L'Europe des saints
Le Caravage, Le Greco et Titien: ce ne sont que quelques-uns des artistes que les visiteurs pourront admirer à partir de jeudi à Rome dans une exposition qui retrace 2.000 ans d'histoire de l'Europe et de ses peuples à travers la représentation des saints dans l'art.
L'exposition, intitulée "Le pouvoir et la grâce" et promue conjointement par le gouvernement italien et le Vatican, réunit sous le thème de la sainteté des oeuvres d'autres artistes majeurs comme Van Eyck, Rubens, Grasset et Holbein pour illustrer les liens étroits entre le christianisme et les évolutions politiques et culturelles dans l'histoire du continent européen.
Ces chef-d'oeuvres seront exposés au musée national du Palazzo Venezia, en plein coeur de Rome.
A travers 80 oeuvres d'art provenant de grands musées de toute l'Europe (Le Louvre, la galerie Tretiakov, le Prado et les Offices de Florence), le visiteur parcourt en dix étapes, de l'époque des martyrs de l'empire romain jusqu'au XXe siècle en passant par les grands pèlerinages et l'histoire des ermites, 2.000 ans d'histoire chrétienne en Europe.
"C'est une exposition fascinante, qui fait naître une interrogation réelle sur notre histoire, mais aussi sur le présent", s'est félicité le ministre italien de la Culture Sandro Bondi, lors d'une conférence de presse mardi.
"Cette exposition est une occasion pour comprendre la grandeur de nos racines", a ajouté le ministre, qui s'est déclaré un "homme de foi".
L'exposition comporte, outre des tableaux, des sculptures, de précieux diadèmes, mais aussi des extraits de films.
L'exposition, visible jusqu'au 10 janvier, sera inaugurée mercredi par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.
(AFP)
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Le foot musulman contre le foot homosexuel
Le Paris Foot Gay devait disputer dimanche un match contre le Créteil Bébel. Mais, la veille, il a reçu un courriel de l'équipe adverse en ces termes : "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard".
Les dirigeants du Paris Foot Gay ont demandé à leur ligue, la Commission Football loisirs (CFL), de prendre des sanctions à l'encontre du Créteil Bébel, pour cette décision "homophobe".
Nul doute que la Halde va monter sur ses grands chevaux.
Et à part ça, comme dirait M. Hortefeux, il n'y a pas de communautarisme en France.
N'empêche, on aurait aimé que soit une équipe de foot catholique. Mais il n'y a plus d'équipes de foot catholiques, alors qu'il y en a des musulmanes. Signe des temps.
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La Turquie condamnée
La Turquie a été condamnée aujourd'hui par la Cour européenne des droits de l'Homme pour atteinte au droit de propriété d'une fondation religieuse de l'Eglise orthodoxe grecque. La Cour dénonce l'ingérence des autorités et la violation de la loi pour empêcher les orthodoxes de bénéficier de leurs droits.
Et c'est ce pouvoir turc qu'il faut intégrer à l'Union européenne...
La dépêche de l'AFP -
Soutenir Vaclav Klaus
En signant cette pétition, qui lui demande de ne pas signer la ratification du traité de Lisbonne avant les élections britanniques.
Cette pétition a été rédigée par Kent Ekeroth, militant du parti des Démocrates suédois*, candidat aux dernières européennes, qui lutte d'autre part contre l'immigration et contre l'islamisation de son pays. On peut lire ici un texte (en anglais) où ce laïque agnostique dénonce le relativisme des chrétiens qui défendent l'islam, et leur explique très clairement la différence entre les deux religions...
*Sverigademokraterna. Sur le bandeau du haut, cliquer sur « other languages » pour avoir une présentation du parti en français.
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Nouvelle attaque (débile) contre le Saint Suaire
« Un groupe de chercheurs italiens », nous apprend l'Associated Press, « est parvenu à reproduire le Suaire de Turin, considéré par de nombreux chrétiens comme le linceul du Christ. Ils en concluent que le linge a été fabriqué par l'homme au Moyen-Age. »
Le titre de la dépêche reste circonspect : « Un groupe de scientifiques italiens tente de détruire le mythe du Suaire de Turin ». Mais le texte est affirmatif :
« Les scientifiques sont parvenus à réaliser un suaire similaire avec les techniques disponibles au XIVe siècle, précise le comité italien pour la vérification des faits présentés comme paranormaux. Ils estiment donc que le prétendu Saint-Suaire est une supercherie. »
Luigi Garlaschelli, professeur de chimie à l'université de Pavie, « affirme dans le quotidien "La Repubblica" que les caractéristiques inexplicables du suaire, considérées jusqu'ici comme "non reproductibles par des moyens humains", ont très bien pu être "obtenues par l'emploi de matériaux bon marché et par un procédé assez simple". Son équipe a vieilli artificiellement un tissu teinté et tissé à la manière de l'original, en le passant au four et en le lavant à l'eau. Placé sur le visage d'un étudiant, ses traits ont été décalqués en appliquant de la couleur ocre. Le processus total n'a pris qu'une semaine. »
L'agence Reuters précise que Luigi Garlaschelli « a bénéficié pour son travail d'un financement venant d'une association d'athées et agnostiques, mais affirme que cela n'a eu aucune incidence sur ses conclusions ».
De toute façon c'est un gros nul, s'il met une semaine à le faire. Le 21 juin 2005, Paul-Eric Blanrue prouvait devant les journalistes, au Museum d'histoire naturelle, qu'on peut réaliser un faux Saint Suaire « en cinq minutes ». Cela faisait partie de la promotion du numéro de Science et Vie qui « prouvait » que le Linceul était un faux.
La technique est toujours la même, depuis John Nickell (1978) : on applique un linge mouillé sur un bas-relief ou sur un visage, on le sèche, on le tamponne avec de l'oxyde ferrique mélangé à de la gélatine.
Et le résultat... n'a rien à voir avec le Linceul : l'image du Linceul n'est pas de l'oxyde de fer, mais une altération du tissu, l'image obtenue par ce procédé est déformée en largeur, elle n'est pas tridimensionnelle (contrairement à ce que prétendent les faussaires, incapables, et pour cause, d'apporter la preuve de leur affirmation), et le tissu a des plis...
Et cela sans parler de tout le reste, comme le fait que les taches du Linceul n'ont pas de contours, alors que celles des faux ont des contours marqués.
Et en oubliant, par exemple, les traces des clous dans les poignets, et non dans les paumes, alors que personne ne savait au moyen âge, et bien plus tard, qu'on ne pouvait crucifier que de cette manière, comme en témoignent toutes les peintures.
Pour en savoir plus : Réponse à Science et Vie, l'image tridimensionnelle.
Addendum
Les faussaires italiens ont reproduit tout le côté face du Suaire. C'est pourquoi ils ont mis plus longtemps que les précédents. Cela dit, c'est le visage qui reste le plus intéressant. Pour comparer, il faut les voir en grand. Voici le vrai visage du Linceul, et la copie italienne (dans sa version finale retouchée...). La différence est saisissante : la présence et la noblesse du premier, le vide et la mollesse du second (sans parler de la finesse du modelé du premier, et de la grossièreté des nuances, ou plutôt de l'absence de nuances, du second - ce qui correspond au fait que l'image n'est pas tridimensionnelle).


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Saint Bruno
Maître Bruno, de nationalité allemande, naquit de parents nobles, dans l'illustre ville de Cologne. Très érudit dans les lettres aussi bien séculières que divines, il fut chanoine de l'Église de Reims dont l'importance ne le cède à nulle autre parmi les églises de Gaule ; puis il y fut maître de l'enseignement. Ayant quitté le monde, il fonda l'ermitage de Chartreuse et le gouverna pendant six ans. Sur l'ordre du pape Urbain II, dont il avait été jadis le précepteur, il se rendit à la curie romaine, pour aider le Pontife de son soutien et de ses conseils dans les affaires ecclésiastiques. Mais il ne pouvait supporter les tumultes et le genre de vie de la curie ; brûlant de l'amour de la solitude naguère abandonnée et du repos contemplatif, il quitta la curie, après avoir même refusé l'archevêché de l'Église de Reggio auquel il avait été élu par la volonté du pape. Il se retira dans un désert de Calabre dont le nom est La Tour. Puis là, après avoir réuni de nombreux laïcs et clercs, il s'appliqua tant qu'il vécut à la vocation de la vie solitaire. Il y mourut et y fut enseveli, onze années environ après son départ de Chartreuse.
Ce bref texte de la Chronique Magister sur les premiers Chartreux est la seule « biographie » de saint Bruno rédigée dans les décennies qui ont suivi sa mort. Par contraste avec les hagiographies des autres fondateurs, cela est une précieuse indication sur le caractère même de l'ordre fondé par saint Bruno.