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Pakistan - Page 5

  • Rimsha Masih acquittée

    La haute cour d’Islamabad a déclaré nulle la plainte pour blasphème à l’encontre de Rimsha Masih.

    La jeune chrétienne avait déjà été libérée (sous caution) le 8 septembre, après l’arrestation de l’imam dénoncé par plusieurs témoins comme étant le responsable de la profanation du Coran. Et l’imam avait dit que c’était « la seule façon d’expulser les chrétiens de ce quartier ».

    L’issue paraissait donc évidente, à cela près que l’imam et les témoins s’étaient rétractés…

    La cour a néanmoins retenu les témoignages comme véridiques.

    « Le juge a reconnu l’innocence de Rimsha et la machination ourdie à son encontre. C’est la première fois dans l’histoire du Pakistan qu’une procédure judiciaire pour blasphème se conclut de cette manière. Cette sentence constituera un précédent et sera très utile pour l’avenir mais également pour d’autres cas de blasphème présents aujourd’hui devant les tribunaux », a déclaré son avocat catholique Tahir Naveed Chaudry (son avocat principal est musulman).

    Paul Bhatti a dédié le verdict à son frère Shahbaz.

    Il n’en reste pas moins que l’imam (dont la date du procès n’est pas fixée…) a d’une certaine façon gagné la partie : il avait fait accuser la jeune chrétienne pour que soient expulsés les chrétiens. Or selon Asianews ce sont 600 familles (dont celle de Rimsha qui en outre a dû se cacher) qui se sont enfuies sous les menaces de mort des musulmans.

  • Younis Masih

    Parmi les victimes de la loi anti-blasphème du Pakistan, il y a Younis Masih. Ce chrétien (comme son nom l’indique) est en prison depuis 7 ans parce qu’il a été faussement accusé de blasphème envers Mahomet. Le 30 mai 2007, en première instance, il a été condamné à mort. Son procès en appel devait se tenir hier. Mais l’auteur de la plainte (un musulman qui harcelait les jeunes chrétiennes et auquel s’était opposé Younis) ne s’est pas présenté. L’audience a été renvoyée au 17 décembre…

    (Fides)

  • Un « blasphème » au Pakistan

    Un chef musulman de Lahore, Jamia Kareemia Sadidia, qui habite près du lycée privé de jeunes filles Farooqi à Lahore a porté plainte pour blasphème contre le directeur et un professeur du lycée : celui-ci serait responsable d’une traduction « blasphématoire » d’un passage du Coran. Une foule de musulmans ameutée par Jamia Kareemia Sadidia a manifesté violemment devant l’établissement. Le garage dans la cour a été incendié, du mobilier et des ordinateurs ont été détruits.

    La police a arrêté… le directeur et le professeur.

    Le lycée (non confessionnel) est connu comme une des meilleures écoles du Pakistan. Depuis sa création en 1978 il a reçu 31 médailles du ministère de l’Education.

    Mais c’est justement le problème : une école d’excellence pour des jeunes filles, ce n’est pas islamiquement correct…

  • Une église de Karachi attaquée par des musulmans

    L’église catholique de Saint François, la plus ancienne de l’archidiocèse de Karachi, située dans la vieille ville, a été attaquée par une foule de 600 radicaux islamiques environ qui a dévasté la cour intérieure sans cependant parvenir à forcer le portail.

    L’épisode, qui a soulevé l’indignation et la préoccupation de toute la communauté catholique de Karachi, a eu lieu vendredi dernier, 12 octobre, à 19.00. Un père franciscain raconte : « Le Père Mohan venait de finir de célébrer un mariage lorsqu’il a entendu des bruits et des cris en dehors du complexe de l’église. Immédiatement, tous les fidèles, les femmes et les enfants ont été mis en lieu sûr, à l’intérieur du presbytère. Les radicaux, hurlant contre les chrétiens, ont fait irruption, commençant à tout dévaster : les voitures, les motocyclettes, les pots de fleur. Ils ont brisé un édicule et pris la statue de Notre-Dame. Ils ont cherché à forcer le portail de l’église, lançant des pierre contre l’église et brisant les vitraux ». Les actes de vandalisme se sont poursuivis pendant une heure après quoi est arrivée la police et la foule s’est dispersée.

    (Fides)

  • Pakistan : un texto « blasphématoire »

    A Karachi, un chrétien de 15 ans, Ryan Brian Patus, est accusé d’avoir envoyé un texto « blasphématoire ». L’imam local et deux « témoins » ont porté plainte. Les bons musulmans sont allés saccager et incendier la maison du garçon. Heureusement celui-ci se trouvait à l’hôpital où il était allé voir son père, et le reste de la famille avait préféré abandonner le domicile.

  • Shumaila enlevée, violée, “convertie”…

    Le 24 septembre, Shumaila Bibi, 24 ans, était enlevée à la sortie de son travail dans une entreprise de textiles de Nishatabad, un faubourg de Faisalabad. Par un musulman de 26 ans, aidé de plusieurs membres de sa famille (dont sa mère…). Pendant des jours, la jeune chrétienne a été violée et battue. Puis elle a été « convertie » à l’islam et légalement mariée à son kidnappeur. Le 5 octobre, alors qu’elle suivait un cours intensif d’islam, elle a persuadé son instructeur de la laisser partir un peu plus tôt. Et elle s’est enfuie, retournant chez ses parents.

    Le musulman a porté plainte contre le père de la jeune fille pour « kidnapping ». La police a avalisé la plainte et ouvert une enquête, soulignant, comme elle le fait toujours, que la jeune fille s’était convertie et mariée de son plein gré...

    Aujourd’hui les avocats de la commission Justice et Paix de la conférence épiscopale du Vatican s’activent pour défendre cette famille chrétienne. Car le père risque la prison, et la fille de retourner chez son bourreau.

    (Asianews)

  • La bonne laïcité pakistanaise

    Le gouvernement du Sindh (province du sud du Pakistan) a donné par bail emphytéotique de 99 ans aux Sœurs de Jésus et Marie un terrain situé au centre de Karachi, en reconnaissance du travail éducatif réalisé par les Sœurs de Jésus et Marie au Pakistan. Il permettra aux religieuses d’agrandir et de consolider l’école féminine qu’elles gèrent à Karachi depuis 1952.

    Récemment, trois hôpitaux catholiques du Sindh ont été exemptés de taxes foncières. Le gouvernement est sur le point d’accorder une exemption fiscale à 40 écoles gérées par le diocèse d’Hyderabad au sein des zones urbaines défavorisées.

    (Fides)

  • « Nous vous tuerons tous »

    L’évêque protestant Naeem Samuel a été attaqué alors qu’il sortait de l’église de Youhanaabad, un faubourg de Lahore où vivent environ 10.000 familles chrétiennes. Trois hommes l’ont arrêté, en l’apostrophant à l’aide de phrases telles que : « Vous chrétiens avez offensé notre prophète, nous vous tuerons tous ! » Puis ils l’ont violemment frappé. Il souffre de nombreuses blessures et fractures et a dû être hospitalisé. Naeem Samuel assure la gestion d’un réseau de télévision chrétien par câble à Lahore, réseau qui transmet des cours bibliques, des films religieux et des prières. Raison pour laquelle il avait déjà reçu des menaces. Sa résidence ayant été incendiée voici un mois.

    (Fides)

     

  • L’amour du prophète

    Pour se concilier l’opinion publique islamiste, le gouvernement pakistanais avait fait du vendredi 21 septembre un jour férié (c’est le dimanche qui est férié au Pakistan), « journée pour l’amour du prophète ».

    Les émeutes à Islamabad ont fait 23 morts et 200 blessés. Six banques, quatre cinémas, deux restaurants et de nombreux véhicules ont été incendiés.

  • Pakistan : des chrétiens contraints au ghetto

    La dernière incursion violente, le 15 septembre, des extrémistes musulmans pachtounes dans le quartier chrétien d’Essa Nagri, dans la périphérie de Karachi, a fait deux morts.

    Les précédentes attaques, qui se multiplient depuis des mois, avaient déjà fait deux morts. Les musulmans entrent en moto et exigent le paiement de la jizya.

    Pour mettre un terme à l’escalade, et comme la police ne fait rien, les chrétiens se sont résolus à édifier un mur muni d’une seule porte et d’organiser un service de sécurité.

    Les quelque 50.000 chrétiens de ce quartier très pauvre vivent donc désormais dans un ghetto. Ce qui paraît n’émouvoir personne.

    (Fides)