Maintenant qu’elle est ministre, elle peut se lâcher. Elle ose menacer de réquisitionner des locaux appartenant à l’Eglise, en suggérant que celle-ci ne fait rien pour les sans-abri et se comporte comme un gros propriétaire sans scrupules :
« Il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens donc de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux. L'Eglise fait partie des personnes morales... dans tous les sens du terme! J'ai bon espoir qu'il n'y ait pas besoin de faire preuve d'autorité. Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité. »
Quand on pense aux trésors d’héroïsme et de sainteté que l’Eglise a toujours déployés pour venir en aide aux malheureux, c’est immonde. Et bien sûr l'inqualifiable Bertrand Delanoë a aussitôt apporté un soutien « sans réserve » à Cécile Duflot.
La réponse n’a pas traîné, heureusement :
« L'Église n'a pas attendu la menace de réquisition brandie par la ministre Madame Duflot pour prendre des initiatives », a répondu un communiqué commun du Secours Catholique, de l'Archevêché de Paris et de la Conférence des religieux et religieuses de France, qui détaille les nombreuses mesures prises. Et Mgr Vingt-Trois a fait remarquer qu’il n’avait pas reçu la lettre dont parle Mme Duflot…
(NB. Cécile Duflot est une ancienne de la JOC... et là les évêques peuvent faire leur mea culpa...)
