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  • La mosquée de Créteil

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    La première grande mosquée du Val-de-Marne a ouvert ses portes aujourd’hui. Elle est financée à hauteur d’1 million d’euros par la municipalité socialiste, elle bénéficie de l’aide du conseil régional, du conseil régional, elle a la bénédiction de l’évêque, etc.

    (Photos Altermedia, en juin dernier)

  • Les barbares

    (AFP) Des morceaux de briques millénaires gravés de caractères cunéiformes sont mélangés aux gravats et aux sacs de sable de l'armée américaine, sur le site antique de Babylone.

    Pour installer en 2003/2004 les réservoirs de carburant de l'héliport du camp Alpha, les soldats américains ont érigé des talus, creusé des tranchées, répandu du gravier dans ce qui est l'un des hauts lieux de l'histoire de l'Humanité.

    Aujourd'hui, les archéologues estiment qu'un an de travaux de terrassement et dix-huit mois de présence militaire, avec blindés et hélicoptères, ont causé d'irréparables dégâts.

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  • Le mépris

    Patrick Devedjian à propos de l’opposition de certains parlementaires UMP au travail du dimanche :

    « Derrière ce refus de certains parlementaires, que je respecte, il peut y avoir des convictions d'ordre éthique que la République n'a pas à prendre en considération. Si l'on prend le problème sur le plan religieux, les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, les juifs ne travaillent pas le samedi et les musulmans ne travaillent pas le vendredi. Pourvu que les bouddhistes ne s'en mêlent pas… »

    C’est bien le secrétaire général de l'UMP qui s’exprime ainsi, ce n’est pas Michel Charasse ou le grand maître du Grand Orient.

    S’il veut être cohérent avec lui-même, M. Devedjian doit proposer un amendement par lequel le jour de Noël, le lundi de Pâques, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint, ne seront plus fériés.

  • La mort du latin et du grec

    Affiche-reforme2009.gifLa Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes (CNARELA) publie une lettre ouverte (pdf) à Xavier Darcos (qui est aussi une pétition) pour protester contre le projet de réforme de la classe de seconde, qui « organise la mort du latin et du grec » :

    « La réforme interdit de facto aux élèves scientifiques de choisir des langues anciennes en établissant une concurrence entre les modules Sciences et Humanités, en offrant dans les modules un enseignement renforcé des matières de tronc commun.

    « La réforme, loin de supprimer les filières, les renforce en marginalisant encore davantage la filière littéraire sans présenter les débouchés qu’elle offre.

    « La réforme remet en question la continuité d’enseignement du latin et du grec entre le collège et le lycée. De plus, les lycéens ne s’investiront pas dans un enseignement qu’ils ne pourront pas valider au baccalauréat.

    « La réforme, en marginalisant le latin et le grec, prive l’enseignement d’un facteur d’intégration et de promotion sociale. »

  • Gag

    L'UE a reçu le feu vert de l'ONU pour déployer à partir de mardi (hier), sa mission de police (EULEX) au Kosovo.

    Lundi, 3.000 Kosovars ont manifesté pour protester contre ce déploiement, au motif que cela menace la souveraineté du Kosovo…

  • Au nom de l’égalité, supprimer la culture générale…

    Le ministère de la fonction publique a signé hier avec la Halde une "charte pour la promotion de l'égalité". Par cet "engagement moral et concret", selon les termes du ministre André Santini, l'administration entend favoriser le recrutement d'enfants d'immigrés, de femmes, de seniors et de personnes handicapées. Le nouveau sens du mot égalité est donc désormais discrimination positive, selon le principe de la novlangue (et du communisme) qui est de donner aux mots le sens inverse de celui qu’ils ont.

    André Santini annonce notamment que pour favoriser le recrutement d’enfants d’immigrés on va supprimer les épreuves de culture générale, qui sont « une forme de discrimination invisible ». Seule la connaissance technique importe…

    En 2004, le CEVIPOF avait réalisé une étude (pdf) sur les « inégalités » de l’examen d’entrée à Sciences Po. L’une des conclusions était celle-ci :

    La Culture générale n’est pas une épreuve socialement discriminante.

    Pendant des années, on a admis l’idée selon laquelle la Culture générale, épreuve sans programme faisant appel à l’environnement social et culturel des candidats, était socialement très discriminante. C’est faux. En effet, toutes choses étant égales par ailleurs, on ne constate aucune différence significative de note obtenue à l’épreuve de Culture générale entre les CSP+ et les CSP- [les catégories socioprofessionnelles les plus et les moins favorisées].

    On notera aussi cette phrase d’André Santini à propos de l’ENA :

    « Nous souhaitons la fin d'un système qui récompense les meilleurs élèves. »

  • Le grand-duc fait de la résistance

    Le grand-duc Henri du Luxembourg a informé les parlementaires, hier, qu’il ne signerait pas la loi sur l’euthanasie, pour des raisons de conscience.

    Le Premier ministre « chrétien démocrate » Jean-Claude Juncker a aussitôt fait savoir qu’il allait modifier la Constitution : celle-ci stipule que le grand-duc « sanctionne et promulgue » les lois. On va enlever le mot « sanctionne », il n’aura donc plus qu’à « promulguer ». (« Sanctionner » la loi veut dire que le grand-duc doit faire sienne la volonté exprimée par le Parlement et donc donner son accord à ces textes, a expliqué le ministre de la Justice.)

    Reste que toute modification constitutionnelle, comme toute loi, doit être promulguée par le grand-duc…
    Il va être intéressant de voir jusqu’où il ira.

    Le seul précédent est celui de la grande-duchesse Marie-Adélaïde qui, en… 1919, était sortie de sa neutralité pour prendre le parti des catholiques sur une loi limitant l'influence de l'église dans l'enseignement. La grande-duchesse avait abdiqué mais la monarchie constitutionnelle avait été confirmée par référendum.

    La loi sur l’euthanasie doit être votée en seconde lecture le 18 décembre.

    Elle avait été votée en première lecture le 19 février, à une très courte majorité : 30 voix sur 59 députés. Le Conseil d’Etat avait demandé un second vote, pour des raisons de fond.

  • Saint François Xavier

    Extrait des Institutions liturgiques de Dom Guéranger

    Ferreri étant mort, sans avoir pu donner son bréviaire abrégé, Clément VII chargea de l'exécution de ce projet le cardinal François Quignonez (…). Ce prélat qui était franciscain et avait été général de son ordre, s'occupa activement de remplir cette mission, et enfin, en 1535, il put présenter son travail à Paul III, successeur de Clément VII. Ce pape l'ayant approuvé, le bréviaire de Quignonez parut à Rome, sous ce titre : Breviarium Romanum ex sacra potissimum Scriptura et probatis sanctorum historiis collectum et concinnatum.

    (…) Au moyen d'une certaine variété dans les prières et les lectures, en évitant, autant que possible, les répétitions, en retranchant tout ce qui se rapporte à l'assemblée des fidèles, comme n'ayant plus de sens dans la récitation privée, on pensait ranimer le goût de la prière chez les clercs, et l'on ne voyait pas que c'était aux dépens de la Tradition ; que l'antique dépôt des prières liturgiques une fois altéré, ne tarderait pas à périr ; que cette forme d'office, inconnue à tous les siècles chrétiens, pénétrerait bientôt dans les Eglises, au grand scandale des peuples ; en un mot, que c'était une Réforme désastreuse que celle à laquelle on sacrifiait tout le passé de la Liturgie.

    (…) Quelque facilité que l'on mît à permettre l'usage du bréviaire de Quignonez, facilité devenue si excessive (...) que l'unique clause de l'indult (...) était que l'orateur fût capable de s'en servir; néanmoins, (...) plusieurs personnes graves résistaient de tous leurs efforts à ce relâchement; des évêques s'opposaient vigoureusement à l'introduction de cette nouvelle forme dans les offices publics. Mais la plus imposante de toutes ces improbations est celle que donna saint François Xavier qui, au rapport de son biographe Tursellini, « fournit un grand exemple de religion au sujet de l'office divin, si l'on considère la licence de ces temps. On venait de publier un nouveau bréviaire à trois leçons, appelé le bréviaire de Sainte-Croix, et destiné au soulagement des gens occupés. On en avait dès le commencement concédé l'usage à François, à cause de ses travaux : mais il ne voulut jamais user de cette permission, malgré ses soins immenses et ses affaires si compliquées ; il récita constamment l'ancien bréviaire à neuf leçons, quoiqu'il fût beaucoup plus long. »

    Certes l'autorité de l'incomparable apôtre des Indes est d'un grand poids dans la question, et nous aimons à la rapprocher de celle non moins sainte, et plus grave encore, de Pie V et de tous ses successeurs sans exception. Au reste l'œuvre de Quignonez, outre les tristes fruits dont nous avons parlé, en eût produit, si elle eût duré, un plus lamentable encore. Le bréviaire abrégé enfanta un missel abrégé qui fut imprimé à Lyon, en 1550, et qui renfermait grand nombre de nouveautés des plus audacieuses. Ainsi l'envie de simplifier l'office privé des ecclésiastiques avait donné naissance à un bréviaire par lequel était répudiée la forme antique des divins offices, par lequel le prêtre cessait d'être en communion avec les prières du chœur, et voilà qu'en suivant une pente toute naturelle, on était amené à défigurer le livre sacré qui renferme les rites du sacrifice, et dont la forme, si elle est maintenue pure et inviolable, est d'un si grand poids pour prouver, contre les sectaires, l'antiquité vénérable des mystères de l'autel.