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  • Afrique: Al Qaïda s’installe et s’étend

    Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et ses alliés continuent de prendre le contrôle du nord du Mali. Ils viennent de chasser le MNLA de Gao ; et des jihadistes algériens, que l’on reconnaît à leurs vêtements à l’afghane et à leurs véhicules quasi neufs, sont arrivés en renfort…

    Et aujourd’hui on apprend que le gouvernement tunisien a déclaré son Sahara « zone militaire fermée », après des affrontements entre les forces tunisiennes et des « terroristes » dans cette zone.

    L’Associated Press explique :

    Le "triangle saharien", une vaste zone désertique située aux confins de la Tunisie, de la Libye et de l'Algérie, sert régulièrement de champ de transit pour les trafiquants d'armes et de stupéfiants.

    L'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est particulièrement active dans la région depuis le déclenchement du "Printemps arabe" et la prolifération des armes en Libye après la chute du régime de Kadhafi.

  • « L’Eglise face à la pénurie des prêtres »

    C’est le titre d’un article de Jean-Marie Guénois, où l’on peut lire :

    « Ainsi, ce prélat d’une très importante ville du sud-est de la France qui a refusé, il y a peu, une petite dizaine de candidats qui souhaitaient devenir prêtres. Sans doute ces jeunes, à l’aise avec le col romain et la soutane, ne cadraient pas vraiment avec la “bonne” vision ecclésiale. Le cas n’est pas isolé. »

     

  • Ça n’a pas traîné…

    Il n’y a guère plus de six mois que Mgr Charles Morerod est évêque de Fribourg. Et l’on apprend qu’il vient de donner à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre la Basilique Notre-Dame, qui se trouve à côté de la cathédrale et qui vient d’être restaurée.

    Le communiqué de la chancellerie du diocèse, qui précise que « cette décision permettra de mieux répondre aux besoins pastoraux de la communauté des fidèles attachés à cette liturgie de l’Église », est daté du 29 juin, fête des saints Pierre et Paul.

    Et cela se passe dans un pays où la plupart des évêques, et des appareils diocésains (sans nul doute également celui de Fribourg…), sont d’une hostilité pathologique à la liturgie traditionnelle. Bravo monseigneur.

  • Commémoraison de saint Paul

    Le Tibre, à son entrée dans Rome, écrit un poète ancien, salue la basilique de Saint-Pierre, et à sa sortie, celle de Saint-Paul. Le portier céleste a fixé sa demeure sacrée aux portes de la ville éternelle qui est une image du ciel. De l’autre côté, les remparts de la ville sont protégés par le portique de Paul : Rome est entre les deux ». A Pierre, le nouveau Moïse, conducteur du nouvel Israël, vient s’associer Paul, le nouvel Aaron, plus éloquent que le premier, choisi dès le sein de sa mère pour annoncer les richesses de la grâce du Christ aux Gentils.

    (Missel de Dom Lefebvre)

  • L’ONU proclame le Bonheur universel

    L'Assemblée générale de l'ONU a proclamé hier le 20 mars « Journée internationale du Bonheur ».

    Il y a déjà plus de 120 « Journées internationales ». Et le 20 mars est déjà la Journée internationale de la Francophonie.

    Mais le bonheur est plus important que la francophonie. Parce que, souligne l’ONU, « la recherche du bonheur est un des objectifs fondamentaux de l'être humain »…

  • Marche arrière…

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a demandé aux questeurs de présenter un nouveau code de bonne conduite des députés européens, qui ne soit pas aussi ouvert à la corruption…

    En mai dernier, le bureau du Parlement avait précisé que les députés pouvaient se faire payer par les lobbies des voyages et des nuits d’hôtel à condition de ne pas voyager en classe affaire et que l’hébergement ne dépasse pas les 300 € par jour…

  • François Hollande pour le viol des traités

    François Hollande a plaidé hier pour une union budgétaire et « surtout » une union bancaire, dans des propos qui étaient un inextricable charabia. En bref, il faut d’abord faire une politique économique commune, « pas simplement une politique de marché mais une politique de croissance, une politique de compétitivité, une politique industrielle, une politique énergétique ». Et ensuite faire l’union politique. Et il a eu cette phrase remarquable :

    « L'union politique, c'est finalement le stade qui nous permet de donner une légitimité à ces transferts de souveraineté. »

    Le charabia qui précédait montrait que François Hollande n’a pas tout compris de la politique européenne, mais il a parfaitement intégré la façon dont se fait la construction européenne depuis la crise de la zone euro : on commence par imposer des transferts de souveraineté qui violent le traité européen, et ensuite on légalise. Les transferts de souveraineté deviennent « légitimes » grâce à l’union politique…

    C’est exactement le contraire de ce que doit être un Etat de droit.

  • Insolite

    Il veut « retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique ».

    Il en appelle à une « entraide patriotique » entre grandes entreprises et PME.

    Il fustige « la compétition déloyale » contre laquelle les Européens doivent « se protéger ».

    C’était le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, hier, au salon Planète PME.

  • Pas de confiance au Sénat

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a décidé de ne pas demander aux sénateurs d'approuver sa déclaration de politique générale, la semaine prochaine.

    Parce qu’il n’aurait sans doute pas la majorité : les communistes n’ont pas l’intention de lui faire de cadeaux.

    Et cela va se voir très vite malgré cette esquive. Il va falloir adopter le collectif budgétaire, or à la commission des Finances la gauche est majoritaire d’une voix grâce à trois sénateurs communistes…

  • L’atomisation de la société

    Selon une enquête de l’INSEE, il y avait en 2009 27,5 millions de ménages, soit 3,2 millions de plus qu'en 1999.

    Parce qu’il y avait 1,7 million de plus de ménages d’une seule personne, et 1,5 million de plus de ménages de deux personnes.

    Ainsi, en 2009, un tiers des ménages était composé d'une seule personne, un tiers de deux personnes, et le dernier tiers de trois personnes ou plus.

    Parallèlement, la part des grands ménages (cinq personnes ou plus) ne cesse de se réduire.

  • L’Eglise masochiste

    La dernière attaque en date contre les jours fériés catholiques vient de l’association des directeurs de ressources humaines : elle propose de permettre aux salariés de remplacer trois jours fériés chrétiens par d’autres, à leur guise. Il s’agit de l’Ascension, du lundi de Pentecôte et de l’Assomption.

    Le ministre socialiste Michel Sapin, membre du Grande Orient de France, a recommandé la « prudence »...

    Mais Mgr Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, donc au nom de tous les évêques de France, a manifesté son accord :

    « La République est laïque. C'est elle qui, en fonction du droit du travail, a posé les jours fériés. La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c'est certainement une des sources de paix de la société. »

    Sic.

    Il est vrai que c’est l’Eglise qui par son entreprise de destruction intitulée « réforme » liturgique a supprimé le lundi de Pentecôte (qui est donc une survivance anachronique dans le calendrier de la République). Et l’Eglise de France a oublié, en tout cas dans la pratique (le site de la CEF n’en dit pas un mot), que Marie est la patronne principale de la France au titre de son Assomption. De ce fait il n’y a guère de raison que cette fête soit fériée. Reste donc à supprimer l’Ascension, à laquelle une bonne partie du clergé ne croit plus…

    Et cela laissera enfin des jours disponibles pour la célébration de fêtes de la « diversité » chère aux évêques, c’est-à-dire de l’islam.

  • « On n’est pas des réacs »

    Réponse de Rachida Dati, ce matin, à la question qui lui était posée sur Europe 1 : « Est-ce que l’UMP doit évoluer » sur la question du “mariage” homosexuel :

    « Que les couples homosexuels aient les mêmes droits que les couples hétérosexuels, cela paraît tout à fait normal et légitime, c'est même une évidence aujourd'hui. (…) On n'a jamais dit non. Il ne faut pas nous prendre pour des réacs. On ne vit pas hors-sol. On voit bien l'évolution de la société. »

    Il fut un temps où l’UMP (qui était le RPR) bataillait contre le pacs. Mais ça c’était avant. Au moyen âge.

  • Le succès de sainte Anne

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    Le Louvre indique que l’exposition-dossier autour de la Sainte Anne restaurée de Léonard de Vinci a attiré plus de 300.000 visiteurs, et que c’est la première de son genre à attirer un public aussi nombreux : une moyenne de 3.954 visiteurs par jour.

    On ne peut que se réjouir qu’un chef-d’œuvre de l’art chrétien, et catholique, produise un tel engouement.

    Dans le numéro à paraître de Reconquête, on trouvera un grand et superbe article de Marie-Aude Albert sur cet événement, et sur cette peinture.

  • Bethléem au Patrimoine mondial de l’Unesco

    En session à Saint-Pétersbourg, L’Unesco a inscrit aujourd’hui au Patrimoine mondial la basilique de la Nativité de Bethléem et la route de pèlerinage.

    La Palestine a été admise à l’Unesco en octobre dernier, ce qui avait provoqué la colère des Israéliens. Le gouvernement palestinien avait alors demandé l’inscription « en urgence » de la basilique de la Nativité. L’Unesco a en effet utilisé la procédure d’urgence. Ce qui provoque la colère des Israéliens…

  • Traduction trahison

    En cherchant comment la Bible de Jérusalem traduisait Luc 16, 15, je suis tombé sur le verset précédent : « Ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu. »

    Objet de dégoût ? C’est cette traduction qui l’est. Car le mot grec est bdelygma. C’est un mot qui n’était pas employé avant la Bible des Septante. Le fait de l’utiliser dans l’Evangile renvoie forcément à l’Ancien Testament. Le mot est fréquent dans le Pentateuque. Il a été traduit en latin par abominatio, et donc en français par abomination. Le traduire autrement dans l’Evangile détruit le lien que le Christ fait implicitement. Lorsque le Christ dit que ceci est « bdelygma », il renvoie à l’Ancien Testament où Dieu décrétait que ceci ou cela est « bdelygma », une abomination à ses yeux.

    En ne voulant connaître l’Ancien Testament que dans sa version juive massorétique, alors que le Nouveau Testament cite presque toujours l’Ancien dans sa version grecque, on détruit le lien entre les deux Testaments, et on détruit ici le lien qu’établit le Christ lui-même.

    Ce n’est qu’un petit exemple, en passant, de ce que fait en permanence la Bible de Jérusalem.

    (Pour être précis, le mot bdelygma vient du verbe bdelyssomai, qui vient d’une onomatopée indiquant le haut-le-coeur. Le verbe veut donc d’abord dire éprouver du dégoût, puis éprouver de l’horreur. Traduire bdelygma par objet de dégoût serait légitime s’il n’y avait pas la tradition qui remonte au Pentateuque et qui nous dit que ce mot - qui n’existait pas auparavant - veut dire abomination.)

  • L’invocation et la prosternation

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi :

    L’hymne de la Lettre aux Philippiens nous offre ici deux indications importantes pour notre prière. La première est l’invocation : « Seigneur » adressée à Jésus-Christ, assis à la droite du Père : c’est lui l’unique Seigneur de notre vie, parmi tant de « dominateurs » qui voudraient la diriger et la guider. (….) La rencontre avec le Ressuscité lui a fait comprendre que c’est lui l’unique trésor pour lequel il vaut la peine de dépenser son existence. La seconde indication est la prosternation, le fait de « plier le genou » sur la terre et dans les cieux, qui rappelle une expression du prophète Isaïe, où est indiquée l’adoration que toutes les créatures doivent à Dieu (cf. 45, 23). La génuflexion devant le Saint Sacrement ou la prière à genoux expriment justement l’attitude d’adoration devant Dieu, avec son corps. D’où l’importance d’accomplir ce geste non par habitude et rapidement, mais avec une conscience profonde. Quand nous nous mettons à genoux devant le Seigneur, nous confessons notre foi en lui, nous reconnaissons que c’est lui l’unique Seigneur de notre vie.

    Chers frères et sœurs, dans notre prière, fixons notre regard sur le Crucifix, restons plus souvent en adoration devant l’Eucharistie, pour faire entrer notre vie dans l’amour de Dieu qui s’est abaissé humblement pour nous élever jusqu’à lui.

     

  • Saints Pierre et Paul

    L’Église tout entière est en fête, car « Dieu a consacré ce jour par le martyre des Apôtres Pierre et Paul » (Collecte). Et dans les deux grandioses basiliques élevées à Rome sur les tombeaux de ces deux Princes qui ont conquis « par la croix et l’épée leur place au sénat éternel » (hymne des vêpres), on célébrait autrefois un double sacrifice. Plus tard, à cause de la grande distance qui séparait ces deux églises, on divisa cette fête en honorant plus spécialement Saint Pierre le 29 Juin et Saint Paul le 30.

    Saint Pierre, évêque de Rome, est le vicaire, c’est-à-dire le lieutenant, le remplaçant visible du Christ. Comme le montrent la Préface, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire et la Communion, les Juifs avaient rejeté Jésus, ils firent de même à l’égard de son successeur (Épître). Déplaçant alors le centre religieux du monde, Pierre quitta Jérusalem pour Rome qui devint la ville éternelle et le siège de tous les Papes.

    Saint Pierre, premier Pape, parle au nom du Christ qui lui a communiqué son infaillibilité doctrinale. Aussi n’est-ce pas la chair et le sang qui le guident, mais le Père céleste qui ne permet pas non plus que les portes de l’enfer prévalent contre l’Église, dont il est le fondement (Évangile).

    S. Pierre en recevant les clefs est préposé au « royaume des cieux » sur terre, c’est-à-dire à l’Église, et règne au nom du Christ qui l’a investi de sa puissance et de son autorité suprême (Évangile). Les noms de s. Pierre et de s. Paul ouvrent la liste des apôtres au Canon de la Messe. (Première liste). Avec l’Église qui ne cessait d’adresser des prières à Dieu pour Pierre (Épître), prions pour son successeur, le serviteur de Dieu, notre Saint Père le Pape (Canon de la Messe).

    (Missel de Dom Lefebvre)

  • La poule aux œufs d’or existe

    A partir du 1er juillet, il sera obligatoire d’avoir un éthylotest dans sa voiture.

    Cette obligation résulte d’un décret publié le 1er mars au Journal Officiel.

    C’est un décret d’application de la loi du 13 juin 2003 qui ratifiait l’ordonnance du 24 septembre 2000 qui abrogeait l’article 6 de la loi du 9 juillet 1970 qui avait institué l’obligation d’avoir un alcootest dans sa voiture.

    Pourquoi ce qui traînait depuis 1970 sans jamais se concrétiser a pris subitement force de loi ?

    Parce qu’une association a réussi à convaincre le gouvernement Fillon.

    Une association créée en juin 2011, et qui a donc fait aboutir en huit mois (la décision ayant été prise en février) ce qui traînait depuis plus de 40 ans.

    Une belle efficacité, que l’on doit au président de cette association, qui est… un salarié du principal fabricant d’éthylotests (90% du marché).

    Bref, c’est la société Contralco, sous couvert d’une association bidon, qui a obtenu du gouvernement Fillon l’obligation de l’éthylotest, qui lui ouvre un marché captif de près de 40 millions de clients.

    Et un marché durable… Car l’éthylotest n’est valable que pendant six mois. Il faut en acheter un nouveau deux fois par an.

    Au minimum.

    Car il ne fonctionne que s’il est conservé entre 10 et 40 degrés. Autrement dit, si vous l’oubliez dans votre voiture en hiver dès qu’il fait un peu froid, ou en été dès qu’il fait chaud, vous devez en acheter un autre. Et si vous oubliez de le rapporter dans la voiture après la saute de température, vous êtes passible d’une amende…

  • Les tomates sont chrétiennes

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    Selon le blog Now Lebanon, repris par Courrier international via le site du quotidien turc Hürriyet, un groupe salafiste intitulé Association islamique populaire égyptienne a mis en garde sur Facebook contre la consommation de tomates, parce que c’est un aliment chrétien, comme on le voit sur la photo. « Manger des tomates est interdit, parce qu’elles sont chrétiennes. Elle louent la croix au lieu d’Allah et disent qu’Allah est trois. Je vous en conjure, faites circuler cette photo, car il y a une sœur de Palestine qui a vu le Prophète d’Allah dans une vision et il pleurait, mettant en garde sa nation contre le fait de manger des tomates. Si vous ne la faites pas circuler, sachez que c’est le diable qui vous en empêche. »

    Face aux vives réactions, le groupe salafiste (toujours selon Now Lebanon) a précisé dans un addendum : « Nous ne vous avons pas dit que vous ne pouviez pas manger de tomates. Nous avons dit : ne les coupez pas de façon à ce qu’elles révèlent la forme de la croix. »

  • Elle s’appelle Layla Azzouzi

    Hajib El Hajjaji ayant démissionné de son poste de conseiller communal, il a été remplacé par sa colistière Layla Azzouzi. Laquelle, lundi, a prêté serment. Voilée.

    Cela se passe à Verviers, Belgique.

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    On la voit ici participant à une réunion commune entre le conseil communal et celui de l’Action Sociale (où elle était élue), le 16 février dernier. Layla Azzouzi avait décidé de porter le voile quelques semaines plus tôt, et sa présence voilée à une réunion publique avait provoqué une polémique. Mais cette fois il n’y a pas eu la moindre réaction…

  • Un catholique comme président de l’Inde ?

    Alors que le parti du Congrès, au  pouvoir, a désigné l’ancien ministre des Finances Pranab Mukherjee comme son candidat à la présidence, le puissant parti ultra-nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata) soutient la candidature de l’ancien président de la chambre basse du Parlement Purno Agitok Sangma. Ce dernier a comme particularité d’être catholique. Ancien membre du parti du Congrès, il avait fondé le Parti nationaliste du Congrès en 1998. Parti qu’il vient de quitter pour briguer la présidence sous les couleurs du BJP.

    Purno Agitok Sangma met en avant ses origines tribales et souligne qu’il veut être le défenseur de toutes les minorités (il est soutenu notamment par le parti sikh).

    Avant d’être adoubé par le BJP, il avait reçu le soutien de la Fédération des Eglises de l’Andhra Pradesh. Ce n’est pourtant pas forcément une bonne nouvelle pour les chrétiens. Il est pour le moins surprenant de voir un parti aussi violemment antichrétien que le BJP choisir un catholique comme candidat à la présidence. Sauf… si ce catholique travaille à blanchir le BJP de ses crimes. Ainsi a-t-il déclaré qu’il n’y avait « aucune preuve » que le BJP fût mêlé au pogrom antichrétien de Kandhamal, dans l’Orissa, en août 2008, qui fit plusieurs dizaines de morts et vit la destruction de 300 églises et de 6.000 maisons, et qu’il ne fallait donc « pas faire de telles allégations ». Or le drapeau safran des extrémistes hindouistes était peint sur tous les bâtiments détruits, et les autorités de l’Orissa n’ont jamais nié la responsabilité des nationalistes hindous. Sans compter que le BJP est responsable de multiples attaques antichrétiennes depuis lors, ainsi que d’attaques contre d’autres minorités.

  • Martyrs espagnols : la liste s’allonge

    Le pape Benoît XVI a autorisé aujourd’hui la publication de décrets reconnaissant le martyre de l’évêque espagnol  Manuel Borrás Ferré, du religieux des écoles chrétiennes Agapito Modesto, et de leurs 145 compagnons, tués en haine de la foi de 1936 à 1939 ; du religieux trinitaire Hermenegildo de l'Assomption et de ses 5 compagnons, tués en haine de la foi en 1936 ; de la religieuse Victoria de Jesús, tuée en haine de la foi en 1937. Le communiqué ajoute que le 10 mai dernier, le Saint-Père a autorisé la promulgation du décret relatif au martyre de Juan Huguet y Cardona, prêtre séculier espagnol, tué en haine de la foi en 1936.

    Parmi les autres reconnaissances de martyre (qui ouvrent la voie à une béatification), on remarque celle de Don Giuseppe Puglisi, prêtre séculier italien, tué en haine de la foi en 1993. « Don Peppino », curé d’une paroisse de Palerme, dans un quartier pauvre, fut tué par la mafia, dans la rue, le 15 septembre 1993, à cause de son travail pastoral auprès des jeunes déshérités (qu’il soustrayait aux griffes de la mafia).

  • Vigile des saints Pierre et Paul

    En 1921 fut inscrite au 28 juin la fête de saint Irénée. Ce qui montre que même à Rome on ne savait plus ce qu’était une vigile, puisqu’on remplaçait la préparation pénitentielle de la grande fête des Apôtres fondateurs de la Rome chrétienne par une fête de saint. Ce fut l’un des bons points de la réforme de Jean XXIII, en 1960, que de déplacer la fête de saint Irénée et de rétablir la vigile.

    Il ne reste plus qu’à retrouver le sens de la vigile…

    Dom Guéranger :

    « La rigueur que sait s’imposer un peuple à certains jours de préparation, est une marque de la foi qu’il a conservée ; elle montre qu’il comprend la grandeur de l’objet proposé par la sainte Liturgie à son culte. Chrétiens d’Occident, nous dont Pierre et Paul sont la gloire devant les hommes et devant Dieu, songeons au Carême que les Grecs schismatiques commencent au lendemain des solennités pascales, en l’honneur des Apôtres, et qui ne prend fin qu’aujourd’hui. Le contraste sera de nature à nous faire dominer les penchants d’une mollesse où l’ingratitude aurait trop de part. Du moins, puissions-nous racheter en ferveur, en actions de grâces et amour, les privations dont tant d’églises, malgré leur séparation d’avec Rome, ont conservé l’usage. »

  • Tranquilla devotione

    Depuis la réforme de saint Pie X, et plus encore depuis celle de Jean XXIII, les fêtes de saints qui priment le dimanche sont rarissimes. Comme d’habitude on est passé d’un extrême à l’autre. Avant saint Pie X, la plupart des fêtes de saints primaient le dimanche, si bien qu’on n’avait presque jamais la liturgie du dimanche. Depuis Jean XXIII, il n’y a plus que quelques fêtes de saints qui peuvent primer le dimanche. Parmi celles-ci, la saint Jean Baptiste, qui tombait cette année un dimanche. Ce mercredi est un jour de férie : on peut donc dire la messe du 4e dimanche après la Pentecôte, dont l’évangile est celui de la première pêche miraculeuse, et dont la collecte est une curieuse demande de paix extérieure, superbement formulée :

    Da nobis, quǽsumus, Dómine : ut et mundi cursus pacífice nobis tuo órdine dirigátur ; et Ecclésia tua tranquílla devotióne lætétur.

    Donnez-nous, nous vous en prions, Seigneur : que le cours du monde soit pour nous paisible sous la conduite de votre providence ; et que votre Église vous serve avec joie dans la tranquillité.

  • L’internaute tunisien

    On nous dit qu’une cour d’appel a confirmé la condamnation du jeune internaute tunisien, Jabeur Mejri, à sept ans et demi de prison pour avoir publié sur sa page Facebook des caricatures de Mahomet. Ici et là on parle du blogueur « athée » persécuté pour son athéisme par une justice musulmane obscurantiste, et Jabeur Mejri est devenu un véritable héros pour les militants de l’athéisme et les soi-disant « libres penseurs ».

    Il y a, comme qui dirait, erreur sur la personne. Et sur le jugement.

    Jabeur Mejri est quelqu’un qui s’est détaché de l’islam en prenant conscience de ce qu’est véritablement cette religion. Alors il pouvait passer pour agnostique. Comme on peut le voir dans son opuscule Dark Lands : sombres pays (il s’agit des pays musulmans). Puis il a écrit un autre opuscule, intitulé Jesus the Christ : Jésus le Christ. Le titre suffit à comprendre de quoi il s’agit. Il s’agit d’un (très bon) exposé expliquant pourquoi Jésus est le Christ, Fils de Dieu, et comment et pourquoi le Coran ment sur Jésus.

    Des athées comme ça, vous m’en remettrez…

    Et c’est ce qui explique sans doute pourquoi son avocate a plaidé les « troubles comportementaux » de son client à « l’état psychologique » perturbé… Car lorsque, dans un pays musulman, on dénonce les impostures du Coran et du Prophète, et qu’on le fait en les confrontant à la vérité de l’Evangile, on ne peut qu’être fou…

  • Egypte : le président islamiste face à l’armée

    La commission électorale a fini par donner dimanche les résultats de l’élection présidentielle. Selon elle, le représentant des Frères musulmans, « président du parti de la liberté et de la justice », Mohamed Morsi, l’a emporté sur l’ancien Premier ministre Ahmed Chafiq avec 51,73 % des voix.

    Toute la communauté internationale félicite le nouveau président et se félicite du processus démocratique égyptien.

    Personne ne semble voir à quel point la situation est explosive. Car ce président n’a strictement aucun pouvoir légal. Il n’y a plus de Constitution, et les militaires ont dissous le Parlement (dominé par les islamistes). Ils ont également dissous la deuxième commission chargée de rédiger la Constitution (la première commission avait été dissoute par la justice)…

    Bref, l’Egypte est techniquement, non pas une démocratie, mais une dictature militaire. En face de l’armée, les Frères musulmans. Avec leur président de la République. Avec leurs réseaux. Avec la colère populaire qui monte en même temps que le chômage et la misère, notamment dans les multiples et si importantes zones touristiques… où il n’y a plus de touristes.

    Et, quoi qu’il se passe, ce sont les chrétiens qui en souffriront le plus. D’autant qu’ils ont maintenant ajouté à leurs crimes de s’être prononcés en faveur de l’ancien Premier ministre de Moubarak…

  • C’est aux Philippines

    Le 19 juin, un député de la Kabataan partylist (parti politique de jeunes blogueurs et de mouvements étudiants), Raymond Palatino, présentait devant le Congrès une proposition de loi visant à interdire les manifestations et symboles religieux ostentatoires dans les bâtiments publics et édifices d’Etat. Ce qui entraînait notamment l’interdiction des images religieuses omniprésentes dans les administrations ou les prières avant les audiences des tribunaux. La proposition de loi a suscité une gigantesque polémique.

    La conférence épiscopale a sobrement fait remarquer que « la majorité des employés du service public étant catholiques », il n’y a pas lieu de « les empêcher d’exprimer leur foi », et que la présence d’un « petit crucifix et la récitation d’une courte prière ne pouvaient qu’engendrer des résultats positifs, rappelant à l’employé d’être bon, juste et honnête dans son travail ».

    L’ancien archevêque de Cebu, Mgr Ricardo Vidal, a été plus virulent. Il a appelé les chrétiens à « se lever pour défendre leur foi », et a ajouté : « La religion catholique fait partie de ce que nous sommes. Elle donne les valeurs essentielles à partir desquelles l'Etat délimite son champ éthique et spirituel. Sans elle, l'Etat deviendrait une zone de non-droit ». Il a reçu l’appui du gouverneur de Cebu et du maire de Cebu-City.

    Lundi, Raymond Palatino a annoncé qu’il retirait sa proposition de loi, et il a ajouté : « Je présente mes excuses à tous ceux que mon projet avait offensés, sans que j’en ai eu aucunement l’intention. »

    (Eglises d’Asie)

     

  • Un vice-président pour Ecclesia Dei

    Le pape Benoît XVI a décidé de renforcer la structure de la commission Ecclesia Dei en créant un poste de vice-président, confié à Mgr Di Noia, qui était jusqu’ici le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Voici la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi. On constate l’étendue et la profondeur de la sollicitude du Saint-Siège vis-à-vis de la Fraternité Saint Pie X. Laquelle vit aujourd’hui des soubresauts pathétiques. Le temps approche sans doute de la nécessaire clarification, entre ceux qui sont catholiques et ceux qui ne le sont plus, ces derniers étant sans doute, sans surprise, majoritaires (comme la majorité des textes polémiques publiés par la dite Fraternité).

    Benoît XVI a nommé Mgr Augustine Di Noia, OP, Vice Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, en signe de sa sollicitude pastorale envers les fidèles traditionalistes en communion avec le siège apostolique, mais aussi de son vif désir de voir réconciliées les communautés non en communion. En 2009 cette commission, instituée en 1988 pour les traditionalistes restés fidèles au Pape après le schisme de Mgr Lefebvre, a été intégrée à la Congrégation que dirige le Cardinal William Joseph Levada. Elle est en charge des questions doctrinales dans le cadre du dialogue engagé avec la Fraternité sacerdotale St Pie X. Mgr Di Noia est un théologien très attentif à ces questions doctrinales, à la primauté de l'herméneutique de la continuité dans une correcte interprétation du Concile Vatican II, sujet délicat dans le dialogue avec la Fraternité. Les trois dernières années, ce dialogue a été constamment conduit par le Cardinal Levada, assisté du Secrétaire de la Ecclesia Dei, Mgr Guido Pozzo. Secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, il a aidé le Cardinal Préfet Antonio Cañizares a réorganiser le dicastère et à préparer un nouveau règlement conforme au Motu Proprio Quaerit Semper du 20 août dernier. Son expérience à la Congrégation pour le culte, facilitera Mgr Di Noia dans la mise au point de certaines dispositions liturgiques du missel de 1962. Le crédit dont il jouit auprès du monde hébraïque aidera par ailleurs à résoudre les malentendus nés de l'avancement de la réconciliation avec les traditionalistes.

    NB. - Si l'on veut suivre les derniers développements des rapports entre la FSSSPX et Rome, et des déchirements internes de la dite Fraternité (avec désormais diffusion en temps réel des lettres confidentielles...), on se reportera aux différents fils du Forum catholique qui traitent de la question (mais c'est aussi une avalanche d'états d'âme qui serait risible si ce n'était si pitoyable).

  • Saints Jean et Paul

    Introibo dénonce ce chef-d’œuvre de négationnisme de la fausse critique historique qui prétend que ces martyrs n’ont jamais existé.

    Les pseudo-experts® nient l’existence de ces deux Saints : pour eux, le 26 juin est l’anniversaire de la dédicace de la basilique de Pammachius sur le Cœlius au IVe siècle, dédiée à St Jean-Baptiste et à l’apôtre Paul au Ve siècle. La fête est attestée dans le sacramentaire de Vérone au VIe siècle. A l’appui de cette théorie se trouve le fait qu’il est hors de coutume dans la Rome chrétienne antique d’enterrer des martyrs dans l’enceinte de l’Urbs. La fête fut donc supprimée dans le calendrier réformé.

    Contre cette théorie iconoclaste, on peut élever de nombreuses objections :

    - la date du martyre (362) est trop récente pour qu’une légende apocryphe ait pu se diffuser : ce martyre n’a pas eu lieu au temps des catacombes, mais après l’édit de Milan, sous la persécution de Julien l’apostat, à une époque donc où l’on n’est plus dans les Actes enjolivés des martyrs des premiers siècles, mais dans l’hagiographie historique ;

    - nous sommes au IVème siècle : l’objection de ne plus enterrer de martyrs dans la Ville n’est plus pertinente. D’autant plus que le martyre a été consommé dans la maison même des deux saints ;

    - la popularité de la fête, précédée d’une vigile, ne peut s’expliquer pour la simple dédicace d’une église ;

    - les preuves historiques, comme l’inscription votive du Pape Damase, élu en 366, donc cinq années après le Martyr, tout comme les fouilles de la basilique indiquant le culte des martyrs sur le lieu même ;

    - l’inscription des deux saints au Canon Romain ;

    - le témoignage de St Hilaire de Poitiers, mort en 367, consacrant une église dans sa ville épiscopale…

  • Saint Guillaume

    Le saint Abbé Guillaume était originaire de Verceil. A l’âge de quatorze ans, il entreprend, vêtu d’un misérable habit de pénitence, un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Après son retour, il se retire sur une montagne déserte où il se soumet à une sévère pénitence. Il fonde un couvent sur le Mont Virgile qu’on appela désormais le Monte Vergine. Il fut ainsi le fondateur des Ermites bénédictins. Il fit de nombreux miracles. Devant une femme impudique qui voulait le tenter, il se roula, sans être atteint, dans un feu de charbon. Depuis ce temps, le roi de Naples, Roger II, eut pour lui la plus grande vénération.

    Dom Pius Parsch