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Pakistan - Page 7

  • Au Pakistan : un chrétien tué par un chrétien…

    Irshad Younas Chaudhry, connu comme militant chrétien engagé dans la lutte contre les injustices que subissent les minorités, notamment les pauvres de Youhanabad, près de Lahore, où il vivait, a été abattu semble-t-il par Nadeem Sothra, fils du coordinateur pour Sheikhupura de l’Alliance générale des minorités du Pakistan, l’organisation créée par Shahbazh Bhatti.

    Pour le moment, personne n’y comprend rien. On sait seulement que Nadeem Sothra est allé chez Irshad Younas Chaudhry le 27 avril, qu’on a entendu trois coups de feu, et que Irshad Younas Chaudhry s’est enfui avant d’être rattrapé.

  • Une première au Bélouchistan

    Le diacre Gulshan Barkat, des Oblats de Marie Immaculée (OMI), a été ordonné prêtre aujourd’hui par le vicaire apostolique de Quetta, S.Exc. Mgr Victor Gnanapragasam. C’est la première fois qu'un prêtre est ordonné dans la difficile province pakistanaise du Bélouchistan.

  • Le Pakistan décore deux missionnaires

    Deux missionnaires œuvrant au Pakistan, la sœur irlandaise John Berchmans Conway, de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie, et le père australien Robert McCulloch, de la Société missionnaire de Saint Colomban, ont reçu le prix Sitara-e-Quaid-e-Azam, la plus haute distinction civile qui puisse être accordée par l’Etat à un non-Pakistanais. Elle a été conférée à la demande du gouverneur de la province du Sind, confirmée par le Premier ministre, et remise par le président de la République.

    A défaut d’une politique efficace, c’est un très beau geste symbolique du gouvernement pakistanais contre l’islamisme.

  • Chrétiens attaqués à Karachi

    Une ONG a déposé plainte en raison d’une « hausse vertigineuse » des attaques de groupes islamistes contre les chrétiens d’Essa Negri, un faubourg très pauvre de Karachi (Pakistan).

    Les extrémistes islamiques entrent à Essa Nagri les armes à la main, brandissant des pistolets et des mitrailleuses, saccagent les maisons et commettent des violences de toute sorte contre des familles sans défense. Ils dérobent, extorquent de l’argent en déclarant devoir percevoir la « Jizya », frappent des victimes innocentes, violent des femmes.

    Le phénomène avait déjà été dénoncé en janvier par le parlementaire catholique du Sindh, Michael Javed. Il parlait aussi de cellules où des enfants sont torturés et relâchés après paiement d’une rançon.

  • Un nouveau « blasphème » au Pakistan

    Shamim, une jeune femme de 26 ans, mère d’une petite fille de 5 mois, a été emprisonnée mardi pour avoir « insulté le Prophète ». Selon sa famille, elle est accusée de blasphème parce qu’elle refuse de se convertir à l’islam. L’accusation vient de parents qui se sont récemment convertis…

    (Asianews)

  • Pakistan : une initiative sénatoriale

    Le Sénat pakistanais a été partiellement renouvelé. Parmi les 54 nouveaux sénateurs figurent les quatre qui sont élus au titre des minorités : un chrétien, Kamran Michael, deux hindous et un sikh. Après la cérémonie de prestation de serment, un sénateur musulman du Parti national Awami (ANP) a déclaré que  l’inéligibilité des non musulmans au poste de Président ou de Premier ministre était injuste, et que « cette interdiction est discriminatoire et contraire aux droits politiques fondamentaux : elle doit donc être abolie ». La proposition a été appuyée par d’autres sénateurs, notamment Raza Rabbani, du Parti du Peuple pakistanais (PPP), qui a remporté 41 des 54 sièges. Selon Rabbani, « la clause devrait être abolie en ce que les minorités ont les mêmes droits : il s’agirait d’un bon signal pour l’ensemble du pays ». Après discussion devant l’Assemblée, le nouveau président du Sénat, Nayyar Husain Bukhari, a suggéré la présentation d’un amendement à la Constitution, exhortant à parvenir à un consensus entre tous les partis politiques.

    (Fides)

  • Il y a un an, Shahbaz Bhatti

    Il y a un an, au matin du 2 mars, le ministre catholique pakistanais Shahbaz Bhatti était tué par balles en pleine rue. On retrouva 30 douilles et un tract d’un mouvement islamiste revendiquant le meurtre de celui qui était coupable de blasphème pour avoir défendu Asia Bibi.

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    Ce 2 mars il y a des veillées de prière et des messes un peu partout au Pakistan, pour le repos de l’âme de Shahbaz Bhatti, ou en l’honneur de celui que tous les chrétiens (et d’autres) considèrent comme un martyr. Dans son village natal il y a eu ce matin une messe suivie d’une prière sur sa tombe, et il y aura une procession aux flambeaux ce soir.

    La mémoire de Shahbaz Bhatti est également célébrée à l’université pontificale du Latran à Rome, avec la participation du Pr. Mobeen Shahid, enseignant pakistanais de mystique islamique à la faculté de philosophie et ami personnel de Bhatti, le recteur de l’université et plusieurs parlementaires.

    D’autre part la Communauté de San Egidio et l’Association des Pakistanais chrétiens en Italie ont organisé une veillée de prière dédiée aux martyrs de la foi en l’église de Saint Barthélemy, sur l’île Tiberine, à Rome, lieu où se trouve conservée la Bible de Shahbaz Bhatti.

    Pour ceux qui lisent l’italien ou l’anglais : l’agence Asianews rend un hommage particulier à Shahbaz Bhatti avec un article de son directeur le P. Cervellera, une interview de Paul Bhatti son frère, un témoignage de Mgr Saldhana, archevêque émérite de Lahore, qui était son ami, et divers témoignages de catholiques et de musulmans.

  • Au Pakistan, le blasphème habituel

    Ils sont blessés, souffrent de graves contusions et vivent aujourd’hui cachés, en danger de mort, souhaitant vivement quitter le Pakistan : tel est le sort de Jude Julius, ouvrier catholique de Karachi, au Pakistan, et de son ami, Brian Nadeem. Ils sont accusés de blasphème, parce que (coup hélas classique), Jude a brûlé, à la fin d’un chantier, sur ordre de son chef, des papiers et des cartons, et qu’un musulman a hurlé qu’il brûlait le Coran. Et parce que Brian a reçu chez lui Jude qui avait réussi à échapper à ceux qui le lynchaient. Et tous deux ont ensuite été passés à tabac.

  • Coupables d’avoir été attaqués

    Une douzaine de musulmans armés ont attaqué une église protestante à Faisalabad. Un chrétien a été blessé par balle et pourrait être amputé d’un bras, un autre a été poussé du toit et est tombé de six mètres après avoir été battu à coup de crosse.

    La police a ouvert une enquête contre… le pasteur, Altaf Khan, et 20 fidèles, accusés par les musulmans de prosélytisme. Le chauffeur, deux gardes, et un autre chrétien ont été arrêtés. Pas les assaillants.

    L’accusation de prosélytisme vient de l’unique famille musulmane habitant la même rue.

  • Pas étonnant

    Grâce à un mandat d’arrêt international, le Pakistan avait pu faire arrêter à Dubaï et rapatrier Abid Malik, l’un des deux suspects officiels dans l’assassinat de Shahbaz Bhatti.

    Abid Malik a comparu devant la cour antiterroriste de Rawalpindi, et la police a fait valoir qu’il n’y avait aucune prevue de sa culpabilité. Abid Malik est donc blanchi.

    Dans un sens c’est une bonne nouvelle: la méchante thèse d’un meurtre pour raisons personnelles s’estompe.

    Mais du coup, une fois de plus, il n’y plus de coupables…

    « C’est une nouvelle tactique dilatoire », dit Mgr Anthony Rufin, l’évêque d’Islamabad, grand ami du ministre assassiné. « Mais justice différée est justice refusée. » La police se livre à un jeu détestable, répandant des rumeurs et arrêtant des gens pour montrer ensuite qu’ils ne sont pas impliqués, souligne l’évêque. Alors qu’elle blanchit Malik après l’avoir arrêté, « nous exigeons l’arrestation des vrais coupables », ajoute-t-il.

    (Asianews)