur le mot connaître. Ce mot signifie plus que son sens littéral ; il veut dire comprendre, avoir confiance, aimer, vivre l’un pour l’autre. C’est là la meilleure explication. Le Christ veut dire : Je suis avec les miens dans l’union la plus étroite, je suis un avec les miens. Le modèle de cette union est l’unité de la sainte Trinité. Mais où cette union se réalise-t-elle d’une manière plus profonde et plus intime que dans la « fraction du pain », dans la sainte Eucharistie ? Cette pensée est la lumière qui éclaire toute la messe.

    Dom Pius Parsch

    Chant des bénédictines de Notre-Dame de l’Annonciation (Le Barroux)

  • C’est assimilé

    Suite à la découverte de 14 tombes profanées au cimetière de Wizernes, dans le Pas-de-Calais, le procureur a souligné qu’il n’y avait pas de carrés confessionnels dans ce cimetière.

    C’est-à-dire qu’il n’y a ni carré israélite ni carré musulman, et donc qu’il n’y a pas de motivations religieuses. Car il ne peut y avoir de motivation religieuse que si des tombes juives ou musulmanes sont dégradées. Alors il y a « racisme ». Mais les tombes chrétiennes ne peuvent pas être l’objet d’atteintes racistes, de même qu’il n’y a pas de racisme anti-blancs. D’ailleurs ce ne sont pas des tombes chrétiennes qui sont profanées quand on détruit des crucifix, ce sont des tombes municipales…

    Le commissaire de police de Saint-Omer a tellement assimilé la leçon qu’il fait du zèle. Il a inspecté chacune des tombes profanées, et il peut garantir :

    « Nous avons regardé les noms des tombes qui ont été abîmées, il ne s’agit ni de personnes de confession juive ni de personnes musulmanes. »

    Il est donc établi qu’il n’y a aucune motivation religieuse. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Les chrétiens n'existent plus. C'est officiel.

    (Merci au Salon Beige.)

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Dans son Année liturgique, dom Guéranger donne en ce jour une longue séquence figurant dans d’anciens missels allemands, sur les sept joies de Marie.

    Virgo templum Trinitatis,
    Deus summae bonitatis
    Et misericordiae,
    Qui tuae humilitatis
    Et dulcorem suavitatis
    Vidit et fragrantiae,
    De te nasci nuntiatur,
    Cum per Angelum mandatur
    Tibi salus gratiae ;
    Modum quaeris, demonstratur,
    Dum consentis, incarnatur
    Confestim Rex gloriae.

    O Vierge, temple de la Trinité, le Dieu de bonté et de miséricorde avant vu votre humilité, goûté les charmes de votre douceur et le parfum de votre pureté, vous envoie un message pour vous apprendre qu'il veut naître de vous. L'Ange vous apporte le salut de la grâce; vous demandez comment s'opérera la merveille; l'Ange vous l'explique; vous consentez, et aussitôt le Roi de gloire s'incarne en vous.

    Per hoc gaudium precamur
    Ut hunc Regem mereamur
    Habere propitium,
    Et ab eo protegamur,
    Protecti recipiamur
    In terra viventium.

    Par cette allégresse, nous vous en prions, rendez-nous propice ce grand Roi ; faites qu'il nous protège, et que sa protection nous introduise dans la terre des vivants.

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  • A propos de Laurent Stefanini

    Dans un article de LifeSite News, Jeanne Smits affirme que Laurent Stefanini est non seulement un brillant diplomate mais un « fervent catholique », « peut-être même pas homosexuel », et elle se demande qui a créé cette agitation et pourquoi.

    De fait, une longue recherche sur internet ne permet pas de découvrir la moindre mention de l’homosexualité de Laurent Stefanini avant le début de ce mois, quand brusquement les médias ont dit que le Vatican refusait cet ambassadeur parce qu’il était homosexuel.

    Dont acte donc sur ce point : l’homme n’est pas un militant de l’homosexualité.

    Pour le reste, il me paraît très peu plausible que les médias aient tout à coup changé de cap pour tirer à boulets rouges sur François, l’idole mondiale du Qui suis-je pour juger, subitement devenu homophobe…

    Il ne me paraît pas niable que le Saint-Siège ne veut pas de Laurent Stefanini. Car plus de trois mois sans réponse c’est une très ferme réponse… Et le fait est qu’une fois de plus il n’y a plus d’ambassadeur de France (la France fille aînée de l’Eglise) près le Saint-Siège. Or la dernière fois c’était parce que Sarkozy voulait imposer un homosexuel (pacsé, lui).

    Selon JSS News citant Le Figaro, le Saint-Siège aurait demandé à Laurent Stefanini, via le nonce apostolique, début février, de retirer sa candidature. Et le diplomate aurait alors écrit au pape pour lui dire « que cette nomination ne lui appartenait pas et qu’il n’avait pas davantage choisi son orientation sexuelle ».

    Si l’information est vraie, il y a manifestement un mensonge de la part de Stefanini. Car il n’est pas un pion dans les mains du gouvernement. Le poste d’ambassadeur près le Saint-Siège est un poste convoité, et bien évidemment on le demande. Et même si on ne le demandait pas, il reste que la personne pressentie a toute liberté de le refuser.

    Cela jette un trouble sur la proposition suivante. Et le fait d’aller à la messe tous les dimanches n’est en aucune manière, aujourd’hui, une garantie. Tous les militants homosexuels qui se disent catholiques vont à la messe. D’ailleurs aujourd’hui même je lis, à propos de la nomination de Marie-Laure Denès à la direction du Service Famille et Société de la CEF : « La coopération entre militants gays et lesbiens chrétiens avec leurs autorités a également permis la rédaction d’une prière universelle spécifique pour les offices du week-end précédent la journée contre l’homophobie. »

    Je ne crois pas que le refus de Stefanini n’ait rien à voir avec son homosexualité. Je crois que la Curie a imposé à François de ne pas agréer un ambassadeur de France homosexuel, parce que le scandale est assez énorme du protégé homosexuel de François au Vatican (Mgr Ricca) pour en rajouter… Il me semble. Affaire à suivre.

  • Au Bangladesh

    Le lundi de Pâques, le  prêtre qui célébrait la messe dans un village catholique de l’ethnie khasia au Bangladesh a entendu des grands cris. Les villageois étaient attaqués par une bande d’au moins 35 musulmans. Le prêtre a reçu de graves coups de couteau, et des menaces de mort. Les musulmans ont volé de l’argent, détruit des Bibles, des croix, des images pieuses, des instruments de musique, et aussi des habitations, et ils ont tué des oies et des poulets.

    Les assaillants agissaient sur ordre de Syed Ara Begum, un riche musulman, propriétaire d’une plantation de thé, qui veut faire partir les chrétiens pour agrandir son territoire (d’autant que les chrétiens produisent aussi du thé).

    L’affaire a été connue par Asianews grâce à l’appel lancé par Mgr Bejoy N. D'Cruze, l’évêque de Syleht : « C’est une communauté très pacifique, mais qui est souvent victime de la majorité Bengali. Nous voulons la justice et la sécurité pour nos prêtres et nos fidèles. Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution pacifique et que notre peuple pourra vivre sans tensions. »

    Ces Khasia, originaires de l’Inde, se sont installés dans la région de Syleht il y a longtemps. Ils vivent et travaillent en toute légalité dans 108 villages répartis sur quatre paroisses catholiques.

  • Ils jettent les chrétiens à la mer

    La police italienne a arrêté 15 immigrés musulmans venus d’Afrique noire, dont le bateau pneumatique venant de Libye, contenant une centaine de personnes, avait accosté mercredi à Palerme.

    Ils sont inculpés d’homicide multiples aggravés « pour raison de haine religieuse » : ils sont soupçonnés d’avoir jeté à la mer 12 de leurs compagnons pour la seule raison qu’ils étaient chrétiens. Les témoignages et des photos confirment les faits.

    Voir le communiqué de Chrétienté Solidarité Persécutions.

  • Ecce dies celebris

    Ecce dies celebris!
    Lux succedit tenebris,
    Morti resurrectio.
    Laetis cedant tristia,
    Cum sit major gloria
    Quam prima confusio;
    Umbram fugat veritas,
    Vetustatem novitas,
    Luctum consolatio.

    Voici le jour glorieux : la lumière succède aux ténèbres, la résurrection à la mort. Que la joie fasse place à la tristesse ; car la gloire est plus grande que ne fut l'ignominie. L'ombre fuit devant la vérité, l'antique loi devant la nouvelle; la consolation a remplacé le deuil.

    Pascha novum colite;
    Quod praeit in capite,
    Membra sperent singula.
    Pascha novum Christus est,
    Quid pro nobis passus est,
    Agnus sine macula.

    Venez fêter la Pâque nouvelle; que les membres espèrent pour eux-mêmes la gloire qui déjà brille en leur chef. Notre nouvelle Pâque, c'est le Christ, lui qui souffrit pour nous, Agneau sans tache.

    Hosti qui nos circuit
    Praedam Christus eruit:
    Quod Samson praecinuit,
    Dum leonem lacerat.
    David, fortis viribus,
    A leonis unguibus
    Et ab ursi faucibus
    Gregem patris liberat.

    L'ennemi qui rôde autour de nous avait saisi sa proie; le Christ la lui arrache. C'est la victoire que figurait Samson, lorsqu'il déchira le lion furieux; et David, jeune et robuste, lorsqu'il sauva le troupeau de son père des griffes du lion et de la dent de l'ours.

    Qui in morte plures stravit,
    Samson, Christum figuravit,
    Cujus mors victoria.
    Samson dictus Sol eorum:
    Christus lux est electorum,
    Quos illustrat gratia.

    Samson immolant par sa mort ses nombreux ennemis, présageait encore le Christ, dont la mort a été la victoire; Samson, dont le nom exprime le Soleil, rappelle le Christ, lumière des élus que sa grâce illumine.

    Jam de Crucis sacro vecte
    Botrus fluit in dilectae
    Penetral ecclesiae.
    Jam, calcato torculari,
    Musto gaudent ebriari
    Gentium primitiae.

    Sous le pressoir sacré de la croix, la grappe s'épanche dans le sein de l'Eglise bien-aimée; exprimé par la violence, le vin coule, et sa liqueur plonge dans une joyeuse ivresse les prémices de la gentilité.

    Saccus scissus et pertusus
    In regales transit usus:
    Saccus fit soccus gratiae,
    Caro victrix miseriae.

    Le sac lacéré par tant de blessures devient un ornement royal : cette chair qui a vaincu la souffrance est transformée en une parure de gloire.

    Quia regem peremerunt,
    Dei regnum perdiderunt:
    Sed non deletur penitus
    Cain, in signum positus.

    Pour avoir immolé le roi, le juif a perdu le royaume ; nouveau Caïn, il est exposé en exemple, et le signe dont il est marqué ne s’effacera pas.

    Reprobatus et abjectus
    Lapis iste, nunc electus,
    In tropaeum stat erectus,
    Et in caput anguli.
    Culpam delens, non naturam,
    Novam creat creaturam,
    Tenens in se ligaturam
    Utriusque populi.

    La pierre qu'il a rejetée et réprouvée est maintenant la pierre élue ; posée à la tête de l'angle, elle y brille comme un trophée. Par elle le péché est ôté, mais non la nature ; elle donne à l'homme un nouvel être, et réunis par elle, les deux peuples n'en forment plus qu'un seul.

    Capiti sit gloria,
    Membrisque concordia! Amen.

    Donc soit gloire au Chef, et concorde entre les membres ! Amen.

    - Séquence d'Adam de Saint-Victor, traduction dom Guéranger -