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  • La Commission renonce à un (petit) diktat

    La semaine dernière, la Commission européenne annonçait qu’à partir du 1er janvier prochain il serait interdit aux restaurateurs de mettre sur les tables des fioles ou des coupelles d’huile d’olive, et que toute huile d’olive devrait être présentée dans un flacon scellé non réutilisable. Pour des raisons d’hygiène, et surtout pour éviter que les restaurateurs fraudent en mélangeant l’huile d’olive à une huile inférieure (ce dont la Commission ne fournit aucun exemple).

    La décision, prise sous la pression du lobby des huiles d’olive industrielles, a naturellement provoqué un tollé chez les restaurateurs, et les sarcasmes de la presse (sauf dans les pays anesthésiés comme chez nous). Et David Cameron déclarait mercredi en arrivant à Bruxelles pour le sommet : « C'est exactement le genre de choses dont l’Europe ne devrait même pas discuter. Ça ne devrait même pas être mis sur la table, pour faire un mauvais jeu de mots. »

    Hier, le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a convoqué une conférence de presse pour déclarer que, face au tollé, il retirait la « proposition ».

    Non sans ajouter qu’il présenterait un nouveau projet après concertation avec les producteurs, les restaurateurs et les consommateurs…

    L’affaire est caractéristique de la façon dont sont prises les décisions européennes. En théorie ce n’est pas la Commission qui décide, c’est le Conseil : ce sont les 27 Etats, et dans un cas comme celui-là à la majorité qualifiée. Mais il existe une procédure géniale, désormais généralisée, qui est celle de l’adoption par défaut : si un certain nombre d’Etats membres, dans un bref délai donné, ne s’opposent pas formellement à la « proposition » de la Commission, celle-ci est considérée comme adoptée… Ce qui était le cas pour l’affaire des fioles d’huile d’olive.

    L’affaire est également caractéristique de ce que le traité européen appelle le « principe de subsidiarité », et qui est exactement le contraire de ce qu’est ce principe. Selon le vrai principe de subsidiarité, l’Union européenne n’a évidemment pas à s’occuper de ce genre de choses. Mais selon le principe de subsidiarité tel qu’il a été inscrit dans le traité de Maastricht, la Commission décide des sujets dont elle s’occupe, et laisse le reste aux Etats membres...

  • La phrase européenne la plus débile (d’hier soir)

    Elle est de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (qui devrait arrêter le pur malt après une certaine heure) :

    « L’Europe a besoin d’un Royaume-Uni plus européen autant que le Royaume-Uni a besoin d’une Europe plus britannique. »

  • Van Rompuy et la Turquie

    En visite à Ankara, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré qu’il voulait « revigorer » le processus d’adhésion de la Turquie, et qu’« après un moment d’arrêt » il allait y avoir « un nouvel élan qui se traduira bientôt par un pas en avant concret » : « Nous verrons bientôt l’ouverture d’un nouveau chapitre de négociation. »

    Il a dit encore : « J’ai confiance qu’une signature rapide par la Turquie de ce que l’on appelle l’accord de réadmission avec l’UE nous permettra d’avancer rapidement dans la voie conduisant à la suppression des visas pour les citoyens turcs. Le progrès peut être rapide. Les voyages sans visa donneraient à notre relation un nouvel élan. »

    Curieusement, il me semble qu’on ne voit pas ces propos dans la presse française…

  • En Croatie

    Le collectif croate “Au nom de la famille” annonce avoir réuni 380.000 signatures, en une semaine, sur sa pétition demandant que la Constitution spécifie que le mariage est l’union d’une femme et d’un homme.

    Or la collecte de 375.000 signatures (10% du corps électoral) en deux semaines oblige le gouvernement à organiser un référendum.

    Le collectif continue de collecter des signatures. Il y aura donc un référendum, dont on connaît d’avance le résultat. Heureux Croates…

    Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le même jour, le Tribunal constitutionnel a suspendu le programme d’éducation sexuelle imposé dans les écoles en février, à cause du module « parité genre/sexe et notions de comportement sexuel responsable ».

     

  • Le jihad à Londres

    Les deux meurtriers de Londres, qui ont massacré un soldat à coups de couteaux et de hachoir, sont d’origine nigériane et chrétienne, convertis à l’islam. On ne connaît que le nom de l’un des deux, qui a changé son prénom de Michel pour Moujahid : le combattant. Après avoir massacré le soldat, ils sont restés sur place pour revendiquer hautement leur geste au nom d’Allah.

    Réaction de David Cameron :

    « Ce n’était pas seulement une attaque contre la Grande-Bretagne et le mode de vie britannique. C’était aussi une trahison de l’islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays. Rien dans l’islam ne justifie un tel acte épouvantable. »

    Encore un qui n’a jamais ouvert le Coran…

  • Au Vietnam

    Au procès en appel de 8 jeunes chrétiens vietnamiens condamnés pour « activités visant à renverser le pouvoir populaire », les peines de quatre d’entre eux ont été confirmées, celles de quatre autres plus ou moins réduites, surtout celle du plus célèbre d’entre eux, le blogueur catholique Paulus Lê Van Son, qui voit sa peine réduite de 13 à 4 ans de prison.

    Les avocats protestent contre ces sentences et dénoncent le fait que la cour ait confirmé que « toute demande de pluralisme soit toujours une violation de la loi » et que « toute protestation pacifique soit toujours un crime ».

    Le Vietnam reste systématiquement sourd aux appels de la communauté internationale comme à ceux de l’Eglise. Au contraire, la répression s’intensifie. En février, 38 autres blogueurs ont été arrêtés.

    Le 19 mai, une messe aux intentions des blogueurs emprisonnés a été célébrée à la paroisse de Thai Ha (connue pour ses démêlés fonciers avec les autorités), à laquelle assistait un millier de fidèles.

    (Eglises d’Asie, Asianews)

     

     

  • Eglise de Chine : les communistes verrouillent

    Les autorités chinoises ont promulgué un nouveau règlement sur les nominations d’évêques. Notamment, le diocèse qui a besoin d’un nouvel évêque doit désormais obtenir le double accord de la « Conférence épiscopale » et du Bureau des Affaires religieuses de Pékin pour entamer le processus qui mènera du choix du futur évêque à son ordination. Le nouveau texte précise aussi la manière dont doit être composé le comité diocésain chargé d’« élire » le futur évêque, ainsi que le mode de fonctionnement de celui-ci. Auparavant cela se réglait au niveau provincial, om l’on pouvait trouver des arrangements entre Eglise officielle et Eglise clandestine.

    Pour Anthony Lam Sui-ki, spécialiste de ces questions au Centre d’études du Saint-Esprit à Hongkong, ce nouveau règlement « constitue une régression dans la mesure où il bloque toute normalisation de la vie de l’Eglise en Chine ».

    (Eglises d’Asie)

     

  • Vendredi des quatre temps de Pentecôte

    Les vendredis des Quatre-Temps ont toujours, dans la liturgie de la messe, un certain caractère de pénitence. Nous sommes en esprit dans l’église des douze Apôtres ; cette église inspirait aux anciens l’idée de pénitence. L’Évangile nous donne une belle image de pénitence. Quand nous songeons aux « péchés, aux offenses et aux négligences » du trimestre écoulé, alors que nous avons reçu tant de grâces et de lumières, nous nous mettons à la place de ce paralytique : mais, dans notre confiance, nous voulons ressembler aux porteurs qui découvrent le toit. Maintenant, au Saint-Sacrifice, nous recevons l’absolution du Seigneur lui-même : « Tes péchés te sont remis ! » — Que le vendredi des Quatre-Temps soit donc pour nous un jour de pénitence ! (...)

    Il est certainement dans l’intention de l’Église que nous cherchions les relations entre les pensées de pénitence et le Saint-Esprit. La postcommunion de la Pentecôte nous donne une indication à ce sujet : le Saint-Esprit est la rémission de tous les péchés. C’est là un des aspects de l’action du Saint-Esprit : il veut bannir l’esprit du monde, l’esprit du péché, bref, le mauvais esprit de notre âme dont il veut faire son temple. « Fais que ton Église, unie dans le Saint-Esprit, ne soit troublée par aucune attaque ennemie. »

    Dom Pius Parsch