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  • Indécrottables

    Les médias se gargarisent de cette merveilleuse nouvelle que, pour la première fois, une femme soit devenue juge d’un tribunal fédéral islamique au Pakistan.

    Une grande victoire dans le combat pour l’égalité de genre…

    Or le rôle de cette femme, comme de ses collègues hommes, est de faire appliquer strictement la charia. Et si elle a été nommée, c’est qu’elle a montré qu’elle sera aussi implacable que les hommes (et peut-être même davantage). C’est vraiment un progrès ?

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  • « Partenaire de référence »

    La nouvelle visite de François Hollande à Ryad, avec quatre ministres et une trentaine de chefs d’entreprises, a montré que l’Arabie saoudite est un « partenaire de référence » de la France, dit l’Elysée.

    A  priori cette qualification paraît aussi grotesque que répugnante. Mais à la réflexion on comprend qu’un pays où toute opposition est interdite et où le christianisme est puni de mort soit une référence pour ce gouvernement.

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  • Le ravi de la quenelle

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    Manuel Valls n’aime que la quenelle de Millau, comme il l’a montré le 21 septembre, et il veut interdire toutes les autres.

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  • Valls ne confond pas les Femen et la Manif pour tous

    Alors qu’il suffit en certains endroits de porter un vêtement avec le logo de la Manif pour tous pour se faire arrêter par la police du régime, les Femen peuvent faire ce qu’elles veulent où elles veulent sans que les autorités n’interviennent. Et elles crient victoire, naturellement.

    Le 20 décembre, une Femen, devant le maître autel de la Madeleine, voilée de bleu ciel, un morceau de foie de veau en main, disait « avorter de l’embryon de Jésus », avec dans le dos l’inscription « Noël est annulé ». Il n’y a eu aucune réaction des autorités civiles. Le curé de l’église a porté plainte, mais la plainte n’a pas eu de suite.

    Commentaire d’Inna Shevchenko, fondatrice des Femen en France après s’être enfuie d’Ukraine et nouvelle égérie de la République française (sur les timbres poste) : « Rien ne s’est passé, Éloïse n’a pas été appelée par la police. Cela montre combien l’Église est devenue faible en France… »

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  • Attentats antichrétiens au Népal

    Une église protestante et les maisons de quatre chrétiens ont été incendiées le 23 décembre à Kichet, village situé à quelques kilomètres de Katmandou.

    Noël est un jour férié au Népal depuis 2011. Mais les extrémistes hindous n’acceptent pas cette reconnaissance d’une fête chrétienne, et la possibilité pour les chrétiens de manifester leur foi.

    (Asianews)

     

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  • 7e jour dans l’octave de Noël

    Les rubriques de 1960 ont élevé les jours de l’octave de la Nativité au rang des fêtes de deuxième classe, si bien que la fête de saint Silvestre n’est plus qu’une commémoraison. Ce dernier jour de l’année civile reste toutefois « la Saint-Silvestre », et comme je n’ai jamais encore évoqué ce saint pontife sur mon blog, voici les antiennes d’un office découvert par dom Guéranger, qui retracent l’essentiel de sa très importante action sur le siège de Pierre.

    Electus Dei Pontifex, tyranni Maxentii declinans immanitatem, in Soracte monte latitans, Dominum exorabat, ut pacem suam tandem daret Ecclesiæ.

    Dum latitat, Apostolorum Petri et Pauli admonitu, ab imperatore Constantino vocatur quem lepra laborantem salutari baptismi lavacro recreat ac sanat.

    Constantinum Caesarem in Christi fide plenius instruens, Augusti basilicam in Salvatoris nomine Ecclesiam primus publice consecravit.

    De gloria Dei et hominum salute sollicitus Silvester, salutaris doctrinae praeceptis populum instruens, eum a versuti serpentis dogmate, mirabiliter liberavit.

    In mystico Sacerdotum numero universalem Nicaenam Synodum convocans, haereticorum machinas Spiritus Sancti virtute prostravit.

    Hic est sanctus Pontifex, cujus temporibus Christus pacem dedit Ecclesiæ, et romanum imperium sublimem antiquae gloriae apicem sacerdotis pedibus inclinavit.

    Élu Pontife de Dieu, pour fuir la cruauté du tyran Maxence, il chercha une retraite sur le Soracte ; et de là, il priait le Seigneur de donner enfin la paix à son Église.

    Pendant qu’il est ainsi caché, l’empereur Constantin, sur l’avertissement des Apôtres Pierre et Paul, le fait appeler ; Silvestre soulage et guérit dans le bain salutaire du baptême ce prince affligé de la lèpre.

    Il instruit pleinement le César Constantin dans la foi du Christ, et, le premier, consacre publiquement en Église, sous le nom du Sauveur, la basilique de cet Auguste.

    Tout occupé de la gloire de Dieu et du salut des hommes, Silvestre instruit le peuple des préceptes de la doctrine du salut ; il le délivre, par une merveilleuse doctrine, des atteintes du serpent plein d’artifices.

    Convoquant le Synode universel de Nicée, où figure un nombre mystique de Pontifes, il renverse les machinations des hérétiques par la vertu de l’Esprit Saint.

    C’est là le saint Pontife dans les jours duquel le Christ a donné la paix à l’Église ; et l’empire romain a incliné, sous les pieds d’un prêtre, le faite sublime de son antique gloire.

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  • Saint Jérôme et la Vulgate

    Les commentaires à ma note sur le dimanche dans l’octave de la Nativité me conduisent à reproduire le tableau ci-dessous, qui m’est d’une grande utilité et peut manifestement l’être pour plusieurs de mes lecteurs. (Cliquer pour agrandir) Et le voici en version pdf.

    vulgate.jpg

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  • Les cloches de Boissettes ne sonneront plus

    Ainsi en a décidé la justice de la République antichrétienne dite française. Un couple avait acheté la maison en face de l’église de Boissettes, en Seine-et-Marne. Puis il s’est avisé qu’il y avait des cloches dans le clocher, et qui sonnaient les heures. Et c’était insupportable. Le couple a porté plainte, et a obtenu gain de cause en appel.

    Selon la cour administrative d’appel de Paris, certains usages locaux peuvent être maintenus à condition qu’ils datent d’avant la loi de 1905, ce qui n’est pas le cas à Boissettes.

    Comme quoi la loi de 1905 peut encore servir aux persécutions.

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  • Double attentat MUSULMAN à Volgograd

    Une femme s’est fait exploser hier dans le hall de la gare de Volgograd : 17 morts, une cinquantaine de blessés. La terroriste est Oksana Aslanova, une jeune femme du Turkmenistan, d’ethnie Tabasaran.

    Un homme s’est fait exploser ce matin dans un trolleybus de Volgograd : au moins 14 morts et une trentaine de blessés.

    Ces deux attentats sont le fait de musulmans fanatiques, ce qui n’apparaît dans AUCUN titre des dépêches et articles sur le sujet.

    Oksana Aslanova, avant qu’elle devienne une bonne musulmane :

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    Oksana Aslanova vraie musulmane avant l’attentat suicide :

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  • Kenya : deux églises incendiées

    Deux églises ont été incendiées au cocktail Molotov le jour de Noël à Mombasa, au Kenya. Mombasa est le grand port kényan, sur la côte qui est majoritairement musulmane, contrairement au reste du pays. Et les deux églises se trouvaient dans des quartiers majoritairement musulmans.

    Traduction de la dépêche Reuters

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  • François et l’islam : une mise au point

    Le blog Chiesa de Sandro Magister a très opportunément traduit le texte du P. Samir Khalil Samir paru en anglais sur Asianews, qui reprend les propos iréniques suicidaires du pape sur l’islam dans Evangelii gaudium et remet les pendules à l’heure…

    Lien permanent Catégories : Eglise, François (pape), Islam 1 commentaire

  • La persécution des Franciscains de l’Immaculée, suite

    A la veille de Noël, le commissaire Volpi a fermé trois couvents des Franciscains de l’Immaculée dans le diocèse d’Imperia, donc trois lieux de culte (dont deux sanctuaires marials) où était (encore !) célébrée la messe traditionnelle grâce à l’hospitalité et l'autorité de Mgr Mario Oliveri (qui fut le premier évêque à célébrer la messe selon la « forme extraordinaire » après le motu proprio).

    Le commissaire Volpi ne craint donc pas de s’opposer frontalement à un évêque (qui avait osé défendre les frères). Et de persécuter autant les fidèles, privés de leur messe, que les religieux.

    web-Father-Fidenzio-Volpi-01.jpgLe commissaire Volpi a donné la raison de la fermeture de ces couvents : les Franciscains de l’Immaculée ont un charisme missionnaire, ils doivent donc partir en mission…

    Où l’on voit que le commissaire est en pleine communion avec le pape…

    Mais, d’autre part, le commissaire Volpi a été pris en flagrant délit de mensonge. Dans sa fameuse lettre qu’il avait osé dater du 8 décembre, fête de l’Immaculée, il accusait les religieux d’avoir transféré, de façons délictueuse aussi bien sur le plan civil qu’ecclésiastique, des biens de la communauté à des laïcs proches du fondateur (afin qu’ils ne soient pas confisqués). Et il avait précisé ensuite qu’il avait fait allusion au bâtiment abritant la curie généralice de l’institution.

    Or ce bâtiment n’a jamais appartenu aux Franciscains de l’Immaculée. Jusqu’en mai 2013, il appartenait à la Custodie de Terre Sainte (ordre des Frères mineurs), et sa propriété a alors été transférée, de façon parfaitement légale, à l’Association Mission du Cœur Immaculée. Que le commissaire Volpi (qui fut dûment informé de l'opération en son temps) s’en prenne donc à la Custodie de Terre Sainte…

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  • François « a aboli le péché »

    C’est la nouvelle révélation de la sommité médiatique italienne Eugenio Scalfari, le confident athée du pape, dans un article où il étale son incompétence en matière religieuse : « Il est révolutionnaire dans de nombreux aspects de son encore bref pontificat, mais surtout sur un point fondamental: de fait, il a aboli le péché. »

    Dans cet article, Scalfari cite d’autres propos tenus par François lors de la fameuse interview, et qui, s’ils sont véridiques, sont autrement plus graves que la prétendue abolition du péché :

    A un moment, il m'a dit de sa propre initiative et sans que je l'ai sollicité par une question: «Dieu n'est pas catholique». Et il a expliqué: «Dieu est l'Esprit du monde. Il y a beaucoup de lectures de Dieu, autant qu'il y a d'âmes qui y pensent pour l'accepter à leur manière, ou à leur manière en refuser l'existence. Mais Dieu est au-dessus de ces lectures et pour cette raison je dis que ce n'est pas catholique, mais universel».

    A ma question suivant ces déclarations extraordinaires, le pape François a précisé: «Nous chrétiens, nous concevons Dieu comme le Christ nous l'a révélé dans sa prédication. Mais Dieu est à tous, et chacun le lit à sa manière. C'est pourquoi je dis qu'il n'est pas catholique, parce qu'il est universel».

    Enfin il y eut lors de cette rencontre une autre question: que se passerait-il si notre espèce s'éteignait et s'il n'y avait plus sur la terre un seul esprit capable de penser à Dieu?

    Sa réponse fut: «La divinité sera dans toutes les âmes et tout sera en tous». A moi cela m'a semblé un passage ardu de la transcendance à l'immanence, mais ici nous entrons dans la philosophie et Spinoza et Kant viennent à l'esprit: «Deus sive Natura» et «Le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi».

    «Tout sera tout en tous».

    A moi, je l'ai déjà dit, cela semblait une immanence classique mais si tous ont tout en eux-mêmes, cela peut être conçu comme une glorieuse transcendance.

    Il reste de toute façon établi que pour François, Dieu est miséricorde et amour pour les autres, et que l'homme est doté d'une libre conscience de soi, de ce qu'il considère comme Bien et ce qu'il considère Mal.

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  • La pensée de Joseph Ratzinger

    Selon Francesco Boezi, c’est « la pensée de celui qui a essayé de définir la rationalité comme ce domaine où la vérité est représentée par l'amour et où l'amour tend à se présenter comme la véritable raison ».

    Une bien belle définition.

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  • 6e jour dans l’octave de Noël

    Considérons, dans ce sixième jour de la Naissance de notre Emmanuel, le divin Enfant étendu dans la crèche d’une étable, et réchauffé par l’haleine de deux animaux. Isaïe l’avait annoncé : Le bœuf, avait-il dit, connaîtra son maître, et l’âne la crèche de son seigneur ; Israël ne me connaîtra pas. (I, 3.) Telle est l’entrée en ce monde du grand Dieu qui a fait ce monde. L’habitation des hommes lui est fermée par leur dureté et leur mépris : une étable lui offre seule un abri hospitalier, et il vient au jour dans la compagnie des êtres dépourvus de raison.

    Mais ces animaux sont son ouvrage. Il les avait assujettis à l’homme innocent. Cette création inférieure devait être vivifiée et ennoblie par l’homme ; et le péché est venu briser cette harmonie. Toutefois, comme nous l’enseigne l’Apôtre , elle n’est point restée insensible à la dégradation forcée que le pécheur lui fait subir. Elle ne se soumet à lui qu’avec résistance (Rom. VIII, 20) ; elle le châtie souvent avec justice ; et au jour du jugement, elle s’unira à Dieu pour tirer vengeance de l’iniquité à laquelle trop longtemps elle est demeurée asservie. (Sap. V, 21.)

    Aujourd’hui, le Fils de Dieu visite cette partie de son œuvre ; les hommes ne l'ayant pas reçu, il se confie à ces êtres sans raison ; c’est de leur demeure qu’il partira pour commencer sa course ; et les premiers hommes qu’il appelle à le reconnaître et à l’adorer, sont des pasteurs de troupeaux, des cœurs simples qui ne se sont point souillés à respirer l’air des cités.

    Le bœuf, symbole prophétique qui figure auprès du trône de Dieu dans le ciel, comme nous l’apprennent à la fois Ézéchiel et saint Jean, est ici l’emblème des sacrifices de la Loi. Sur l’autel du Temple, le sang des taureaux a coulé par torrents ; hostie incomplète et grossière, que le monde offrait dans l’attente de la vraie victime. Dans la crèche, Jésus s’adresse à son Père et dit : Les holocaustes des taureaux et des agneaux ne vous ont point apaisé ; me voici. (Hebr. X, 6.)

    Un autre Prophète annonçant le triomphe pacifique du Roi plein de douceur, le montrait faisant son entrée dans Sion sur l’âne et le fils de l’ânesse. (Zachar. IX, 9.) Un jour cet oracle s’accomplira comme les autres ; en attendant, le Père céleste place son Fils entre l’instrument de son pacifique triomphe et le symbole de son sacrifice sanglant.

    Dom Guéranger

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  • Dimanche dans l’octave de Noël

    La messe de ce dimanche est en quelque sorte la quatrième messe de Noël.

    L’introït est très impressionnant (c'est aussi l'antienne du Benedictus aux laudes) :

    Dum médium siléntium tenérent ómnia, et nox in suo cursu médium iter háberet, omnípotens Sermo tuus, Dómine, de cælis a regálibus sédibus venit.

     Traduction littérale : « Tandis que tout tenait le milieu du silence, et que la nuit dans sa course était au milieu de son chemin, ta Parole, Seigneur, est venue des trônes royaux. »

    Le texte de la Vulgate (qui n’est pas de saint Jérôme) dit « Sermo », mais le texte grec dit bien « Logos ». Il s’agit du Verbe. Or, dans le contexte du livre de la Sagesse, il s’agit de l’Ange exterminateur qui tue tous les premiers nés de l’Egypte. Cet Ange « Logos » est Jésus qui délivre le peuple d’Egypte, comme le souligne saint Jude dans son épître. Il ne vient pas tuer les premiers nés, il est le Premier né d’une multitude de frères qu’il vient sauver.

    Le graduel et l'alléluia évoquent la royauté de celui qui vient de naître, royauté pleine de gloire, de force et de beauté.

    L’antienne d’offertoire (qui comme l'alléluia est celle de la messe de l'aurore) évoque le Verbe créateur : celui qui vient de naître est de toute éternité. Il a affermi le globe de la terre et en a fait son trône depuis lors.

    Et l’antienne de communion, in fine, nous ramène à l’histoire de la nativité : alors que la sainte famille s’est réfugiée en Egypte, l’ange dit à Joseph de ramener l’enfant et sa mère dans le pays d’Israël, car ceux qui voulaient le tuer sont morts.

    La péricope évangélique de ce dimanche est également étonnante. C’est la suite de l’évangile du 2 février. La deuxième partie de l’épisode de la Présentation au Temple. Mais dépourvue de tout repère de temps et de lieu.

    « Joseph et Marie, la mère de Jésus, étaient dans l’étonnement pour les choses que l’on disait de lui. » Cette première phrase peut donc s’appliquer aux bergers, aux mages, à tous ceux qui vinrent à Bethléem, ainsi qu’à ceux qui vont dire quelque chose dans la suite de cet évangile : Siméon et Anne, et aussi (comme le suggérera l’antienne de communion) aux Egyptiens et aux Juifs d’Egypte qui auront rencontré, nourri, hébergé la sainte famille. Et il n’y a pas de raison de s’arrêter là. Joseph et Marie auront de quoi être dans l’étonnement jusqu’au Calvaire et à la Résurrection.

    Cet évangile est d’ailleurs l’occasion d’entendre la célèbre prophétie de Siméon disant à Marie qu’un glaive transpercera son âme. Et c’est aussi l’occasion de remarquer ce qui, dans ce riche récit, passe souvent inaperçu : la vieille prophétesse Anne « se mit à parler de lui à tous ceux qui attendaient la rédemption d’Israël ». La bonne nouvelle annoncée par les anges le jour de Noël a déjà trouvé une voix pour la propager.

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  • Les Saints Innocents

    Salvete, flores martyrum,
    quos lucis ipso in limine
    Christi insecutor sustulit
    ceu turbo nascentes rosas.

    Vos prima Christi victima,
    grex immolatorum tener,
    aram sub ipsam simplices
    palma et coronis luditis.

    Jesu, tibi sit gloria,
    qui natus es de Virgine,
    cum Patre et almo Spiritu,
    in sempiterna saecula. Amen.

    Salut, ô fleurs des Martyrs ! que, sur le seuil même de la vie, un fer cruel a moissonnés, comme la tempête brise des roses naissantes.

    Premières victimes du Christ, tendre troupeau d’enfants immolés ! sous l’autel, avec simplesse, vous vous jouez dans vos palmes et vos couronnes.

    A vous soit la gloire, ô Jésus ! qui êtes né de la Vierge ; gloire au Père et au Saint-Esprit dans les siècles éternels ! Amen.

    Hymne des vêpres, de Prudence ; traduction dom Guéranger.

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  • Saint Jean

    Genite ingeniti Filius Dei summi, qui sacrum illud arcanum pectoris tui dilecto tuo Joanni Apostolo reserasti, cum in sinu tuo recubans Evangelii sui fluenta ex ipso pectoris tui fonte haurire promeruit, tu nos intuere propitius, ut per te abdita cognoscamus, per te bona quae manifesta sunt impleamus ; reserans nobis pectoris tui occulta, quibus possimus cognoscere, et conditionis nostrae infirmitatem, et ad tuae divinitatis pervenire cognitionem ; manifestans de te quid amemus, indicans de nobis quid corrigamus ; quo hujus dilecti tui suffragiis, moribus nostris in melius commutatis, aufugiat pestis, dispereat languor, pellatur mucro ; quidquid adversum est fidei christianae intereat, quidquid prosperum, convalescat ; arceantur fames, sedentur lites, haeresum obtrudantur fautores ; foecundetur frugibus terra, vestiatur virtutibus anima, atque cuncta nobis in commune proveniant bona ; quo tibi Deo nostro fideliter servientes, et his sine peccato utamur concessis, et post deliciis fruamur aeternae possessionis. Amen.

    Fils engendré du Dieu souverain et non engendré, qui avez ouvert à votre bien-aimé Apôtre Jean les divins secrets de votre cœur, lorsque, reposant sur votre poitrine, il lui fut permis d’y puiser les eaux vives de son Évangile : daignez nous regarder favorablement, afin que, par vous, nous connaissions les choses secrètes, et que, par vous, nous accomplissions le bien qui nous est manifesté. Dévoilez-nous les mystères cachés dans votre sein, afin que nous puissions comprendre l’infirmité de notre condition, et parvenir à la connaissance de votre divinité. Manifestez-nous sur vous-même ce que nous devons aimer ; et indiquez-nous, sur nous-mêmes, ce que nous devons corriger. Par le suffrage de ce disciple bien-aimé, que nos mœurs deviennent plus pures, que la peste soit éloignée, que les maladies soient dissipées, que le glaive soit repoussé. Que tout ce qui est contraire à la foi chrétienne soit détruit ; que tout ce qui lui est favorable prenne de l’accroissement. Que la famine s’éloigne, que les discussions s’apaisent, que les fauteurs de l’hérésie soient confondus. Que la terre soit féconde en moissons ; que nos âmes soient ornées de vertus ; enfin que l’ensemble de tous les biens nous advienne ; en sorte que, fidèlement attachés a votre service, ô notre Dieu ! nous usions de vos dons sans péché, et, après cette vie, nous jouissions des délices de votre éternelle possession. Amen.

    (Oraison de la liturgie mozarabe, traduction dom Guéranger)

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  • Saint Etienne

    Hier nous avons célébré la naissance temporelle de notre Roi éternel, aujourd’hui nous célébrons la passion triomphante d’un soldat. Hier en effet, notre Roi, revêtu de notre chair, sortant du palais d’un sein virginal, a daigné visiter le monde : aujourd’hui le soldat, quittant la tente de son corps, monte en triomphateur dans le Ciel. Celui-là, conservant toute la majesté de la nature divine et éternelle et prenant l’humble vêtement de la chair, est entré dans le camp de ce siècle pour y combattre ; celui-ci, dépouillé du vêtement corruptible de son corps, est monté dans le palais du Ciel pour y régner éternellement. L’un est descendu couvert du voile de la chair ; l’autre est monté couronné de lauriers, conquis par l’effusion de son sang.

    Celui-ci est monté après avoir été lapidé par les Juifs, parce que celui-là est descendu à la joie des Anges. Hier, les saints Anges chantaient avec jubilation : Gloire à Dieu dans le ciel ; et aujourd’hui, ils ont reçu avec allégresse Étienne dans leur compagnie. Hier, le Seigneur est sorti du sein d’une vierge ; Aujourd’hui, le soldat est sorti de la prison de la chair. Hier, le Christ a été pour nous enveloppé de langes ; aujourd’hui, Étienne est revêtu par lui de la robe de l’immortalité. Hier, l’étroite crèche a porté le Christ enfant ; aujourd’hui, l’immensité du Ciel a reçu Étienne triomphant. Le Seigneur est descendu seul, pour en élever un grand nombre ; notre Roi s’est humilié, afin d’exalter ses soldats.

    Mais il nous est nécessaire, mes frères, de savoir de quelles armes Étienne était muni, pour pouvoir surmonter ainsi la cruauté des Juifs, et pour mériter un si glorieux triomphe. Étienne donc, pour mériter de recevoir la couronne que signifie son nom (1) ; avait pour armes la charité, et par elle, il était partout victorieux. Par charité envers Dieu, il ne céda point à la fureur des Juifs ; et par charité envers son prochain, il intercéda pour ceux qui le lapidaient. Par charité, il reprenait ceux qui erraient, pour les faire rentrer dans la bonne voie ; il priait, par charité, pour ceux qui le lapidaient, afin qu’ils ne fussent point punis. Armé de cette force de la charité il vainquit Saul, qui sévissait alors cruellement contre l’Église, et mérita d’avoir pour compagnon dans le Ciel, celui qu’il avait eu pour persécuteur sur la terre.

    Saint Fulgence (lecture des matines)

    (1) Etienne, c’est Stephanus, en grec στέφανος, stephanos, qui veut dire couronne.

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  • Nativité du Seigneur

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    Venez, réjouissons-nous dans le Seigneur * en exposant le mystère de ce jour. * Le mur de séparation est renversé; * le glaive flamboyant est déposé, * les Chérubins ne gardent plus l'arbre de vie; * et moi, je participe aux délices du Paradis * dont la désobéissance m'avait exclu, * car l'Icône immuable du Père divin, * l'empreinte de son éternité, * prend forme d'esclave en naissant * d'une Mère vierge, sans subir de changement, * et le Dieu véritable demeure ce qu'il était, * assumant ce qui lui était étranger, * l'humanité, par amour des hommes; * aussi chantons à notre Dieu: * Toi qui es né de la Vierge, aie pitié de nous. (2 fois)

    Naissant de la Vierge sainte, le Seigneur * illumine l'univers; * les Bergers passent la nuit dans les champs, * les Mages se prosternent devant Dieu, * les Anges le chantent dans les cieux, * tandis qu'Hérode est troublé, * car Dieu est apparu dans la chair * comme Sauveur de nos âmes. (2 fois)

    Ton règne, Ô Christ notre Dieu, * est un règne pour les siècles, * ton empire, pour les âges des âges. * Toi qui pris Chair du saint Esprit * et de la toujours-vierge Marie, * tu as fait luire sur nous ta clarté * en ton avènement, Ô Christ notre Dieu; * lumière de lumière et le reflet du Père, * tu as illuminé toute la création. * Tout ce qui vit et respire te loue, * marque du Père en sa divine splendeur. * Toi dont l'existence précède les temps * et qui, né d'une Vierge, as brillé comme Dieu, * Seigneur Jésus, aie pitié de nous.

    Ô Christ, que pouvons-nous t'offrir en présent * pour être apparu sur terre en notre humanité? * Chacune de tes créatures, en effet, * exprime son action de grâce en t'apportant: * les Anges, leur chant, * le Ciel, une étoile, * les Mages, leurs cadeaux, * les Bergers, l'émerveillement, * la Terre, une grotte, * le Désert, une crèche * et nous-mêmes une Mère vierge. * Dieu d'avant les siècles, aie pitié de nous.

    Gloire au Père ... Maintenant ...

    Auguste, régnant seul sur le monde habité, * fit cesser la multitude des pouvoirs temporels * et ton incarnation de la Vierge immaculée fit cesser la multitude des faux-dieux; * de même que toutes les cités * furent soumises à un royaume universel, * de même toutes les nations crurent en un seul Dieu souverain; * et tandis que les peuples furent recensés sur l'ordre de César, * nous les fidèles, c'est au nom de notre Dieu, * au registre de la divinité, * qu'en ton incarnation nous fûmes inscrits. * Grande est ta miséricorde, Seigneur, gloire à toi.

    Liturgie byzantine, premières vêpres de Noël, lucernaire.

    Icône d’André Roublev.

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  • Noël jour férié en Irak

    Le patriarche chaldéen S.B. Mar Raphael Louis Sako Ier avait écrit la semaine dernière au Premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour lui demander de faire du 25 décembre un « jour de repos pour tous les Irakiens », comme signe de solidarité avec les chrétiens et de reconnaissance pour leur contribution au développement de la nation, et donc pour les inciter à rester dans leur pays, objectif que le gouvernement a plusieurs fois fait sien, du moins en paroles.

    Or, surprise, le gouvernement a fait savoir qu’il a pris hier matin « l’importante décision » de faire du 25 décembre désormais un jour férié en Irak (et non une fête nationale, comme disent certains sites, il ne faut quand même pas exagérer…).

    La municipalité de Bagdad avait en quelque sorte anticipé la décision en installant un grand sapin de Noël près du Tigre, et des décorations lumineuses dans plusieurs quartiers de la capitale.

    Il y avait sans doute longtemps qu’un gouvernement musulman n’avait pas fait d’une fête chrétienne un jour férié… Espérons que l’exemple soit suivi dans d’autres pays…

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  • Vigile de la Nativité du Seigneur

    Hódie sciétis, quia véniet Dóminus et salvábit nos : et mane vidébitis glóriam ejus. (1)

    Aujourd’hui, vous saurez que le Seigneur va venir et qu’il nous sauvera. Et demain matin, vous verrez sa gloire.

    Tóllite portas, principes, vestras : et elevámini, portæ æternáles, et introíbit Rex glóriæ. (2)

    Portes, relevez vos frontons ! Soulevez-vous, portes éternelles, et le Roi de gloire fera son entrée.

    Revelábitur glória Dómini : et vidébit omnis caro salutáre Dei nostri. (3)

    La gloire du Seigneur sera révélée, et toute chair verra le Sauveur que Dieu nous envoie.

    Crástina die delébitur iníquitas terræ : et regnábit super nos Salvátor mundi. Allelúia. (4)

    Demain sera effacée l’iniquité de la terre et sur nous régnera le Sauveur de l’Univers. Alléluia.

     (1) Invitatoire des matines, introït de la messe, première partie du graduel et deuxième antienne des heures, inspiré d’Exode 16, 6-7.

    (2) Antienne de l’offertoire, psaume 23, 7.

    (3) Antienne de la communion, Isaïe 40, 5.

    (4) Quatrième antienne des heures et Alléluia de la messe quand elle tombe le dimanche, inspiré de Daniel 9, 24 et Michée 4, 7.

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  • Nouveau blasphème des Femen : l’Agrif porte plainte

    Une Femen a mimé un avortement et uriné, devant le maître autel de La Madeleine à Paris. L’AGRIF engage une nouvelle plainte contre les Femen pour injures aux chrétiens.

    D’autre part, l’AGRIF, dont la pétition exigeant la dissolution des Femen a recueilli plusieurs milliers de signatures, demande à cette fin une audience au Ministre de l’Intérieur.

    Dans le même communiqué, Bernard Antony signale qu’une discothèque de Bellegarde-en-Forez fait sa promotion par la diffusion d’une vidéo consistant en une abominable parodie de la Nativité frappée de l’inscription « Sodomize me ».

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  • Jean-Vincent Placé et le fric

    Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devait 18.000 euros de contraventions. L’affaire ayant été révélée, il a dit que c’était inexcusable, mais « c’était une période où j’avais beaucoup de problèmes personnels, où j’étais négligent ».

    Comme le souligne Novopress, la « négligence » ne tient pas debout. Quand on a une telle somme de PV, on a reçu une multitude de rappels et la visite de nombreux huissiers. D’ailleurs je ne comprends même pas comment on peut arriver à une telle somme sans être saisi. Sauf peut-être quand on est un élu de la ripoublique…

    On remarque aussi que cet élu est prêt à payer ses 18.000 € rubis sur l’ongle, comme si c’était une dette de 3,50 € à sa boulangerie…

    Mais sans doute que pour cet homme-là (comme tant d’autres vedettes de la politique et des médias), 18.000 euros cela ne représente rien.

    Ce que laisse entendre l’autre affaire Placé. Lorsqu’il était président de l’organisme de formation des élus EELV, il avait donné 75.000 € des fonds (alloués à l’organisme par l’Etat) pour contribuer à acheter le siège du parti. Ce qui est illégal. Interrogé, Jean-Vincent Placé ne se souvient pas de cela. Et si on lui dit que 75.000 € est une somme difficile à oublier, il répond : « C’est peut-être des sommes importantes pour vous. » Et l’on entend dans le ton de sa voix : « Salauds de pauvres… » (même si en l'occurrence ce n'est pas à une pauvre qu'il parle).

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  • Discrimination selon la charia chez Marks & Spencer

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    Certaines caisses des 700 magasins Marks & Spencer du Royaume Uni sont désormais interdites aux clients achetant des produits contenant du porc ou de l’alcool.

    Explications d’un porte-parole : « Nous reconnaissons à nos employés la possibilité de pratiquer une religion qui les empêche de manipuler certaines denrées ou boissons. M&S fait la promotion d’un environnement sans discrimination et par conséquent partout où il y a une demande spécifique nous chercherons à faire des arrangements raisonnables tout en gardant une qualité de service pour la clientèle. »

    Pour ne pas « discriminer » la superstition islamique, on discrimine tous ceux qui ne la suivent pas, et qui se croyaient libres dans leur pays…

    Où l'on voit, une fois de plus, que "arrangement raisonnable" veut dire dhimmitude, soumission à l'islam.

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  • Les arbres qui n’ont pas de chance

    Ce sont ceux qui sont faits « arbre de la laïcité » (du laïcisme à la française) sans qu’on leur demande leur avis.

    Après celui d’Angers qui a été abattu, puis le deuxième d’Angers qui a été scié, voici celui de Bordeaux qui a été lui aussi abattu.

    On espère une épidémie.

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  • Faut oser…

    Najat Vallaud-Belkacem est choquée par le projet de loi espagnol sur l’avortement. «  Bien sûr que ça me choque », a-t-elle dit, ajoutant qu’elle a « fait part de sa vive préoccupation » à son homologue espagnol.

    On n’a pas encore entendu Najat Vallaud-Belkacem dire quoi que ce soit sur l’interdiction de l’avortement au Maroc, alors qu’elle faisait partie du conseil du roi juste avant d’être ministre de la République française.

    Mais peut-être que l’avortement ce n’est bon que pour les chrétiens et les Européens…

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  • « Nihil operi Dei praeponatur »…

    On lira chez Benoît et moi une très émouvante et instructive interview de Mgr Alfred Xuereb.

    Je retiens ici le propos significatif d’un prêtre disant à Benoît XVI qu’il n’a pas toujours le temps de dire le bréviaire parce qu’il doit s’occuper de beaucoup de fidèles.

    La réponse de Benoît XVI est évidemment excellente : « Ton soin pastoral est très louable, mais rappelle-toi que quand tu pries le bréviaire aussi, tu fais un acte pastoral, parce que tu pries pour tes paroissiens. Tout comme il est important d'aider une personne en l'écoutant et en faisant des choses concrètes pour venir à sa rencontre, il est tout aussi important de l'aider et de la soutenir avec ta prière. Cela, les paroissiens l'apprécient beaucoup, s'ils viennent à l'apprendre. »

    Mais il convient d’ajouter une précision. Conformément à ce qui est pour moi le seul élément antitraditionnel (et anti-œcuménique) de Vatican II, ce que certains appellent encore le « bréviaire » et qui n’est plus que la « liturgie des heures » a été globalement divisé par quatre : les 150 psaumes qu’on disait dans la semaine sont répartis sur quatre semaines. On a fait cela parce que les prêtres disaient qu’ils n’avaient pas le temps.

    On a divisé par quatre et des prêtres disent encore qu’ils n’ont pas le temps…

    Ces prêtres n’ont pas le temps pour la prière… et ils s’imaginent pouvoir avoir un apostolat fécond… alors que c’est la première explication de leur stérilité.

    Au XVIe siècle déjà des prêtres avaient fait valoir qu’ils n’avaient pas le temps, et l’on avait fabriqué un bréviaire plus court. Et saint François Xavier, rapporte son biographe Tursellini, « fournit un grand exemple de religion au sujet de l'office divin, si l'on considère la licence de ces temps. On venait de publier un nouveau bréviaire à trois leçons, appelé le bréviaire de Sainte-Croix, et destiné au soulagement des gens occupés. On en avait dès le commencement concédé l'usage à François, à cause de ses travaux : mais il ne voulut jamais user de cette permission, malgré ses soins immenses et ses affaires si compliquées ; il récita constamment l'ancien bréviaire à neuf leçons, quoiqu'il fût beaucoup plus long ».

    La règle de saint Benoît dit : « Nihil operi Dei praeponatur ». Ne rien préférer à l’œuvre de Dieu, ne rien trouver de plus urgent et de plus important que l’office divin. Et cela ne vaut pas que pour les moines.

     

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  • O Emmanuel

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    O Emmanuel, notre Roi et notre Législateur, Attente des nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

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  • 4e dimanche de l’Avent

    La messe, dans sa composition actuelle, est un sommaire de tout l’Avent. Une fois encore se présentent à nos yeux les trois prédicateurs de l’Avent et nous entendons les paroles typiques qui, pendant tout l’Avent, ont si souvent retenti à nos oreilles. Isaïe répète son « Cieux répandez votre rosée », Jean le Baptiste nous dit encore « Préparez les voies », et nous offrons à Marie la « salutation angélique ».

    Le Prophète Isaïe se tient au seuil (Introït). C’est la place qui lui convient, car il appartient précisément à l’Ancienne Alliance. Nous entendons encore de sa bouche l’immortel appel de l’Avent : « Cieux répandez votre rosée et faites pleuvoir le Juste... ». Ce fut le premier stade et l’impression fondamentale de l’Avent. Nous entrons dans la nef de la maison de Dieu. Nous trouvons devant nous le second prédicateur de l’Avent, le Baptiste. Il marche devant le Seigneur, il conduit l’Époux (le Christ) à son Épouse (l’Église). Il est aussi celui qui crie dans le désert : « Préparez les voies du Seigneur. » Dans la Messe, c’est lui qui domine l’office de la lecture. C’est son véritable rôle, car sa prédication de pénitence est la grande tâche morale de l’Avent.

    Au commencement de l’Offrande, Marie nous conduit enfin à l’autel. Elle se tient déjà dans le sanctuaire. Elle aussi est à la place qui lui convient. Isaïe en effet est Prophète, il se tient encore devant des portes fermées, sur le seuil ; le Baptiste est prédicateur de pénitence et sa place est sur l’ambon de l’avant-messe. Mais Marie incorpore la grâce ; elle nous conduit vers l’autel, sur lequel le Rédempteur descend comme il descendit dans le sein de la Vierge quand l’ange vint la saluer. C’est là le plus haut point de l’Avent ; ce sont les préliminaires de la fête de Noël. Dans le saint sacrifice et dans la communion, l’Église et l’âme sont assimilées mystiquement à la Mère de Dieu, nous devenons nous aussi des porteurs du Christ, qui doit spirituellement être enfanté en nous le jour de Noël. Ces trois figures de l’Avent nous enseignent aussi finalement le sens profond de la liturgie de la messe et du bréviaire : Isaïe représente les matines de nuit, Jean l’avant-messe, Marie le sacrifice de la messe.

    Dom Pius Parsch

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    O Rex gentium

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    O Roi des nations, et objet de leurs désirs, pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

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