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  • Guéguerre tchèque

    Miroslav Vlcek, président (social-démocrate) de la Chambre des députés, a convoqué une séance extraordinaire le 9 décembre, sur le traité de Lisbonne.

    Juste après que le Premier ministre Topolanek eut jugé qu’il n’était pas judicieux de vouloir ratifier le traité avant la fin de l’année…

    Ce serait la troisième séance extraordinaire après celles qui doivent avoir lieu, à la demande du gouvernement, aujourd’hui (sur la réforme fiscale) et demain (sur le budget).

    Mais hier soir on ne savait pas encore si celles-ci auraient lieu, car une majorité de députés doit d’abord être d’accord sur l’ordre du jour. Or les sociaux-démocrates ont fait savoir qu’ils n’étaient pas d’accord sur l’ordre du jour des séances décidées par le Premier ministre… Et il y a donc toutes les chances (si Topolanek ne change pas d’avis) que les députés ODS ne soient pas d’accord sur l’ordre du jour de la séance voulue par les sociaux-démocrates..

     

    Addendum

    L'ordre du jour de ces deux sessions a été adopté... à une voix de majorité.

  • Le Dal à la fête

    Depuis hier 1er décembre, les personnes qui ont théoriquement obtenu un logement au titre de la loi DALO, mais n’ont rien vu venir, peuvent déposer un recours en justice.

    Naturellement, le Dal n’allait pas laisser passer l’occasion.

    Jean-Baptiste Ayraud est allé « accompagner » quelques dizaines de ses otages africains au tribunal administratif de la rue de Jouy à Paris.

    La police a bloqué les manifestants au coin de la rue, pour les empêcher d'accéder collectivement au tribunal. Le Dal a naturellement provoqué une bousculade, lors de laquelle Eyraud est tombé par terre. « On ne fait rien de mal, on vient juste saisir la justice! », s'est-il écrié. Non sans dénoncer « le racisme » des policiers…

    Selon le Dal, il y avait 150 manifestants. Une vingtaine de recours ont été enregistrés.

     

  • Un problème, une mission (suite sans fin)

    Contredisant frontalement ses ministres de l’Intérieur et de la Justice, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il comprenait « l'émoi suscité par les conditions d'exécution d'un mandat de justice à l'occasion d'une affaire de diffamation », à savoir l'interpellation vendredi du journaliste Vittorio de Filippis.

    Du coup, il annonce une mission, « confié à la commission présidée par l'avocat général à la Cour de justice Philippe Léger », chargée de réfléchir à « la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ».

    Et il rappelle avoir demandé à Rachida Dati de « mettre en œuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation ». Le projet de loi reprenant ces recommandations doit être examiné par le Parlement « dès le début de l'année 2009 ». (La diffamation et l’injure, dépénalisées, relevant d’un « pôle civil », c’est l’une des… 65 propositions du rapport Guinchard, qui date du 30 juin).

    Je constate que j’avais oublié la dernière mission en date. C’était le 26 novembre : une mission confiée au Pr Jacques Marescaux sur la réforme des CHU…

  • Reconquête N° 253

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    DANS CE NUMÉRO :

    ■ ÉDITORIAL :
    De l’Inde à l’Afrique, pour un Noël des chrétientés persécutées

    ● Vers un terrorisme à grande vitesse

    ■ ÉTATS-UNIS
    • Obama : du mythe à la réalité
    • Obama rejeton de Wall Street
    • Jusqu’au bout de la fantastique orchestration
    • Sauvons nos libertés !

    ■ CHRONIQUE DE LA CULTURE DE MORT

    ● Vérités sur la franc-maçonnerie

    ● Jean-Marie Le Pen écrit à Bernard Antony

    ■ ÉCONOMIE : Les mécanismes de la crise financière et ses conséquences

    ● Considérations financières, économiques et sociales

    ● Fresque de la Timone, la réponse de la direction de l’assistance publique de Marseille

    ■ CHRONIQUE DE LA DHIMMITUDE

    ■ LE PAPE EN FRANCE
    Le docteur Ratzinger au chevet de la foi et de la raison

    ■ CARNETS DE ROUTE

    ■ FRANCE-DEBOUT :
    • Je m’intègre
    • Devoir de mémoire
    • Luc Besson, Père Noël

    ● SOS zinzin : chronique d’un monde devenu fou

    ■ LECTURE : Benoît XVI et « la paix liturgique »

    ● Jacques Brel allait avoir 50 ans…

    ● Olivier Messiaen, musicien de la lumière céleste

    ● Le secret du succès du « clan des Bordesoule »

    ● France, avec l’Europe, défends la vie

    A commander au Centre Charlier 70, boulevard Saint Germain 75005 PARIS. 6€ le n° franco de port .

  • La liberté

    Extrait de l’allocution de Benoît XVI, hier, recevant en audience les professeurs et les étudiants de l’université de Parme.

    Toute véritable réforme doit surtout être spirituelle et morale, et doit venir de notre conscience. Si nous voulons d'un meilleur environnement humain en qualité et efficacité, il faut, avant tout, que chacun commence par se réformer lui-même, en corrigeant ce qui peut nuire au bien commun ou, en quelque sorte, lui faire barrage. L'objectif de l'œuvre réformatrice de saint Pierre Damien et de ses contemporains était de faire en sorte que l'Église devienne plus libre, avant tout sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan historique. De la même façon, une réforme universitaire n'est valable que si elle se confronte à la liberté : la liberté d'enseignement, la liberté de recherche, la liberté de l'institution académique au regard des pouvoirs économiques et politiques. Cela ne signifie pas l'isolement de l'université par rapport à la société, ni qu'elle doive être sa propre référence, ni, non plus, la poursuite d'intérêts privés en profitant des ressources publiques. Selon l'Évangile et la tradition de l'Église, est vraiment libre toute personne, communauté ou institution qui répond pleinement à sa nature et à sa vocation.

  • Sainte Bibiane

    Bibiane, Vierge romaine, d'une illustre naissance, fut encore plus illustre par la foi chrétienne; car, sous Julien l'Apostat, tyran très impie, Flavien, son père, qui avait été préfet, fut dégradé, marqué de la flétrissure des esclaves, et relégué aux Eaux Taurines, où il mourut martyr. Sa mère Dafrosa, condamnée d'abord à rester avec ses filles en sa demeure pour y mourir de faim, fut plus tard reléguée hors de Rome et décollée. Après la mort de ses pieux parents, Bibiane fut dépouillée de tous ses biens ; sa sœur Demetria éprouva le même sort. Apronianus, Préteur de la ville, qui convoitait leurs trésors, se mit à persécuter les deux sœurs, lesquelles ayant été enfermées dans un lieu où elles étaient dénuées de tout secours humain, furent merveilleusement nourries par le Dieu qui donne l'aliment à ceux qui ont faim, et reparurent plus fortes et plus florissantes ; ce qui étonna grandement le Préteur.

    Cependant il essaya de les porter à honorer les dieux des Gentils, promettant de leur faire obtenir leurs richesses perdues, Il faveur de l'Empereur et de brillantes alliances ; les menaçant, si elles refusaient, de la prison, des fouets et de la hache. Ni caresses ni menaces n'ébranlèrent leur foi ; et, préférant mourir plutôt que de se souiller par les superstitions païennes, elles repoussèrent avec indignation et constance les propositions impies du Préteur. C'est pourquoi Démétria, frappée sous les yeux de Bibiane, mourut et s'endormit dans le Seigneur. Bibiane fut livrée à une femme très habile dans l'art de séduire, nommée Rufina. Mais la vierge, instruite dès l'enfance à garder la loi chrétienne, et à conserver sans tache la fleur de virginité, s'élevant au-dessus d'elle-même, triompha de cette femme artificieuse, et déjoua la perfidie du Préteur.

    Ainsi ce fut en vain que Rufina, pour ébranler son généreux propos, employa chaque jour avec les paroles caressantes la violence des coups. Trompé dans son attente, le Préteur, irrité d'être vaincu par Bibiane, commanda à ses licteurs de la dépouiller, de l'attacher à une colonne, les mains liées, et de la battre à coups de lanières plombées jusqu'à ce qu'elle expirât. Son corps sacré demeura deux jours sur la place du Taureau, abandonné aux chiens ; mais, divinement préservé, il ne reçut aucun outrage. Un prêtre nommé Jean ensevelit Bibiane pendant la nuit, à côté du tombeau de sa sœur et de sa mère, près du palais de Licinius, où est encore à présent une église consacrée à Dieu sous le nom de la Sainte. Urbain VIII la répara, y avant découvert les corps des saintes Bibiane, Démétria et Dafrosa, qu'il plaça sous le grand autel.

    (bréviaire)