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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2242

  • Le feu du Saint Esprit et celui de Prométhée

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    L'autre image de l'Esprit Saint que nous trouvons dans les Actes des Apôtres est le feu. J'ai mentionné au début l'opposition entre Jésus et la figure mythologique de Prométhée, qui rappelle un aspect caractéristique de l'homme moderne. S'étant emparé des énergies du cosmos - le feu - l'être humain semble aujourd'hui s'affirmer comme un dieu et vouloir transformer le monde en excluant, en mettant de côté, ou même en refusant le Créateur de l'univers. L'homme ne veut plus être image de Dieu, mais de soi-même ; il se déclare autonome, libre et adulte. Il est évident qu'une telle attitude révèle un rapport non authentique avec Dieu, conséquence d'une fausse image qu'il s'est faite de Lui, comme l'enfant prodigue de la parabole évangélique qui croit se réaliser lui-même en s'éloignant de la maison de son père. Entre les mains d'un tel homme, le « feu » et ses énormes potentialités deviennent dangereux : ils peuvent se retourner contre la vie et contre l'humanité elle-même, comme hélas l'histoire le démontre. Les tragédies de Hiroshima et Nagasaki, dans lesquelles l'énergie atomique, utilisée à des fins belliqueuses, a fini par semer la mort dans des proportions inouïes, sont une mise en garde constante.

  • La pollution de l’air spirituel

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    La tempête est décrite comme un « vent impétueux » et cela fait penser à l'air qui différencie notre planète des autres astres et nous permet d'y vivre. Ce que l'air est à la vie biologique, l'Esprit Saint l'est à la vie spirituelle ; et de même qu'il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle. Alors qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air - et pour cela l'engagement écologique représente aujourd'hui une priorité -, on devrait agir de même pour ce qui corrompt l'esprit. Il semble au contraire que l'on s'habitue sans difficulté à tant de produits qui polluent l'esprit et le cœur et circulent dans notre société - par exemple les images qui font un spectacle du plaisir, de la violence ou du mépris de l'homme et de la femme -. C'est aussi cela la liberté, dit-on, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'esprit, surtout des nouvelles générations, et finit ensuite par conditionner la liberté elle-même. La métaphore du vent impétueux de Pentecôte fait penser au contraire à quel point il est précieux de respirer un air propre, un air physique, par les poumons, et par le cœur, un air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour !

  • Que l’Eglise soit moins « essoufflée »…

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    Si nous ne voulons pas que la Pentecôte se réduise à un simple rite ou à une commémoration, même suggestive, mais soit un événement actuel de salut, nous devons nous prédisposer en religieuse attente du don de Dieu par l'écoute humble et silencieuse de sa Parole. Pour que la Pentecôte se renouvelle à notre époque, il faut peut-être - sans rien enlever à la liberté de Dieu - que l'Eglise soit moins « essoufflée » par les activités et plus dédiée à la prière.

  • Lundi de Pentecôte

    Que la grâce de l'Esprit-Saint daigne nous assister !
    Qu'elle fasse de nos cœurs son habitation,
    Qu'elle en expulse les vices de notre esprit.
    O vous qui éclairez les hommes , Esprit plein de bonté,
    Chassez les sombres ténèbres qui attristent notre âme.
    Vous qui êtes l'ami des  sages pensées, bon et saint,
    Répandez votre onction dans nos âmes.
    O Esprit, c'est vous qui nous purifiez de tous nos péchés.
    Purifiez en nous l'œil de l'homme intérieur,
    Afin que nous puissions un jour contempler le Père suprême,
    Qu'il n'est donné de voir qu'à ceux qui ont le cœur pur.
    C'est vous qui avez inspiré les Prophètes, et leur avez fait célébrer d'avance les louanges du Christ.
    Vous avez fortifie les Apôtres pour élever le trophée du Christ par le monde entier.
    Lorsque Dieu, par son Verbe, créa le ciel, la terre et la mer,
    Vous fîtes planer votre divinité sur les eaux pour les féconder, ô Esprit !
    Maintenant vous donnez à ces eaux la vertu de vivifier les âmes.
    Votre souffle rend les hommes spirituels.
    Le monde divisé en diverses langues et en divers cultes, vous l'avez réuni en un seul, ô Seigneur !
    O Docteur rempli de bonté, c'est vous qui avez rappelé les idolâtres au culte du vrai Dieu.
    Daignez donc , Esprit-Saint, exaucer nos supplications.
    Sans vous toutes nos prières seraient vaines et indignes de monter jusqu'à l'oreille de Dieu.
    C'est vous qui, par vos divines caresses, avez instruit et dirigé les saints dans tous les siècles, ô Esprit !
    Décorant aujourd'hui les Apôtres de dons nouveaux et inconnus aux âges précédents,
    Vous avez rendu ce jour glorieux à jamais. Amen.

    (Séquence qui fut attribuée au roi Robert le Pieux et qui est de Notker, moine de Saint-Gall)

  • Pentecôte

    Le cinquantième jour après la Pâque, c'est-à-dire une semaine de semaines (7 x 7 jours) après l'immolation de l'agneau pascal, marquant la sortie d'Egypte sous la conduite de Moïse, les juifs célébraient le moment où Dieu, sur le Sinaï, remit à Moïse les Tables de la Loi.

    En ce jour donc de la Pentecôte, le cinquantième jour après la Pâque du Seigneur, les disciples reçurent, non plus les tables de pierre de la Torah, mais le Saint-Esprit, la source de la Loi, la loi de la grâce.

    C'est ce à quoi fait allusion saint Jean à la fin du prologue de son Evangile :

    « Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce sur grâce ; car la Loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont advenues par Jésus-Christ. »

    Le Saint-Esprit s'est manifesté sous la forme de langues de feu : la Parole de Dieu. Par le Souffle divin, l'assemblée devient le lieu de la Présence du Verbe : l'Eglise, Corps du Christ.

  • François Hollande candidat (à la présidentielle)

    "Je n'ai pas à me changer moi-même, la politique ce n'est pas une communication", a dit hier soir François Hollande sur France 3. "Franchement, si je vous disais aujourd'hui que c'est en changeant je ne sais quoi de mon allure, de mon costume, que j'envisage de me présenter devant les Français, je serais indigne de la fonction à laquelle je pourrais prétendre. Moi je ne suis pas comme les autres, je considère que ce que j'ai à faire c'est apporter toute mon attention, toute ma vie aux idées et aux propositions, et c'est ce que je vais faire."

  • Les écoles islamo-turques en pleine expansion en Allemagne

    « Au début, nous n'avions que deux classes », raconte Muammer Akin, le directeur de l'école BIL de Stuttgart. Installée dans une ancienne fabrique métallurgique, l'école a vite grossi. Aujourd'hui, elle compte deux cent quatorze élèves répartis entre le « Gymnasium » (lycée) et la « Realschule » (collège).

    À la cantine, la nourriture est halal. Un tiers environ des jeunes filles portent le voile islamique.

    Des écoles de ce genre prolifèrent depuis quelques années dans le pays. À Berlin, Cologne, Dusseldorf, Hanovre... « Rien que dans le land du Bad Wurtenberg, on en compte quatre : à Stuttgart, Manheim, Karlsruhe et, depuis peu, Ludwisburg », confirme le sociologue Wolfgang Neumann, chercheur à l'institut franco-allemand.

    « Nous avons une liste d'attente de 80 noms », assure Muammer Akin en montrant la maquette des futurs locaux de l'école. Mise en chantier à la rentrée, elle pourra accueillir 650 élèves. Et n'aura pas de mal à les trouver : à Stuttgart, 64 % des enfants de moins de 5 ans sont issus de l'immigration.

    Ouest France explique que les Turcs créent ces écoles « pour palier les carences d'un système scolaire dans lequel leurs enfants ont du mal à trouver leur place »...

    (Ouest France, via Bivouac-ID)

  • Ils veulent des cimetières exclusivement musulmans

    De plus en plus de musulmans veulent se faire enterrer en France dans un cimetière islamique, ce qu'interdit la loi. Une association vient pourtant d'en faire la demande.

    L'initiative est unique en France, et risque de froisser les défenseurs de la laïcité. Une association de musulmans de Limoges recherche activement, et ce depuis plusieurs mois, un terrain dans la Haute-Vienne qui permettrait d'accueillir un cimetière uniquement réservé aux musulmans. Les membres de l'AMLF (Association des musulmans de Limoges pour la fraternité) savent bien que la loi française interdit les cimetières confessionnels et n'autorise que les carrés à l'intérieur des cimetières communaux. Mais le président Fethi Belabdelli compte bien trouver un moyen légal pour le créer...

    A Limoges, la place ne manque pourtant pas au carré musulman du cimetière de Louyat. Mais les anciens, comme Mohamed Anfouh, refusent d'y être enterrés. « J'habite Limoges, mes enfants et petits enfants vivent en France. J'aimerais reposer ici, mais sur un terrain réservé aux musulmans », martèle cet homme de 62 ans.

    « Beaucoup d'anciens ne veulent pas être enterrés aux côtés des juifs, des chrétiens, et encore moins des athées », explique le secrétaire de l'AMLF, Mohamed Ouladmoussa.

    (Le Parisien, via François Desouche)

  • SPMF : premier syndicat des professionnels musulmans de France

    Un syndicat d'entrepreneurs musulmans. Tout le monde en rêvait, mais jamais personne, jusqu'en 2008, n'avait porté un tel projet à son aboutissement. L'idée, qui faisait son chemin depuis quelques années dans la tête de quelques entrepreneurs de Seine-Saint-Denis, s'est finalement concrétisée. Synergie des professionnels musulmans de France, premier et unique syndicat de patrons musulmans en France, inaugurait le 28 mai en région parisienne son lancement officiel.

    La première intervention a été celle du président du Comité contre l'islamophobie en France...

    Suite

    (via François Desouche)

  • L’œcuménisme vu de Russie

    « On perçoit un progrès dans les relations entre l'Eglise orthodoxe et  l'Eglise catholique en Russie. Tout n'est pas résolu, mais il me semble que nous nous comprenons mieux qu'avant », a déclaré à l'université de Navarre (Espagne) l'archiprêtre Igor Vyzhanov, secrétaire pour les relations interchrétiennes du département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou.

    Le père Igor Vyzhanov, qui s'exprimait à la faculté de théologie, faisait un état des lieux des relations entre les deux Eglises aujourd'hui, en présence notamment du délégué diocésain pour l'oecuménisme, Alfredo López Vallejos, et du vicaire général de Pampelune, Luis Oroz, rapporte à ZENIT un communiqué de l'université de Navarre.

    Igor Vyzhanov souligne qu'« il existe une collaboration entre catholiques et orthodoxes russes » et exhorte les deux Eglises à parler d'une même voix chrétienne : « Les possibilités sont nombreuses tout comme les questions que nous pouvons traiter ensemble, telles que la famille, l'avortement, le mariage..., tout ce qui touche la vie humaine ».

    « Prêcher Jésus Christ » est l'une des responsabilités que catholiques et orthodoxes ont en commun pour revitaliser les racines chrétiennes de l'Europe, a-t-il dit.

    Les défis d'évangélisation de l'Eglise orthodoxe russe sont vastes. « La Russie se remet de longues années d'athéisme officiel, a reconnu le responsable orthodoxe. Nous devons évangéliser nos populations, ce qui n'exclue pas de le faire au niveau européen ou mondial ».

    « Nous devons le faire avec l'Eglise catholique », a-t-il ajouté.

    « Le peuple russe n'a pas perdu la foi, a-t-il souligné. Le régime communiste a tenté de la lui arracher, mais il n'y est pas parvenu ». Il précise que sous le communisme, « la foi était cachée, mais pas morte », et qu'après les changements survenus dans le pays (perestroïka) « tant de personnes se sont converties ».

    Pour Igor Vyzhanov, le grand défi de l'Eglise orthodoxe en Russie est de « faire en sorte que la foi des fidèles soit plus profonde ».

    Selon lui pour atteindre cet objectif, il faut effectuer des pas concrets : « la catéchèse dans les écoles, l'activité des aumôniers dans l'armée et dans les prisons, l'institution de bons centres d'éducation supérieure, le travail avec les jeunes... ».

    « Dans ce travail social nous pouvons suivre, sous tant d'aspects, l'exemple et l'expérience de l'Eglise catholique », a-t-il estimé.

    C'est la raison pour laquelle Igor Vyzhanov considère que la collaboration entre catholiques et orthodoxes russes a  « un bel avenir devant elle ».