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  • La France n’a rien à faire en Afghanistan

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Au lendemain de la très médiatique mais nébuleuse incantation de Nicolas Sarkozy sur l’Union méditerranéenne, son ministre de la Défense a discrètement mais concrètement promis à l’OTAN des renforts pour l’Afghanistan, répondant ainsi aux exigences formulées par le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.

    Confirmant les informations qui avaient filtré, Hervé Morin ajoute que cet « effort » de la France est « clairement destiné à indiquer aux 37 pays membres de l’Isaf que ce n’est pas le moment de baisser les bras ».

    Hervé Morin se fait le perroquet de Robert Gates. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy se met ouvertement au service des Etats-Unis.

    Mais la France n’a rien à faire en Afghanistan. Surtout si c’est pour y manifester son alignement sur le gouvernement de George W. Bush.

  • L’unique télévision chrétienne de Palestine contrainte à fermer

    « C’est avec un grand regret que nous vous annonçons que nous sommes obligés de fermer la télévision de la Nativité , ‘al Mahed’, à partir du 1er novembre 2007, malgré l’inestimable service rendu à l’Eglise et à la communauté chrétienne présente en Terre sainte », a annoncé le directeur de la chaîne palestinienne Samir Qumsieh, un grec-orthodoxe qui l’a fondée en 1996.

    Al Mahed est la seule télévision chrétienne de Terre Sainte, captée dans toute la Cisjordanie , en Jordanie et en Israël. Il y a plus d’un an, l’agence AsiaNews.it de l’Institut pontifical des Missions Etrangères (PIME), s’était fait l’écho de constantes menaces de mort pesant sur Samir Qumsieh, de vexations de la part de l’autorité palestinienne, et des risques de fermeture de la télévision pour manque de fonds.

    Samir Qumsieh a annoncé la décision forcée de la fermeture de la télévision lors d’un entretien au journal italien « Il Foglio », dans lequel il confie ses craintes de voir la communauté chrétienne abandonner définitivement la Terre Sainte d’ici les quinze prochaines années. L’émigration est très forte. La propre famille de Samir Qumsieh confirme ce phénomène. Le journaliste est en effet le seul des six enfants de sa famille à être resté sur place, et il prévoit de quitter le territoire palestinien après la fermeture de la télévision.

    (information de ZENIT.org)

  • Dans un village chaldéen sur la ligne de front

    Patrick Kamenka, de l’AFP, est allé faire un reportage dans « l’ultime village kurde avant les lignes turques ». En fait de village kurde, il s’agit d’un village chaldéen, Dashtetakh. A deux kilomètres, en surplomb, on voit les redoutes turques. Un grand drapeau turc a été dessiné sur la montagne. Entre le village et les redoutes, c’est un no man’s land. « La situation est insoutenable, dit le maire adjoint, Mikhail Gouriel, sous une photo de Benoît XVI. Tous les jours les militaires turcs tirent des obus de mortier. Ils disent qu’ils visent le PKK, mais les hommes du PKK ne sont pas venus ici depuis au moins un an. » Le village est presque désert : « Les femmes et les enfants sont partis se réfugier à Zakho car ils avaient peur des bombardements. Il ne reste que 10 à 15 hommes et quelques très rares femmes. » « Cette année la récolte a été perdue car nos prairies ont été incendiées par les tirs de l’armée turque », dit un paysan.

    Les maisons dans lesquelles se terrent les habitants sont des casemates mises à leur disposition  par le gouvernement du Kurdistan. « Nous sommes tous des réfugiés chrétiens venus de Bagdad ou de Bassorah, explique l’un d’eux. Nous avons fui le terrorisme et maintenant ce sont les Ottomans qui nous attaquent. »

    « Nous avons peur des Turcs, mais où aller ? C’est le village de nos ancêtres, nous sommes revenus pour le meilleur ou pour le pire », dit une des trois femmes qui sont restées, pour « nourrir les hommes ». Le village de nos ancêtres : car en effet ces chaldéens habitaient là, autrefois, avant d’en être chassés par les Kurdes et de se réfugier à Bagdad ou ailleurs...

  • Kurdes...

    Le « Premier ministre irakien » Nouri al-Maliki s’est engagé, lors de la visite du ministre turc des Affaires étrangères à Bagdad, à « fermer les bureaux du PKK » en Irak. Décision saluée comme il se doit par Ankara, et surtout par Washington, qui l’avait évidemment « suggérée », pour faire baisser la tension entre la Turquie et l’Irak.

    Réponse du gouvernement du Kurdistan irakien : « Il n’y a pas de bureaux du PKK dans la région kurde. Nous ne savons pas ce que le Premier ministre veut dire par fermer les bureaux du PKK. De quel type de bureau s’agit-il ? Où sont-ils situés ? Si le Premier ministre Maliki sait où ces bureaux se trouvent, qu’il les ferme lui-même... »

  • L’Ubuparlement européen

    En voilà une idée qu’elle est bonne... Le Parlement européen a adopté un rapport du député italien Marco Cappato qui propose de convertir une partie de la culture illicite d’opium en Afghanistan à la production d’analgésiques à prix abordable à destination des pays en voie de développement.

    Ne vous étonnez pas si vous entendez de drôles de bruits, ce sont les mollahs et les seigneurs de guerre qui rigolent plus fort que d’habitude.

    (Note à l’intention de ceux qui n’auraient pas tout suivi. L’Afghanistan produit 93% de l’héroïne mondiale, par sa culture du pavot, en hausse constante. Selon le FMI et la Banque mondiale, 40% du PIB du pays est lié au pavot. Cultivé de façon illicite, sur des terres inaccessibles au gouvernement fantoche afghan, à plus forte raison aux rigolos qui voudraient le convertir en analgésiques...)

  • Afghanistan : la France obéit aux Américains

    Le secrétaire américain à la Défense exigeait que les membres de l’OTAN s’engagent à envoyer des renforts en Afghanistan. Plusieurs Etats sont allés dans ce sens, lors de la réunion qui s’est tenue aux Pays-Bas. « Je ne dirais pas que je suis satisfait, mais cette journée a été bien plus positive que je ne l’attendais », a déclaré Robert Gates, tout en demandant bien davantage encore...

    La France fait figure de bon élève, ou de bon serviteur : elle s’est engagée à envoyer plusieurs dizaines d’instructeurs dans la province d’Oruzgan où les attaques de talibans sont fréquentes.

    « Tout engagement supplémentaire français sera le bienvenu », a déclaré Robert Gates, se disant « impressionné par les déclarations » d’Hervé Morin, autrement dit par son alignement sur la position américaine.

    Rappelons que le secrétaire général de l’OTAN (qui présidait la réunion, mais si...) s’appelle Jaap de Hoop Scheffer. Et qu’il n’est donc qu’une marionnette.

  • Un besoin urgent

    Dans le cadre de la rallonge budgétaire de 42,3 milliards de dollars que le gouvernement de George Bush demande au Congrès, le Pentagone réclame près de 88 millions de dollars, arguant d’un « besoin opérationnel urgent », pour achever le développement d’une bombe expérimentale anti-bunker et modifier les bombardiers furtifs B-2 afin qu’ils puissent les larguer.

    Ils se sont intéressés à cette bombe à peu près au moment où les Iraniens ont commencé à enterrer leur site d’enrichissement d’uranium de Natanz, fait savoir John Pike, directeur de GlobalSecurity.org.

  • Le financement du Nouveau Centre

    Le rapport présenté par Jean-Christophe Lagarde lors de l’examen avorté de la proposition de loi visant à donner un financement public au « Nouveau Centre » nous rappelle que 31 formations politiques de métropole bénéficient de ce financement. Dans les derniers de la liste, on trouve GIP-Démocratie active, ou Concordat citoyen. Le Nouveau Centre n’est pas capable de rassembler autant d’électeurs que ces formations parfaitement inconnues, mais devrait recevoir un financement public sous prétexte que l’UMP lui a donné 15 députés ? Mais c’est à l’UMP de payer, qui en avait promis 20, afin qu’il y ait un groupe et que la question ne se pose pas...

  • 61 traitres

    Marc Laffineur, vice-président de l’Assemblée nationale, a présenté hier la création du « groupe des Européens ». Ce groupe constitué de 61 députés UMP a « vocation à être le fer de lance de la politique européenne du président de la République » et à « expliquer  le nouveau traité »... Bernard Deflesselles, autre vice-président de l’Assemblée, souligne qu’il faut que la France soit le premier pays à ratifier le traité européen, par un Congrès à Versailles, avant le 9 février 2008, date de la suspension des travaux à l’Assemblée nationale pour la campagne des municipales.

    Le président de la commission des Affaires étrangères, Axel Poniatowski, fait également partie de ce groupe, qui est donc un lobby parlementaire officiel chargé de faire en sorte que le traité soit ratifié le plus vite possible selon le vœu du président de la République.

  • National Hebdo N° 1214

    « Grèves, traité “simplifié“, immigration... Où est la rupture ? » demande le titre, non sans donner la réponse : en dessous, une photographie où l’on distingue Cécilia : « Elle est là », dit la flèche. Dans mon édito, je souligne qu’en dehors de cette rupture-là, qui en outre n’est pas le fait de Sarkozy, on assiste à une « continuité aggravée » dans tous les domaines.

    D’autre part, je rends compte de la sortie du nouveau livre de Roger Holeindre : Trahisons sur commande, dont le point de départ est l’affaire Guy Môquet.

    Alexandre Martin souligne que la grève du 18 octobre n’est que la première étape d’un conflit qui ne fait que commencer.

    Topoline évoque les affaires de bébés tués à la naissance par leurs mères. Elle relève qu’en 1994, sous pression des féministes, le Code pénal a supprimé le crime d’infanticide, le mettant dans la catégorie des « homicides volontaires sur mineur de moins de 15 ans ». Mais aujourd’hui les avocats des mères infanticides protestent contre cette incrimination, qui est punie de la prison à perpétuité : ces femmes ne doivent pas être assimilées à des criminels de droit commun, ce sont des victimes, ou des malades... « On supplie donc aujourd’hui le législateur de défaire ce qu’on l’a supplié de faire hier. Et pour les mêmes motifs. »

    Michel Limier fait le portrait de Laurence Parisot, et remarque : « Avec l’affaire de la caisse noire de l’UIMM, la présidente du Medef vient de se débarrasser de son principal opposant, Denis Gautier-Sauvagnac. Mais, dans le même temps, elle provoque une véritable crise interne. »

    Marie-Claire Roy s’intéresse aux revendications des Russes, des Norvégiens, des Danois, sur l’Arctique, ou plutôt sous l’Arctique : « La nouvelle guerre froide couve sous la glace » : une guerre économique dont l’enjeu est de faire du réchauffement de la planète une nouvelle manne.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier parle de Vladimir Volkoff.