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  • L’Eglise obligée de rembourser les contraceptifs...

    La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté le recours des organisations religieuses (notamment catholiques) qui dénonçaient une loi de l’Etat de New York les obligeant à inclure les contraceptifs dans l’assurance maladie qu’elles fournissent à leurs salariés. Selon cette loi de 2002, tous les employeurs qui choisissent de fournir une assurance maladie à leurs salariés doivent s’assurer que cette assurance comprend le remboursement des pilules et autres contraceptifs. La Cour suprême de l’Etat de New York avait déjà donné tort aux organisations religieuses, en s’appuyant sur une décision de 1990 de la Cour suprême fédérale, mettant en avant, si l’on comprend bien, l’égalité de tous devant la loi... Les organisations religieuses ont le choix entre se plier à la loi de la culture de mort (comme elles le faisaient en attendant la décision) et ne plus fournir d’assurance maladie...

  • Le premier maire d’origine maghrébine...

    Rachid Nekkaz annonce sa candidature aux municipales à Orly, avec l’ambition de devenir le premier maire d’origine maghrébine, car selon lui il n’y en a pas un seul.

    Le problème est que le socialiste Razzye Hammadi a lui aussi annoncé sa candidature à Orly, et s’il succédait à l’actuel maire socialiste c’est lui qui deviendrait le premier maire d’origine maghrébine...

    (Rachid Nekkaz est ce personnage qui fut candidat à la présidentielle mais n’obtint pas les 500 parrainages. Il eut son moment de célébrité quand il acheta un parrainage et le déchira en direct à la télévision...)

  • Les évêques et l’immigration

    L’épiscopat publie une « Déclaration à propos du projet de loi sur l’immigration », signée de Mgr Olivier de Berranger, président de la commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, et Mgr Claude Schockert, membre de la même commission épiscopale, « en responsabilité pour la pastorale des migrants ».

    Mais ce texte n’évoque pas le moins du monde la pastorale des migrants et la mission de l’Eglise envers les migrants. Il est tout entier une critique du projet de loi sur l’immigration.

    « Il ne s’agit pas de contester la responsabilité propre des pouvoirs publics dans la régulation des flux migratoires, pourvu qu’elle s’exerce en conformité avec le droit européen et international », affirme le texte. C’est pourtant ce qu’il fait, à partir d’un « principe » qui est un nouvel exemple de confusion entre le religieux et le politique : « Les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de papiers et d’autres sans papier. Quels qu’ils soient, ils sont nos frères et sœurs en humanité. »

    En effet le chrétien, dans sa vie personnelle, ne choisit pas. Mais la nation a le devoir de faire la distinction entre clandestins et réguliers. Ou alors il faut supprimer toute règle de nationalité, et la nation elle-même. Et aussi le « droit européen et international » qui ne conteste nullement aux Etats de réguler l’immigration.

    La Déclaration ajoute à propos du partenariat euro-méditerranéen annoncé par Sarkozy : « Tant que cette vision solidaire ne sera pas clairement perçue et mise en œuvre, les mesures toujours plus restrictives prises à l’encontre des migrants apparaîtront comme des concessions à une opinion dominée par la peur plutôt que par les chances de la mondialisation. » Sic. Constater que la nation est en danger de submersion et de disparition en tant que telle, ce n’est qu’une coupable phobie. La vertu est de chanter les chances de la mondialisation...

    Les évêques signataires se prononcent enfin pour un droit sans limite au regroupement familial, et pour « un délai de recours suffisant pour le droit d’asile, composante inaliénable de l’héritage républicain ». Ainsi est-on passé de la parabole du bon samaritain, interprétée de façon erronée, à l’héritage républicain censé gouverner la pensée de l’Eglise.

    On constatera que ces évêques chargés de la mission de l’Eglise ne font aucune allusion à l’islam. Car il ne faut pas faire non plus de distinction entre immigrés chrétiens et immigrés de l’oumma. Il n’existe que « l’humanité », qui doit s’abandonner aux chances de la mondialisation...

  • Irak, Turquie et PKK

    Les ministres turc et irakien de l’Intérieur ont signé vendredi dernier à Ankara un accord de coopération pour lutter contre le PKK, qui utilise le Kurdistan irakien comme base arrière pour ses opérations terroristes en Turquie.

    Le Kurdistan irakien est de fait indépendant depuis la première guerre du Golfe, et il a aujourd’hui un parlement et un gouvernement parfaitement autonomes des institutions de Bagdad.

    Mais le gouvernement kurde s’étonne que l’accord ait été signé sans concertation avec lui, et même sans l’informer...

    Il va donc de soi que cet accord entre Bagdad et Ankara n’a strictement aucun sens, puisque Bagdad ne peut pas intervenir au Kurdistan à moins d’y être appelé par les Kurdes. Or la Turquie reproche au chef kurde Massoud Barzani, aujourd’hui « président du gouvernement autonome », de tolérer le PKK et de l’approvisionner en armes et munitions...

    Mais, bien sûr, « Bagdad », c’est Washington.

  • Raffarin et les conseillers

    Jean-Pierre Raffarin a déclaré qu’il n’était « pas favorable à l’expression publique des conseillers » du président de la République : « Il est bien que les ministres s’expriment et que les conseillers conseillent. » Toutefois, il fait « un cas spécial pour le secrétaire général de l’Elysée », Claude Guéant, qui « est en train de prendre une place institutionnelle un peu nouvelle ». Il faudrait que M. Raffarin nous explique où il a vu la place du secrétaire général de l’Elysée dans les institutions de la République...

  • Sarkozy parachute son porte-parole à Neuilly

    David Martinon, porte-parole de la présidence de la République, a confirmé officiellement hier soir qu’il était candidat à la mairie de Neuilly. « Je vous confirme que je vais m’investir à fond à Neuilly pendant les mois qui viennent », a-t-il dit. Et si on lui demande s’il reste porte-parole de l’Elysée, il répond : « C’est effectivement comme ça que cela a été entendu avec le président. » A fond à Neuilly tout en restant à l’Elysée. Ces gens-là sont vraiment très forts...

  • Belgique : nouvel essai

    Cinq semaines après son échec à constituer un gouvernement au terme de cinq semaines de vaines négociations, Yves Leterme a été de nouveau chargé de cette mission, samedi soir, par le roi des Belges. Le président de la Chambre des députés, Herman Van Rompuy, aurait réussi à trouver « suffisamment d’éléments de convergence » pour que Leterme puisse reprendre les négociations... Mais aucun observateur ne se hasarde à pronostiquer la formation prochaine d’un gouvernement, ni même la fin de la crise politique.

  • Le Pen en Bulgarie

    Jean-Marie Le Pen a participé dimanche à Sofia au lancement de la campagne électorale d’Ataka pour les municipales bulgares du 28 octobre.

    « Nous souhaitons combattre ensemble les gens qui se sont unis pour affaiblir l'Europe et la soumettre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Nous pensons que chacune de nos nations et l'Europe en général, sont menacées par le phénomène de la mondialisation et nous pensons que la nation désignée aujourd'hui par nos adversaires comme l'ennemi est le garant le plus efficace pour défendre l'identité, la liberté, la sécurité et la culture de nos peuples. »

    Ataka, qui a fait une percée au parlement bulgare lors des élections législatives de 2005 (9 % des voix, 21 députés), est représenté par trois députés au Parlement européen, dont Dimitar Stoyanov, son vice-président. Ces trois députés font partie du groupe ITS (identité, tradition, souveraineté) que préside Bruno Gollnisch.

    Comme Jean-Marie Le Pen en 2002, le président-fondateur d'Ataka, Volen Siderov, était arrivé au second tour de l'élection présidentielle de 2006, mais le président sortant avait été réélu avec 75% des voix.

    Ataka, de son nom complet "Union nationale attaque", se définit comme une « organisation patriotique et nationaliste » qui dit non « à la vente de la Bulgarie aux étrangers, à la tziganisation de la Bulgarie , à la turquisation de la Bulgarie  ».

    Selon l’AFP (qui est semble-t-il la seule grande agence de presse à relater ce voyage de Jean-Marie Le Pen), un « nouveau parti populiste et nationaliste modéré », le GERB, devrait remporter les municipales et marginaliser Ataka. En réalité, le GERB, fondé en décembre 2006 par le maire de Sofia, comme machine électorale pour sa réélection, est un parti européiste de centre droit (GERB est l’acronyme de Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie), même s'il a aussi pour mission de tenter d'enrayer la progression d'Ataka.

  • Saint Remi

    « Sache votre dilection qu'elle doit célébrer solennellement la fête du bienheureux Rémi ; car s'il n'est point Apôtre à l'égard d'autres, il l'est du moins pour vous. Rendez donc honneur tel à votre Apôtre et Père, que vous méritiez, selon la divine parole, de vivre longtemps sur la terre, et parveniez par ses prières à posséder la béatitude éternelle. »

    (Saint Léon IX, le 1er octobre 1049, à Reims, après la consécration de l’abbatiale reconstruite.)