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  • Ecoeurant

    Dans ses mémoires, un évêque à la retraite dénonce avec vigueur la dérive de l’épiscopat au gré des modes et des langages convenus, le consensus mou, l’absence de paroles fortes, les magouilles des « grosses mitres » pour se répartir les postes clefs, les compromissions avec le pouvoir politique, etc.

    C’est exactement ce que font nombre de hauts fonctionnaires de telle ou telle administration, de tel ou tel service public, lorsqu’ils prennent leur retraite. Alors qu’ils ont toute leur vie défendu la politique qu’ils appliquaient, et diabolisaient ceux qui se permettaient de la critiquer, une fois à la retraite ils se lâchent. Sans jamais un mot de regret pour avoir méprisé et disqualifié ceux qui disaient ce qu’ils disent une fois qu’ils ne risquent plus rien.

     Les mémoires de cet évêque à la retraite n’ont aucun autre intérêt que de souligner que la plupart de nos évêques, au lieu d’être de dignes successeurs des apôtres, ne sont que des fonctionnaires. Et encore, c’est faire injure aux fonctionnaires, car les évêques, quant à eux, ont en réalité toute liberté de parole.

  • Le nouveau traité devait être illisible...

    « Ils ont décidé que le document [le nouveau traité européen] devait être illisible. S’il est illisible, il n’est pas constitutionnel, c’était en quelque sorte leur impression. D’où avaient-ils tiré cette impression, c’est un mystère pour moi. Pour rendre nos concitoyens heureux, faisons un document qu’ils ne comprendront jamais.. Mais il y a là une certaine vérité. Parce que si c’est là le genre de document que la conférence intergouvernementale va produire, n’importe quel Premier ministre – disons le Premier ministre britannique, pourra aller devant les Communes et dire : Vous voyez, c’est absolument illisible, c’est un traité typique de Bruxelles, il n’y a rien de nouveau, il n’y a pas besoin d’un référendum. Tandis que si vous pouviez le comprendre au premier coup d’œil, il y aurait quelque raison d’organiser un référendum, parce que cela voudrait dire qu’il y a quelque chose de nouveau. »

    Ces propos sont de Giuliano Amato, ancien président du Conseil italien, actuel ministre de l’Intérieur (l’original est ici). En l’occurrence, Giuliano Amato a surtout été vice-président de la Convention européenne qui a élaboré la Constitution européenne, et président du groupe portant son nom, qui fut chargé par la présidence allemande de l’Union européenne d’élaborer le traité « simplifié ». le moins que l'on puisse dire est qu'il sait de quoi il parle.

    Ils ont été tenus à Londres, devant le lobby européiste britannique Centre for European Reform, et devaient rester confidentiels. Mais ils ont été enregistrés et se sont retrouvés sur internet, puis dans la presse...

    Ils sont quelque peu embarrassants pour le Premier ministre Gordon Brown, d’autant qu’ils vont évidemment fournir un argument de poids à ceux qui réclament un référendum.

    D’autant, aussi, que, le même jour, le même Gordon Brown, à l’issue d’un entretien avec son homologue irlandais, a commis un intéressant lapsus en disant à la presse qu’ils avaient parlé de la... « Constitution européenne »...

    (Merci au Salon Beige)

  • Pologne : la Ligue des familles et Samoobrona s’unissent

    Le parti populiste Samoobrona (Autodéfense) et le parti catholique de la Ligue des familles, tous deux membres de la coalition gouvernementale, ont uni leurs forces le 16 juillet dans un nouveau parti dénommé Ligue et Autodéfense (LiS). Les présidents de l’un (Andrzej Lepper) et de l’autre (Roman Giertych) en sont les deux présidents (un site polonais francophone ironise sur le fait que l’un a le titre de « prezes » et l’autre de « przewodniczacy », qui sont des synonymes).

    « Notre objectif, c’est le rejet du traité réformateur de l’Union européenne », a déclaré Roman Giertych, qui en a profité pour rappeler son opposition à la monnaie unique. Les deux dirigeants ont souligné qu’ils allaient faire pression pour l’organisation d’un référendum, alors que le chef de l’Etat entend faire ratifier le traité par le Parlement.

    L’objectif est aussi pour les deux formations (qui comptent actuellement 75 députés à elles deux, et ont le soutien d’une dizaine d’autres) d’aller ensemble devant les électeurs lors des prochaines législatives, « quelle que soit leur date ».

  • L’AGRIF poursuit Georges Frêche

    Communiqué de Bernard Antony

    L’AGRIF, selon son habitude de prudence, a attendu que l’énorme provocation du maire de Montpellier, Georges Frêche, injurieuse pour les Montpelliérains en particulier et les Français en général, injurieuse et diffamatoire encore pour Nicolas Sarkozy, soit dénoncée par les porte-paroles de la présidence de la République ou du gouvernement, ou tout au moins par ceux de l’UMP.

    Voici en effet ce qu’a déclaré à l’occasion de la « Journée de Jérusalem » organisée sous les auspices de la mairie et de l’agglomération de Montpellier, le dimanche 24 juin 2007 au Parc Gramont :

    « Moi je me souviens être allé à Tibériade lors de la guerre des Six jours et c’est là que je me suis fait un ami, je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy. Eh oui, car on n’est pas du même bord, mais pour Israël on est du même bord. Et je suis ravi que pour la première fois la France ait élu au suffrage universel direct, ça sera mon bonheur dans mon malheur, ait élu un juif président de la République. On avait eu Léon Blum et Mendès-France Premiers ministres, mais on n’avait jamais eu un juif élu au suffrage universel, c’est un beau succès. Et en plus avec Kouchner ministre des Affaires Etrangères, qu’est-ce que vous voulez de plus ? »

    Et plus loin :

    « Vous savez qu’ici nous sommes une zone libérée d’Eretz-Israël depuis trente ans ».

    Et encore :

    « Je sais qu’Israël est un petit Etat qui a quelques millions d’habitants au milieu de plus de deux cent millions d’Arabes qui ont toutes les terres qu’il faut pour assurer le développement. D’ailleurs, regardez, les seuls qui aient laissé les Palestiniens dans les camps, c’est les Libanais. »

    D’évidence, affirmer ainsi que Nicolas Sarkozy serait un Juif totalement inconditionnel d’Israël, c’est l’injurier gravement.

    Car, quelles que soient ses différentes et respectables origines familiales, il est le chef de l’Etat français. Monsieur Frêche en fait une sorte de conquérant juif de la République française.

    De plus, il renforce ces lourdes allégations, en quelque sorte de complicité dans l’impérialisme israélien le plus fantasmagorique, en se targuant d’avoir fait depuis trente ans de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël ».

    Même les partisans du sionisme mystique les plus acharnés à légitimer par la Bible l’extension d’Eretz-Israël du Nil à l’Euphrate n’ont pas imaginé l’étendre au Languedoc-Roussillon ! C’est à faire retourner dans sa tombe le grand fondateur d’Israël, Théodore Herzl.

    Quoi qu’il en soit, monsieur Frêche étant toujours maire et président de la région, encore lucide et responsable, cela devrait entraîner des poursuites pour crime d’entreprise de sécession d’une portion du territoire français au profit d’une puissance étrangère et, sans attendre, la déchéance de la nationalité française du divagateur montpelliérain.

    Ou bien alors, comme certains le pensent, et notamment des Français juifs inquiets, s’agit-il peut-être d’une lourde provocation antisémite au deuxième degré.

    Mais tout le monde ne peut ou ne veut percevoir cette calamiteuse ironie. Déjà un de nos amis harkis nous a signalé que la propagande islamiste les prenant au premier degré, s’en est emparée.

    Quoi qu’il en soit, ces déclarations au premier ou au second degré sont ravageuses. On s’étonne alors du silence des organisations antiracistes spécialisées dans la lutte contre l’antisémitisme. Sans doute serait-il judicieux aussi que l’ambassade d’Israël en France s’en démarque, et dans l’intérêt d’Israël et dans celui des Juifs français.

    L’AGRIF pour sa part constate combien ces propos constituent une formidable incitation dialectique à la haine. Elle laisse le soin à la LICRA de peser cela. Elle laisse le soin au MRAP de poursuivre monsieur Frêche pour son apologie du mur d’apartheid en Israël condamné par les instances internationales.

    Pour sa part, elle va le poursuivre pour son imputation diffamatoire à l’égard des Libanais (ainsi stigmatisés comme une communauté déterminée en raison de leur appartenance nationale) auxquels sont imposés par l’ONU, pour leur malheur, les camps de réfugiés palestiniens.

  • Réforme des institutions : un rideau de fumée

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le président de la République a certes le droit de préparer une réforme du fonctionnement des institutions.

    Mais on remarque que le comité chargé d’y réfléchir va travailler au même moment que la conférence intergouvernementale chargée de rédiger le nouveau traité européen.

    Qu’on le veuille ou non, cette insistance à parler de la Constitution française ces temps-ci apparaît comme un rideau de fumée destiné à détourner l’attention des Français sur le fait que se prépare la mise en application de la Constitution européenne qu’ils avaient rejetée par référendum.

    S’il ne porte plus le nom de Constitution, le nouveau traité européen en garde les caractéristiques essentielles : il réduit la Constitution française au rang de charte provinciale.

    Si l’on veut pouvoir continuer de parler d’une Constitution française, au sens de charte fondatrice d’un Etat souverain, il faut d’abord réformer, ou plutôt rejeter, le nouveau traité européen.

  • Les jeux truqués à la télévision

    La BBC annonce qu’elle suspend tous ses jeux ayant recours à des appels téléphoniques, après avoir reconnu avoir manipulé les résultats lors de trois émissions caritatives et trois autres programmes.

    Ce n’est pas en France qu’on verrait de tels « manquements aux règles de déontologie »...

    La « télé-tirelire », qui fonctionne avec des appels surtaxés pour voter pour ou contre un candidat ou répondre à des questions, est un marché estimé à 1,2 milliard de livres (1,7 milliard d’euros) en Grande-Bretagne.

    Quelqu’un a-t-il des chiffres français ?

    La télé-tirelire est aujourd’hui répandue sur toutes les chaînes. Le comble est le jeu du type « l’appel gagnant » (qui change de nom sans arrêt), que l’on peut voir la nuit sur RTL9 ou NT1. Il y a désormais une chaîne spécialisée : JET. Pendant des heures, les téléspectateurs sont invités à répondre par téléphone à une question souvent extrêmement simple. L’animateur se plaint sans cesse que personne n’appelle. En réalité seulement un appel sur cinquante arrive au standard, et celui qui passe à la télé est tiré au sort parmi les cinquante... Pendant ce temps-là des milliers de téléspectateurs ont financé le jeu en croyant qu’ils allaient gagner.

    Mais ce n’est pas un manquement aux règles de la déontologie...

  • Le scandale des prisons

    Le nombre des détenus s’élevait au 1er juillet à 61.810 personnes, un record depuis le pic de 2004.

    Il y a 50.557 places dans les prisons françaises. Le taux de surpopulation carcérale est donc de plus de 122%.

    Il s’agit d’un taux moyen. Dans douze prisons il dépasse les 200%. Il y a des cellules de deux places où il y a jusqu’à huit prisonniers.

    C’est un double scandale.

    Celui, visible, d’une « double-peine » réelle, celle-là, et injuste, celle-là, mais qui n’émeut pas Nicolas Sarkozy : une peine de promiscuité, de condition indécente de détention, qui s’ajoute à la peine de privation de liberté.

    Et le scandale qui en découle, à savoir que la plupart des petites peines de prison (jusqu’à un an) prononcées par la justice ne sont pas appliquées, faute de place dans les prisons. Ce qui sape l’autorité de la justice, particulièrement chez les petits délinquants qui bénéficient ainsi d’une quasi impunité.

    Il ne sert à rien de parler de « peines plancher » si le plancher équivaut à une exemption de peine.

  • Lois françaises

    La France a transposé 98,8% des directives européennes à la date fixée, ce qui est le « meilleur » résultat jamais réalisé, mais cet effort « doit être poursuivi à un rythme accéléré », déclare le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet.

    Car, « avant la fin du mois d’octobre, 42 directives doivent avoir été transposées, dont 10 nécessitent l’adoption de mesures législatives ».

  • « Occuper tout le terrain »

    Nicolas Sarkozy a demandé aux 2.000 cadres de l’UMP réunis à Paris de poursuivre « l’ouverture », à l’occasion des municipales, et de constituer des listes qui « représentent la France le plus largement possible dans sa diversité mais aussi dans ses opinions ». Et il a ajouté : « Il faut penser à occuper tout le terrain, ne rien abandonner. »

    Non seulement Sarkozy est toujours le chef de l’UMP, mais son parti doit devenir le parti unique.

  • Toujours Bertone

    Le cardinal Bertone suggère que soit enlevée du missel de saint Pie V revu par Jean XXIII la prière pour la conversion des juifs, qui figure dans la liturgie du Vendredi Saint. Plusieurs organisations juives, dont le Centre Simon Wiesenthal, s’étaient inquiétées de voir revenir cette prière, avec l’autorisation donnée par le pape d’utiliser l’ancien missel.

    Le cardinal Bertone ne s’inquiète pas de voir que figure toujours dans la amidah la prière qui demande à Dieu de détruire les « apostats » (minim), à savoir les chrétiens (elle fut ajoutée aux débuts du christianisme).

    Et ce n’est pas une fois par an : la amidah est la prière centrale des trois offices quotidiens du judaïsme.