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  • Un groupe au Parlement européen

    C’est confirmé. Bruno Gollnisch a annoncé que 20 députés avaient signé pour constituer un groupe autour du FN au Parlement européen (outre les 19 déjà évoqués, il y a un député bulgare, qui était déjà sur les rangs depuis le début des pourparlers).

  • Entre héroïsme et compromis

    Joaquin Navarro-Valls, qui était le directeur de la salle de presse du Saint-Siège sous Jean-Paul II, a livré son témoignage sur l’affaire Wielgus au quotidien La Repubblica. « Comme je l’ai appris moi-même lors de mes séjours en Pologne au début des années 80, il faut bien connaître la situation pour mettre les faits en perspective. Dans cette optique, les motivations données par le nouvel archevêque polonais, c’est-à-dire la possibilité d’étudier à l’étranger et garantir sa propre sécurité, décrivent une situation, une logique, qui étaient très répandues à cette époque dans les pays de l’Est. Wielgus n’aurait jamais pu avoir les autorisations pour étudier à l’étranger s’il n’avait pas accepté le compromis offert par le régime. Et cette situation était commune à beaucoup de ses concitoyens, prêtres ou pas. Dans ces pays, la situation pour beaucoup de prêtres et d’évêques était très difficile à vivre : ils vivaient dans une tension permanente ente héroïsme et compromis. » Et d’ajouter à propos de Jean-Paul II : « La perception de cette réalité était très claire pour celui qui allait devenir le prêtre le plus célèbre de Pologne : Karol Wojtyla. Lui pourtant n’avait jamais accepté le moindre compromis avec le régime communiste. » Mais Jean-Paul II lui disait, en faisant référence à de tels faits, que non seulement il faut apprendre à pardonner,  mais qu’il n’y a besoin d’aucun pardon pour les « fautes » de tant de personnes commises pendant ces années.

    Cette affaire me fait penser à une anecdote qui a priori n’a rien à voir (sinon que c’est un peu l’inverse) mais indique bien les préjugés de ceux qui prétendent trancher sans savoir, sans connaître la complexité des choses. Un sociologue s’était rendu en Pologne pour évaluer les progrès de l’athéisme dans ce pays soumis au communisme depuis une bonne génération. Il avait choisi un village, dont il interrogeait systématiquement les habitants. Il avait exclu d’emblée de son champ de recherche, évidemment, la petite nomenklatura locale, évidemment athée. Mais il ne trouvait que des catholiques pratiquants. Pas un seul athée. En désespoir de cause, il alla chez le maire, responsable local et cadre provincial du parti communiste. Lequel lui répondit que naturellement il était catholique et allait à la messe tous les dimanches…

  • Ségolène et les quartiers populaires

    Le Cours Florent fêtait lundi son 40e anniversaire, en ses locaux du XIXe arrondissement de Paris. Dans son discours, le fondateur de la célèbre école privée d’art dramatique a raconté cette anecdote : « Un samedi après-midi, une voiture avec chauffeur s’arrête devant nos locaux. Une maman accompagnée de son enfant en descend, demande à l’inscrire en cycle préparatoire : – Vos premières années sont bien quai d’Anjou ? ­– Non, madame, nous n’avons plus le quai d’Anjou, les cours sont ici. – Alors je ne peux pas inscrire mon fils. L’enfant et la maman s’engouffrent dans la berline, direction le soleil couchant. La maman est candidate à la présidence de la République.  » Le quai d’Anjou est l’une des voies les plus huppées de la capitale. Le Cours Florent s’est installé avenue Jean-Jaurès, en plein quartier populaire, afin d’être « équidistant du bois de Boulogne et de Clichy-sous-Bois ». François Florent a ensuite précisé qu’il s’agissait bien de Ségolène Royal, et que ce comportement l’avait choqué.

  • Bové le retour

    José Bové avait claqué très tôt la porte des « collectifs antilibéraux » censés désigner un candidat à la présidentielle. Mais voici qu’une pétition change la donne. Une pétition affirmant que José Bové « peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche », et qui a recueilli 2 000 signatures en deux jours, nous dit-on. Alors Bové se dit « prêt » à entrer dans la course, mais il y pose deux conditions. La première est qu’il y ait une « mobilisation populaire » autour de lui, à vrai dire fort modeste, puisqu’il place la barre à 10 000 signatures. La seconde condition est que Marie-George Buffet et Olivier Besancenot se retirent en sa faveur. Là, ça risque d’être beaucoup plus difficile…

  • Le Pen en visioconférence (suite)

    Jean-Marie Le Pen a tenu lundi une conférence de presse par visioconférence depuis son siège de campagne à Saint-Cloud. Ayant à ses côtés Huguette Fatna, secrétaire nationale aux DOM-TOM, et Marine Le Pen, il s’est exprimé pendant une heure devant la presse martiniquaise réunie dans un hôtel de Fort-de-France. Il a notamment rappelé sa proposition, déjà formulée lors de sa précédente visioconférence (avec La Réunion ), d’instituer une zone franche en outre-mer afin d’y développer l’économie. Et il a traité du problème de l’immigration clandestine dans les départements français d’Amérique (qui atteint des proportions dramatiques en Guyane), « un des phénomènes principaux car c’est celui qui pèse extrêmement lourd sur le niveau social et l’équilibre social et financier de nos collectivités ».

  • Un groupe au Parlement européen

    A l’automne dernier on évoquait la possibilité pour le Front national et ses alliés de constituer de nouveau un groupe au Parlement européen. L’affaire se précise, selon Bruno Gollnisch, bien qu’entre temps les quatre députés de la Ligue du Nord qui étaient pressentis aient rejoint un autre groupe.

    « Pour le moment, c’est en bonne voie. Ce n’est pas encore fait mais je suis assez optimiste », a déclaré Bruno Gollnisch à l’AFP.

    Pour constituer un groupe politique, il faut réunir au moins 19 députés de cinq Etats membres. C’est l’arrivée des députés roumains et bulgares, dont les pays font partie de l’Union européenne depuis le 1er janvier, qui doit permettre de franchir le seuil.

    Le groupe doit comprendre les sept députés FN, les trois du Vlaams Belang, les cinq du parti de la Grande Roumanie , l’Autrichien du FPÖ Andreas Mölzer, le Britannique Ashley Mote (dissident de l’UKIP), les Italiens Luca Romagnoli (MS-FT) et Alessandra Mussolini (Alternative sociale). Il pourrait être présidé par Bruno Gollnisch.

    « Si ce groupe se fait, j’espère qu’il aura une fonction de catalyseur et que d’autres s’y joindront », ajoute celui-ci, qui espère le ralliement d’autres députés, notamment de Polonais de la Ligue des familles.

    Le groupe devrait être constitué la semaine prochaine, lors de la session plénière qui verra le renouvellement d’une grande partie des postes, dont celui du président de l’assemblée.

    L’importance de l’existence d’un groupe, tant en ce qui concerne les temps de parole que les financements européens et diverses facilités, n’échappe à personne. Notamment à la gauche, qui s’en « inquiète » à haute voix. « Je ne peux que regretter que l’extrême droite progresse et fasse entendre plus sa voix, parce que c’est une voix extrêmement dangereuse pour la démocratie et les droits humains », se lamente la socialiste Martine Roure. Car pour ces gens-là la démocratie ne consiste pas à donner la parole à tous les représentants élus du peuple.

    Le « Réseau européen contre le racisme », qui regroupe de nombreux lobbies « antiracistes » et démocrates à la façon socialiste, appelle carrément les autres groupes à « refuser de travailler avec le groupe proposé ou avec chacun de ses membres », car « nous ne pouvons pas accepter que de telles opinions deviennent des voix politiques légitimes ». C’est pourtant la voix de ces gens-là qui est illégitime, puisqu’ils ne sont pas élus et qu’ils n’ont pour tout argument que la calomnie et le mensonge.

  • L'or, l'encens et la myrrhe

    Les mages offrent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. L’or convient bien à un roi ; l’encens est présenté à Dieu en sacrifice ; et c’est avec la myrrhe qu’on embaume les corps des défunts. Les mages proclament donc, par leurs présents symboliques, qui est celui qu’ils adorent. Voici l’or : c’est un roi; voici l’encens : c’est un Dieu; voici la myrrhe : c’est un mortel. Il y a des hérétiques qui croient en sa divinité sans croire que son règne s’étende partout. Ils lui offrent bien l’encens, mais ne veulent pas lui offrir également l’or. Il en est d’autres qui reconnaissent sa royauté, mais nient sa divinité. Ceux-ci lui offrent l’or, mais refusent de lui offrir l’encens. D’autres enfin confessent à la fois sa divinité et sa royauté, mais nient qu’il ait assumé une chair mortelle. Ceux-là lui offrent l’or et l’encens, mais ne veulent pas lui offrir la myrrhe, symbole de la condition mortelle qu’il a assumée. Pour nous, offrons l’or au Seigneur qui vient de naître, en confessant qu’il règne en tout lieu; offrons-lui l’encens, en reconnaissant que celui qui a paru dans le temps était Dieu avant tous les temps; offrons-lui la myrrhe, en reconnaissant que celui que nous croyons impassible en sa divinité s’est également rendu mortel en assumant notre chair.

    Mais on peut aussi comprendre différemment l’or, l’encens et la myrrhe. L’or symbolise la sagesse, comme l’atteste Salomon : « Un trésor désirable repose dans la bouche du sage. » (Pr 21, 20, d’après les Septante). L’encens brûlé en l’honneur de Dieu désigne la puissance de la prière, ainsi qu’en témoigne le psalmiste : « Que ma prière s’élève devant ta face comme l’encens. » (Ps 141, 2). Quant à la myrrhe, elle figure la mortification de notre chair; aussi la sainte Eglise dit-elle, à propos de ses serviteurs combattant pour Dieu jusqu’à la mort : « Mes mains ont distillé la myrrhe. » (Ct 5, 5). Au roi qui vient de naître, nous offrons donc l’or si nous resplendissons devant lui de l’éclat de la sagesse d’en haut. Nous offrons l’encens si, dans la sainte ardeur de notre prière, nous consumons nos pensées charnelles sur l’autel de notre cœur, permettant ainsi à nos désirs du Ciel de répandre pour Dieu leur agréable odeur. Nous offrons la myrrhe si nous mortifions les vices de la chair par l’abstinence. Car la myrrhe, nous l’avons dit, empêche la chair morte de pourrir. Or asservir ce corps mortel à la débauche luxurieuse, c’est laisser pourrir une chair morte, comme le prophète l’affirme au sujet de certains hommes : « Les bêtes de somme ont pourri dans leur fumier. » (Jl 1, 17). Que les bêtes de somme pourrissent dans leur fumier, cela signifie que les hommes charnels achèvent leur vie dans la puanteur de la luxure. Nous offrons donc à Dieu la myrrhe quand, par les aromates de notre continence, nous empêchons la luxure de faire pourrir ce corps mortel.

    (Saint Grégoire le Grand,  homélie 10 sur l'Evangile, n. 6)