Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1758

  • Les Norvégiens et l’euro

    Le fonds souverain norvégien s'est débarrassé au cours du premier trimestre 2012 de la majorité des obligations souveraines dépréciées qu'il détenait au sein de la zone euro. "La prévisibilité est importante pour un investisseur à long terme, et la zone euro est confrontée à des difficultés structurelles et monétaires considérables", a expliqué Yngve Slyngstad.  Le fonds, qui est chargé d'investir les revenus fiscaux issus des activités pétrolières et gazières norvégienne, a en revanche acheté des obligations émises en devises locales dans des pays émergents, comme le Brésil, le Mexique et l'Inde.

    Au 31 mars, la valeur du fonds se montait à 3.496 milliards de couronnes norvégiennes (460 milliards d'euros).

     

  • Percée de l’UKIP

    Les élections locales britanniques ont été marquées par une percée de l’UKIP (parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) qui obtient 14% des voix dans les circonscriptions où il se présentait. Soit 5 points de plus que la dernière fois. Or ces voix sont celles qui se portaient sur les conservateurs, ce qui aggrave le mauvais score du parti au pouvoir (et de ses associés libéraux) face aux travaillistes qui montent également.

  • Libye : c’est enfin la liberté

    Le Conseil national de transition libyen a adopté une série de lois, par lesquelles, notamment, sont punis d’une peine de prison à vie l’éloge de Kadhafi, l’insulte à l’islam, et le dénigrement de la « révolution du 17 février ». Est également puni de prison le fait de divulguer des informations qui nuiraient à la construction de l’Etat, car c’est une insulte au peuple.

    On voit que la liberté d’expression, en Libye comme en Tunisie ou en Egypte, est en plein essor.

    Cela dit ça n’a guère d’importance, car le CNT n’a aucune autorité dans ce pays livré aux milices et aux gangs. On reverra la question après les élections, qui seront gagnées par les islamistes. Elections dont les modalités ont été rejetées hier par le Conseil de Cyrénaïque…

  • Sainte Monique

    Aujourd’hui, le cœur guéri de cette blessure que l’affection charnelle rendait peut être trop vive, je répands devant vous, mon Dieu, pour cette femme, votre servante, de bien autres pleurs; pleurs de l’esprit frappé des périls de toute âme qui meurt en Adam. Il est vrai que, vivifié en Jésus-Christ ( I Cor. XV, 22), elle a vécu dans les liens de la chair de manière à glorifier votre nom par sa foi et ses mœurs ; mais toutefois je n’oserais dire que, depuis que vous l’eûtes régénérée par le baptême, il ne soit sorti de sa bouche aucune parole contraire à vos préceptes. Et n’a-t-il pas été dit par la Vérité, votre Fils : « Celui, qui appelle son frère insensé est passible du feu ( Matth. V, 22)? » Et malheur à la vie même exemplaire, si vous la scrutez dans l’absence de la miséricorde. Mais comme vous ne recherchez pas nos fautes à la rigueur, nous avons le confiant espoir de trouver quelque place dans votre indulgence. Et d’autre part, quel homme, en comptant ses mérites véritables, fait autre chose que de compter vos dons? Oh! si les hommes se connaissaient, comme celui qui se glorifie se glorifierait dans le Seigneur ( II Cor. X, 17)!

    Ainsi donc, ô ma gloire! ô ma vie! O Dieu de mon coeur! mettant à part ses bonnes oeuvres, dont je vous rends grâces avec joie, je vous prie à cette heure pour les péchés de ma mère; exaucez-moi, au nom du Médecin suspendu au bois infâme, qui aujourd’hui, assis à votre droite, sans cesse intercède pour nous  ( Rom. VIII, 34). Je sais qu’elle a fait miséricorde, et de toute son âme remis la dette aux débiteurs. Remettez-lui donc la sienne (Matth. VI, 12); et s’il en est qu’elle ait contractée, tant d’années durant qu’elle a vécu après avoir reçu l’eau salutaire, remettez-lui, Seigneur, remettez-lui, je vous en conjure; n’entrez pas avec elle en jugement ( Ps. CXLII, 2). Que votre miséricorde s’élève au-dessus de votre justice ( Jacq. II, 13)! Vos paroles sont véritables, et vous avez promis aux miséricordieux miséricorde (Matth. 5,7) Et vous leur avez donné de l’être, vous qui avez pitié de qui il vous plaît d’avoir pitié, et faites grâce à qui il vous plaît de faire grâce ( Exod. XXXIII, 19).

    Et n’auriez-vous pas déjà fait ce que je vous demande? je le crois; mais encore, agréez, Seigneur, cette offrande de mon désir ( Ps. CXVIII, 108). Car aux approches du jour de sa dissolution elle ne songea pas à faire somptueusement ensevelir, embaumer son corps; elle ne souhaita point un monument choisi; elle se soucia peu de reposer au pays de ses pères; non, ce n’est pas là ce qu’elle nous recommanda; elle exprima ce seul voeu que l’on fit mémoire d’elle à votre autel : elle n’avait laissé passer aucun jour de sa vie sans assister à ses mystères. Elle savait bien que là se dispensait la sainte Victime par qui a été effacée la cédule qui nous était contraire j, et vaincu, l’ennemi qui, dans l’exacte vérification de nos fautes, cherche partout une erreur, et ne trouve rien à redire en l’Auteur de notre victoire. Qui lui rendra son sang innocent? Qui lui rendra le prix dont il a payé notre délivrance? C’est au sacrement de cette Rédemption que votre servante a attaché son âme  ( Coloss. II, 14) par le lien de la foi.

    Que personne ne l’arrache à votre protection; que, ni par force, ni par ruse, le lion-dragon ne se dresse entre elle et vous. Elle ne dira pas qu’elle ne doit rien, de peur d’être convaincue par la malice de l’accusateur, et de lui être adjugée; mais elle répondra que sa dette lui est remise par Celui à qui personne ne peut rendre ce qu’il a acquitté pour nous sans devoir.

    Qu’elle repose donc en paix avec l’homme qui fut son unique mari, qu’elle servit avec une patience dont elle vous destinait les fruits, voulant le gagner à vous. Inspirez aussi, Seigneur mon Dieu, inspirez à vos serviteurs, mes frères, à vos enfants, mes maîtres, que je veux servir de mon coeur, de ma voix et de ma plume; tous tant qu’ils soient qui liront ces pages, inspirez-leur de se souvenir, à votre autel, de Monique, votre servante, et de Patricius, dans le temps son époux, dont la chair, grâce à vous, m’a introduit dans cette vie; comment? je l’ignore : qu’ils se souviennent, avec une affection pieuse, de ceux qui ont été mes parents à cette lumière défaillante; mes frères en vous, notre Père, et en notre mère universelle; mes futurs concitoyens dans l’éternelle Jérusalem, après laquelle le pèlerinage de votre peuple soupire depuis le départ jusqu’au retour; et que sollicitées par ces Confessions, les prières de plusieurs lui obtiennent plus abondamment que mes seules prières, cette grâce qu’elle me demandait à son heure suprême.

    Saint Augustin, Confessions, Livre 9, ch. 13.

  • Pas original…

    Dans la série bien connue : si vous votez non ce sera la catastrophe… Le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan, a averti que si les Irlandais votaient non au référendum sur le traité du pacte budgétaire, les deux prochains budgets seraient grevés d’une plus lourde austérité, étant entendu qu’un vote "non" contrecarrerait la croissance, couperait l’accès au fonds de sauvetage de la zone euro, et inciterait les investisseurs étrangers à fuir le pays…

  • Tunisie : la charia, l’hypocrisie en plus

    Le directeur de la chaîne privée tunisienne Nessma TV, Nabil Karoui, a été condamné à une amende de 2.400 dinars (1.200 euros) pour "troubles à l'ordre public et atteinte à la morale" à la suite de la diffusion du dessin animé Persepolis, où il y a à un moment une représentation de Dieu. Cette diffusion avait provoqué de violentes manifestations contre les locaux de la chaîne et le domicile du directeur. C’est donc lui qui est coupable des désordres.

    Toutefois, le tribunal a annulé les poursuites en ce qui concerne le grief d'"atteinte au sacré”…

    Ce jugement a été rendu aujourd’hui, en la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée en grandes pompes par l’Unesco en Tunisie, pays symbole du printemps arabe…

  • Les « familles nombreuses » aux Mureaux

    Lu sur Rue89, via F.Desouche, dans un reportage sur Les Mureaux :

    « La mixité qui existait encore dans les cités a disparu. On a concentré ici tous les appartements en duplex pour familles nombreuses, c’est-à-dire les familles blacks. Les communautés portugaise et italienne et les Français dits de souche ont gagné les zones pavillonnaires. »

    Il s’agit de familles polygames. Mais il ne faut pas le dire.

  • La Corse a un évêque prophète

    Selon Jacques Trémolet de Villers dans Présent, le jeune et nouvel évêque d’Ajaccio, Mgr Olivier de Germay, a déclaré lors de son ordination épiscopale, le 14 avril dernier : « Mon ordination me lie au diocèse d’un mariage indissoluble. Je sais que, jusqu’à mon dernier jour, je resterai évêque de la Corse. »

    S’il en est ainsi, Mgr de Germay sait donc par révélation divine que :

    1 – le pape ne l’appellera jamais à un autre diocèse, à un archidiocèse, ou à la Curie romaine ;

    2 – il mourra avant son 75e anniversaire.

    Etonnant.

  • Le bienheureux P. Pierre-Adrien Toulorge

    Ayant vu un peu partout des relations de la béatification du P. Toulorge, martyr de la Révolution française, j’ai inconsciemment jugé superflu d’en parler. Or il faut que ce soit aussi sur mon blog. Voilà qui est donc fait.

    Il y avait pour cette béatification, dimanche à Coutances, 15 évêques, une vingtaine de supérieurs religieux, et l’abbé général des Prémontrés, auxquels appartenait le P. Toulorge.

    On lira avec intérêt l’homélie du cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour la cause des saints, envoyé spécial de Benoît XVI. Ne faisant pas partie de la « CEF », il peut se permettre de parler de « cette tragique révolution qui a semé partout deuils et ruines »…

     

  • Saint Alexandre Ier

    En ce jour on fait aussi mémoire de deux autres martyrs, compagnons du pape Alexandre : Eventius et Théodule, ainsi que de Juvénal, évêque de Narni au IVe siècle.

    Selon la tradition, Alexandre est le pape qui ajouta au canon de la messe les mots « qui pridie quam pateretur ». Dom Guéranger poursuit :

    « Une autre institution chère à la piété catholique est due au même Pontife. C’est par lui que l’Église a été mise en possession de cette eau sainte que les démons redoutent, et qui sanctifie tous les objets qu’elle touche. Le fidèle renouvellera donc aujourd’hui sa foi envers ce puissant élément de bénédiction que l’hérésie et l’impiété ont si souvent blasphémé, et dont l’usage pieux sert à discerner les enfants de l’Église de ceux qui ne le sont pas. L’eau, instrument de notre régénération, le sel, symbole d’immortalité, s’unissent sous la bénédiction de l’Église pour former ce Sacramental envers lequel notre confiance ne saurait être trop grande. La vertu des Sacramentaux, comme celle des Sacrements, procède du sang de la Rédemption, dont les mérites sont appliqués à certains objets physiques par l’action du sacerdoce de la loi nouvelle. L’indifférence à l’endroit de ces moyens secondaires du salut serait aussi coupable qu’imprudente ; et cependant, à cette époque d’affaiblissement de la foi, rien n’est plus commun que cette indifférence. Il est des catholiques pour qui l’eau bénite est comme si elle n’existait pas ; ils ne réfléchissent jamais sur l’usage continuel qu’en fait l’Église, et se privent, de gaieté de cœur, du secours que Dieu a daigné mettre à leur portée pour fortifier leur faiblesse et purifier leurs âmes. Daigne le saint pontife Alexandre ranimer leur foi, et rendre à ces chrétiens dégénérés l’estime des choses surnaturelles que la bonté de Dieu avait prodiguées à leur intention ! »

    On ne peut pas ne pas mentionner que ce jour était, depuis au moins le début du IVe siècle, celui de l’Invention de la Sainte Croix, fête supprimée en 1960 par Jean XXIII. C’est-à-dire par les néo-liturges de la destruction de la liturgie qui sévissaient déjà depuis plusieurs années et qui avaient décidé que cette fête faisait double emploi avec celle du 14 septembre. Ce qui, premièrement n’est pas vrai (le 3 mai c’était la célébration de la découverte de la vraie Croix par sainte Hélène, le 14 septembre la célébration du recouvrement de la Sainte Croix qui avait été prise par les Perses), deuxièmement supprime la très pertinente célébration triomphale de la Croix au milieu du temps pascal, troisièmement supprime du lectionnaire l’extraordinaire évangile de Nicodème.