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  • Parrainage de sans-papiers... à l’Assemblée nationale

    Une cérémonie de parrainages de « sans papiers » s’est tenue à l’Assemblée nationale à l’initiative de Patrick Braouzec et de RESF. Ils ont reçu un « certificat » portant le nom de leur parrain ou marraine, des députés socialistes ou communistes.

    A l’Assemblée nationale, là où sont votées les lois de la République, des députés qui votent ces lois parrainent des gens qui contreviennent aux lois. Si l’on en est à accepter de telles mascarades, on ne voit pas comment on peut demander aux immigrés, et aux autres, de respecter les lois.

  • Objection

    Le Salon Beige défend la Déclaration des évêques sur l’immigration, même si elle est ici ou là « maladroite ». C’est son droit le plus strict. (Mon opinion sur ce texte est ici.) Mais sa prétention à imposer sa conception à tous les catholiques est irrecevable.

    Il y aurait, selon Le Salon Beige, un droit absolu et immédiat au regroupement familial. C’est l’un des « principes » qui lui font dire : « Le bien commun de la France passe sans aucun doute par une limitation de l'immigration, mais elle doit se faire dans le respect des principes rappelés par les évêques. »

    Cette phrase est contradictoire. Depuis 1974, la quasi-totalité de l’immigration légale est constituée par le « regroupement familial » (qui mérite de gros guillemets vu ce qu’il recouvre en réalité). Si on garde le regroupement familial tel qu’il se pratique, il va de soi qu’il est impossible de « limiter l’immigration ». Et si on le facilite, il va de soi qu’on augmente l’immigration. Ce qui est « sans aucun doute » dommageable au bien commun.

    Il faut distinguer entre immigration de travail et immigration de peuplement. En France, il a toujours été question d’immigration de travail. Il s’agit en théorie de gens qui viennent travailler chez nous de façon temporaire. Ces gens-là n’ont aucun « droit » au regroupement familial. Je connais des gens qui sont allés travailler à l’étranger pour de longues missions et qui n’auraient jamais imaginé (tenter de) faire valoir un « droit » à faire venir leur famille.

    Le problème est que cette immigration de travail est devenue une immigration de peuplement. Mais toute immigration n’est pas forcément une immigration de peuplement, malgré l’idéologie qui le fait croire aujourd’hui. Surtout quand c’est dommageable au bien commun. Un Etat peut donc parfaitement limiter, et même supprimer, le « regroupement familial ». L’étranger qui a terminé son contrat de travail doit retourner dans son pays. C’est ce qui s’est toujours pratiqué partout avant que l’idéologie immigrationniste brouille les idées et les faits.

  • Mieux vaut tard que jamais

    Neuf jours après l’agression dont Marine Le Pen a été victime à Hénin-Beaumont, le parquet de Béthune, qui sur le moment était resté muet, a ouvert une information judiciaire pour violences avec arme, subornation de témoin et injures. Les agresseurs, ajoute le parquet, sont toujours recherchés...

  • L’UE bavarde sur les contrôles de voyageurs

    Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, réunis à Lisbonne, ont manifesté leur volonté de contrôler tous les voyageurs à leur entrée ou à leur sortie de l’espace Schengen, afin de lutter contre le terrorisme et l’immigration illégale. Le commissaire à la Justice , Franco Frattini, présentera le 6 novembre une proposition de directive pour que chaque Etat se dote d’un système de stockage de données sur les passagers d’avions arrivant sur leur territoire. Et en février 2008, il présentera des études sur la faisabilité à moyen terme d’un projet pour contrôler toutes les entrées et sorties dans l’espace Schengen.

    Voilà de bonnes intentions. Qui feraient sourire si ce n’était pas une affaire sérieuse. Ce genre de propos me fait toujours penser à mon arrivée du Liban à Roissy, quand je suis sorti de l’aéroport sans avoir rencontré un policier ou un douanier. En venant du Liban...

    D’autre part, ce n’est pas l’anonyme et apatride « espace Schengen » qui contrôlera quoi que ce soit. C’est à chaque Etat de contrôler ceux qui entrent sur son territoire. Il le fait ou ne le fait pas, mais c’est de sa responsabilité exclusive. La création de l’espace Schengen, qui a supprimé les frontières, est en soi une aberration.

    Application concrète : l’immigration clandestine. Les clandestins qui viennent d’Afrique n’arrivent pas par avion. Ils arrivent via l’Italie ou l’Espagne, en forçant l’illusoire frontière de l’espace Schengen, puis en profitant qu’il n’y ait plus de frontières entre ces pays et le nôtre.

  • Le Pen : il faut dissoudre le FMI

    Le Fonds Monétaire International a désigné son nouveau Directeur Général : Dominique Strauss-Kahn, qui était en compétition avec un banquier central de carrière, mieux qualifié, Josef Tosovsky, candidat tchèque présenté par la Russie.

    Ainsi cette institution obsolète et moribonde qui, depuis l’après guerre, avait pour mission la stabilité financière internationale, s’est trouvée un nouveau serviteur, providentiellement soutenu par l'Union européenne et les Etats-Unis, au moment même où l’ampleur désastreuse de la  crise systémique mondiale devient évidente à tous. Dominique Strauss-Kahn se dit « déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi ». Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen relève le cynisme de ce propos, « lorsqu’on sait que ce politicien a enseigné au contraire, à Sciences Po, les vertus du concept monétariste scélérat du NAIRU (le taux de « chômage minimum », éventuellement très élevé, qui stabilise l’inflation), que la BCE applique aussi, méthodiquement, dans sa politique monétaire ».

    On comprend mieux, ainsi, les vraies raisons qui ont poussé l’oligarchie financière occidentale à adouber puis imposer diplomatiquement son « poulain » au FMI. Or le déclin de l’influence du FMI sur la scène internationale et notamment son illégitimité dans les pays émergents : Argentine, Brésil, Russie, Inde, Chine, etc., démontre son inutilité flagrante, sans compter le coût financier exorbitant de cette institution pour les Etats membres.

    En conséquence, souligne Jean-Marie Le Pen dans son communiqué, une vraie réforme du FMI serait sa dissolution. « A défaut, la France devrait sortir du FMI afin de sauvegarder ses intérêts nationaux en recouvrant ses avoirs. Les solutions du redressement national existent et l’obstination à ne pas les appliquer pourrait être interprétée par les Français comme une collusion politique entre les pouvoirs apatrides du système monétaire international. »

  • Sarkozy et l’islam

    Nicolas Sarkozy, le fondateur du Conseil français du culte musulman, aura donc été aussi le premier président de la République française, laïque et laïciste, à participer à une cérémonie de rupture du jeûne de ramadan. C’était hier soir à la Grande Mosquée de Paris, et c’est historique.

    D’autant qu’il était accompagné de ses ministres musulmanes, venues ès qualités, et il a insisté : « Même au gouvernement, certains s'obligent à ce jeûne. »

    « L'islam de France avance », a-t-il dit. En effet, puisqu’il est même intronisé au gouvernement de la république laïque. Et on voit ainsi, « du sommet à la base de notre société, la place de l'islam comme composante intime de notre pays » : « N'en déplaise à quelques uns que je combats, l'islam, c'est aussi la France.  »

    « Je n'ai pas trahi l'engagement qui était le mien: donner toute sa force à l'islam de France et combattre de toutes mes forces les extrémismes. Les deux vont de pair. »

    Bien entendu, Nicolas Sarkozy a salué l'initiative de l'Institut catholique de Paris « qui forme des imams aux valeurs de la République et de la laïcité. C'est un beau message ».

    Une fois de plus, il a étalé sa totale méconnaissance de l’islam, et a prononcé quelques propos d’anthologie à ce sujet :

    « Ceux qui veulent vivre leur foi dans le respect des principes de l'islam, dans le respect de la laïcité de la République, sont les bienvenus sur le territoire de la République.  »

    La France est grâce au CFCM un pays où « l'islam, vécu au quotidien, apparaît comme compatible avec les valeurs de la laïcité, de la tolérance et du respect des personnes ». « La France, dans un contexte international tourmenté, prouve ainsi que les valeurs laïques et religieuses sont compatibles, que la foi musulmane est porteuse de paix, de respect et de tolérance. Ce message, il faut que nous le portions ensemble avec vos imams. »

    « Ceux qui tuent au nom de l'islam et voudraient nous précipiter dans une guerre de religion à l'échelle mondiale salissent l'islam » et « n'ont rien à voir avec l'islam ». « Ceux qui parlent de haine au nom de l'islam blasphèment l'islam. Ceux qui veulent tuer au nom de l'islam, ceux qui veulent la violence au nom de l'islam, ceux qui veulent la détestation de l'autre au nom de l'islam n'ont rien à faire sur le sol de la République française. » Ceux « qui portent un message de paix, d'amour de l'autre, de respect de la diversité, sont bienvenus sur le territoire de la République française ».

    Même si cela ne pèse pas lourd au regard de ces inepties dont le Coran, les hadiths et la charia font litière, on prend acte toutefois de l’appel à la réciprocité :

    « En France, nous respectons ceux qui pratiquent l'islam. Je souhaite que dans les pays majoritairement musulmans on ait le même respect de la différence et de l'identité de l'autre. Je me suis toujours battu pour que les musulmans de France puissent vivre l'islam de France mais je veux que partout ailleurs ceux qui sont dans un pays musulman et qui ont une autre foi ou qui n'ont pas de foi puissent également être respectés dans leur identité et dans leur diversité. »

  • Les saints Anges gardiens

    « Ange du Ciel, mon fidèle et charitable guide, obtenez-moi d’être si docile à vos inspirations et de régler si bien mes pas que je m’écarte en rien de la voie des commandements de mon Dieu. »

    (Sur cette fête, voir aussi ma note de l’an dernier.)