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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2823

  • Saint Jean de Kenty

    « Kenty, l’humble village de Silésie qui donna naissance au Saint de ce jour, lui doit d'être connu en tous lieux pour jamais. Retardée par mille obstacles, la canonisation du bienheureux prêtre dont la science et les vertus avaient, au XV° siècle, illustré l'université de Cracovie, fut la dernière joie, le dernier espoir de la Pologne expirante. Elle eut lieu en l'année 1767. Déjà deux ans plus tôt, c'était sur les instances de l'héroïque nation que Clément XIII avait rendu le premier décret sanctionnant la célébration de la fête du Sacré-Cœur. En inscrivant Jean de Kenty parmi les Saints, le magnanime Pontife exprimait en termes émus la reconnaissance de l'Eglise pour l'infortuné peuple, et lui rendait devant l'Europe odieusement oublieuse un hommage suprême. Cinq ans après, la Pologne était démembrée. » (Dom Guéranger, Année liturgique).

  • L’Agrif contre Monsieur R.

    Sur les réquisitions du procureur de la République, le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Paris vient de renvoyer le rappeur Richard Makela, alias Monsieur R., devant le tribunal correctionnel, pour avoir, dans sa chanson FranSSe, injurié un groupe de personnes en raison de leur nationalité, en l’espèce les Français, en écrivant : « La France est une garce… la France est une de ces putes de mères qui t’a enfanté », et en orthographiant FranSSe avec le sigle de la SS  ; et pour avoir, dans son clip, provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation, en l’espèce les Français, en écrivant : « N’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une méchante il faut la traiter, mec », propos illustré par des images de deux femmes nues, blanches, tenant un drapeau français et par des images brouillées mais reconnaissables d’actes sexuels.

    La justice donne ainsi suite à la plainte déposée par l’Agrif, qui se félicite de cette décision, et souligne que seule sa procédure est sérieuse, au contraire de celle du député Mach qui avait en son temps défrayé la chronique.

    Au départ, deux députés UMP avaient saisi l’occasion pour faire parler d’eux : François Grosdidier et Daniel Mach, qui avaient annoncé qu’ils allaient porter plainte contre le rappeur anti-français. L’ineffable Grosdidier, l’homme de la mosquée et du ramadan spectacle de Woippy, a ensuite disparu de cette affaire. Daniel Mach a porté plainte, mais pour atteinte aux bonnes mœurs… Il a été naturellement débouté par le tribunal de Melun, celui-ci constatant que le député n'était pas habilité, en sa qualité, à intenter des poursuites contre le rappeur, et qu'il n'avait pas d'intérêt personnel à le faire, n'étant pas le père d'enfants mineurs. Ce qui avait permis à Richard Makela et ses soutiens de crier victoire.

    Grâce à l’Agrif, il y a aura donc finalement un procès de Monsieur R.

  • Le cardinal Pompedda

    Le cardinal Mario Francesco Pompedda est mort, à l’âge de 77 ans. On dit qu’il faisait partie de « l’aile libérale », et certains lui avaient attribué la paternité du « journal du conclave » racontant ce qui s’était passé pour l’élection de Benoît XVI. Peu importe. Pour nous, le nom du cardinal Pompedda est lié à un grand souvenir : il avait été l’envoyé spécial de Jean-Paul II aux cérémonies du septième centenaire de la mort de saint Yves, en mai 2003, à Tréguier. Pour honorer le saint patron des hommes de loi, le pape avait tenu à se faire représenter par le plus haut magistrat de l’Eglise, puisque le cardinal Pompedda était préfet du tribunal suprême de la signature apostolique et président de la Cour de cassation de l’Etat du Vatican. Le gouvernement français, quant à lui, avait délégué le… secrétaire d’Etat aux personnes handicapées… A cette occasion, Jean-Paul II avait envoyé un superbe message à l’évêque de Tréguier, rappelant notamment que la loi civile doit se conformer à la loi morale naturelle si l’on veut que les droits de l’homme aient un sens. Tout le message, soulignant « l’étonnante actualité » des valeurs vécues par saint Yves, était une réfutation du « Non à une loi morale qui primerait la loi civile », expression par laquelle Jacques Chirac avait rejeté l’encyclique Evangelium vitæ.

  • Le message des évêques

    Il y a du bon et du moins bon, mais il y a quelque chose, ce qui est déjà beaucoup, dans le Message du conseil permanent des évêques de France à l ‘occasion des prochaines élections. Il est manifeste que le pontificat de Jean-Paul II commence (enfin !) à porter ses fruits, et que celui de Benoît XVI accroît singulièrement le mouvement.

    Il y a tout d’abord ce qui devrait aller de soi, mais qui fait presque figure de nouveauté, tant on avait l’habitude de voir les évêques s’exprimer en matière politique et sociale comme si Dieu n’existait pas. Le message commence par « l’appel de Dieu à la conscience de l’homme » : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » Les évêques auraient pu rappeler (car qui aujourd’hui connaît la Genèse  ?) qu’il s’agit en fait de l’acte d’accusation de Caïn qui vient de tuer son frère Abel. Cela donne au propos un sens très fort : comment as-tu pu tuer ton frère ? Les évêques ont semble-t-il eu peur de dire que les atteintes à la fraternité – à la charité – sont littéralement homicides.

    Mais on doit leur donner acte qu’ils soulignent que pour un chrétien la fraternité vient du fait que nous disons Notre Père.

    Et le message se conclut par une citation de la première épître de saint Pierre, se terminant ainsi : « Honorez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu ». Un document épiscopal qui conclut sur la « crainte de Dieu », voilà qui est assez remarquable.

    Le message évoque avec une certaine insistance la « doctrine sociale de l’Eglise », expression qui avait quasiment disparu, parce qu’on ne voulait pas laisser penser que l’Eglise puisse, avec une autorité doctrinale, empiéter sur les prérogatives des acteurs laïques.

    Le message reprend aussi l’expression « vivre-ensemble », qui pour le coup vient d’ailleurs, et qui est devenue une tarte à la crème du politiquement correct. Mais les évêques lui donnent un sens précis. National. Mais oui. L’homme doit « répondre librement à l’appel à aimer sa famille, sa cité et son pays ». « Il n’est pas de citoyen du monde qui ne soit d’abord citoyen de son pays. » « Aimer son pays, soulignent-ils, ne consiste pas seulement à l’aimer virtuellement, par à coup, où lorsque tel événement suscite l’émotion. » La charité exige que le chrétien porte secours à son frère en difficulté, mais cela « n’épuise pas les devoirs », la charité exige aussi l’action politique : « L’action, par le biais du politique, est une forme indispensable de l’amour du prochain. Celui qui méprise le politique ne peut pas dire qu’il aime son prochain et répond à ses attentes. Celui qui méprise le politique méprise la justice. »

    Les évêques soulignent que si les hommes politiques « sont conduits à se plier au fonctionnement des médias où le slogan masque souvent la complexité des analyses de situation », le citoyen est en droit d’attendre d’eux « un effort de vérité devant les effets de la médiatisation », et ils ajoutent que le débat est essentiel, car « la démocratie, pour vivre, a besoin que chacun puisse exprimer son avis et l’exprime effectivement ».

    Qu’on le veuille ou non, et assurément les rédacteurs du message ne le veulent pas, ces propos concernent au premier chef le sort qui est réservé à Jean-Marie Le Pen et au Front national. Car ceux-ci ne doivent pas seulement se plier au fait que le slogan masque les analyses, ils doivent d’abord subir des slogans fabriqués contre eux, et ils ne peuvent pas exprimer effectivement leur avis, malgré leur gigantesque « effort de vérité » tentant de faire face à l’attitude hostile des médias.

    Mais les évêques ne pensent pas seulement aux hommes politiques, ils pensent aussi à eux-mêmes : plus loin, ils disent que « l’Eglise est prête à prendre part à un débat loyal où son avis ne serait pas disqualifié au départ ou marginalisé »… C’est à propos des questions de la vie et de la famille. Et sur ces sujet le message est ferme : « Comment construire la confiance si la société accepte l’exclusion des plus faibles, depuis la pratique de l’avortement jusqu’à la tentation de l’euthanasie ? » Il faut « promouvoir l’institution familiale », soulignent-ils, il est nécessaire de « garder au mariage son caractère unique d’union acceptée librement, ouverte à la procréation et institutionnellement reconnue ».

    Dans le cadre des « chantiers de la fraternité », le message évoque aussi, bien entendu, l’immigration. Ici, le discours est plus flottant, et balance entre le fameux accueil de l’étranger, qui doit être « généreux », et le fait que « nous ne pouvons pas recevoir tout le monde ». Balancement qui devient très périlleux lorsque les évêques affirment d’un côté qu’il est « normal que notre pays définisse une politique de l’immigration » (on en prend acte), et de l’autre côté qu’il est « impossible de renvoyer tous les clandestins » : il est normal que la loi définisse qui est clandestin, mais on ne peut pas appliquer la loi…

    C’est un balancement du même type que l’on constate en ce qui concerne l’Europe. D’un côté « l’Europe est devenue la condition de la liberté et de la prospérité de notre pays », mais il existe un bien commun national, et si l’unité nationale prend une nouvelle forme avec la régionalisation et l’Union européenne, on ne peut accepter une « disparition de l’Etat au profit d’une construction européenne qui risquerait alors de se réduire à des structures bureaucratiques ». C’est pourquoi les évêques en appellent à « un sens renouvelé de l’Etat, garant de l’unité nationale, dans un espace circonscrit à la fois par les régions et par l’Europe élargie ».

    Et ils concluent : « La prochaine présidence de la République aura à cet égard un rôle décisif. » En effet. Mais quel est le candidat qui met en avant l’unité nationale et refuse la disparition de l’Etat dans le magma « européen » ?

  • National Hebdo n° 1161

    Le numéro de National Hebdo qui paraît ce jour est titré : UMP, PS, combien de divisions ? Mon éditorial est surtout centré sur les divisions au sein de l’UMP, plus amusantes que celles de la gauche, comme l’a prouvé l’insipide et très ennuyeux « débat » des trois postulants socialistes mardi soir.

    Dans son billet, Loui Aliot souligne le grave échec de Sarkozy en matière de sécurité.

    Dans sa revue de presse, Topoline évoque « la dernière charge des mammouths staliniens » (il s’agit de l’apprentissage de la lecture).

    Michel Limier fait le portrait de Dominique Sopo, l’actuel président de SOS Racisme, « au service de Sarkozy ».

    Alexandre Martin constate que l’Algérie est devenue le « nouvel eldorado des patrons français ».

    A l’occasion du vote de la nouvelle loi sur le génocide arménien, Béatrice Pereire se penche sur les lois mémorielles et les repentances à répétition.

    Dans les pages culture, Marie-Claire Roy a vu au théâtre Si tu mourais, Topoline a vu au cinéma Le Grand Meaulnes, Hervé Pennven a découvert un « chef-d’œuvre » absolu dans l’enregistrement de pièces de piano de Bartok par Marta Gödény, et j’ai lu Le livre noir des évêques de France de Rémi Fontaine.

    Enfin, un petit scoop, en page 2, sur Christophe Forcari, le journaliste de Libération spécialisé dans la dénonciation du Front national.

  • Saint Pierre d’Alcantara

    « Il convient de considérer les affaires de la vie spirituelle, non comme une chose de l'art, mais comme une chose de la grâce. En les regardant ainsi, l'homme saura que le principal moyen pour obtenir des dons si précieux, est une profonde humilité et une parfaite connaissance de sa propre misère, avec une confiance entière en la miséricorde de Dieu. De la vue simultanée de sa misère et de la miséricorde divine, naîtront de continuelles larmes, et de ferventes oraisons ; et l'homme, entrant ainsi par la porte de l'humilité, obtiendra par l'humilité ce qu'il désire, et le conservera avec humilité, sans se confier en aucune manière ni en la méthode de ses exercices, ni en quoi que ce soit qui vienne de lui. » (Saint Pierre d’Alcantara, Traité de la dévotion)

  • La dernière blague de l’UNEF

    L’UNEF annonce que 90,4 % des étudiants sont favorables au droit de vote des étrangers. Juré craché. C’est le résultat de la « votation citoyenne » organisée par le syndicat (?) étudiant (?). Une votation citoyenne organisée hier dans les universités. Il y a eu 15.150 votants, selon l’UNEF. Sur plus de 2 millions d’étudiants. Soit moins de 0,8 % de participation. Voilà un scrutin représentatif !

  • La bourde de Taïeb

    Gérard Taïeb, l’avocat attitré du MRAP, annonce que, pour « éviter une victoire facile » de Philippe de Villiers, il a demandé « à regret » le désistement du MRAP dans son procès face au président du MPF.  Le MRAP poursuivait Philippe de Villiers pour ses propos contre l’islamisation de la France. Mais Me Taïeb s’est trompé d’alinéa  en citant la loi sur la presse… Il n’était pas au courant des dernières modifications de la numérotation. Autrement dit il est victime, et le MRAP avec lui, des lois antiracistes, qui ne cessent de modifier la loi sur la presse… Il est vrai aussi que le dernier « bulletin mensuel » de Gérard Taïeb, qui « vous informe sur l’actualité juridique », est daté de juillet-août, et que son blog a un seul message, celui qui en annonce l’ouverture, le 15 avril… Il doit être débordé, sans doute. Mais on espère que le MRAP le gardera longtemps.

  • Irak : les GIs tombent

    Dix soldats américains ont été tués hier en Irak. 67 depuis le début du mois. A ce rythme-là, octobre risque de devenir le mois le plus meurtrier en Irak pour l’armée américaine depuis le début de la guerre.

  • Curieux propos de Bruno Mégret

    Bruno et Catherine Mégret  ont été condamnés hier à un an d’inéligibilité, huit mois de prison avec sursis et 16 000 euros d’amende pour « détournements de fonds publics » à la mairie de Vitrolles. Une peine très en dessous des réquisitions du procureur, mais qui reste sévère pour des frais de courrier de propagande du MNR envoyé de la mairie et qui ont été remboursés. Mais là n’est pas la question. A la sortie du tribunal, Bruno Mégret aurait déclaré, selon l’AFP : « Je fais appel. Ce sera suspensif, et je serai candidat aux élections présidentielle et législatives de 2007. » Or, aux dernières nouvelles, Bruno Mégret faisait campagne pour l’Union patriotique que prône Jean-Marie Le Pen, et dans le dernier numéro de sa publication, le MNR s’en prend à ceux qui « manifestent une opposition au rassemblement des nationaux » derrière Jean-Marie Le Pen à la présidentielle et avec le Front national aux législatives, et « prendraient le risque de mettre la droite nationale en situation d’échec » s’ils persévéraient dans leur attitude, « alors même que le projet d’union patriotique initié par Jean-Marie Le Pen suscite l’enthousiasme des électeurs, des militants et d’une majorité des responsables de la droite nationale »…