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  • "La Révolution française n’est pas terminée" et les hussards reviennent (dans les fantasmes de Peillon)

    Les sénateurs ont voté un amendement du gouvernement au projet de loi pour la refondation de l'Ecole, qui prévoit que « la devise de la République et le drapeau tricolore sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat ». On notera la précision : et privés sous contrat.

    Il stipule également que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 sera affichée « de manière visible » dans les locaux scolaires.

    Il s’agit de « réaffirmer l'attachement de la nation à son école et de contribuer à l'appropriation par les élèves des fondements de la Constitution », a déclaré Vincent Peillon.

    Sous-entendu : il s'agit d'apprendre aux adolescents à respecter la grande et toute puissante République et toutes ses lois, à commencer par la loi Veil et la loi Taubira. En tentant de faire oublier qu'en dehors du "sociétal" et de la culture de mort toutes les lois viennent de l'UE.


    Addendum

    Un commentaire affirme que le gouvernement ne peut pas imposer cela aux écoles sous contrat. D'autres avis sur la question ?

  • Noor ?

    Malek Chebel, avec son Association pour un islam des Lumières, lance une revue. Elle est intitulée Noor. Sic. « Nour », en arabe, c’est la lumière. Le mot est utilisé dans l’islam (comme dans le christianisme) pour parler de la lumière divine. Qui est évidemment totalement incompatible avec « les Lumières ». Le jeu de mots est donc plus que douteux. Ce qui n’a guère d’importance. On laissera Malek Chebel à ses chimères. Mais ce qui est inacceptable (et devrait l'être aussi pour les partisans des Lumières) est d’orthographier le titre d’une revue francophone comme s’il s’agissait d’une revue en anglais.

  • En Argentine

    En Argentine on n’a pas encore perdu tout bon sens, comme le prouve ce jugement pris à l’unanimité par un tribunal de Cordoba :

    « Le code pénal n'accorde pas une autorisation d'avorter dans les cas énumérés dans l'article 86, et il octroie encore moins un droit pour le faire. (…) Il existe une distance immense entre le fait de dépénaliser une conduite et reconnaître un droit à y avoir recours. Le fait que le législateur pénal ait exempté de peine une conduite déterminée ne transforme pas nécessairement celle-ci en conduite licite et encore moins en droit exigible. Mais la distance est encore plus lointaine si nous comparons cela avec la reconnaissance d'un droit qui rend exigibles les moyens matériels pour en jouir. »

    Le jugement condamne un guide des avortements non punissables. Voir le blog de Jeanne Smits.

  • Vescovo di Roma

    L’Annuaire pontifical 2013 est arrivé. Avec retard, en raison du changement de pape.

    Sous la photo portrait du nouveau pape, une seule mention : « Francesco ». Son nom en italien, et non en latin, et dépourvu de la référence papale (« Benedictus PP XVI »).

    A la page sur le souverain pontife, un seul titre est indiqué : celui d’évêque de Rome. (Les autres titres sont renvoyés sur la page suivante, donc au dos.)

    On note d’autre part que le titre de Benoît XVI est « souverain pontife émérite ».

  • Jeudi de Pentecôte

    Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action. Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination.

    Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit. Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

    Dom Pius Parsch