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  • La bienheureuse Vierge Marie Reine

    Voici la fin de l’encyclique Ad cœli Reginam de Pie XII, instituant la fête de Marie Reine. Cela date de 1954 et les propos d’actualité le sont toujours…

    De longues et mûres réflexions Nous ayant persuadé que si cette vérité solidement démontrée [la royauté de Marie] était rendue plus resplendissante aux yeux de tous - comme une lampe qui brûle davantage quand elle est placée sur le candélabre - l'Eglise en recueillerait de grands avantages, par Notre autorité apostolique Nous décrétons et instituons la fête de Marie Reine, qui se célébrera chaque année dans le monde entier le 31 mai. Nous ordonnons également que, ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie. C'est là, en effet, que repose le grand espoir de voir se lever une ère de bonheur où régneront la paix chrétienne et le triomphe de la religion.

    Que tous s'approchent donc avec une confiance plus grande qu'auparavant du trône de miséricorde et de grâce de notre Reine et Mère, pour demander le secours dans l'adversité, la lumière dans les ténèbres, le réconfort dans la douleur et les larmes ; qu'ils s'efforcent surtout de s'arracher à la servitude du péché et qu'ils offrent un hommage incessant, pénétré de la ferveur d'une dévotion filiale, à la royauté d'une telle Mère. Que ses Sanctuaires soient fréquentés et ses fêtes célébrées par la foule des fidèles ; que la pieuse couronne du Rosaire soit dans les mains de tous et que, pour chanter ses gloires, elle rassemble dans les églises, les maisons, les hôpitaux, les prisons, aussi bien de petits groupes que les grandes assemblées de fidèles. Que le nom de Marie, plus doux que le nectar, plus précieux que n'importe quelle gemme, soit l'objet des plus grands honneurs ; que personne ne prononce des blasphèmes impies, signe d'une âme corrompue, contre un nom qui brille d'une telle majesté ; qu'on n'ose même rien dire qui trahisse un manque de respect à son égard.

    Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

    En bien des régions du globe, des hommes sont injustement poursuivis pour leur profession de foi chrétienne et privés des droits humains et divins de la liberté ; pour écarter ces maux, les requêtes justifiées et les protestations répétées sont jusqu'à présent restées impuissantes. Veuille la puissante Souveraine des choses et des temps qui de son pied virginal sait réduire les violences tourner ses yeux de miséricorde dont l'éclat apporte le calme, éloigne les nuées et les tempêtes vers ses fils innocents et éprouvés ; qu'elle leur accorde à eux aussi de jouir enfin sans retard de la liberté qui leur est due, pour qu'ils puissent pratiquer ouvertement leur religion, et que, tout en servant la cause de l'Evangile, ils contribuent aussi par leur collaboration et l'exemple éclatant de leurs vertus au milieu des épreuves, à la force et au progrès de la cité terrestre.

    Nous pensons également que la Fête instituée par cette Lettre Encyclique afin que tous reconnaissent plus clairement et honorent avec plus de zèle l'empire clément et maternel de la Mère de Dieu, peut contribuer grandement à conserver, consolider et rendre perpétuelle la paix des peuples, menacée presque chaque jour par des événements inquiétants.

    N'est-Elle pas l'arc-en-ciel posé sur les nuées devant Dieu en signe d'alliance pacifique ? "Regarde l'arc et bénis celui qui l'a fait ; il est éclatant de splendeur ; il embrasse le ciel de son cercle radieux et les mains du Très-Haut l'ont tendu".

    Quiconque donc honore la Souveraine des Anges et des hommes - et que personne ne se croie exempté de ce tribut de reconnaissance et d'amour - l'invoque aussi comme la Reine très puissante, médiatrice de paix : qu'il respecte et détende la paix, qui n'est ni injustice impunie ni licence effrénée mais concorde bien ordonnée dans l'obéissance à la volonté de Dieu ; c'est à la conserver et à l'accroître que tendent les exhortations et les ordres maternels de la Vierge Marie.

    Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, en la fête de la Maternité de la Vierge Marie, le 11 octobre 1954, seizième année de Notre Pontificat.

  • Le record annuel des euthanasies en Belgique

    Selon les chiffres officiels, il y eu 1.807 euthanasies en Belgique l’an dernier. Soit 27% de plus qu’en 2012, année où il y en avait eu 25% de plus que l’année précédente…

    Et il ne s’agit que de la moitié du nombre réel d’euthanasies dans le pays, selon les membres de la Commission de contrôle qui ne contrôle que ce que l’on veut bien lui donner à contrôler.

  • « What did you expect ? »

    Vous vous attendiez à quoi ? C’est au slogan de cette publicité de Schweppes que je pense en lisant les réactions justement indignées au refus de la Commission européenne de prendre en compte la pétition « Un de nous ».

    Et l’on aura remarqué avec quel mépris la Commission répond qu’elle ne tiendra pas compte de ce que pensent 2 millions d’Européens.

    Ceux qui avaient le privilège de lire Daoudal Hebdo se souviennent peut-être que j’avais suivi de près la très longue, très laborieuse et néanmoins très rocambolesque et gaguesque fabrication des règles de la méchante farce intitulée « initiative citoyenne européenne ». J’avais montré alors comment la Commission européenne avait bordé l’affaire, multipliant les obstacles pour qu’il soit extrêmement difficile d’aller jusqu’au bout d’une telle « initiative », et qu’elle ne puisse pas être suivie d’effet si elle n’est pas dans la ligne de la pensée unique européenne. Ceci étant explicite dans les règles du machin, et c’est pourquoi un recours devant la Cour européenne de Justice est voué à l’échec : il ne faut pas prendre les dictateurs de l’UE pour des imbéciles.

    What did you expect ?

  • Sinistre record en Irak

    Les attentats ont fait 74 morts mercredi en Irak. Un record depuis sept mois. En un an il y a eu plus de 4.000 morts. Dans l’indifférence générale. Ce n’est pourtant pas si loin de la Syrie…

  • Vers la démocratie en Libye

    Contrairement à l’Egypte, la Libye n’a pas encore achevé sa transition pleinement démocratique.

    Ou alors c’est un trop plein de démocratie. Car il y a aujourd’hui deux gouvernements à Tripoli, sans compter la province quasi sécessionniste de Cyrénaïque et le bazar complet dans le sud.

    Deux gouvernements, à savoir celui du nouveau Premier ministre Ahmed Miitig, choisi dans des conditions pas claires, mais avec  l’aval des islamistes, et celui d’Abdallah al-Theni qui ne veut pas laisser la place tant que la « Justice » n’aura pas décidé qui est le vrai Premier ministre.

    Pendant ce temps-là le général Khalifa Haftar, auquel s’est rallié une partie de l’armée, ne reconnaît ni l’un ni l’autre, et il exige la formation d'un "Conseil présidentiel" chargé de conduire une nouvelle période de transition. En attendant il attaque les milices islamistes du côté de Benghazi, y compris par des frappes aériennes…

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    (Le général Haftar, qui devrait bientôt, comme on le voit, devenir démocratiquement le président libyen, est un ancien bras droit de Kadhafi; qui a ensuite vécu longtemps aux Etats-Unis...)

  • Enfin

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     Le printemps arabe a enfin débouché sur la vraie démocratie. Du moins en Egypte : le maréchal Sissi a été élu avec 96,2% des voix.

    (Bien que le score soit le même, on remarque l’évident progrès par rapport à l’avant-révolution : Moubarak n’était que colonel. Cela dit, c’est la même armée, toujours financée par les Américains. Mais la continuité a du bon, aussi…)

    Addendum 3 juin. Résultat définitif: 96,91%.

  • La Sainte Famille attaquée en Indonésie

    Des islamistes s’en sont pris violemment aux fidèles de la paroisse de la Sainte Famille, à Banteng, dans l’île de java, en Indonésie. C’était hier soir, au cours de la prière du rosaire. Les assaillants ont fait irruption dans la maison qui sert d’église, ont lancé des pierres sur les fidèles, les ont frappés avec brutalité et se sont rapidement enfuis.

    Le propriétaire de la maison, qui est le directeur d’une petite maison d’édition, était absent. Quand il est revenu, les islamistes se sont lancés dans un nouvel assaut, le frappant avec des pierres et une barre de fer, lui faisant une profonde blessure à la tête avec un tesson de vase, et dévastant la maison.

  • Jihad contre Notre-Dame de Fatima

    Au moins 18 catholiques ont été tués mercredi dans l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima de Bangui, en Centrafrique.

    Quelque 5.000 chrétiens sont réfugiés dans cette église. Vers 15 heures, des hommes ont fait irruption et ont lancé des grenades, tuant au moins 18 personnes, dont un prêtre, selon le curé de la paroisse. Un cameraman de Reuters dit avoir vu plusieurs dizaines de morts. Les assaillants ont ensuite enlevé au moins 42 personnes.

    « Le bilan sera probablement plus élevé parce qu'il y a beaucoup de blessés. Cela aurait été bien pire si les antibalakas n'étaient pas venus nous défendre », a souligné le curé.

    L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, souligne que les assaillants ne parlaient ni français ni sango, mais qu’ils criaient en anglais d’ouvrir les portes.

    Selon certaines sources de Fides, l’assaut a été perpétré par des jihadistes étrangers, du Soudan et du Nigeria, qui tiennent désormais le quartier musulman Km 5 de Bangui. Mgr Nestor Désiré Nongo-Aziagbia, évêque de Bossangoa, avait déjà dénoncé la présence de jihadistes étrangers au Km 5.

  • A propos de la « canonisation » de Jean XXIII

    Je comprends ceux qui s’acharnent à vouloir à tout prix sauver le soldat François. C’est humain et c’est chrétien. Quand on est catholique, on aimerait que le pape fût pleinement catholique et se conduise en catholique.

    Mais il y a des limites. Il faut arrêter de dire n’importe quoi. Et je lis vraiment n’importe quoi, chez des gens réputés sérieux, dans des publications réputées sérieuses, en ce qui concerne la « canonisation » de Jean XXIII.

    Je lis que François a le droit de canoniser qui il veut quand il veut et comme il veut, donc de canoniser un bienheureux sans miracle, puisqu’il est le pape.

    C’est non seulement évidemment faux, mais absurde. Le pape n’est pas un anarchiste. Il est le serviteur des serviteurs de Dieu. Il est le serviteur de l’Eglise. Il ne peut agir que dans l’obéissance aux règles de l’Eglise. Certaines de ces règles peuvent être modifiées. Il peut les modifier. Mais tant qu’il ne les a pas modifiées il doit agir en conformité avec les lois existantes. Or les règles existantes exigent un miracle pour la canonisation.

    Je lis qu’il n’est pas le premier à le faire, et que, par exemple, Pie XI l’avait fait pour Albert le Grand et Pie XII pour Elisabeth de Hongrie.

    C’est évidemment faux. La canonisation d’Albert le Grand et de Marguerite de Hongrie sont précisément les deux exemples de canonisation équipollente, parfaitement régulière, donnés sur le site de la conférence des évêques de France dans l’article Béatification et Canonisation.

    Canonisations équipollentes, parce qu’elles sont l’authentification pontificale d’un culte déjà reconnu. Marguerite de Hongrie faisait l’objet depuis toujours d’un culte officiel en Hongrie, elle était déjà sainte Marguerite de Hongrie. Quant à Albert le Grand, c’est exactement la même configuration que pour Hildegarde. Il y avait un culte de saint Albert le Grand en Allemagne et chez les dominicains, comme il y avait un culte de sainte Hildegarde en Allemagne et chez les bénédictins. Dans l’un et l’autre cas, le pape a authentifié ce culte (et l’a donc étendu à toute l’Eglise) pour leur donner le titre de docteur de l’Eglise.

    Je lis d’autre part que tous les papes depuis la fin du XIXe siècle ont canonisé des bienheureux sans qu’il y ait de nouveau miracle. Mais on se garde bien de donner un seul exemple…

    Ah si. J’ai trouvé un dominicain téméraire, souvent cité, qui donne l’exemple de Jean d’Avila, béatifié par Léon XIII et canonisé par Paul VI « sans miracle ».

    Manque de chance, Jean d’Avila figure en bonne place dans la liste des canonisations équipollentes dressé le 12 octobre 2013 dans l’Osservatore Romano par le cardinal Angelo Amato, qui doit être compétent en la matière puisqu’il est le préfet de la congrégation pour les causes des saints…

    Naturellement, je suis tout prêt à modifier mon jugement si l’on me présente une preuve que j’ai tort. Ce billet est même un appel en ce sens.

    Mais il est aussi l’expression que je ne supporte vraiment plus les mensonges d’ecclésiastiques, de prêtres de Celui qui est la Vérité, a fortiori quand c’est pour « la bonne cause ».

  • Sainte Jeanne d’Arc

    La personnalité de Jeanne d'Arc résiste aux rêveries du panthéisme comme son caractère se refuse aux explications du déisme. Que reste-t-il  après cela? Il reste une troisième solution également négative, que j'ose appeler plus profonde que les deux autres. Cette solution-là date de loin ; elle est contemporaine de Jeanne d'Arc. Elle a été donnée par des hommes que je regrette de trouver dans mon sujet ; elle a été donnée par un tribunal dont je ne dirai qu'une chose en ce jour : c'est qu'il a su, depuis quatre  siècles, fatiguer le mépris. Mais, s'il n'était pas réservé à ces âmes serviles et vénales de comprendre ce qui fait l'honneur d'un juge, l'indépendance du caractère et le respect de la faiblesse, il faut du moins leur reconnaître un mérite, celui d'avoir bien posé la question. Les juges de Rouen l’ont posée comme elle doit l'être : entre Dieu et Satan, entre le surnaturel diabolique et le surnaturel divin. Mais, s'ils l’ont  bien posée, ils l'ont mal résolue : j'en atteste la sainteté de Jeanne d'Arc.

    Non, Messieurs, ce n'est point parmi les saints que Satan choisit ses ministres : la vertu est le signe des envoyés de Dieu. C'est ce  qu'écrivait Gerson six jours après la levée du siège d'Orléans ; et je suis heureux, pour l’honneur de l'université de Paris, de trouver du côté de Jeanne d'Arc le plus célèbre théologien de l'époque : cela console du zèle fougueux de ces docteurs dont la scolastique parlait anglais.  Qu'eût dit le savant chancelier, si, au lieu de clore sa grande vie par ce témoignage rendu à  l'héroïne de son temps, il avait pu la connaître telle qu'elle s'est révélée depuis, jusqu'à l'heure  du supplice? Oui, sans doute, le doigt de Dieu apparaît dans cette prodigieuse carrière, lorsqu'on parcourt ces étapes de la victoire qui s'appellent Orléans, Jargeau, Patay, Troyes, Reims! Mais, je l'avoue, Jeanne d'Arc me  paraît plus grande encore dans sa vie intime, cette vie de l'homme avec Dieu, qui donne la  mesure de son mérite et de sa véritable grandeur : quand je la vois pieuse au milieu des camps comme dans le village natal, attendrie jusqu'aux larmes lorsqu'elle prie Dieu, mettant son bonheur à communier avec les petits enfants, chantant les hymnes de la Vierge à la suite de l'armée ; chaste, pure et inspirant la vertu à tous ceux qui l'approchent; douce au malheur, terrible au scandale ; rapportant à Dieu toute la gloire de ses succès, se dérobant aux honneurs qui viennent au-devant d'elle ;  humble villageoise dans l'éclat d'une cour, servante de Dieu au milieu des hasards de la  guerre, sainte sous l'armure du chevalier. Et lorsque arrivée à l'heure de l'abandon, à ce  couronnement de la souffrance qui attend les grandes missions et qui achève les grandes vertus, je l'entends répondre à des arguties misérables par ces paroles que je ne puis pas redire sans émotion : « Je m'en attends du tout à Notre Seigneur — je m'en attends à l'Église ma mère — je m'en rapporte à Dieu et à notre  saint père le pape » ; quand je la vois demander à ses juges, pour dernière grâce, de ne pas lui refuser la sainte eucharistie, et n'opposer à ses bourreaux que le calme de la résignation et la  sérénité de l'innocence : oh ! non, je ne discute plus la sainteté de Jeanne d'Arc; elle rayonne, elle brille de tout l’éclat qu'emprunte au martyre une vertu héroïque ; et si je ne savais pas que l'Église a les délicatesses d'une mère qui craint de blesser l'honneur d'une partie de ses fils, je ne m'étonnerais que d'une chose, de ne pas  voir Geneviève et Jeanne d'Arc, la vierge de Nanterre et la vierge de Domremy, associées dans un même culte comme les deux anges tutélaires de la France.

    Petit extrait du panégyrique de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale d’Orléans le 8 mai 1860 par l’abbé Charles-Emile Freppel, qui était alors professeur d’éloquence sacrée à la Sorbonne. (Il prononcera un second panégyrique en 1867, et après avoir donné à la Sorbonne des cours éblouissants sur, notamment, les premiers pères de l’Eglise, il deviendra évêque d’Angers et député du Finistère, et l’un des inspirateurs de Rerum Novarum.)

  • L'Ascension du Seigneur

    Il n’y a rien de plus à dire que ce qui a été dit de façon définitive par saint Léon le Grand, et qui fait partie de la liturgie (lecture des matines), et qui est superbement résumé dans la Préface de la messe :

    Les bienheureux Apôtres et tous les disciples, qui avaient été alarmés par la mort de Jésus sur la croix, et avaient hésité dans la foi à sa résurrection, furent tellement affermis par l’évidence de la vérité, que, loin d’être attristés en voyant le Seigneur s’élever dans les hauteurs des cieux, ils furent au contraire remplis d’une grande joie. Et certes, il y avait là une grande et ineffable cause de joie, alors qu’en présence d’une sainte multitude la nature humaine s’élevait au-dessus de la dignité de toutes les créatures célestes, pour dépasser les ordres angéliques, pour être élevée plus haut que les Archanges, et ne s’arrêter dans ses élévations sublimes que, lorsque reçue dans la demeure du Père éternel, elle serait associée au trône et à la gloire de Celui à la nature duquel elle se trouvait déjà unie en son Fils.

    Puisque l’ascension du Christ est notre propre élévation, et que le corps a l’espérance d’être un jour où l’a précédé sa tête glorieuse, tressaillons donc, mes bien-aimés, dans de dignes sentiments de joie, et réjouissons-nous par de pieuses actions de grâces. Car nous n’avons pas seulement été affermis aujourd’hui comme possesseurs du paradis ; mais en la personne du Christ, nous avons pénétré au plus haut des cieux ; et nous avons plus obtenu par sa grâce ineffable, que nous n’avions perdu par l’envie du diable. En effet, ceux que le venimeux ennemi avait bannis de la félicité de leur première demeure, le Fils de Dieu se les est incorporés, et il les a placés à la droite du Père, avec qui étant Dieu, il vit et règne en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

  • Quand les socialistes veulent faire les malins...

    J’apprends que la commission du développement durable (sic) de l’Assemblée nationale examine aujourd’hui et demain un projet de loi qui vise à refaire de la SNCF et de RFF une seule entreprise, afin d’améliorer leur rentabilité (sic) – et peut-être d’avoir des trains qui ont la bonne largeur…

    En bref, il s’agit de créer un établissement public à caractère industriel (Epic) de tête, nommé SNCF, qui chapeautera une branche nommée SNCF Mobilités (l’actuelle SNCF, opérateur ferroviaire), et un gestionnaire d'infrastructure, l’actuelle RFF, nommé SNCF Réseau. Avec un cadre social commun. Et le président de SNCF Mobilités sera le président de la SNCF.

    Autrement dit, on refait la SNCF d’avant, celle que la Commission européenne avait obligé de scinder en deux pour l’ouverture à la concurrence.

    Et ils croient que la Commission européenne ne va pas le voir…

  • Cinéma égyptien

    Le scrutin présidentiel a été prolongé d’une journée en Egypte pour permettre une plus grande participation…

    A priori on ne voit pas pourquoi. Puisqu’il n’y a en réalité qu’un seul candidat, le maréchal Sissi, dont le portrait est depuis longtemps partout affiché, dans la grande tradition des dictatures du Proche Orient.

    Mais c’est que le maréchal a la coquetterie de vouloir être élu par une grande majorité de son peuple. Problème : le peuple n’en a rien à faire. Il sait que Sissi sera élu premièrement parce qu’il n’y a pas le choix (les Frères musulmans sont en prison, comme sous Moubarak), deuxièmement parce ce qu’est le moindre mal. Mais « l’enthousiasme » qu’attendait l’armée est évidemment introuvable. Et les campagnes médiatiques – ceux qui ne votent pas sont des traîtres, le vote est obligatoire : si vous ne votez pas vous aurez une amende – ont fait pschitt…

  • Belgique : c’est reparti…

    Les Belges votaient aussi, dimanche, pour les législatives. Le grand gagnant a été, une fois encore, le N-VA, parti indépendantiste flamand. Le roi a donc nommé le chef du N-VA, Bart De Wever, « informateur », c’est-à-dire responsable des premières consultations permettant des négociations conduisant à la formation d’un nouveau gouvernement…

    Le problème est que si le N-VA est plus fort que jamais (32% en Flandre), il est toujours seul et n'a notamment aucun allié même potentiel en Wallonie.

    En 2010, c’est déjà Bart De Wever qui était « informateur ». Il avait fallu 541 jours pour constituer un gouvernement… sans le N-VA.

    C’est l’histoire belge bis du roi qui pour constituer le gouvernement de son royaume nomme (il n'a pas le choix) un homme dont le parti prône très officiellement la mort du royaume…

  • C’est officiel : ils ont tous menti

    Ils mentaient, et la preuve en a été donnée hier soir. Ils, c’est-à-dire tous ceux qui prétendaient que l’élection européenne permettait aux citoyens, pour la première fois, d’élire le président de la Commission européenne en même temps que les députés européens. Quelques chefs d’Etat et de gouvernement l’avaient proclamé, dont François Hollande (mais je me demande s'il n'a pas été le seul). Tous les politiciens européens qui s’étaient dit têtes de listes européennes (Juncker, Schulz, Verhofstadt, Bové, Tsipras) avaient fait campagne sur ce thème. La plupart des « spécialistes » de l’Europe dans les médias brodaient, ou plutôt matraquaient, sur le même thème.

    Le PPE a, sans surprise, gagné les élections. Donc le chef de file du PPE, Jean-Claude Juncker, a été élu président de la Commission européenne.

    Eh bien non. Parce que le traité dit que ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement qui choisissent le président de la Commission européenne. Ils se sont réunis hier. Et ils ont pris la décision de demander à Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, de mener des discussions exploratoires afin de dresser une liste de noms de personnalités susceptibles d’occuper le poste de président de la Commission européenne. Sans même commenter la décision de la conférence des présidents de groupes au Parlement européen, de faire de Jean-Claude Juncker le candidat officiel du Parlement…

  • Les culs bénis de la pensée unique européiste

    Je sais bien qu’en dehors des professionnels de l’information ou des questions européennes personne ne sait ce qu'est la COMECE, et que ceux qui le savent se moquent totalement de ce qu’elle peut dire. Néanmoins, de temps en temps, il n’est pas inutile d’aller voir où en sont ces évêques qui prétendent représenter l’Eglise au niveau de l’Union européenne. (Au fait, COMECE veut dire : Commission des épiscopats de la Communauté européenne : ils ne savent toujours pas que la Communauté européenne n’existe plus…) Eh bien voici les deux premiers paragraphes de la longue déclaration du cardinal Reinhard Marx, président de la COMECE, sur le résultat des élections européennes. En bref il y a les bons européistes et les méchants europhobes. Ouf, les bons européistes permettent que tout continue comme avant afin qu’on puisse continuer à faire la sieste. Mais attention, il y a des méchants qui veulent du mal à l’Europe et qui menacent la paix (sic), ce qui est inacceptable pour les chrétiens…

    « A l’occasion des élections européennes, une grande majorité des citoyens ayant participé au scrutin, ont accordé leur suffrage à des candidats pro-européens. Cela permettra au Parlement de poursuivre son travail pour le bien de tous les européens avec des hommes et des femmes dévoués et compétents.

    « Un sujet de préoccupation est la relativement forte augmentation des votes en faveur de partis qui rejettent le projet d'intégration européenne et qui ont même été en mesure de réunir la majorité des votes dans certains États membres tels que la France, le Danemark et le Royaume-Uni. Certains de ces partis ne sont pas seulement populistes mais nationalistes et xénophobes, une attitude qui est inacceptable pour les chrétiens et qui menace la coexistence pacifique des peuples. »

  • Vigile de l’Ascension

    L’évangile de ce jour est le début de ce que l’on appelle la « prière sacerdotale » du Christ : le chapitre 17 de l’évangile de saint Jean. C’est la suite de l’évangile de dimanche dernier, qui était la fin du chapitre 16 (hormis les trois versets qui ne correspondent pas au temps liturgique). L’annonce de l’Ascension est donc exprimée par le début de la prière sacerdotale : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils… » L’heure est venue pour le Fils d’être glorifié de la gloire céleste, parce qu’il a accompli tout ce que le Père lui avait demandé d’accomplir. Et l’évangile du jour se termine au milieu d’un verset, le verset 11, où l’annonce est précise : « Et déjà je ne suis plus dans le monde, mais eux ils sont dans le monde, et moi je viens à toi. »

    Ou plus précisément « et Moi à Toi je viens ». Les mots importants sont « Moi à Toi ». En grec « ego pros se », avec le même « pros » de la première phrase de l’évangile : « Au Principe était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. » Ou « le Verbe était avec Dieu ». Pour ma part je traduirais « le Verbe était chez Dieu », et c’est bien l’un des deux sens principaux du mot latin apud par lequel a été traduit le pros du premier verset de l’évangile.

    Le Christ n’est plus dans le monde depuis sa mort et sa résurrection, même si il y apparaît, et il quitte le monde pour « venir » chez son Père, c’est-à-dire chez lui, dans la gloire éternelle de la Trinité, cette gloire qu’il avait de toute éternité et qu’il n’a jamais perdue, mais dans laquelle il fait entrer désormais la nature humaine.

  • Mariam Ibrahim a accouché

    Selon Bloomberg citant un avocat de la chrétienne soudanaise condamnée à mort pour « apostasie », Mariam Yahya Ibrahim Ishag a accouché ce matin d’une fille, dans sa prison d’Ombdourman.

    D'autre part, les avocats de Mariam ont fait appel de la condamnation, mettant en avant le fait que le verdict est en contradiction avec la Constitution du pays, qui reconnaît la liberté de religion, et avec les conventions internationales signées par Khartoum.

    N.B. Voir le communiqué et la vidéo de Chrétienté Solidarité sur la manifestation parisienne d'hier soir.

  • La propagande à géométrie variable de Jean Quatremer

    Pendant la campagne des européennes, Jean Quatremer expliquait :

    « L’élection du 25 mai est une première qui va permettre aux électeurs européens de choisir le futur président de l’exécutif communautaire, comme dans une démocratie parlementaire fonctionnelle. »

    Et deux jours plus tard il bondissait de joie de voir François Hollande reprendre à son compte cette supercherie, quasiment à l’identique : « Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. »

    Hier, lendemain du 25 mai, il a osé affirmer exactement le contraire :

    « Contrairement à une croyance largement répandue, ce sont les gouvernements qui sont à la manœuvre à Bruxelles et non pas des eurocrates forcément surpayés. On risque de s’en apercevoir une nouvelle fois dans les prochaines semaines avec la nomination du prochain président de la Commission européenne, le véritable enjeu des élections du 25 mai. (…) Les partis politiques européens, en présentant des candidats à la succession de José Manuel Durao Barroso, l’actuel patron de l’exécutif communautaire, cherchent à forcer la main du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement : selon les traités, les députés européens doivent seulement approuver (ou non) le candidat présenté par les gouvernements. »

    Et il n’hésite pas à qualifier de « véritable tentative de putsch constitutionnel » ce qu’il présentait auparavant comme la procédure démocratique « fonctionnelle »…

  • L’inculte de l’Intérieur

    Tweet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve :

    « Aux jeunes qui partent en Syrie, je veux dire qu’il y a 1000 combats à mener dans la République, pour la France. »

    On se demande s’il est idiot ou s’il le fait exprès.

    Aux musulmans qui rejettent tout ce que représente la République et n’ont rien à faire de la France puisqu’ils se battent pour l’instauration universelle de la charia dans un califat mondial, et qui partent faire le jihad, se conformant ainsi aux commandements d’Allah dans le Coran, je veux dire qu’il y a 1000 combats à mener dans la République, pour la France…

    Il est évidemment terrifiant de penser que cet homme est en charge de la sécurité publique.