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  • Les rixes entre bandes à Paris

    François Fillon s’est rendu à la gare du Nord ce matin, et a promis plus de moyens et de sévérité pour faire face à la multiplication des bagarres entre bandes. (On remarquera le lapsus de l’AFP, qui dit : « le ministre François Fillon ». Ministre de quoi, on ne sait plus très bien.)

    Les policiers s’inquiètent en effet de voir ce « nouveau phénomène de bandes venant s’amuser à Paris et y régler leurs comptes », comme le dit un membre du syndicat Synergie-Officiers.

    Mercredi dernier, trois jeunes ont été mis en examen et écroués pour « tentatives d’assassinat » dans le cadre d’une enquête sur une bagarre à la gare du Nord, le 26 au soir.

    Le lendemain, des jeunes (dont les mêmes que la veille) se sont violemment affrontés à Pigalle : douze suspects ont été mis en examen, et cinq écroués.

    Dimanche, des affrontements ont débuté dans une boîte de nuit de la rue Lafayette. Après intervention de la police, certains jeunes se sont repliés gare du Nord où les affrontements ont repris.

    Mais il semble qu’il n’y ait pas que les « jeunes de banlieue » qui soient en cause. Une autre bagarre a eu lieu, vendredi dernier, à la porte d’une boîte de nuit des Champs-Elysées. Tous les protagonistes étaient noirs (semble-t-il dans les deux sens du mot). Dès que les policiers sont intervenus, une trentaine d’autres personnes les ont pris à partie, et il a fallu des renforts pour mettre fin à une « grande confusion ». Huit personnes ont été interpellées, dont... un fils d’Omar Bongo, le président du Gabon.

    Selon une source proche de l’enquête, le fils Bongo aurait d’abord résisté grâce à sa forte corpulence à deux tirs de gomme-cogne, puis aurait été neutralisé à l’aide d’un pistolet à impulsions électriques. Mais seulement après trois impulsions. N’étant pas « l’un des auteurs principaux de l’affaire », il a été rapidement remis en liberté...

  • Un scandale des lycées

    Act Up dénonce l’absence de distributeurs de préservatifs dans deux tiers des lycées. Jack Lang avait lancé l’idée en 1992, et une circulaire de 2006 prévoit l’installation de tels distributeurs dans tous les lycées. Or seulement 34% en sont équipés.

    Act up « exige la publication d’un échéancier officiel clair planifiant l’installation de distributeurs de préservatifs masculins et féminins et de gel lubrifiant (sic) dans tous les lycées, à la fois bien signalés et disposés dans des lieux respectant l’intimité des lycéen(ne)s ».

    On devrait aussi demander l’installation de distributeurs de partenaires (homos et hétéros, bien sûr) pour le cas où certain(e)s lycéen(ne)s ne trouveraient pas de camarade disponible.

  • Le MPF « négocie » avec l’UMP...

    Le secrétaire général du MPF Guillaume Peltier indique à l’AFP qu’il rencontre régulièrement Alain Marleix, le secrétaire national de l’UMP aux élections, pour préparer les municipales et les cantonales. « L’idée générale, c’est qu’il y ait des alliances dès le premier tour, avec un certain nombre de candidats MPF sur les listes UMP », dit-il.

    Ce n’est pas une surprise.

    En revanche, ce n’est pas non plus une surprise, il écarte tout rapprochement avec le FN ou le MNR. Une telle alliance locale n’est pas possible, ajoute-t-il, tant que ces deux partis « n’auront pas changé de stratégie et reconnu leur erreurs sur le fond ».

    Autrement dit, tant qu’ils n’auront pas compris que la bonne stratégie est de faire semblant de s’opposer à l’UMP et de rentrer ensuite au bercail, et qu’ils n’auront pas reconnu que c’est une erreur de faire campagne sur ses convictions, qui sont globalement celles du MPF.

    C’est amusant.

  • Le cardinal Poupard s’en va

    Le pape a nommé Mgr Gianfranco Ravasi à la tête du Conseil pontifical pour la Culture. Préfet de la Bibiliothèque ambrosienne de Milan, Mgr Ravasi avait été chargé de rédiger les médiations pour le chemin de croix du pape le vendredi saint de cette année.

    Le cardinal Paul Poupard, 77 ans, quitte donc la présidence du Conseil pontifical pour la Culture, dont il était le titulaire depuis sa création en 1982.

    On aimait bien l’entendre, surtout quand il parlait de la Révolution française, car ce Vendéen savait de quoi il retournait...

  • Mère Teresa sainte du monde athée et de l’ère médiatique

    La « révélation » de la nuit mystique de Mère Teresa n’en était pas une. Une fois de plus, on nous annonce comme une nouvelle ce qui n’est pas nouveau, même si le livre dont on parle tant contient des lettres inédites. J’avoue que je ne m’étais jamais intéressé de près à Mère Teresa. Dans Présent de samedi dernier, Olivier Figueras fait remarquer que Jean-Paul II avait évoqué cet aspect dans son homélie de béatification. Et comme l’homélie était très brève, cela n’en prenait que plus d’importance : « Mère Teresa a partagé la passion du Crucifié, de manière particulière au cours de longues années d'"obscurité intérieure". Ce fut une épreuve parfois lancinante, accueillie comme un "don et un privilège" singuliers. Lors des heures les plus sombres, elle s'accrochait avec plus de ténacité à la prière devant le Saint-Sacrement. Ce dur travail spirituel l'a conduite à s'identifier toujours plus avec ceux qu'elle servait chaque jour, faisant l'expérience de leur peine et parfois même du rejet. Elle aimait répéter que la plus grande pauvreté est celle d'être indésirables, de n'avoir personne qui prenne soin de soi. »

    A Radio Vatican, le P. Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a cité ce propos tiré d’une des lettres : « Il y a tant de contradiction dans mon âme, un profond désir de Dieu, si profond qu’il fait mal ; une souffrance permanente, et avec cela le sentiment de ne pas être voulue par Dieu, rejetée, vide, sans foi, sans amour, sans zèle… Le ciel n’a aucun sens pour moi : il m’apparaît comme un lieu vide ! ». Il a commenté : « Le fait que Mère Teresa ait pu rester des heures devant le Très Saint Sacrement, comme rapportent les témoins qui l’ont vue, presque enlevée… si l’on pense dans quelles conditions elle se trouvait là, cela est un martyre ! Cela est un véritable martyre, parce que pour celui qui ne sent pas Dieu et sent ce vide, demeurer des heures immobile devant le Très Saint Sacrement, c’est vraiment se retrouver au milieu des flammes. Les athées ‘normaux’, communs, ne souffrent pas de l’absence de Dieu ; pour Mère Teresa, c’était l’épreuve la plus terrible qu’elle pouvait vivre. Je crois que Mère Teresa a vraiment la stature des ‘géants’ dans la sainteté chrétienne, justement aussi à cause de cette capacité de cacher ces phénomènes, de les vivre personnellement au plus profond de son cœur, peut-être, précisément en expiation de cet athéisme diffus qui existe dans le monde d’aujourd’hui, parce qu’au fond, Mère Teresa a vécu de manière positive, avec foi, du côté de Dieu, cette existence comme si Dieu n’existait pas. »

    Le P. Cantalamessa a ajouté que la « nuit obscure » est très connue dans la tradition chrétienne, mais qu’elle a été vécue de façon nouvelle, inédite, par Mère Teresa : « Tandis que ‘la nuit obscure de l’esprit’ de saint Jean de la Croix est un temps préparatoire à celui définitif appelé ‘unitif’, pour Mère Teresa il semble qu’il s’agisse d’un état stable, à un certain moment de sa vie, lorsqu’elle a lancé cette grande œuvre de charité, jusqu’à la fin. Selon moi, ce prolongement de la ‘nuit’ a également un sens pour nous, aujourd’hui. Je crois que Mère Teresa est la sainte de l’ère médiatique, parce que cette ‘nuit de l’esprit’ l’a protégée en l’empêchant de devenir la victime des médias, c’est-à-dire de s’élever. En effet, elle même disait que face aux plus grands honneurs et aux acclamations de la presse, elle ne ressentait rien parce qu’elle vivait ce vide intérieur. Ainsi, c’était une sorte de ‘combinaison d’amiante’, pour traverser l’ère des médias... »

  • Martinez et Ratatouille

    Jean-Claude Martinez organise le premier colloque Identité-Traditions-Souveraineté à Biarritz les 8 et 9 septembre : « Faire de la politique : pour aller où ? Avec qui ? Comment ? »

    Le dépliant de présentation s’ouvre sur le dessin du rat du nouveau film de Walt Disney : « Et si l’avenir c’était Ratatouille ? »

    Jean-Claude Martinez souligne que face à la mondialisation qui agresse le politique et la démocratie, on constate un déficit d’imagination et un piétinement de l’action gouvernementale, « réduite au massage médiatique, sans message politique ».

    C’est pourquoi Jean-Claude Martinez résume la  réflexion menée au cours de ce colloque par cette réplique du critique culinaire dans le film Ratatouille : « Servez-moi une perspective. »

    Outre Jean-Claude Martinez interviendront Patrick Saerens (ICHEC de Bruxelles), Jean-Baptiste Geffroy (université de Poitiers), Thierry Bouclier (avocat), Jean-Pierre Thiollet (journaliste), Lure Pontes Vieira (avocat brésilien), Gaston Kongbre (doctorant de Centre-Afrique), Liliana Gonzalez (doctorante vénézuélienne), les députés européens Paul-Marie Coûteaux et Fernand Le Rachinel.

    Renseignements auprès de Jean-Claude Martinez au 04 67 58 28 77.

  • Le collège Al Kindi

    Plus de 170 élèves, de la sixième à la seconde, feront leur rentrée mardi au collège-lycée musulman de Décines, dans la banlieue de Lyon. « Nous avons reçu plus de 500 demandes, mais nous ne pouvons pas accueillir d’un seul coup autant d’élèves », dit Nazir Hakim, le président de l’association Al Kindi qui gère l’établissement, et qui est aussi le vice-président de l’UOIF...

    Le collège-lycée Al KIndi a bel et bien une capacité d’accueil de 500 élèves, mais n’a reçu l’autorisation (provisoirement) que pour 200.

    Le programme est celui de l’enseignement public, mais avec en outre un cours d’« histoire de l’islam » (sic), un cours de « calligraphie arabe » (de versets du Coran), et un cours de « communication »... La salle numéro 1, dont le sol est recouvert d’un tapis vert, est réservée à la prière.

    Le coût de la scolarité est de 1.230 euros pour l’année. Les frais acquittés par les parents couvrent à peine la moitié des frais de fonctionnement du collège-lycée. Le reste doit être couvert par des « dons »...

  • A Bassorah

    L’armée britannique, nous dit-on, s’est retirée de Bassorah ce matin.

    Bassorah est la capitale chiite du sud de l’Irak, et avait été confiée aux Britanniques par les Américains.

    En réalité, les 500 officiers et soldats du QG de Bassorah ont rejoint le camp britannique, qui se situe à 25 km de là, en attendant de voir ce qui va se passer : les diverses factions chiites se disputent le contrôle de la ville.

    Il y a aujourd’hui 5.500 soldats britanniques en Irak. Il est prévu d’en retirer 500 d’ici la fin de l’année.

  • Polynésie : c’est reparti

    En décembre dernier, Gaston Flosse avait mis fin au règne éphémère des indépendantistes d’Oscar Temaru, et à la longue crise politique qui secouait la Polynésie , en faisant élire son poulain Gaston Tong Sang. Mais celui-ci a été de plus en plus contesté au sein même de son parti. Au point que Gaston Flosse s’est allié avec son ennemi Temaru pour faire tomber son poulain... La motion de censure a été votée par 35 voix, alors que 29 étaient nécessaires. La prochaine élection du président du gouvernement aura lieu le 10 septembre. Ce pourrait être Oscar Temaru...

    Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Christian Estrosi est sur place, à l’occasion d’une visite programmée de longue date. Il s’est prononcé en faveur d’élections anticipées, avec un mode de scrutin « plus transparent »...

  • Feu le Premier ministre

    La veille du jour où le Premier ministre François Fillon devait prononcer devant l’Assemblée nationale son discours de politique générale, acte majeur du chef du gouvernement, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, accordait une interview au quotidien La Tribune , dans laquelle il révélait l’essentiel de ce qu’allait dire François Fillon le lendemain.

    Ce matin, François Fillon devait faire sa rentrée politique sur France Inter. Hier soir, Claude Guéant était l’invité de l’émission politique phare du dimanche, le Grand Jury RTL LCI Le Figaro.

    L’autre jour, Nicolas Sarkozy a redit que c’est lui qui décide, et que le Premier ministre est « un collaborateur » du président de la République. Hier soir, Claude Guéant s’est posé en « principal collaborateur » du chef de l’Etat... Et à ce titre il s’est exprimé sur tous les sujets du moment, comme seul pourrait le faire un Premier ministre...

    Marchant en permanence sur les plates-bandes du gouvernement, il s’est même permis de contredire le ministre de l’Economie Christine Lagarde en disant qu’il n’y aurait pas de plan de rigueur pour la fonction publique mais un plan de valorisation, sur lequel Nicolas Sarkozy s’exprimera le 12 septembre... Et il a dit « non » à l’ouverture du capital d’Areva, que réclame son PDG Anne Lauvergeon...

    Bien entendu, Claude Guéant, qui était également apparu comme l’homme clef dans l’affaire des infirmières bulgares, a l’aval de Nicolas Sarkozy pour s’exprimer ainsi. Ce n’est pas seulement ce qui apparaît. Il le dit explicitement : « Le président autorise et même encourage ses collaborateurs les plus proches à s’exprimer », pour participer à une « information de l’opinion », un « compte-rendu permanent ». Sic. Et au premier chef le secrétaire général de la présidence, qui a un « rôle politique » dans la « conduite de l’Etat »...

    Jamais jusqu’ici un secrétaire général de l’Elysée ne s’était exprimé de la sorte. Comme son titre l’indique, son rôle est de coordonner les conseillers du président de la République, donc d’être le premier conseiller. Pas de gouverner. Et l’on se souvient qu’un homme aussi flamboyant que Dominique de Villepin était toujours resté dans l’ombre de Jacques Chirac lorsqu’il occupait ce poste.

    La surexposition médiatique de Claude Guéant est la confirmation spectaculaire que tout se fait à l’Elysée. Que le véritable gouvernement est à l’Elysée, tandis que les ministres ne sont que des collaborateurs de ce gouvernement. Les rôles sont inversés.

    C’est la démocratie qui en prend un coup...  Rappelons seulement que la Constitution stipule que le Premier ministre « dirige l’action du gouvernement », lequel « détermine et conduit la politique de la nation », et ne fait pas mention du secrétaire général de l’Elysée, encore moins de ses éventuelles prérogatives.

    Ce matin, François Fillon était pathétique. Sans le vouloir, il a lui-même souligné l’inversion des rôles, justifiant (du bout des lèvres) la médiatisation de Claude Guéant en disant que si l’on veut la transparence il ne doit pas y avoir de « personnage de l’ombre », et affirmant d’autre part que « Matignon travaille dans l’ombre » mais que ce qui compte ce sont les résultats...

    François Fillon peut toujours tenter de récuser le mot de collaborateur et souligner qu’il a la légitimité du suffrage universel, c’est bien lui qui a encore dit, début juillet, que dans la logique des institutions qu’il souhaite, la fonction de Premier ministre a vocation à disparaître. Eh bien c’est fait.