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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1615

  • Mardi de la troisième semaine de carême

    Pécher contre un homme, c’est aller à ta perte. Si celui contre qui tu as péché te reprend, seul à seul, et que tu l’écoutes, il t’a gagné. Qu’est-ce à dire : « Il t’a gagné » ? Ceci : s’il ne te gagnait, tu étais perdu. D’ailleurs si tu n’étais pas perdu, comment a-t-il pu te gagner ? Que nul donc ne le prenne à la légère, si c’est contre son frère qu’il pèche. A un certain endroit, l’Apôtre le dit : « En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. » Oui, certes, car tous nous sommes devenus membres du Christ. Toi qui pèches contre un membre du Christ, comment ne pèches-tu pas contre le Christ ?

    Que personne donc ne dise : « Je n’ai pas péché contre Dieu, mais j’ai péché contre mon frère, j’ai péché contre un homme, il n’y a là que peccadille, voire même rien du tout ! » Sans doute parles-tu ainsi : « Il n’y a là que peccadille », parce que la guérison peut en être immédiate. Tu as péché contre ton frère ? Fais satisfaction et tu es guéri ! En un instant, tu l’as posé, cet acte porteur de mort. Mais en un instant, tu en as trouvé le remède. Mes frères, lequel d’entre nous oserait espérer le Royaume des Cieux, lorsque l’Évangile affirme : « Celui qui dit à son frère : imbécile sera passible de la géhenne de feu » ? Terrifiante perspective ! Mais, regarde, voici le remède. « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là, tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel. » Dieu ne s’irrite pas si tu diffères de présenter ton offrande : c’est toi que cherche Dieu plutôt que ton offrande.

    Saint Augustin

  • « Alternative pour l’Allemagne »

    Un groupe d’universitaires, de journalistes et de patrons (dont Hans-Olaf Henkel, PDG d’IBM Europe et président de l’Union des industries allemandes), va lancer le mois prochain un nouveau parti politique intitulé « Alternative pour l’Allemagne », qui prône notamment l’abandon de la monnaie unique et un référendum pour tout changement du traité européen.

    Open Europe ne voit aucun avenir à ce parti et juge qu’un score de 1% aux prochaines élections législatives (en septembre prochain) serait honorable.

    C’est oublier qu’en Autriche le parti anti-euro Team Stronach, fondé en septembre dernier par un homme d’affaires austro-canadien, vient de remporter 11,3% des voix en Carinthie et 9,8% en Basse-Autriche.

    Et c’est faire bon marché des sondages qui montrent que les deux tiers des Allemands voudraient revenir au mark alors qu’ils n’ont pas de parti politique, jusqu’ici, pour faire de cette opinion un vote.

  • Diederik Samsom et le référendum

    Dans une interview à NRC Handelsblad, le chef des travaillistes néerlandais, Diederik Samsom, déclare que de futurs changements du traité européen requièrent des référendums : « Peut-être alors les gens ne se sentiront plus comme ayant le dos au mur, mais verront qu’ils ont un choix. »

    Ne connaissant pas Diederik Samsom, je me demande s’il s’agit d’ironie eurosceptique ou (plus vraisemblablement) de l’habituelle ignorance crasse des politiciens dès qu’il est question de l’UE.

    Si Diederik Samsom se demandait pourquoi les changements du traité n’ont fait l’objet que de très peu de référendums jusqu’ici, il verrait que lorsque les gens « ont un choix », ils votent généralement contre l’UE…

  • Ils deviennent vraiment ridicules

    Epinglé par F.Desouche dans un journal normand :

    « Philippe (le prénom a été changé), Tunisien de 48 ans, était convoqué, mercredi, en appel, devant la chambre correctionnelle de Rouen, pour des faits de violences volontaires sur sa femme. »

    En outre, le changement de prénom, ici, ne fait que souligner qu’il s’agit d’un Tunisien. Pour ne pas stigmatiser et ne pas faire d’amalgames, il faut aussi changer la nationalité. Et l'âge, car il n'est pas normal de stigmatiser les hommes de 48 ans. Et le lieu, car on peiut trop facilement le retrouver :

    « Philippe (le prénom a été changé), Français (la nationalité a été changée) de 55 ans (l'âge a été changé), était convoqué mercredi en appel devant la chambre correctionnelle de Provins (le lieu a été changé).

  • Evreux : un terrain pour la mosquée

    Le 20 février dernier, le conseil municipal d’Evreux a décidé de mettre à la disposition de la communauté musulmane de la ville, pour y construire une mosquée, un terrain de 5.000 m2.

    Comme le maire est radical de gauche, autrement dit un intransigeant gardien de la laïcité maçonnique, on pourrait trouver cela bizarre.

    Ce serait oublier le dogme formulé par Jean Glavany, le secrétaire national du PS à la laïcité : « Aujourd’hui, être un bon laïque, c’est encourager la construction de mosquées en France. »

    (Rappelons d’autre part que, le 19 juillet 2011, le Conseil d’Etat a décidé que l’octroi de baux emphytéotiques pour la construction de mosquées est une légitime « dérogation » à l’interdiction de financement des cultes.)

  • Islam: Didier Reynders commence à comprendre

    Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique Didier Reynders constate qu’« au lieu de construire un islam modéré sur notre territoire, on voit apparaître des imams et des formateurs qui sont plutôt fondamentalistes, qui sont salafistes ou viennent de mouvements très durs ».

    Mais il n’a pas encore tout compris. Car il ajoute à propos des « messages » diffusés : « Nous n’avons pas à juger de leur contenu religieux. Mais quand ils comportent des éléments contraires à l’ordre public, des appels à la violence ou à des violations des droits humains, il n’y a pas de raison qu’on les laisse se développer. »

    En voilà encore un à qui il faudrait offrir un Coran.

  • En Egypte

    La police égyptienne est intervenue vendredi dernier à Kom Ombo, dans le sud de l’Egypte, pour disperser des musulmans qui manifestaient devant une église, après propagation de la sempiternelle rumeur selon laquelle une femme convertie au christianisme se cachait à l’intérieur. Comme les manifestants leur jetaient des pierres, les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogène.

  • En Libye

    Un prêtre catholique a été victime d’une agression à Tripoli, le 2 mars, de la part de miliciens armés. « La situation n’est pas bonne pour les chrétiens tant à Tripoli qu’à Benghazi », affirment les sources de l’agence Fides.

    A Benghazi, jeudi dernier, deux prêtres coptes égyptiens ont été agressés au cours de l’attaque d’une église.

    Quant aux dizaines de coptes arrêtés sur le marché de Benghazi parce qu’ils avaient des images religieuses collées sur leurs étals, ils ont été expulsés en Egypte.

  • Les jolis soutiens du défunt cardinal Martini

    Extrait d’un article de Sandro Magister :

    Mais aujourd’hui c’est le "quatrième pouvoir", celui des médias, qui harcèle sans trêve les cardinaux appelés au conclave.

    L’un d’eux est déjà tombé, il s’agit de l’Écossais Keith Michael Patrick O'Brien. Sa démission de l’archevêché d’Édimbourg a été hâtée par Benoît XVI dans l’un des derniers actes de celui-ci en tant que pape et il a lui-même annoncé qu’il ne se rendrait pas à Rome pour l’élection du nouveau pontife.

    Un autre est l’ancien archevêque de Los Angeles, Roger Mahony, censuré par son propre successeur, José Horacio Gómez.

    Un troisième est l’ancien archevêque de Bruxelles, Godfried Danneels.

    Pour tous les trois, les chefs d’accusation se réfèrent à cette "saleté" contre laquelle le pape Ratzinger a infatigablement combattu.

    Jusqu’à présent, Mahony et Danneels ont résisté à l'épuration mais, au sein du collège des cardinaux, leur autorité est déjà pratiquement réduite à rien.

    Et pourtant, il y a quelques années, ils étaient tous les trois au sommet de leur notoriété. Parmi les neuf voix que le cardinal Carlo Maria Martini, le candidat préféré des cardinaux progressistes opposés à l’élection de Ratzinger, obtint au premier tour de scrutin du conclave de 2005, il y avait justement celles d’O'Brien, de Mahony et de Danneels.

  • Lundi de la troisième semaine de carême

    Rogamus te, Rex sæculorum, Deus sancte, jam miserere : peccavimus tibi.

    Roi des siècles, Dieu saint, nous avons péché contre vous ; nous vous en prions, ayez enfin pitié.

    . Audi clamantes, Pater altissime, et quæ precamur, clemens attribue : exaudi nos, Domine.

    Père très haut, écoutez nos cris ; dans votre bonté, octroyez nos demandes ; exaucez-nous, Seigneur.

    ℟. Jam miserere.

    Ayez enfin pitié.

    . Bone Redemptor, supplices quæsumus de toto corde flentes : requirimus, adsiste propitius.

    Rédempteur plein de bonté, nous vous supplions, pleurant de tout notre cœur ; nous sommes devant vous, soyez propice ; assistez-nous.

    ℟. Jam miserere.

    Ayez enfin pitié.

    . Emitte manum, Deus omnipotens : et invocantes potenter protege ex alto, piissime.

    Dieu tout-puissant, étendez votre main du haut du ciel : ô miséricordieux, dans votre puissance, protégez ceux qui vous invoquent.

    ℟. Jam miserere.

    Ayez enfin pitié.

    . Fertilitatem et pacem tribue : remove bella, et famem cohibe, Redemptor sanctissime.

    Donnez la fertilité et la paix, écartez les guerres, repoussez la famine, ô Rédempteur très saint !

    ℟. Jam miserere.

     Ayez enfin pitié.

    . Induire lapsis : indulge perditis : dimitte noxia : ablue crimina : acclines tu libera.

    Pardonnez à ceux qui sont tombés ; pardonnez à ceux qui se sont perdus ; remettez les fautes, lavez les crimes ; délivrez ceux qui sont devant vous prosternés.

    ℟. Jam miserere.

    Ayez enfin pitié.

    . Gemitus vide : fletus intellige : extende manum : peccantes redime.

    Voyez les gémissements, considérez les pleurs, étendez la main, rachetez ceux qui ont péché.

    ℟. Jam miserere.

    Ayez enfin pitié.

    . Hanc nostram, Deus, hanc pacem suscipe : supplicum voces placatus suscipe : et parce, piissime.

    Acceptez, ô Dieu ! cette réconciliation ; accueillez ces voix suppliantes, et pardonnez, vous plein de bonté.

    ℟. Rogamus te, Rex sæculorum, Deus sancte, jam miserere : peccavimus tibi.

    Roi des siècles, Dieu saint, nous avons péché contre vous, nous vous en prions, ayez enfin pitié de nous.

    Cette prière, reproduite et traduite dans L’Année liturgique de dom Guéranger, est assignée au troisième dimanche de carême dans le Missale Gothicum. Contrairement à ce que laisse penser le titre, le Missale Gothicum n’est pas un livre mozarabe mais un missel gallican, écrit autour de l’an 700 en Bourgogne, sans doute pour l’église d’Autun. Il a été édité en 2005 par Brepols, chez qui on peut l’obtenir pour le coût modique de… 265 €, taxes et port non compris…