Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Palestine

  • De moins en moins de chrétiens en Palestine

    Le pourcentage de chrétiens au sein de la population des Territoires palestiniens a été divisé par deux entre 2000 et 2013, passant de 2 à 1% en treize ans. Par ailleurs, Jérusalem, qui, en 1948, comptait 27.000 chrétiens, a vu leur nombre se réduire à quelques 5.000. Tels sont quelques-unes des données recueillies par le Pr. Hanna Issa, chrétien palestinien, Enseignant de Droit international et Secrétaire général du Comité islamo-chrétien pour la sauvegarde de Jérusalem et des Lieux Saints qui, sur la base de ses études, a souvent qualifié la diminution du nombre des chrétiens au Moyen-Orient de « catastrophe sociale ». Une synthèse réalisée par le Pr. Issa et parvenue à l’Agence Fides indique qu’actuellement les chrétiens présents dans les territoires palestiniens occupés par Israël en 1967 sont au nombre de 47.000 alors que 110.000 vivent dans les régions constituant depuis 1948 l’Etat d’Israël.

    La diminution du taux des chrétiens est due à l’émigration, mais aussi au différentiel de fécondité avec les musulmans.

    (Fides)

  • La Palestine est un Etat

    La Palestine était une « entité ». Elle est devenue hier un « Etat », par un vote de l’Assemblée générale de l’ONU : un "Etat observateur non membre" de l’ONU.

    La résolution, qui fait également de Jérusalem la capitale de cet Etat, a été votée par 138 Etats. Il y a eu 41 abstentions, et seulement 9 votes contre. Ce qui est très remarquable : les Etats-Unis et Israël n’ont pu convaincre que le Canada et quelques confettis à la botte des Etats-Unis : les Iles Marshall, la Micronésie, Nauru, Palau, Panama. Il en manque un ? Oui, la République tchèque, finalement seul et unique pays de l’Union européenne à avoir suivi les Etats-Unis, ce qui est au moins aussi « historique » que le vote de la résolution. En effet, par rapport à la carte que publiait hier le Figaro, on constate que l’Allemagne s’est finalement abstenue, que le Royaume Uni s’est abstenu, que l’Italie s’est abstenue, que la Pologne s’est abstenue : bref, les alliés et clients des Etats-Unis ont fait faux bond.

    Par rapport au dernier vote, il y a un an, sur l’admission de la Palestine à l’Unesco, on constate que 9 pays de l’UE qui s’étaient abstenus ou avaient voté non ont modifié leur position.

  • Les Eglises et la Palestine

    « Les Eglises de Terre Sainte appuient de manière unanime l’action de l’Autorité nationale palestinienne. L’âme et les prières des chrétiens de Terre Sainte demandent que ce pas soit accompli », a déclaré à l’agence Fides Mgr Maroun Lahham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, à propos de la demande d’admission de la Palestine comme observateur non membre de l’ONU. Mgr Laham souligne que cette reconnaissance ne peut qu’avoir un effet bénéfique à l’intérieur de la Palestine : réconciliation et renforcement de l’Autorité. Et il remarque aussi que la Palestine pourra recourir devant le Tribunal international de La Haye.

    « Si les choses vont comme elles devraient aller, dimanche, nous célébrerons une Messe d’action de grâce, invitant également les représentants de l’Autorité palestinienne » déclare le Père Raed Abusahliah, Curé à Ramallah.

  • La Palestine et l’UE

    L’Assemblée générale de l’ONU vote aujourd’hui, malgré l’opposition d’Israël et des Etats-Unis, une résolution donnant à la Palestine un statut d’Etat observateur. C’est l’occasion d’une belle cacophonie européenne, où l’on entend tout le monde sauf Catherine Ashton, le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, depuis qu’elle avait proposé l’abstention et qu’elle s’était fait voler dans les plumes par les sept premiers pays favorables à la reconnaissance du statut de la Palestine (rejoints ensuite par la France).

    europe_palestine_onu.png

    La carte coloriée par Le Figaro est éloquente. On ne peut que se réjouir de voir que malgré le forcing européiste d’une « union des affaires étrangères » c’est la désunion la plus complète qui règne entre Etats qui ont donc encore une politique étrangère nationale. Et au communiqué officiel de l’UE qui ne disait rien on a dû ajouter une phrase disant que « la décision de reconnaître ou non la Palestine comme un Etat observateur non membre (de l’ONU) demeure du domaine du droit souverain de chaque Etat membre » de l’UE…

  • Le patriarche Michel Sabbah parle de Gaza

    Le patriarche latin émérite de Jérusalem, SB Michel Sabbah, rappelle que la bande de Gaza vit depuis de nombreuses années « sous un embargo absurde, qui rend inhumaine la vie quotidienne d’un million et demi de personnes, en fomentant des sentiments d’hostilité permanente envers Israël. La communauté internationale demeure indifférente et se réveille de sa torpeur seulement face à des escalades comme celle de ces jours-ci ».

    « Derrière les missiles lancés depuis Gaza et les représailles déclenchées de temps en temps par Israël, émerge toujours la question de fond : la question israélo-palestinienne, dit-il à l’agence Fides. C’est le problème qu’il faut affronter et résoudre si l’on veut que Gaza soit en paix et qu’Israël vive dans la paix et la sécurité. »

    Il rappelle que plus de cent responsables chrétiens de Terre sainte ont demandé à la communauté internationale, et en particulier à l’Europe, de soutenir la reconnaissance de « la Palestine à l’ONU » avec le statut d’observateur permanent : « Je ne parviens pas à comprendre de quelle manière cette requête peut être présentée comme une initiative contre la paix. »

    Enfin l’ancien patriarche met en garde : « Si une autorité est constamment humiliée, avec le temps, le peuple prend acte du fait que cette autorité ne vaut plus rien. Abou Mazen est un chef palestinien qui veut la paix. Vu la manière dont il est traité, qui sait qui pourra venir après lui ».

  • L’unique télévision chrétienne de Palestine contrainte à fermer

    « C’est avec un grand regret que nous vous annonçons que nous sommes obligés de fermer la télévision de la Nativité , ‘al Mahed’, à partir du 1er novembre 2007, malgré l’inestimable service rendu à l’Eglise et à la communauté chrétienne présente en Terre sainte », a annoncé le directeur de la chaîne palestinienne Samir Qumsieh, un grec-orthodoxe qui l’a fondée en 1996.

    Al Mahed est la seule télévision chrétienne de Terre Sainte, captée dans toute la Cisjordanie , en Jordanie et en Israël. Il y a plus d’un an, l’agence AsiaNews.it de l’Institut pontifical des Missions Etrangères (PIME), s’était fait l’écho de constantes menaces de mort pesant sur Samir Qumsieh, de vexations de la part de l’autorité palestinienne, et des risques de fermeture de la télévision pour manque de fonds.

    Samir Qumsieh a annoncé la décision forcée de la fermeture de la télévision lors d’un entretien au journal italien « Il Foglio », dans lequel il confie ses craintes de voir la communauté chrétienne abandonner définitivement la Terre Sainte d’ici les quinze prochaines années. L’émigration est très forte. La propre famille de Samir Qumsieh confirme ce phénomène. Le journaliste est en effet le seul des six enfants de sa famille à être resté sur place, et il prévoit de quitter le territoire palestinien après la fermeture de la télévision.

    (information de ZENIT.org)