Florence Cassez a été libérée, sur décision de la Cour suprême du Mexique. Une décision logique, compte tenu des incroyables irrégularités du procès, qui avaient commencé par la grotesque mise en scène de son arrestation, laquelle a eu « un effet corrupteur sur tout le reste du dossier », comme l’a souligné un juge.
Cela n’autorise en rien les médias à faire croire que le Mexique a enfin libéré une innocente victime d’une justice injuste et corrompue.
Si en France les médias ont pris fait et cause pour Florence Cassez depuis le début de l’affaire, au Mexique c’est le contraire. L’une des plaies du pays est l’industrie de l’enlèvement, par des bandes qui demandent de fortes rançons et n’hésitent pas à torturer, violer et tuer leurs victimes. Or Florence Cassez, qu’on le veuille ou non, faisait partie d’une de ces bandes. Elle était la maîtresse d’Israel Vallarta Cisneros, chef du gang « Los Zodiacos », dont le QG était le ranch Las Chinitas, où ils habitaient.
Florence Cassez prétend qu’elle ne savait rien des activités de son amant… Ses parents jurent quant à eux qu’ils n’ont jamais rencontré Israel Vallarta. Alors que la presse mexicaine a publié des photos où on les voit au ranch en compagnie de Florence et de son amant, et où l’on voit le père trinquer avec Vallarta.
(L'album de sainte Florence, par Hugues Kéraly. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.)
La presse mexicaine a publié nombre de témoignages accablants sur le rôle actif de Florence Cassez dans la bande et son influence sur Vallarta. Dont celui de la dernière victime du gang, Cristina Ríos Valladares, publié intégralement par Hugues Kéraly sur son site Sed Contra et dont il avait donné la traduction de quelques passages.
Voir aussi ce que disait l’association mexicaine Halte aux enlèvements.




