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politique

  • Obsédés

    Le gouvernement annonce qu’un nouveau projet de loi sur la parité sera présenté en conseil des ministres d’ici fin novembre, et examiné au Sénat avant la fin de l’année. Ce texte imposera la parité homme-femme dans les exécutifs régionaux et dans les conseils municipaux des villes de plus de 3.500 habitants, il obligera chaque candidat au conseil général à avoir un suppléant du sexe opposé, et il augmentera de 50 % les pénalités financières prévues en cas de non respect de la loi. Il semble qu’on n’ait pas encore trouvé de solution pour la parité à la présidence de la République.

  • Les « jurys citoyens » et la démocratie

    Ségolène Royal a choisi la même tactique que Nicolas Sarkozy : lancer des idées choc (ou de simples petites phrases bien frappantes) autour desquelles chacun doit prendre position, ce qui permet d’être en permanence au centre du débat politique. Le grand débat de ces jours-ci est donc la question des « jurys citoyens », autrement dit de jurys populaires tirés au sort et dont la mission serait d’évaluer et de surveiller le travail des élus, de vérifier qu’ils appliquent leurs promesses, etc. Il s’agit d’une idée qui s’inscrit dans les thèmes de la prétendue « démocratie participative », que l’on appelait naguère « populaire », ou soviétique. Car les soviets n’étaient rien d’autre que des « jurys citoyens », et comme par hasard la « démocratie participative » est une tarte à la crème de l’extrême gauche.

    Le fait que le mot citoyen soit utilisé comme adjectif montre que l’on est dans la subversion de la citoyenneté (comme pour les « votations citoyennes » sur le droit de vote des immigrés, les « attitudes citoyennes » qui sont antinationales, le « soutien citoyen » aux clandestins, etc.).

    Selon Ségolène Royal, l’institution de « jurys citoyens » serait susceptible de rendre la démocratie beaucoup plus vivante, de combattre la désaffection des Français pour la politique, d’en finir avec le fait que des « pans entiers de la société se sentent exclus du débat public », et donc, et surtout, d’éviter de « revivre le 21 avril 2002 ».

    Mais, comme le remarque Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, « ce n’est pas en court-circuitant la démocratie représentative par des “jurys citoyens, autrement dit des soviets, que l’on peut réhabiliter la politique. Si des “pans entiers de la société se sentent exclus du débat public“, c’est parce que la caste UMPS exclut ces citoyens de toute représentation politique, et rend ainsi le débat public impossible. »

    Le remède ségolénien est pire que le mal. Il dévalue la démocratie au lieu de la réhabiliter. « Le remède démocratique à la crise de la démocratie n’est pas dans une politique de soviets, dont on a déjà vu à quoi elle aboutit, mais dans l’ouverture loyale des instances représentatives de la République à tous les courants d’opinion, par l’instauration de scrutins à la proportionnelle intégrale », souligne Jean-Marie Le Pen.

    En effet, pour que les « pans entiers de la société » qui ne se sentent pas représentés par leurs élus aient le sentiment de l’être, il suffit qu’ils soient… représentés. Autrement dit, que les instances représentatives soient ouvertes à tous les courants d’opinion. Ce n’est pas une obscure fatalité qui « exclut » de nombreux citoyens de toute représentation politique, c’est une politique électorale voulue et mise en œuvre par la classe politique à laquelle appartient Ségolène Royal, et qu’elle ne veut pas modifier.

    Le projet ségolénien est donc de maintenir la caste au pouvoir et de lui adjoindre des soviets qui devront jouer le rôle de faire valoir et seront les organes des lobbies qui crient le plus fort. En rejetant encore plus loin les « exclus » qui le seront alors doublement.

    Le remède est au contraire que les instances représentatives deviennent vraiment représentatives, au lieu d’être confisquées par des partis monopolistiques et d’exclure d’emblée 40 % des citoyens.

    Cela suppose aussi de n’exclure personne du débat. Et s’il y a un véritable débat, et non le dialogue convenu entre les gens du sérail, les citoyens s’y intéresseront, ils retrouveront le chemin des urnes. Alors que les « jurys citoyens » ne feraient qu’aggraver l’abstention, en brouillant définitivement le visage de la démocratie.

  • Le délire de Cachan

    Un accord avait été conclu et signé vendredi sur le relogement provisoire des 370 immigrés qui occupent le gymnase de Cachan depuis l’évacuation du squat, le… 17 août. Un accord obtenu par une négociation entre les pouvoirs publics et les groupuscules qui manipulent les immigrés, grâce à la médiation des dirigeants de la Licra et de SOS Racisme envoyés par Sarkozy. On croyait donc que les occupants du gymnase allaient rapidement quitter les lieux…

    Samedi, 128 d’entre eux ont en effet été transportés vers des centres d’hébergement. Mais les 12 qui devaient être logés à Porcheville sont revenus au gymnase : c’est trop loin de leur travail… Du coup, ceux qui attendaient leur tour ont décidé qu’ils ne quitteraient pas le gymnase avant d’avoir visité les lieux où on veut les envoyer…

    Hier, les discussions sur les listes ont failli dégénérer en bagarre. « Si on n’est pas Malien ou Ivoirien, on est écarté de la liste », tempêtait un Nigérien en situation irrégulière. Ah, les problèmes de la préférence nationale… Les autres rétorquaient que le Nigérien avait quitté le squat avant l’évacuation et qu’il n’avait donc aucun droit à bénéficier du relogement…  Tandis que le porte-parole des « 1000 de Cachan » s’élevait contre le fait que certains sont écartés des listes parce qu’ils ne vivent pas dans le gymnase mais qu’ils font bien partie des « mille » et dorment ailleurs parce qu’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde…

    Hier soir avait lieu une nouvelle réunion entre les « médiateurs » et les « délégués des expulsés ». Au bout d’une demi-heure, trois délégués ont claqué la porte pace que, selon l’un d’eux, on voulait seulement leur communiquer la liste de ceux qui partiraient le lendemain matin (soit 48 personnes).

    Pierre Henry, le directeur général de France Terre d’Asile (l’association qui à elle seule a proposé 278 logements, dont 158 réservés aux « sans-papiers »…) était sur le point de craquer : « Il y a un niveau d’exigence qui devient incompréhensible, les choses me dépassent… »

    Le même Pierre Henry a par ailleurs fait une intéressante révélation. Sarkozy s’est engagé à examiner toutes les demandes de régularisations, tout en excluant, comme d’habitude, une régularisation massive. Pierre Henry déclare que cet examen « prendra du temps » et ne « devrait pas être bouclé avant la présidentielle »… Donc on n’en parlera plus d’ici là.

    Dans le flot des déclarations diverses sur cette affaire, on remarquera celle de François Bayrou. En se félicitant, samedi, du « dénouement heureux » qui se profilait, « parce que franchement la situation de ces familles était épouvantable », il ajoutait néanmoins qu’on « aurait dû trouver ces solutions de relogement avant de procéder à l’expulsion » du squat. Bayrou ne sait pas que les relogements avaient bel et bien été prévus, et refusés par les squatteurs fermement encadrés par le DAL, qui avait même fait revenir dans la rue ceux qui avaient déjà été relogés.

    Voilà un exemple typique d’aveuglement volontaire. On plaint les malheureux étrangers (dont plus des deux tiers n’ont aucun titre à résider en France), en oubliant les Français malheureux, et l’on refuse de voir que la situation « épouvantable » est le fait des étrangers eux-mêmes et de leurs « soutiens » révolutionnaires. Bayrou préside l’UDF et se présente aux électeurs avec un bandeau sur les yeux et des bouchons dans les oreilles.

  • Club de l'Horloge : pas une voix pour Sarkozy !

    La XXIIe université du Club de l’Horloge s’est tenue samedi et dimanche à Paris. On sait que l’idée fixe de ce cercle est l’union de la droite, et un coup d’œil distrait sur le thème de l’université : les ruptures nécessaires, pouvait laisser croire que cette union pouvait aujourd’hui se faire autour de Nicolas Sarkozy, le chantre de la rupture.

    Ce serait oublier que le Club de l’Horloge pose des conditions à l’union de la droite, lesquelles découlent du fait qu’il s’agit précisément de la droite, ce qui impose que les ruptures nécessaires sont celles qui doivent être opérées avec tout ce qui ressortit à l’idéologie de gauche. Or, non seulement Sarkozy ne rompt pas avec l’idéologie de gauche, mais il est, à « droite », celui qui s’en inspire le plus. D’où la conclusion du Club de l’Horloge : « la rupture de Sarkozy, c’est une imposture ». Et l’appel lancé par Henry de Lesquen dans son discours de clôture : pas une voix pour Sarkozy au premier tour, pas une voix pour Sarkozy au second tour s’il y parvenait. Car cet homme « est un danger pour la République ».

    En effet, explique Henry de Lesquen, s’il y a une rupture qu’il ne faut pas faire, c’est la rupture avec les principes de la République et de la nation. Or la rupture de Sarkozy, c’est celle-là.

    Si le Club de l’Horloge ne soutient jamais un candidat en particulier, rappelle son président, il se réserve le droit de recommander de ne pas voter pour tel ou tel candidat. La première « exclusion nécessaire » concerne tous les candidats de gauche. « Une deuxième exclusion doit porter sur tout candidat portant une étiquette de droite qui, cependant, a franchi la limite de l’inacceptable sur un point essentiel. »

    Or il y a un candidat, qui est le président du parti majoritaire, et qui :

    1 – veut donner le droit de vote aux immigrés

    2 – est favorable à l’installation de l’islam en France

    3 – est pour le mariage homosexuel

    4 – veut faire adopter la Constitution européenne par la voie parlementaire

    5 – est un ardent partisan de la discrimination prétendue positive.

    « Cet homme, si par malheur il était élu, serait un danger pour la République, puisque son programme est incompatible avec les principes, les valeurs, les idéaux républicains. »

    La prétendue discrimination positive, insiste Henry de Lesquen, est complètement négative, elle viole l’égalité républicaine et la subvertit. Elle est « un crime contre la République ».

    Avec un tel candidat de droite, les Français n’ont pas besoin de la gauche, souligne Henry de Lesquen. Et il prend l’exemple de la prétendue « double peine ». Dans son livre Témoignage, Sarkozy consacre pas moins de cinq pages à ce sujet. Il proclame combien il est « fier d’être l’homme politique de droite qui a supprimé la double peine », et il va jusqu’à s’exclamer : « Ce que la gauche avait rêvé de faire sans oser le mettre en œuvre, nous l’avons réalisé ! » C’est ainsi, commente Henry de Lesquen, que Nicolas Sarkozy a « institué un droit de séjour perpétuel, en France, pour les délinquants et les criminels étrangers, qui peuvent ainsi récidiver chez nous, en faisant de nouvelles victimes ». Et comme pour illustrer cette désastreuse vérité, peu après la sortie de ce livre, il y a eu l’affaire Bouchelaleg. Cherif Bouchelaleg est l’homme dont le sort avait ému le ministre de l’Intérieur, c’est son cas qui l’avait conduit à supprimer la double peine, au motif idiot que cela avait des répercussions sur la famille du condamné. Comme si toute condamnation n’avait pas de répercussions sur la famille, ainsi que le fait remarquer Jean-Marie Le Pen. Or voici que Cherif Bouchelaleg se fait arrêter de façon quelque peu tumultueuse, après avoir foncé sur les barrages de gendarmerie qui protégeaient le Premier ministre, à Sallanches, au volant d’une voiture volée (la troisième de la journée), après avoir commis un nombre impressionnant de délits les jours précédents. Voilà donc de quoi Nicolas Sarkozy est « fier ». Et le ministre de l’Intérieur a osé déclarer que ce n’était pas un problème de double peine mais de récidive. Alors que s’il n’avait pas aboli la « double peine » par compassion déplacée pour la famille de Cherif Bouchelaleg, il n’y aurait évidemment pas eu de récidive. En tout cas chez nous.

    Conclusion : « En dépit des discours trompeurs qu’il multiplie à loisir pour berner les électeurs de droite, on a affaire à un adversaire déterminé de la République, à un complice de la gauche anti-nationale. Il faut le dire sans ambiguïté : nous qui sommes attachés à la nation et à la République, nous ne voterons jamais pour cet imposteur. »

  • L’explication foireuse

    Le nombre de demandeurs d’emploi à l’ANPE est resté stable au mois d’août. Ainsi, nous disent les médias, la baisse du chômage marque une « pause » pour la première fois depuis le début de l’année, et le taux de chômage calculé selon les modalités du BIT remonte à 9 %.

    « Ce n’est pas brillant », a reconnu Dominique de Villepin, donnant toutefois aussitôt aux Français une explication à cette contre-performance, qui contredit l’annonce maintes fois répétée que le chômage n’allait pas s’arrêter de baisser. Ce sont des « raisons conjoncturelles » qui expliquent la « pause », affirme-t-il. Au premier rang desquelles l’arrivée de jeunes sur le marché du travail à la fin de l’été. Le ministre Borloo avait lui aussi avancé cette explication, dès la publication des chiffres.

    Mais, comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, « c’est du pipeau ».

    En effet, les chiffres qui sont communiqués par le gouvernement, ces chiffres dont on parle, sont « corrigés des variations saisonnières ». Les « sautes d’humeur » du marché de l’emploi, quand elles se produisent chaque année au même moment, ne sont pas visibles dans les statistiques : elles sont « corrigées », de façon à obtenir une courbe lisse et non en dents de scie. C’est ce que remarque Jean-Marie Le Pen : « Les “raisons conjoncturelles“ qui se reproduisent chaque année, comme l’arrivée de jeunes sur le marché du travail à la fin de l’été, sont déjà prises en compte dans la courbe statistique, elles ne peuvent pas influer sur le résultat d’un mois donné. »

    Ainsi, « les combines permettant de faire baisser statistiquement le chômage ont marqué le pas au mois d’août », et l’explication officielle de la « pause » ne tient pas la route. Il va falloir s’activer, au ministère de M. Borloo, pour trouver autre chose.

  • Sarkozy en campagne à Dakar

    Nicolas Sarkozy a avancé son voyage à Dakar afin de précéder Ségolène Royal qui avait annoncé sa visite pour cette semaine. Tel est le jeu dérisoire des vedettes des sondages lancés dans leur course médiatique à la présidentielle.

    Le ministre de l’Intérieur avait éprouvé le besoin urgent de conclure un accord sur l’immigration avec le gouvernement sénégalais. « Palsambleu ! » s’est exclamé Jean-Marie Le Pen au Grand rendez-vous Europe 1 Le Parisien TV5. « Pourquoi a-t-on attendu tant de temps, alors que M. Sarkozy a été ministre de l’Intérieur il y a de nombreuses années, c’est justement en période de campagne électorale que lui vient l’idée de cet accord merveilleux, miraculeux… »

    L’accord a bien entendu été qualifié d’« historique » par Nicolas Sarkozy. En fait ce sont surtout des mots, comme on le voit avec la partie qui concerne l’engagement à accepter et organiser conjointement le retour des ressortissants en situation irrégulière. Jean-Marie Le Pen a fait remarquer que le Sénégal venait de refuser le débarquement sur son sol de quelques Sénégalais en situation irrégulière sous prétexte qu’ils auraient été maltraités. Or cela est aussi dans le texte, qui conditionne le retour au « respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes ». Il suffit donc de crier très fort et de se débattre pour que l’accord ne s’applique pas…

    On attendait avec intérêt le chapitre sur ce que Sarkozy appelle l’immigration choisie, concept que le président Wade avait rejeté de façon très ferme, puisque cela consiste pour la France à aller chercher des compétences qui manqueront aux pays d’origine. Le texte de l’accord ne parle pas d’immigration choisie, mais reprend le concept d’immigration concertée, qui est l’expression utilisée par le président Wade. Il stipule que « le Sénégal et la France conviennent sur la base de réciprocité de procéder à des échanges réguliers d’informations sur les métiers qui, dans chacun des deux pays, connaissent des difficultés durables de recrutement et pourraient donner lieu, sans effet d’éviction au détriment des demandeurs d’emploi locaux, à un recrutement à l’étranger. »

    Cela est fort bien écrit, et très clair : il s’agit d’échanges d’informations. Lesquelles pourraient éventuellement conduire la France à recruter au Sénégal si ce n’est pas au détriment du Sénégal. Si les mots ont un sens, il ne reste donc rien, dans l’accord historique, de l’immigration choisie.

    Il est curieux que, dans le chapitre du développement, soit spécifié le fait que seront mises en œuvre des « stratégies concertées pour permettre la réinsertion au Sénégal des médecins et autres professionnels de santé sénégalais travaillant en France et volontaires pour un tel retour ». Et seulement des médecins. Pourquoi ? Parce que dans aucun autre domaine il n’y aurait de Sénégalais qui seraient mieux à leur place dans leur pays pour participer à son développement ? Poser la question c’est y répondre, et surtout montrer que l’accord « historique » ne change rien pour l’essentiel. Il ne s’agissait que d’un coup médiatique du candidat Sarkozy cherchant à faire croire aux Français qu’il travaille concrètement contre l’immigration irrégulière et que son concept d’immigration choisie est aussi bien admis en Afrique qu’il est bon pour la France. C’est se moquer des Français.

  • Demander l’avis du peuple

    Les Suisses ont voté à une large majorité en faveur de nouvelles lois plus restrictives sur l’immigration (68 %) et le droit d’asile (67,8 %). Alors qu’il y a souvent des différences entre les cantons (notamment entre les cantons francophones urbains et les cantons alémaniques ruraux), sur ces questions c’est l’unanimité : tous les cantons se sont prononcés en faveur de ces lois.

    La presse helvétique souligne qu’il s’agit d’une part d’une lourde défaite des élites intellectuelles, culturelles et religieuses, qui avaient toutes appelé à voter non, et d’autre part d’une lourde défaite politique de la gauche, qui était à l’origine de ce scrutin.

    En effet, les lois dont il est question sont des lois qui ont déjà été votées par le Parlement. La gauche, pour les contester, en avait appelé au référendum. Le résultat est sans appel. Cette claque spectaculaire est une belle illustration de l’irréalisme de la gauche, et, comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, « du fossé qui s’est creusé entre les prétendues élites et le peuple », en Suisse comme ailleurs.

    En outre, la gauche a ainsi offert une éclatante victoire Christoph Blocher, le chef de l’UDC qui est sa bête noire, et qui est le ministre de la Justice et de la Police depuis la forte poussée de son parti aux dernières élections.

    La loi sur l’immigration consiste à interdire la venue en Suisse d’étrangers non européens qui ne seraient pas recrutés pour un poste de travail précis. Le candidat devra prouver qu’il dispose de qualifications professionnelles particulières et qu’aucun travailleur suisse ou européen n’a été trouvé pour occuper le poste qu’il convoite. La loi sur le droit d’asile prévoit le rejet sans examen des demandes de « sans-papiers ». Elle supprime l’aide sociale en faveur des déboutés, la remplaçant par une aide d’urgence minimale.

    « La Suisse a adopté l’une des législations restrictives en Europe, et d’autres pays pourraient suivre », se lamente le porte-parole du Haut Commissariat pour les réfugiés. C’est tout ce que l’on peut souhaiter.

    Mais pour cela, il faut que les peuples puissent s’exprimer. Ce scrutin, constate Jean-Marie Le Pen, montre « la nécessité d’une large extension du recours au référendum pour que soit conduite une politique conforme aux aspirations et aux intérêts de la nation ».

  • Bruno Gollnisch et le syndrome « hongrois »

    Dans un communiqué d’une ironie mordante, Bruno Gollnisch exprime clairement ce que de nombreux Français pensent en voyant ce qui se passe à Budapest, et la façon dont le scandale a été traité par nos médias :

    « Un homme politique qui ment sur son bilan, la situation économique et sociale catastrophique de son pays et l’énorme part de responsabilité que lui et son gouvernement ont dans ce désastre, et ce, dans le seul but de se faire réélire, il n’y a qu’en Hongrie que l’on voit ça ! Si l’on en croit la presse française.

    « En France, c’est bien connu, la classe politicienne prononce toujours un discours clair, franc, véridique. Elle tient absolument toutes les promesses électorales qu’elle fait à ses électeurs. Ce n’est pas en France qu’un candidat à la Présidentielle promettrait de réduire la fracture sociale pour oublier ces mots mêmes à peine élu. Ce n’est pas en France qu’un Ministre, et candidat à ce même type d’élection, promettrait de lutter contre l’immigration clandestine et de promouvoir une immigration prétendue « choisie », en même temps que dans les faits, il mettrait en place une nouvelle pompe aspirante à cette immigration clandestine en régularisant des milliers d’immigrés illégaux.

    « Pour faire preuve d’autant de duplicité, c’est certain, il faudrait être hongrois. »

     

  • Fromage

    Le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy, en conseil des ministres, a nommé Martine Aubry conseiller d’Etat. Mais oui.

    L’Etat ferait pourtant bien de se passer des conseils de Martine Aubry.

  • Le Pen et les régularisations

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen juge « dérisoire » la polémique que développent la gauche et les lobbies de l’immigration contre Sarkozy, qui régularise près de 7 000 parents clandestins, ce qui correspond au chiffre qu’il avait annoncé au début de l’opération. En fait Sarkozy paraît assez crédible quand il dit qu’il avait extrapolé à partir des premiers milliers de dossiers déposés en préfecture.

    « Ce qui importe, souligne Jean-Marie Le Pen, est le chiffre qu’avait donné le ministère de l’Intérieur avant la circulaire : 720 familles, comparé au raz-de-marée des demandes de régularisations que la circulaire a provoquées. Les clandestins sont infiniment plus nombreux que ne le pensait le ministère de l’Intérieur. »

    Et ce qui importe pour l’avenir, poursuit-il, c’est « que l’épisode n’est pas clos, mais que les régularisations vont se poursuivre, discrètement, par le canal d’une “commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour“, qui vient d’être créée en vertu de la nouvelle loi Sarkozy sur l’immigration, et qui rend l’exceptionnel permanent ».

    Et de conclure : « Le vrai scandale est là : par sa nouvelle loi, Sarkozy a créé une nouvelle filière d’immigration. »

  • L'UDF n'existe pas

    Le secrétaire général adjoint de l'UMP aux élections, Alain Marleix, annonce que l'UMP n'investira aucun candidat contre les députés UDF sortants.

    Ce n'est certes pas une surprise, mais une confirmation que l'UDF n'existe au Parlement que par la grâce de l'UMP. Il en est de même du MPF de Philippe de Villiers, qui lui non plus n'aura pas de candidat UMP face à lui.

    Bayrou, comme Villiers, peut faire semblant d'être indépendant, et même, à l'occasion, de s'opposer vigoureusement à l'UMP, tout cela n'est qu'un petit jeu médiatique. Sa formation n'est qu'une annexe de l'UMP. Un parti satellite, comme on disait dans les pays de l'Est.

  • La farce des régularisations exceptionnelles

    Le chiffre « exact » et « final » est 6 924, a déclaré Nicolas Sarkozy. Il s’agit du nombre des parents « sans papiers » d’enfants scolarisés qui sont régularisés en vertu de la circulaire du 13 juin. Quelque 30 000 dossiers avaient été déposés dans les préfectures.

    Les lobbies et la gauche hurlent que la procédure a été arbitraire, que Sarkozy a appliqué un quota prédéterminé, puisqu’il avait annoncé lui-même qu’il y aurait 6 000, puis entre 6 000 et 7 000 régularisations.

    Le problème n’est pas là du tout. Comme il le dit lui-même, et c’est vrai, lorsque Sarkozy a évoqué ces chiffres, fin juillet puis début août, c’est parce qu’il faisait une extrapolation à partir des milliers de dossiers déjà déposés.

    C’est donc un mauvais procès qu’on lui fait.

    Il faut revenir plus loin en arrière. Le 6 juin au Sénat, Nicolas Sarkozy évoque la question de ces familles et annonce qu’il fera un geste en faveur de celles qui répondent à certains critères. Dans l’entourage du ministre, on précise que 720 familles sont concernées. La circulaire qui précise les critères de régularisation de ces 720 familles est envoyée aux préfets le 13 juin.

    Le 6 juillet, dans Le Monde daté du lendemain, le directeur de la police à la préfecture de Paris déclare : « Nous savons que nous allons régulariser plusieurs milliers » de familles. Aussitôt, Sarkozy, courroucé, répond que « ceux qui parlent de chiffres parlent de sujets qu’ils ne connaissent pas ». Et c’est lui-même qui évoquera ensuite plusieurs milliers de régularisations, au vu de l’affluence des demandes, une affluence qu’il n’avait absolument pas prévue.

    Sarkozy s’était basé sur les demandes de reconduites à la frontière. Mais les préfectures ont vu débarquer des milliers et des milliers de clandestins dont elles ne soupçonnaient pas l’existence…

    Tel est le fait à retenir : l’immigration clandestine est beaucoup plus importante que n’affectent de le croire les responsables politiques.

    On aura remarqué d’autre part que Nicolas Sarkozy ajoute : « Maintenant, nous en revenons à la procédure dite normale. »

    En réalité on ne revient pas à la procédure « dite normale ». On inaugure la procédure inscrite dans la nouvelle loi sur l’immigration, celle qui passe par la « commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour ». Expression dont Jean-Marie Le Pen soulignait en juillet dernier qu’il s’agit d’un oxymoron : une contradiction dans les termes : « Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas d’admission exceptionnelle, mais d’une nouvelle forme normale de régularisation. Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une nouvelle filière d’immigration familiale. »

    Et c’est ce que Sarkozy appelle la « procédure dite normale ». On doit comprendre : la nouvelle procédure officielle, à laquelle les déboutés de la circulaire pourront avoir recours, tandis que la plupart des déboutés des deux procédures pourront rester sur notre territoire, toujours sans papiers, mais sans plus de problèmes qu’auparavant.

    C’est pourquoi Arno Klarsfeld peut déclarer : «Il est évident que les 23 000 familles qui n’ont pas été régularisées ne vont pas toutes être expulsées ». Là ce n’est pas un oxymoron, c’est une litote…

  • Coïncidence…

    Jeudi dernier, le nouveau directeur de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier, déclarait à l’AFP que son magazine a « clairement un défi de vente en kiosque ».

    Le numéro de L’Express qui paraissait en kiosque ce jour-là était titré La bombe Le Pen, et montrait en couverture une photo de Le Pen tout sourire et tout à son avantage…

    J’ai pu constater avec plaisir, hier, qu’on peut ainsi voir dans toutes les rues de Paris, au dos des kiosques, cette photo de Le Pen, en grand format.

    Miracle du défi de la vente en kiosque...

  • L’outrecuidance de Klarsfeld junior

    Le tribunal correctionnel de Paris a fait savoir que Jean-Marie Le Pen répondrait les 7 et 8 juin 2007 de ses propos sur l’occupation parus dans Rivarol en janvier 2005. Début juin, c’est après l’élection présidentielle. Me Arno Klarsfel, ex-soldat de Tsahal et médiateur de clandestins, en l’occurrence partie civile dans cette affaire au nom de l’association des fils et filles de déportés juifs de France, « dénonce la décision de pure opportunité d’organiser ce procès après la présidentielle, cela peut-être afin de protéger M. Le Pen contre une éventuelle sanction d’inéligibilité ». Et d’ajouter qu’il demandera, lors de la prochaine audience-relais, le 7 février, « à ce qu’il soit jugé plus tôt ».

    Me Wallerand de Saint Just, l’avocat de Jean-Marie Le Pen, a aussitôt réagi à ces propos, qui ne sont pas d’un avocat mais d’un partisan politique frénétique.

    Me Klarsfeld, remarque Wallerand de Saint Just, « aurait mieux fait d’être présent à l’audience ». Non seulement il n’était pas là (c’est un homme très occupé…), mais il était représenté par un de ses collaborateurs « qui est resté coi » ! Il est « outrecuidant de sa part », ajoute Me de Saint Just, d’indiquer ensuite dans le presse qu’il réclamera lors d’une prochaine audience que le procès soit avancé…

    En outre et surtout, Arno Klarsfeld persiste à parler de la possibilité d’une condamnation de Jean-Marie Le Pen à l’inéligibilité. Et c’est ce qui motive sa réaction : ce procès aurait pu être l’occasion d’empêcher Le Pen d’être candidat. Wallerand de Saint Just « répète qu’aucune des incriminations poursuivies ne permet de demander, et encore moins d’obtenir, une telle inéligibilité ». Et il rappelle que pour Jean-Marie Le Pen, les incriminations de « complicité d’apologie de crimes de guerre » et de « complicité de contestation de crimes contre l’humanité » sont aussi bien outrageantes que dérisoires par rapport aux propos qu’il a tenus et qui n’étaient d’ailleurs pas destinés à être publiés.

    Louis Aliot, secrétaire général du Front national, souligne pour sa part que Me Klarsfeld « prouve une nouvelle fois sa conception totalitaire de la vie démocratique » en faisant pression sur les juges pour qu’ils s’immiscent dans le jeu électoral, au mépris de la séparation des pouvoirs.

  • Immigration clandestine : le mensonge de Bruxelles

    Les Canaries ne cessent de battre des records d’afflux d’immigrés clandestins. Il en arrive chaque semaine davantage. Ils ont été plus de 6 000 au mois d’août, ce qui était un record absolu, mais ils étaient déjà plus de 5 000 dans les 12 premiers jours de septembre. Il en est grosso modo de même à Lampedusa, en Italie.

    Du coup, les gouvernements commencent à s’affoler, et pas seulement le gouvernement espagnol. Car les autres Etats européens sont aussi concernés, et particulièrement la France : les clandestins qui arrivent aux Canaries n’ont pas vocation à s’y installer. Après 40 jours d’internement, ils sont tout benoîtement débarqués sur la péninsule, avec en poche un ordre d’expulsion, parfaitement inapplicable s’ils ont pris le soin élémentaire d’arriver sans le moindre papier d’identité.

    Alors on voit les gouvernements appeler Bruxelles à l’aide. En retour, Bruxelles fait savoir que l’immigration n’est pas de sa compétence, et… appelle les Etats membres à la « solidarité ». Sic.

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen juge « pathétique » cet appel au secours, et « scandaleuse » la réponse de Bruxelles. En effet, comme il le rappelle, « l’immigration est du domaine communautaire en vertu du traité d’Amsterdam ». Certes, le traité donnait un délai de cinq ans. Mais à l’expiration de ce délai, en novembre 2004, un sommet européen a bel et bien officialisé le basculement dans le domaine communautaire de la politique d’immigration (du moins l’immigration illégale, puisque l’Allemagne a refusé de perdre tout de suite le contrôle de l’immigration légale). « Immigration, asile et frontières » est ainsi l’intitulé de la « direction B » du département « Liberté, sécurité et justice » de la Commission européenne.

    Certes, encore, les moyens de la « direction B » sont très limités, et la Commission peut accuser les Etats membre de traîner les pieds, voire de ne rien vouloir faire contre l’immigration illégale au plan communautaire. Mais l’accusation est absurde, car lorsque la Commission veut quelque chose, elle l’obtient.

    Quoi qu’il en soit, c’est un mensonge de Bruxelles de prétendre que ce n’est pas de sa compétence (et particulièrement de l’ineffable Louis Michel, qui n’arrête pas de le répéter). Un mensonge, constate Jean-Marie Le Pen, qui « vise seulement à masquer l’impuissance européenne, et le fait que le déferlement des clandestins est l’un des innombrables échecs de l’Union européenne ».

    Le premier crime contre les nations, de ce point de vue, ce furent les accords de Schengen, qui supprimaient les frontières internes de l’Union européenne et permettaient ainsi aux clandestins de circuler librement. Principe inscrit en lettres d’or dans le traité d’Amsterdam, qui prétendait que l’Union européenne allait assurer le contrôle des frontières extérieures. On voit ce qu’il en est. La soi-disant « agence Frontex », qui est censée s’occuper de ce contrôle, est inexistante, et sa mission aux Canaries quasiment invisible.

    Comme le souligne Jean-Marie Le Pen, « toute politique réaliste en la matière ne peut être que nationale, elle nécessite l’abrogation du traité d’Amsterdam et des accords de Schengen ».

  • Les limites de la dictature « antiraciste »

    Certains magistrats refusent de céder à la dictature des lobbies antiracistes, comme en témoignent deux jugements rendus hier.

    Le tribunal correctionnel de Montpellier a relaxé une société immobilière qui était poursuivie pour « discrimination dans l’offre ou la fourniture d’un bien en raison de la race ». Un homme avait visité un appartement et fourni des documents concernant son garant, de nationalité algérienne. Le logement avait été refusé au motif que « le cautionnaire doit être de nationalité française » et qu’il n’a présenté qu’une carte de résident. Or la loi stipule qu’il est interdit d’écarter un garant sous prétexte qu’il est de nationalité étrangère. La société immobilière a reconnu que la lettre de réponse avait été mal formulée et qu’il s’agissait d’une maladresse, mais a précisé qu’en réalité il manquait d’autres documents dans le dossier. Le procureur a demandé 1 500 euros d’amende, mais le tribunal a donné raison à la société immobilière, constatant d’autre part que celle-ci louait une vingtaine des 80 appartements de la résidence à des étrangers. SOS Racisme est « scandalisé et abasourdi par une telle décision qui bafoue les textes, la jurisprudence et l’attente des parlementaires »…

    La cour d’appel de Paris a débouté un cadre de Renault, Français d’origine tchadienne, Laurent Gabaroum, qui accusait le groupe automobile d’avoir bloqué son avancement en raison de la couleur de sa peau. Les prud’hommes avaient déjà écarté la « discrimination raciale » mais condamné Renault à verser au plaignant 120 000 euros pour « inexécution loyale du contrat de travail ». La cour d’appel infirme ce jugement et le condamne à rembourser les 120 000 euros. La cour constate que le plaignant a eu un déroulement de carrière parfaitement normal, et même que, « tout en restant au sein des effectifs de son employeur, il a fait les études de son choix, a été promu cadre en interne, a connu une expérience professionnelle à l’étranger fructueuse et satisfaisante à ses yeux ». Et d’ajouter : « Le fait que M. Gabaroum ait, à plusieurs reprises, accusé publiquement la société Renault de discrimination raciale et qu’il ne soit pas satisfait du déroulement de sa carrière ne suffit pas à établir la réalité d’une discrimination. » Le MRAP, qui s’était porté partie civile, a été débouté avec lui.

  • Pour rester en France, soyez homosexuel

    Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière d’un Algérien de 18 ans, au motif qu’il est homosexuel. Son avocat  a fait valoir que la vie des homosexuels était difficile « dans les pays arabes ». Il s’est élevé d’autre part contre le fait que la préfecture ait exigé que l’Algérien justifie ses « préférences sexuelles » au lieu de le croire sur parole. Mais le jeune homme a pris soin de se présenter à l’audience avec une « attestation » de son « compagnon » pour prouver leur relation.

    Avis aux étrangers en situation irrégulière venant de « pays arabes » : si vous êtes arrêté, clamez que vous êtes homosexuel et que vous serez persécuté dans votre pays. Et munissez-vous d’une « attestation ». Vous resterez en France.

    Et voilà comment on invente une nouvelle filière d’immigration clandestine.

  • Supprimer les partis politiques ?

    Le mensuel La Nef publie dans son numéro de septembre un "appel à la suppression des partis" politiques.

    Le débat sur l'existence des partis politiques est légitime, mais il est très théorique, dans la mesure où notre démocratie, où toute démocratie actuelle, ne vit qu'à travers les partis politiques.

    Selon les signataires de l'appel, le parti politique empêche la réflexion souverainement libre de la personne, ne peut procéder que par l'intimidation, est donc intrinsèquement mensonge. Et quiconque veut jouer un rôle politique doit passer sous les fourches caudines des partis, se plier aux idées ou programmes qu'ils défendent.

    Cette vision est curieuse. Elle implique qu'on ne pourrait pas librement adhérer à un parti, à ses idées, à ses objectifs, et que tout membre d'un parti politique serait embrigadé à son corps défendant, passant sous des fourches caudines pour être élu... sur un programme qui n'est pas vraiment le sien.

    Cela ne correspond évidemment pas à la réalité. On ne peut pas adhérer à un parti, militer dans un parti, en ayant conscience d'être soumis à une intimidation. Il y a une contradiction patente entre le fait d'adhérer et de passer sous les fourches caudines. Et il est pour le moins étrange de penser que tous les membres des partis politiques ont abdiqué leur liberté et se sont mis au service du mensonge.

    Le parti politique, nous disent encore les signataires de l’appel, est quasiment incapable de raisonner en terme de bien commun, et ce n’est pas un hasard si ce concept a disparu du langage politique.

    Eh bien ce n’est pas vrai. Je connais un parti politique dont le programme fait mention du bien commun dès sa première page, et qui pose le bien commun en principe, dans son chapitre sur les institutions. Et le numéro 2 de ce parti, en clôture de son université d’été, au début de ce mois, a commencé son allocution par ce propos : « Notre seule boussole est le bien commun. » Il ne s’agit pas d’un parti marginal, mais de celui dont le représentant est arrivé en deuxième position lors de la dernière élection présidentielle.

    Le débat est tellement théorique que les signataires de l’appel oublient de dire comment on peut supprimer les partis politiques. Or les partis politiques ne sont rien d’autre que des associations à but politique. Pour les supprimer, il n’y a pas d’autre solution que d’interdire les associations à but politique. Ce qui est le propre d’un régime totalitaire : le contraire de ce qu’ils appellent de leurs vœux.
  • Un coup bas et tordu contre Le Pen

    Le quotidien Le Parisien a publié samedi dernier un article intitulé « Le FN perd 62 % de ses soutiens ». Il s’agit des maires qui avaient accordé leur parrainage à Jean-Marie Le Pen en 2002, et qui ne renouvelleront pas cet acte, pour 62 % selon le journal qui ne précise pas comment ce calcul a été effectué.

    L’article est essentiellement constitué de propos de 9 (neuf) maires qui expliquent pourquoi ils ne donneront pas leur signature cette fois-ci. Pour cinq d’entre eux, c’est à cause des menaces qu’ils ont reçues, concernant leurs biens ou leur famille. Pour deux d’entre eux, c’est à cause des pressions exercées par les députés et sénateurs qui menacent de ne plus verser de subventions. Pour les deux derniers, c’est parce que, en outre, Le Pen est trop vieux.

    Sous couvert d’information, cet article est un brulot anti-Le Pen. L’impression que le lecteur en retient est que Le Pen est dangereux, puisque, à cause de lui, des maires sont menacés, que de plus sa candidature n’est plus d’actualité, et que de toute façon il est fichu car il n’aura pas ses parrainages.

    L’attaque (récurrente) sur son âge est scandaleuse, et devrait scandaliser, si l’on n’était pas dans une société de dictature jeuniste. L’expérience, de la vie, de la politique, du monde, est une donnée capitale dans l’exercice des plus hautes responsabilités. Quant à l’énergie que déploie Jean-Marie Le Pen, il y a bien des jeunes qui en sont tristement dépourvus.

    S’étendre sur les menaces reçues par des maires et en faire un argument contre la candidature de Jean-Marie Le Pen devrait scandaliser encore davantage. Car ce sont là de graves atteintes à la démocratie, venant souvent d’élus qui manient le chantage le plus éhonté. Il conviendrait de leur rappeler que le chantage est sévèrement puni par la loi, au lieu d’en faire un argument tordu contre Le Pen.

    Cela dit, les chiens aboient, la caravane passe. Mais c’est la dignité du débat politique qui est chaque fois un peu plus ruinée dans notre pays.