Le conseiller politique de Vaclav Klaus, Ladislav Jakl, dans une interview publiée dans La Croix, estime que la procédure devant la Cour constitutionnelle devrait durer "sans doute plus de six mois".
-
-
Le métissage du genre et de la diversité

-
Politiquement correct suisse

La ville de Bâle a interdit les affiches de l'UDC pour la votation contre les minarets, sur la base de la loi prohibant les affiches qui « propagent des idéologies racistes » et qui « hiérarchisent les groupes de population en fonction de caractéristiques ethniques, religieuses, culturelles ou physiques ». Sic.
Les autres grandes villes de Suisse seraient sur le point de procéder de même, et les principaux journaux ont refusé les encarts de l'UDC comportant la même image.
-
Restaurer la puissance de l’empire Ottoman…
Selon le site d'informations arméniennes PanArmenian, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré au quotidien Milliyet que le dessein de la Turquie est de vivre en paix avec tous les pays et de restaurer la puissance de l'empire Ottoman...
« Je crois que chaque famille turque doit avoir au moins trois enfants. Nous croyons en l'avenir de la Turquie et nous appelons tout le monde à y croire », a-t-il ajouté.
En ce qui concerne les relations turco-russes, il les décrit comme stratégiques : « La Russie est notre partenaire. Le commerce entre nos deux pays a atteint 40 milliards de dollars », dit-il.
Le président turc Abdullah Gül est aujourd'hui et demain à Paris. Depuis hier soir, la Tour Eiffel est illuminée aux couleurs du drapeau turc...
-
Une nouvelle avancée de l’Europe supranationale
La présidence suédoise de l'Union a laissé entendre, lors des « Open Days » sur les villes et les régions, qui se déroulent à Bruxelles, que les « macro-régions » pourraient avoir leur propre ligne budgétaire dans le budget de l'UE en 2014.
Pour l'heure il n'existe qu'une seule « macro-région », celle de la Baltique. « La Stratégie de la Mer Baltique est fantastique, mais elle est limitée, a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Suède. Elle se concentre principalement sur des projets et ne peut résoudre tous les problèmes de la région. »La Stratégie de l'Union pour la Mer Baltique est le projet pilote des futures « macro-régions », qui tailleront un peu plus dans les souverainetés nationales pour constituer des régions transnationales. Les projets suivants sont la région du Danube, la région des Alpes (donc avec la France), la région des Carpates. Adoptée en juin dernier par la Commission européenne, la Stratégie de l'Union pour la Mer Baltique doit encore être adoptée par les Etats membres (peut-être ce mois-ci).
Officiellement, il n'est pas question de financement, mais de projets coordonnés entre les Etats impliqués dans la « macro-région ». Mais la présidence suédoise entend bien aboutir à ce qu'elles aient un financement autonome. Et le commissaire aux Affaires régionales a reconnu que les discussions sur ce sujet ont déjà commencé, le mois dernier, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Stockholm. M. Kouchner avait oublié de nous en parler... Car tout cela se fait en catimini, comme toujours.
L'Allemagne traîne les pieds. Un élu de Hambourg fait remarquer que si tous les Länder ont accepté la Stratégie de l'Union pour la Mer Baltique, il n'y en a aucun qui ait proposé une autre « macro-région », notamment une région du Danube...
Et bien sûr les plus européistes commencent déjà à menacer. « Il est très important de rendre les Etats responsables, dit le ministre finlandais des Affaires européennes. J'espère que nous n'aurons pas à blâmer nommément des pays d'ici deux ans. » (Car en 2011 l'Union européenne fera le point sur l'avancement du projet.)
-
Le traité de Lisbonne en République tchèque
La Cour constitutionnelle tchèque a rejeté, hier, le recours déposé par un groupe de sénateurs visant à l'annulation de l'amendement aux lois sur les procédures de fonctionnement de la Chambre des députés et du Sénat. Cet amendement, en étroite relation avec le Traité de Lisbonne, empêche le gouvernement de transférer certains pouvoirs nationaux à l'Union européenne sans le consentement du Parlement. Les sénateurs estimaient que cet amendement était insuffisant. Ils demandaient notamment que les transferts de compétence soient votés par une majorité constitutionnelle (trois cinquièmes) et non à la majorité simple.
La Cour a jugé le recours infondé. Ce qui n'est pas de bon augure pour l'autre recours, celui sur le traité lui-même.
Ces sénateurs demandaient aussi que la Cour constitutionnelle se réserve le droit de dire en dernier ressort si les actes législatifs européens pris en application du traité de Lisbonne sont conformes à la Constitution.
La Cour n'a fait aucun cas de cette requête. Ce qui montre qu'elle admet ne plus être une Cour suprême mais une cour subordonnée aux institutions européennes. Comme notre Conseil constitutionnel. Seule la Cour allemande a eu un petit sursaut de dignité. C'était sans doute le dernier.
-
La dhimmitude en Allemagne
L'éditeur Droste de Düsseldorf a décidé de ne pas publier un roman policier qui risquait d'offenser les musulmans.
Intitulé « A ceux qui sont dignes d'honneur », le roman évoque les « crimes d'honneur ».Mais la seule phrase considérée comme litigieuse par l'éditeur est ce propos d'un personnage : « Ton coran tu peux te le mettre... »
L'éditeur avait demandé à un expert des sociétés islamiques d'étudier si le texte pouvait compromettre la sécurité de son cabinet ou de sa famille, et l'expert a proposé que la phrase soit modifiée en « Votre honneur, vous pouvez vous le mettre... »
L'auteur, WW Domsky, a refusé.
(Telegraph, via Bivouac-ID)
-
Benoît XVI et le patriarche d’Ethiopie
Le pape Benoît XVI a invité le patriarche de l'Eglise Tewahedo d'Ethiopie à participer au synode sur l'Afrique. Voici la fin de l'exposé du patriarche, et un extrait de la réponse de Benoît XVI. (Tewahedo se traduit en grec par miaphysite, par distinction de monophysite. Mia veut dire "une", mono veut dire "seule", "unique". L'Eglise d'Ethiopie rejette l'accusation de monophysisme (une seule nature dans le Christ) et entend rester fidèle à l'enseignement de saint Athanase sur « une nature » divino-humaine. On constate que le patriarche loue l'action de l'Eglise catholique mais ne prononce pas un mot d'œcuménisme à proprement parler, contrairement au pape. Or il faut être deux pour faire l'unité...)
-
Le Très Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie
Soliman II, le plus grand des sultans, avait mis à profit la dislocation de l'Occident par Luther, et rempli le XVI° siècle de la terreur de ses exploits. Il laissait à son fils, Sélim II, l'espoir fondé enfin de réaliser le programme de sa race: l'humiliation sous le Croissant de Rome et de Vienne, sièges de la papauté et de l'empire. La flotte turque, maîtresse de la Méditerranée presque entière, menaçait d'aborder bientôt l'Italie, quand, le 7 octobre 1571, eut lieu sa rencontre, au golfe de Lépante, avec les galères pontificales soutenues des forces de l'Espagne et de Venise. C'était un dimanche : par tout le monde, les confréries du Rosaire accomplissaient leur œuvre de supplication ; l'œil éclairé d'en haut, saint Pie V suivait du Vatican l'action engagée par le chef de son choix, don Juan d'Autriche, contre les trois cents vaisseaux de l'Islam. Journée mémorable, où la puissance navale des Ottomans fut anéantie! L'illustre Pontife, dont l'œuvre était achevée, ne devait point célébrer ici-bas l'anniversaire du triomphe; mais il voulut toutefois en immortaliser le souvenir par une commémoration annuelle de Sainte-Marie de la Victoire. Son successeur, Grégoire XIII, changea ce titre en celui de Sainte-Marie du Rosaire, et désigna le premier dimanche d'octobre pour la fête nouvelle, autorisant à la célébrer les églises qui posséderaient un autel sous la même invocation.
Cette concession restreinte devait se généraliser un siècle et demi plus tard. Innocent XI avait, en mémoire de la délivrance de Vienne par Sobieski, étendu la fête du Très Saint Nom de Marie à toute l'Eglise. En 1716, Clément XI voulut de même reconnaître par l'inscription de la fête du Rosaire au calendrier universel la victoire que le prince Eugène venait de remporter, sous les auspices de Notre-Dame des Neiges, à Péterwardin, au cinq août de cette année ; victoire suivie de la levée du siège de Corfou, et que devait compléter, l'année d'après, la prise de Belgrade.
(dom Guéranger)
[Léon XIII éleva la fête au rang de deuxième classe, et lui donna son office propre. Saint Pie X, qui voulait faire primer le dimanche sur les diverses fêtes, l'assigna au 7 octobre, jour anniversaire de Lépante.]