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  • La douceur et la lâcheté

    "L'homme vraiment doux est celui qui supporte patiemment les offenses qui lui sont personnelles, mais qui prend la défense des opprimés et se déclare le vengeur sévère de ceux qui sont victimes de l'injustice. Celui au contraire qui ne témoigne alors que de l'indifférence, de l'apathie, et qui n'agit pas plus que ne le ferait un mort, n'a rien de commun avec la douceur et la mansuétude. N'avoir que de l'indifférence pour ceux qui sont opprimés par l'injustice, n'éprouver pour eux aucune sympathie, ne point s'indigner contre leurs oppresseurs, ce n'est pas un acte de vertu, c'est une omission coupable; ce n'est pas de la douceur, c'est de la lâcheté."

    Saint Jean Chrysostome, commentaire du psaume 131, 1.

  • En Egypte

    Alors que les Frères musulmans mobilisaient hier des dizaines de milliers de manifestants en faveur du président Mohammed Morsi, les « Rebelles » annonçaient avoir recueilli 15 millions de signatures, depuis la mi-mai, pour sa destitution.

    L’annonce a été faite lors du coup d’envoi d’une semaine de manifestations contre le gouvernement, qui se terminera le 30 juin avec la remise de la pétition à la Cour suprême.

    Les partisans de Morsi ont contre-attaqué en annonçant qu’ils avaient lancé leur propre pétition et qu’ils avaient déjà recueilli plus de 10 millions de signatures…

    Mohammed Morsi a été élu il y a un an avec 13,2 millions de voix. Depuis lors, la situation n’a cessé de se dégrader sur tous les plans, tandis que les islamistes prenaient peu à peu le contrôle de tout. Il est toutefois difficilement croyable que dans un pays comme l’Egypte, où la grande majorité rurale est sous la coupe des imams et loyaliste (ou fataliste), quelque mouvement que ce soit puisse réunir 15 millions de signatures en un mois…

  • La petite phrase de Dalil Boubakeur

    « L'administration doit réaliser que l'islam n'est pas une religion comme une autre, à traiter sous l'angle de la loi de 1905. Le ministre Valls n'a pas pris en compte la dimension sociétale de l'islam. »

    C’est ce que déclare Dalil Boubakeur dans une interview au Figaro. On appréciera la modernisation de la charia en « dimension sociétale ».

    Le recteur de la Grande Mosquée de Paris dit aussi qu’il ne veut pas redevenir président du CFCM, parce que les élections ont donné « une écrasante majorité au RMF » (marocain). Il en « tire donc la conclusion »… et propose que le président soit Chems-eddine Hafiz, qui est non seulement algérien lui aussi, mais… secrétaire général de la Mosquée de Paris (et subsidiairement avocat de l’ambassade d’Algérie)…

  • Soutien au Dr Dor

     

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    Mercredi 26 juin à 13h30, le docteur Xavier Dor, Président de SOS Tout-Petits, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris (chambre 31) au Palais de Justice (boulevard du Palais, 1er arrondissement), pour avoir :

    - prié le rosaire sur le trottoir devant l’hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris le 2 avril 2011 ;

    - distribué des petits chaussons dans les locaux du Planning familial les 25 et 26 juin 2012.

    Ces faits ont la qualification pénale de « délit d’entrave à l’avortement » et sont passibles de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 € d'amende.

    Il est chaudement recommandé d’aller soutenir face à la justice de la culture de mort celui qu’elle veut faire passer pour un terroriste pro-vie.

  • Saint Paulin de Nole

    Extraits du Poème X de saint Paulin de Nole, adressé à son maître et ami le poète Ausone, qui était resté païen et avait durement reproché à Paulin d’avoir abandonné ses immenses biens pour suivre le Christ.

    Père, pourquoi vouloir me rappeler au culte des Muses ? Une autre puissance domine aujourd’hui mon âme, un Dieu plus grand qu’Apollon. Le vrai, le bon, je l’ai trouvé à la source même du bien et de la vérité, en Dieu vu dans son Christ. Échangeant sa divinité pour notre humanité dans un commerce sublime, homme et Dieu, ce maître des vertus transforme notre être, et remplace par de chastes voluptés les plaisirs d’autrefois. Par la foi dans la vie future, il dompte en nous les vaines agitations de la vie présente. Ces richesses que nous semblons mépriser, il ne les rejette pas comme impures ou sans prix ; mais, apprenant à les mieux aimer, il nous les fait confier à Dieu qui, en retour, promet davantage. N’appelez pas stupide celui qui s’adonne au plus avantageux, au plus sûr des négoces. Et la piété, pourrait-elle donc être absente d’un chrétien ? et pourrais-je ne pas vous la témoigner, ô père à qui je dois tout : science, honneurs, renommée ; qui, par vos soins, m’avez, en cultivant ses dons, préparé pour le Christ ! Oui ; le Christ s’apprête à vous récompenser, pour ce fruit qu’a nourri votre sève : ne rejetez pas sa louange, ne reniez pas les eaux parties de vos fontaines. Mon éloignement irrite votre tendresse ; mais pardonnez à qui vous aime, si je fais ce qui est expédient.

    J’ai voué mon cœur à Dieu, j’ai cru au Christ ; sur la foi des divins conseils, j’ai acheté des biens du temps la récompense éternelle. Père, je ne puis croire que cela soit par vous taxé de folie. Pareils errements ne m’inspirent aucun repentir, et il me plaît d’être tenu pour insensé par ceux qui suivent une voie contraire ; il me suffit que mon sentiment soit tenu pour sage par le Roi éternel. Tout ce qui est de l’homme est court, infirme, caduc, et, sans le Christ, poussière et ombre ; qu’il approuve ou condamne, tant vaut le jugement que le juge : il meurt, et son jugement passe avec lui. Au moment du dépouillement suprême, elle sera tardive la lamentation, et peu recevable l’excuse de celui qui aura craint les vaines clameurs des langues humaines, et n’aura point redouté la vengeresse colère du Juge divin. Pour moi, je crois, et la crainte est mon aiguillon : je ne veux pas que le dernier jour me saisisse endormi dans les ténèbres, ou chargé de poids tels que je ne puisse m’envoler d’une aile légère au-devant de mon Roi dans les cieux. C’est pourquoi, coupant court aux hésitations, aux attaches, aux plaisirs de ce monde, j’ai voulu parer à tout événement ; vivant encore, j’en ai fini des soucis de la vie ; j’ai confié à Dieu mes biens pour les siècles à venir, afin de pouvoir d’un cœur tranquille attendre la terrible mort. Si vous l’approuvez, félicitez un ami riche d’espérances ; sinon, souffrez que je m’en tienne à l’approbation de Jésus-Christ.

    (Cité dans L’Année liturgique)